Voilà un gros chapitre car je n'ai pas voulu couper en plein milieu d'un flashback, bonne lecture.

Cybercafé.

Tony entra discrètement avec les deux femmes dans le cybercafé, ce n'était vraiment pas le moment de se faire repérer par le policier en uniforme au coin de la rue. Non ils devaient passer pour des citoyens lambda.

Claudia : Tony, j'ai besoin de deux ordinateurs, dont mon portable.

Tony : Tu as ton portable.

Claudia : Oui. Mais pour le moment je suis indétectable parce que je suis déconnecté du réseau internet. Mais au moment où je démarrais le système, je serais détectable pendant une poignée de seconde avant de pouvoir me mettre hors champs.

Tony : On prend le risque.

Comme si de rien n'était Tony s'installa à un ordinateur, et se connecta à internet. Ziva prit place à coté de lui, comme deux simple amoureux. Claudia s'installa machinalement comme une étudiante, elle sortit son portable de sa besace et se connecta à son tour. Activant tour à tour les programmes nécessaires, elle tapait sur le clavier avec vigueur, battant des records de dactylographie. Ouvrant une messagerie instantanée via l'interface d'un site de jeu en ligne. Elle fit signe à Tony que s'était bon.

NCIS Office.

Will Turner dit : Salut seigneur des elfes !

McGee : Boss !

Will Turner dit : Je suis avec Elizabeth, Comment va le capitaine ?

Will Turner dit : Au faite j'ai adoré ton dernier livre, j'espère que la suite sera heureuse, pas comme en ce moment.

McGee : Boss, je crois que Tony essaye de nous parler.

Gibbs fit le tour du bureau pour rejoindre.

Gibbs : Comment être sur que c'est lui ?

McGee : J'ai demandé à Abby de tracer l'expéditeur. Mais les seules personnes capables de faire une référence à Pirates des Caraïbes…

Il vit son boss froncer des sourcils.

McGee : … Le Chat, boss. Je disais les seuls capables de ça et de mettre en avant à la fois mon livre et mon personnage de jeu en ligne sont dans notre équipe.

Gibbs : Ta sœur et ton éditrice…

McGee : Mon éditrice ne sait pas que je joue en ligne, et ma sœur ne sait pas pour Jack Sparrow.

Will Turner dit : Je suis sûr que tu tardes à répondre, parce que l'homme au sang couleur café doute, je suis sûr que celle qui chante Chad Gadya à trouver mon cadeau.

Gibbs sortie son téléphone portable et appuya sur la touche d'appel pour Abby.

Abby : (dans le téléphone) Gibbs, il y a une inédit de mon groupe préféré dans le code ! Tu sais ce que ça signifie.

Gibbs : Monte.

Puis il raccrocha brusquement.

Seigneur des elfes dit : Salut à toi aussi Will. Comment va Elizabeth ?

Will Turner dit : Elle a le mal de mer.

McGee : Ziva est malade, boss.

Will Turner dit : Mais tu l'as connait, elle ne se plaint jamais, elleeeeeeeeeee

McGee : Je crois qu'il vient de prendre une baffe.

Will Turner dit : Désolé elle prend des vilaines habitudes de piraterie ! Et la petite est aussi très douée pour ça, elle a un clavier à la place du crochet.

Will Turner dit : Elizabeth voulait voir la mer mais on a fait une halte dans notre ville pour se reposer.

Gibbs : Ils sont à Las Vegas.

Will Turner dit : Le temps presse. Peut-on avoir réellement confiance à Bill le Bottier ?

Gibbs : Bill ?

McGee : C'est le père de Will Turner dans Pirates des Caraïbes.

Will Turner dit : Il faut….

Gibbs : Qu'est ce qui se passe ?

McGee : La connexion a été interrompue. Je n'y suis pour rien.

Abby arriva dans la pièce en courant.

Abby : J'ai, je ne sait pas comment réussi, à trouver une faille, la personne qui a mis en place les protocoles de piratage, n'a pas été assez rapide à sa connexion. J'ai obtenu l'IP de sa machine.

Gibbs : Un nom, Abby.

Abby : Je n'ai encore rien. Ca va me prendre un peu plus de temps.

Gibbs : Alors fait en sorte de faire disparaitre les traces de cette connexion et vite. Il ne faut pas mettre les DiNozzo en danger.

Abby : Ca fait vraiment bizarre quand tu les appelles comme ça.

Gibbs : Abs !

Abby : Okay, okay.

Gibbs : McGee, aide-la.

Cybercafé. Pendant ce temps…

Claudia : Non ! Non ! Non !

Tony : Qu'est ce qui se passe ?

Claudia : On a été repéré.

Tous trois se levèrent, Tony paya rapidement le temps de connexion et tous trois quittèrent le cybercafé, essayant d'être discret au maximum.

Tony : Je croyais que ta connexion était fiable.

Claudia : Elle l'était mais quelqu'un avait introduit un ver avant. Je ne pouvais pas le voir.

Ziva : Un ver ? Comme…

Tony : C'est une sorte de parasite informatique Ziva.

Claudia : Et maintenant on fait quoi ?

Ziva : On décampe et vite.

Tony : Pour aller où ?

Ziva : Sacramento.

Tony : Mauvaise idée.

Ziva se stoppa net et affronta son mari du regard.

Ziva : On va à Sacramento ! Et tu conduis. J'ai besoin de réfléchir.

Encore une fois, elle était passé en mode agent, elle n'était plus la jeune femme qu'il avait épousé mais sa collègue.

Sacramento. Une dizaine d'heure plus tard.

La nuit était bien avancée quand ils entrèrent dans la ville. Tony jeta un coup d'œil à sa compagne. Ziva se nettoyait les ongles avec la pointe de son couteau, plongée dans ses réflexions. Elle n'avait pas prononcé un mot depuis qu'ils avaient quitté Las Vegas, et Tony avait du se rabattre sur papoter avec Claudia avant de finalement se contenter d'écouter la radio. Jetant un nouveau coup d'œil dérobé à Ziva, son regard s'accrocha à sa bague de fiançailles, et il se souvint, amusé, de sa demande.

**Flashback**

Restaurant. Hôtel Bellagio.

Un dîner en tête à tête. Juste eux deux, loin de tout ce qui touche la politique, loin de devoir faire attention à ne pas se faire voir. Ici il n'était qu'un couple comme un autre, il pouvait être eux sans le regard des autres. Doucement, un peu avant le dessert, il sortit un écrin de velours de sa poche et le fit glisser sur la table. Ziva retira ses mains de la table comme pour fuir l'objet que Tony venait d'y poser. Elle porta sa main à son cou, cherchant machinalement l'étoile de David qui n'y était plus, essayant de se donner du courage. Ce n'était pas la première fois qu'elle avait ce genre de reflexe, son bijou lui manquait cruellement, il l'avait bien vu à son retour de Somalie, pourtant elle n'avait pas eu le courage d'en racheter une.

Tony : Tu es allergique aux cadeaux ? Ou tu as simplement peur de ce que peut contenir la boite ?

Ziva : Je n'ai pas peur Tony.

Tony : Prouve-le.

La jeune femme s'essuya les mains sur le tissu de sa robe et prit l'écrin pour l'ouvrir dans un geste de défi. Ce qu'elle y vit lui fit monter les larmes aux yeux. Tony se leva et contourna la table prenant l'écrin des mains de la jeune femme. Retirant le bijou, il lui attacha autour du cou.

Tony : Pour remplacer celui qui a disparu. Même si je sais que tu tenais beaucoup à l'autre.

Ziva : Elle est magnifique, Tony. Merci.

Tony : De rien. Que représentait l'autre pour toi ?

Ziva : C'était… C'était le dernier cadeau que Tali m'avait fait.

Tony : Je suis désolé. Je ne voulais pas remonter de mauvais souvenirs.

Ziva : Ne t'excuse pas. Ma sœur me manque, mais j'essaye de toujours penser aux bons souvenirs. Elle t'aurait plus. Elle était comme toi. Toujours à sourire de tout.

Tony : Il est probable que tu lui ressembles plus que tu ne le penses.

Ziva : Non, je ne suis pas comme elle.

Tony : Ca tombe bien parce que ce n'est pas à Tali que je vais demander de m'épouser.

Ziva : Quoi ?

Tony : Tu deviens sourde en plus du reste ?

Ziva : Tony…

Tony : Épouse-moi Ziva David.

Sortant un deuxième écrin de sa poche il l'ouvrit et le posa devant elle.

Ziva : Pourquoi ?

Tony : Pourquoi quoi ? Et la bonne réponse à la question était oui ou non. Même si j'espérais un oui.

Ziva : Pourquoi maintenant ?

Tony : Tu as un problème avec ma demande Ziva ?

Ziva : Non ! Oui !

Tony : Faudrait savoir.

Ziva : Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Je viens de t'annoncer que…

Elle inspira profondément, à la fois pour pouvoir le dire et pour calmer la colère qui l'envahissait.

Ziva : … que je suis enceinte et toi, tu me demandes en mariage. Permet moi de douter.

Tony : Tu crois sérieusement que je te demande de m'épouser parce que tu portes mon enfant ?

Ziva : Oui.

Tony : Ziva…

Ziva : Quoi ?

Tony : Regarde l'écrin.

D'une main hésitante elle attrapa l'écrin de velours et le referma. Elle ferma les yeux comme soulagée et regarda l'écrin sous toutes ses coutures. Un nom était inscrit en lettres argentés. Le nom d'un grand Joaillier. Elle fronça les sourcils. Ce Joailler était connu dans le monde entier chez les nantis pour la qualité de son travail, mais il ne se déplaçait jamais travaillant uniquement sur Washington D.C. et surtout, chacune de ses créations devait être commandée longtemps à l'avance. Cela signifiait que Tony… Elle croisa son regard. Il semblait nerveux et amusé en même temps. Observant les interrogations qui passaient sur le visage de la jeune femme. L'ex agent du Mossad semblait si fragile, si femme sur l'instant. La bague qu'il venait de lui donner signifiait l'engagement pour lui, il avait prit le temps d'y réfléchir, mais elle… Il aurait dû se rappeler qu'il n'était pas conseillé de surprendre Ziva. Jusqu'ici leur relation avait été faite d'amour, de ruptures, de non-dits. Il savait depuis un moment que s'était-elle qu'il voulait, mais la jeune femme commençait juste à remettre de l'ordre dans sa vie ou plutôt à se construire une nouvelle vie sur les ruines de l'ancienne.

Ziva : D'accord tu l'avais d'avant. Mais pourquoi maintenant ?

Tony : Tu ne vas pas en démordre ?

Ziva : Non. Tu m'en demandes beaucoup, Tony.

Tony : Je te demande de m'épouser pas de monter sur l'échafaud. Mais tu n'es pas obligé d'accepter, mon amour. Je ne t'en voudrais pas. Je t'ai toi à mes cotés c'est tout ce qui compte. J'aimerais que tu l'essayes.

Ziva : Tony non !

Tony : Ziva… Fais-moi plaisir. Juste une minute.

Elle ouvrit doucement l'écrin et observa la finesse et l'élégance de la bague, la simplicité d'un anneau d'or gris sur lequel était monté un rubis d'une rare beauté et Dieu sait qu'elle s'y connaissait en pierres précieuses.

Tony : Elle n'est pas piégé tu sais. Elle ne va pas s'accrocher de force à ton doigt ou exploser.

Elle releva les yeux sur lui et fit la moue. Elle n'aimait pas qu'il joue ainsi avec elle. Hésitant à plusieurs reprises, elle finit par prendre l'anneau entre ses doigts et le glisser à son annulaire gauche. Avant de tous deux regarder l'effet que ça faisait. Doucement Tony lui prit la main et la porta à ses lèvres.

Ziva : Et si je dois me battre ?

La question fit sourire Tony, la jeune israélienne était entrain de capituler doucement et se laissait tenter par l'idée. Ziva avait peur de se marier, fait étonnant pour une juive soit dit en passant. Mais là on parlait de Ziva David, assassin bourré aux hormones de grossesse.

Tony : Le joaillier m'a assuré qu'elle résisterait à une bonne bagarre. Ca l'a beaucoup fait rire d'ailleurs quand je lui ai posé la question. Il m'a demandé si j'épousais Terminator.

Ziva : Et tu lui as répondu quoi ?

Tony : Que j'épousais la fille de Mata Hari et Terminator.

Ziva : J'ai le droit de poser mes conditions.

Tony : Prononce-toi et je te dirais.

Ziva : Alors on fait quoi ? On négocie ?

Tony : J'en ai l'impression, ça casse le coté romantique mais pourquoi pas.

Ziva : Je ne te demande pas de te convertir, mais j'aimerais un mariage religieux.

Tony : Je ne suis pas contre. Il vaudra qu'on discute des modalités.

Ziva : Je ne suis pas contre. Et je veux qu'on se marie tout de suite. Je ne veux pas que les autres apprennent pour le bébé avant d'être marié.

Tony : Donc tu me reproches de demander ta main, à cause de notre bébé mais tu veux te marier rapidement à cause de celui-ci.

Ziva : Le poids des traditions, mon petit derrière tout poilu.

Elle porta sa main à son cou, caressant l'étoile de David qui y était maintenant glissé.

Ziva : Dernier point. Tu informes Gibbs.

Tony : Et toi tu vas devoir informer ton père.

Ziva : Non. Je ne parle plus au directeur David. Ma vie est loin d'Israël maintenant.

Tony : Mais pour le moment tu es encore israélienne.

Ziva : Et si on ne disait rien au deux. Je viens à peine d'être nommé agent, et…

**Flashback end**