Bon je suis obligé de mettre des gros chapitre pour ne pas coupé en plein milieu d'une scène mais je suis sure que ça ne vous dérange pas. J'essaye de mettre des chapitres le plus régulièrement possible mais je dois avouer que ma licence d'anthropologie me prend plus de temps que prévu, je me lève a 5h du mat', rentre pas avant 20h et j'ai mes devoirs à faire par-dessus le marché… en un mot vous avez de la chance que j'ai terminé d'écrire cette fic. En tout cas, bonne lecture.


Ziva : Arrête-toi là. On prend une chambre. Il faut que je dorme.

Tony : Ziva…

Ziva : On ne pourra pas la voir avant demain matin de toute façon. Et je dois dormir. Ma tête va exploser.

Tony : La ?

Ziva : Tony, pas de questions, s'il te plait. Pas maintenant.

Tony gara la voiture devant le motel, et en sortie. Prenant une chambre, il secoua les clefs devant Ziva avant de monter les escaliers pour se diriger vers la porte numéro cinq. La chambre était assez miteuse mais propre, au milieu de la pièce trônait un lit avec un dessus de lit imprimé floral, encadré de deux tables de chevet. Deux appliques au mur servaient d'éclairage et une petite télé fixée assez haute, donnait une couche de modernité empêchant de se croire dans les années soixante. Au fond de la pièce une armoire murale, un vieux fauteuil et une porte qui devait être la salle de bain. Tony observa Ziva se diriger vers elle, avant de se retourner. Il lui fit un signe discret de la tête et elle entra dans la salle de bain. Claudia ne dit rien, témoin muet de leurs échanges. Elle laissa tomber son sac à dos par terre, et se laissa choir dans le fauteuil qui émit un grincement de protestation. Dans la salle de bain, l'eau se mit à couler.

Claudia : Ta femme est toujours comme ça ?

Tony : Ma femme est sous pression. Elle réagit comme ça pour que l'on soit en sécurité.

Claudia : Drôle de façon de le montrer.

Tony : Elle est enceinte, fatiguée et malade, Claudia.

Claudia : Et maintenant on fait quoi ?

Tony : On suit le programme de Ziva. Si on est venu à Sacramento, elle doit avoir une bonne raison.

Dans la salle de bain, elle se délesta de ses habits qu'elle laissa tomber à terre sans s'en soucier, et se glissa sous l'eau chaude. Ses muscles lui faisaient mal, son dos la faisait cruellement souffrir. Elle avait tenu le coup jusque là, mais cette fois elle n'avait plus la force. Elle posa la main sur le carrelage de la douche, manquant de perdre l'équilibre. Elle était fatiguée, elle aurait voulu dormir cent ans, elle avait mal à la tête. Elle tourna le bouton d'eau chaude pour la stopper, et fut saisit par le froid qui lui fit s'éloigner momentanément son malaise. Elle en profita pour se laver. Quittant la douche elle se sécha avant de s'observer nue devant le miroir. Elle n'aimait pas l'image d'elle que lui renvoyait celui-ci. Ses courbes étaient déformées et son ventre… Elle le toucha du bout du doigt et il se déforma légèrement, l'enfant réagissant à son contact. L'enfant de Tony grandissait en elle. Passant des habits amples, assez confortable mais lui permettant de prendre la fuite si nécessaire elle quitta la salle de bain.

Ziva : Nous sommes à Sacramento pour aller à la Synagogue B'nai Israel.

Tony : Tu plaisantes ?

Ziva : Non.

Tony : Je savais que tu voulais un mariage religieux, Ziva, mais ce n'est peut être pas…

Ziva : Arrête tes idioties Tony, je suis très sérieuse. Elle aura l'information dont j'ai besoin.

Tony posa son regard sur elle, les cheveux mouillés, elle portait un pantalon de toile et un tee-shirt à manche longue noir. Elle avait meilleure tête mais semblait lessivée, épuisée. Et ce n'est pas le peu de nourriture qu'elle avalait qui allait arranger les choses. Les voir dans cet état lui faisait peur. Physiquement elle ne ressemblait plus vraiment à la Ziva qu'il avait épousé. Ses os saillaient sous sa peau, et son ventre rond ressemblait plus à celui d'une femme enceinte de six mois qu'une femme pratiquement à terme. Pratiquement à terme. Ses mots aussi lui faisaient peur. Ils venaient de faire dix heures de route et allaient en faire probablement dix de plus demain. Ca n'était vraiment pas bon pour elle et pour l'enfant. Sans examens médicaux, affaiblie et incapable de se sustenter normalement, les choses étaient mal parties pour elle, on lui avait pourtant toujours dit que les femmes enceintes mangeaient pour deux. Il la vit porter une main à ses reins avant de la laisser retomber le long de son corps, sachant pertinent qu'il épiait chacun de ses gestes.

Tony : Viens là.

La jeune femme se hissa sur le lit pour s'approcher de lui. Doucement il lui souleva son haut, pour lui masser les reins. Ziva ferma les yeux et lui laissa un meilleur accès à son dos en se penchant un peu en avant. Chacune de ses cicatrices dans son dos étaient rouges et enflammées.

Claudia : Par tous les dieux !

Mal à l'aise, Ziva se redressa et tenta de rabaisser son haut, mais Tony l'en empêcha.

Claudia : Qu'est ce que… ?

Ziva : On ne sort jamais indemne de l'enfer.

Claudia : Ca fait longtemps que tu as ça ?

Ziva : Une dizaine de mois.

Claudia : C'est ce que Tony entendait par le faite que tu as passé un été entre les mains du dernier tortionnaire.

Ziva : Oui.

Claudia : Qu'est ce qui s'est passé ?

Ziva : Une mission au Mossad qui a mal tourné. Ceux sont les risques du métier.

Claudia : Les risques du métier, tu parles ! Et moi qui te prenais pour une simple étudiante, tu as bien fait illusion.

Ziva : C'est… c'était mon travail, Claudia.

Claudia : Tu es une Sydney Bristow. Je n'aurais jamais pensé rencontrer un jour quelqu'un comme toi.

Ziva : Qui ?

Tony : Un personnage de série télé, Ziva. Une jeune femme, une espionne américaine dans la série Alias.

Claudia : Parle-moi un peu de toi.

Ziva : Que veux-tu savoir ?

Claudia : Est-ce que tu parles plusieurs langues ?

Ziva : Oui. Neuf.

Claudia : Waouh ! J'ai vu que tu sais aussi tirer. Je suppose que tu es douée en art martial aussi.

Ziva : Krav Maga oui.

Claudia : Tu as tué beaucoup de monde ? Non désolé, je n'aurais pas du posé la question.

Ziva : Je faisais partie du Metsada, Claudia. Tu sais ce que c'est ?

Claudia : Non.

Ziva : Doucement Tony.

Elle retient quelques instants sa respiration. Son compagnon qui la massait toujours venait de toucher une zone sensible de son dos, où le muscle était déchiré.

Tony : Le Metsada est le service des assassinats du Mossad.

Ziva : Mon père en est le directeur, il m'a formé pour ce job. Et grâce à Gibbs et Tony, j'ai pu m'en sortir.

Claudia : Et aujourd'hui, tu vas être mère.

Ziva : Je vais avoir un enfant, être mère c'est autre chose.

**Flashback**

Appartement de Tony et Ziva.

Elle était seule à l'appartement, Tony était partie faire des courses. Assise sur le battant des toilettes, elle tremblait comme une feuille, face à la crise d'angoisse qui menaçait de l'envahir d'une seconde à l'autre. Inspirer, expirer. Elle devait se forcer à faire quelques choses de simple comme respirer. Une sueur froide, lui coula le long du dos. Elle s'insulta en hébreu et ouvrit le petit paquet acheté à la pharmacie un peu plus tôt. Elle prit le temps de lire les instructions, elle ne pouvait pas faire une erreur de compréhension sur quelque chose comme ça. Il fallait qu'elle se calme, elle ne pouvait pas faire le test alors qu'elle tremblait comme une feuille prise dans la tempête. Prenant son courage à deux mains, elle fit le test, ce fut les trois plus longues minutes de sa vie. Faisant les cent pas dans la pièce, elle attrapa le bout de plastique à l'échéancier du temps imparti. Positif. Sa respiration se coupa, suffocant, paniquée, terrifiée, elle se laissa glisser sur le sol.

Voix : (au loin) Chérie, je suis là… Ziva ?

Le spectacle qu'il découvrit dans la salle de bain le glaça d'effroi, sa compagne était là, à terre, appuyée contre la baignoire. S'étouffant par la panique, couverte de sueurs froides. Mais alors qu'il se précipita vers elle, son pied rencontra un obstacle, comprenant de quoi il s'agissait, il le ramassa et découvrit le résultat et la cause du mal être de la jeune femme. La prenant dans ses bras, il la serra contre lui.

Tony : Ca va aller, doucement… Respire. Je suis là.

Il sentit sa respiration changer doucement. Elle passait de la crise d'angoisse, à la simple panique. La soulevant comme une enfant, il la conduisit dans leur chambre, s'installant sur le lit, il la garda contre lui. Il lui fallut une bonne heure avant d'entendre une nouvelle fois sa respiration se modifier pour la sentir fondre en larmes contre son torse. Plusieurs heures passèrent, la nuit prit ses marques laissant le couple dans la pénombre, le lampadaire de la rue, donnant juste assez de lumière pour ne pas être plongé dans l'obscurité. Jack était venu se blottir contre sa maitresse, ronronnait doucement. Soudain, entre les sanglots, un autre son impromptu surgit. L'estomac de la jeune femme la rappela à l'ordre. Tony osa enfin tourner la tête en direction de son radio réveil qui indiquait deux heure du matin.

Tony : Tu veux que je te prépare quelque chose ?

Elle hoqueta un sanglot avant de relever la tête de sa chemise avant de croiser son regard et d'hocher la tête. Elle avait les traits tirés et son maquillage avait coulé, il en avait d'ailleurs plein la chemise.

Ziva : Désolé.

Tony : Ca n'est rien. Tu devrais aller te rafraichir pendant que je cuisine. Une omelette ça te va ?

Une nouvelle fois, elle hocha la tête pas certaine de pouvoir retenir ses larmes si elle ouvrait la bouche. Tony retira sa chemise et enfila un vieux tee-shirt. Prenant la direction de la salle de bain pour mettre sa chemise dans le panier à linge sale, il ramassa le test de grossesse et le glissa dans un tiroir, il ne voulait pas risquer une nouvelle crise de larmes à la vue de l'objet. Prenant la direction de la cuisine, il prit le nécessaire pour faire une omelette aux pommes de terre, consistante. Un bébé. Ziva, enceinte. La nouvelle était difficile à encaisser. Elle était rentrée depuis peu et… A bien y réfléchir, Ziva avait passé trois mois à être torturer, elle était d'ailleurs encore sous soins médicaux pour ça. Pendant trois mois, elle n'avait pas prit de contraceptifs et… Un bébé… Il allait devoir gérer la situation, parce que Ziva, elle, semblait ne pas bien la prendre. Quand il releva les yeux de son omelette, elle était là debout à l'entrée de la cuisine, en chemise de nuit, pieds nus, ses cheveux détachés. Elle avait l'air d'une enfant qui revenait vers ses parents après avoir fait une colère.

Tony : Tu ne vas pas te remettre à pleurer ?

Pourtant il avait déjà la réponse, elle retenait ses larmes avec difficulté et sa lèvre inferieure tremblait. Il arrêta le feu sous la poêle de toute façon son omelette était cuite. Puis il lui tendit les bras. Elle vint s'y refugier, l'utilisant comme une bouée de sauvetage. La seule chose qu'elle avait pour ne pas se noyer.

**Flashback end**

Claudia : Et comment réussis tu à croire à un Dieu malgré tout ça ?

Ziva : Parce que si je ne crois pas, alors il ne me reste rien. Et puis seul un Dieu peut avoir assez de sens de l'humour pour me sauver en mettant dans mes pattes un type comme Tony.

Tony : Et maintenant, il est temps de dormir.

Ziva s'apprêta à se lever mais il la saisit par les hanches et l'attira à lui.

Tony : Où crois-tu aller comme ça ?

Ziva : Je prends le premier tour de garde.

Tony : Non toi tu dors. Je te réveillerais quand ce sera ton tour.

Et il lui vola un baiser, il n'avait pas eu de gestes tendres depuis un moment et il voulait pouvoir lui faire oublier ses soucis au moins quelques secondes.

Tony : Bonne nuit, mon amour.

L'agent se leva du lit et s'approcha du sac de voyage de Ziva, elle devait être vraiment fatiguée pour ne pas avoir prit son arme avec elle. La ramassant, il la lui tendit. La jeune femme la vérifia avant de la glisser sous son oreiller.

Tony : Toi aussi dodo.

Claudia : J'ai l'impression d'entendre mon père.

Tony : Faut bien que j'ai un cobaye pour mon rôle futur.

Claudia retira ses chaussures et son jeans avant de se glisser sous les couvertures aux cotés de Ziva. Tony observa quelques secondes les deux jeunes femmes, ses deux alliées. Ziva était couché sur son coté gauche, elle avait adopté cette position depuis quelques temps, sa main glissée sous l'oreiller, tenant très probablement son arme. Il éteignit la lumière, restant assis dans le fauteuil son arme à la main.

**Flashback**

Appartement de Tony DiNozzo.

Après un diner au restaurant pour réapprendre à se connaitre doucement. Faire fit des derniers mois, essayer d'avancer sans le poids du passé. Les gestes de tendresse avaient été timides, les mots à demi voilé. Ziva avait su lui parler, mais il y avait encore beaucoup de non-dits entre eux. Il avait ensuite proposé à Ziva de la raccompagner chez elle, mais voyant son hésitation, il lui avait proposé un dernier café chez lui. Installés dans le canapé, discutant de tout et de rien, la nuit était bien commencée, et il voyait que Ziva commençait à s'endormir.

Tony : Tu veux que je te raccompagne ?

Une nouvelle fois, elle hésita.

Ziva : Je… Je ne… Tony.

Tony : Dis le Ziva.

Ziva : Je ne…

Elle inspira un grand coup. Depuis quand était-elle incapable de s'exprimer sans risquer la panique. Cette nouvelle relation avec Tony était encore battit sur des secrets. Elle n'avait pas encore pu tout lui dire et elle avait peur d'être rejeté. Tony patienta. Il ne voulait pas la brusquer, ni même la braquer. Peu importe ce qu'elle voulait, lui tout ce qu'il voulait c'est être là pour elle.

Ziva : Je peux dormir avec toi… Enfin chez toi ? Je ne préfère pas rester seule.

Tony : Bien sûr que tu peux. Si tu veux je peux te préparer la chambre d'amis…

Ziva : Non, s'il te plait non.

Tony : Tu veux toujours le coté droit du lit ?

Ziva : En fait je peux prendre le gauche ?

Tony : Pourquoi un tel changement ?

Ziva : Je…

Tony : Ziva, tu sais que tu peux tout me dire.

Ziva : Je ne peux pas dormir sur mon coté droit, ni même sur mon dos pour le moment. Ah et je te préviens j'ai quelques petits cauchemars.

Tony : Ne change pas de sujet.

Ziva : Donne-moi de quoi me changer et je te montrais.

Il lui prit la main et l'entraina dans sa chambre, qui avait bien souvent été leur chambre. Elle remarqua que rien n'avait changé hormis une photo d'eux trônant sur la table de nuit. Tony ouvrit son placard et en sorti un tee-shirt portant l'inscription de son ancienne faculté.

Ziva : Ne regarde pas, s'il te plait.

Tony : Je t'ai déjà vu nue plus d'une fois.

Ziva : Pas comme ça. Je ne veux pas voir ton regard quand…

Il s'exécuta, la lassant faire. Elle retira son top, qu'elle avait revêtu pour la soirée, puis son soutien gorge avant de poser le tee-shirt sur sa poitrine et rabattit ses cheveux. Elle ne voulait pas se sentir plus nue et fragile qu'elle ne l'était déjà. Hormis les médecins personne encore n'avait vu ce qu'elle allait lui montrer. Se mettant dos à lui, elle attendit le verdict.

Ziva : Tu peux ouvrir les yeux.

Et il le fit, la vision qu'il eut, lui fit froid dans le dos. De longues cicatrices certaines récentes, d'autre un peu moins, lui barraient le dos. Certaines s'enroulant sur son flan droit.

Tony : Est-ce que Gibbs sait ?

Ziva : Bien sûr que non.

Elle enfila rapidement le tee-shirt. Et il l'a prit dans ses bras, hésitant à la serrer contre elle.

Ziva : Je ne suis pas en sucre.

Tony : Oh non, ça je l'ai bien compris.

Puis il l'entraina vers le lit, tout deux avaient besoin d'une bonne nuit de sommeil.

**Flashback end**

To be continued…