Une semaine plus tard…

Ziva : Non ! Tony non !

Tony : Ziva ! Tu ne peux pas faire ça ?

Ziva : J'en ai marre, je n'en peux plus de vivre comme un rat… Je n'en peux plus de toutes ses attentions. J'en ai marre de ce lieux, j'en ai marre de ne rien faire. J'en ai marre de toi !

Elle était en colère, furieuse, hors d'elle. Ca faisait déjà deux jours qu'elle voulait quitter les lieux. Elle n'aimait pas que tout le monde veille sur elle ou se méfie comme il le faisait. Elle n'aimait pas non plus les plats à emporter qu'on lui proposait. Et ça faisait une bonne demi-heure qu'elle jurait dans toutes les langues. Elle voulait sortir, partir, quitter cet endroit qui la rendait dingue. Tous les regards étaient tournés vers elle. Encerclée par Kensi, Callen, Sam, Claudia, Nate et les autres.

Nate : Doucement, elle va craquer.

Sam : Je vais l'attraper.

Tony : Non ! Pas une bonne idée du tout !

Elle avait les oreilles qui bourdonnaient, elle n'entendait pas ce qu'il disait, tout ce qu'elle savait c'est qu'elle avait peur. L'angoisse lui voilait la vue. La voix de Tony qui l'appelait était tellement lointaine. Tony… Elle ne le voyait plus parmi tous ses visages flous qui l'oppressaient.

Nate : Sam, elle a reçu un entrainement qui fait qu'elle se débattra même si elle à plus de force.

Elle s'effondra sur le sol et tous virent Tony se précipiter vers elle.

Tony : Son pouls est faible, il faut la conduire à l'hôpital.

Callen : Ce n'est pas une bonne idée.

Tony : Elle va mourir !

Callen : D'accord suis-moi, je vais t'y conduire.

Claudia : Je viens avec vous.

Tony : Tu restes là.

Claudia : Je suis avec vous depuis le début ! Je reste avec vous, ne discute pas.

Cedars Sinaï Medical Center. Trois heures plus tard.

Il n'aimait pas attendre, il n'aimait pas être aussi loin d'elle. Alors qu'il avait du remplir sa fiche à leurs vrais noms. Des alarmes devaient retentir dans tout le FBI à l'heure qu'il est signalement leur position. Mais il était surtout inquiet pour Ziva. Elle avait à peine repris connaissance dans la voiture. Trois longues heures qu'elle était avec les médecins et que lui était là, à attendre avec Claudia et Callen. Un homme en blouse blanche vint enfin à leur rencontre.

Doc : Monsieur DiNozzo ?

Tony : C'est moi.

Doc : Je suis le docteur Lauren.

Tony : Comment va Ziva ?

Doc : Votre femme aurait du avoir des soins bien plus tôt. Son état de santé est précaire. Elle souffre de malnutrition, un muscle de son dos est déchiré, et ses cicatrices ont été mise à mal. Je devrais faire un signalement.

Callen : Docteur Lauren. Je suis agent fédéral, comme les DiNozzo, madame DiNozzo a souffert de maltraitance au cours d'une mission, il y a presque un an de ça. Vous voulez peut être avoir à faire au directeur d'une des agences fédérales de ce pays peut être ?

Doc : Non ça ira.

Tony : Comment va le bébé ?

Doc : Elle est assez petite, mais son cœur bat bien, et elle a un poids raisonnable. Elle a de la chance de ne pas avoir subit de malnutrition aussi, votre enfant a puisée dans les dernières réserves de sa mère. Depuis combien de temps, madame DiNozzo ne mange-t-elle pas à sa faim ?

Tony : Deux mois environ. Elle ne supporte pas la nourriture. Elle a été sous pression.

Doc : Elle a besoin de calme et de repos. Je vais signer les papiers pour qu'elle reste ici. Elle doit être hospitalisée.

Tony : Je peux la voir ?

Doc : Pas encore. Elle est encore avec des médecins. Une infirmière viendra vous chercher.

Puis sans un mot de plus le docteur se dirigea vers le comptoir pour prendre un autre dossier.

Une heure plus tard.

Hésitant, Tony entra dans la chambre pour découvrir sa compagne allongée sur le lit. Claudia entra à son tour dans la pièce et esquissa un sourire à Ziva.

Tony : Hé… Tu sais que tu m'as manqué ?

Ziva : Je pensais que ça te ferait du bien de te débarrasser de moi quelques heures.

Claudia : Ca va ?

Ziva : Oui. Je ne me suis pas sentit aussi bien depuis longtemps. Je ne sais pas ce que le docteur à mis dans la perfusion, mais c'est agréable.

Tony : Bien. Tu m'as fait une de ses peurs.

Ziva : Je suis plus costaud que j'en ai l'air.

Claudia : Tu es peut être costaud, mais là tu ressembles plus à…

Ziva : A quoi ?

Claudia : Je ne sais pas trop, mais il est temps que tu te remplumes Ziva.

Ziva : Remplumes ? Je ne suis pas… une dinde…

Tony : C'est une expression, honey.

Ziva : Je t'ai déjà dit que vos expressions sont idiotes ?

Tony : Une bonne centaine de fois.

Ziva : On ne peut pas rester Tony, le FBI…

Tony : On a au moins quelques heures devant nous. Repose-toi. Ou alors je torture l'agent Callen pour savoir ce qu'il s'est passé en Russie.

Ziva : Je l'ai embrassé. Il me tenait en joue sur son territoire. Si je voulais sauver ma peau, je n'avais pas vraiment le choix.

Tony : Je vais le tuer.

Ziva : C'était y'a dix ans, Tony. J'étais jeune, et j'étais en mission. Et embrasse-moi, au lieu de te prendre la tête avec des bêtises. Mon passé est mon passé. J'étais une espionne, aujourd'hui je suis une autre.

Il la fit taire en l'embrassant, mais alors qu'elle passait ses bras autour du cou du jeune homme, elle manqua d'arracher sa perf. Laissant échapper un gémissement, il se recula pour la regarder. Elle était sensible.

Tony : Douillette !

Ziva : J'ai des raisons de l'être. Et puis tu devrais être content, je ne vais pas très bien, mais l'enfant va bien.

Tony : Ziva…

Ziva : Quoi ?

Tony : Dis le !

Ziva : Dire quoi ?

Tony : Notre bébé.

Ziva : Je…

Tony : Dis le.

Ziva : Tony, je tiens à elle. Mais c'est juste que…

Tony : Que quoi ?

Ziva : Je ne peux pas. Pour le moment, elle n'a pas vraiment d'existence réelle. Je ne veux pas qu'elle est une existence réelle pour le moment sinon…

Tony : Sinon quoi ? Parle-moi.

Claudia : Je crois que je vais attendre dehors.

Ziva : Non reste, s'il te plait. Tu fais un peu partie de la famille maintenant. Par la force des choses. Et Tony, si je lui donne une existence réelle, je vais m'effondrer, pleurer, et je serais incapable de me protéger, de nous protéger. Alors pour le moment, elle reste, l'enfant. Juste l'enfant.

Tony : D'accord. Comme tu veux.

Ziva : Tu n'insistes pas plus ?

Tony : Je voulais juste que tu me donnes tes raisons.

Ziva : Alors pourquoi m'as-tu forcé à le dire ?

Tony : Pour connaitre tes raisons, tu ne me les aurais pas donnés sinon.

FBI Head Quarter. J Edgar Hoover Building. Bureau de l'agent Tamara Johannsen.

Les agents Johannsen, Epstein et Lincoln étaient en réunion quand Michael Jones entra dans la pièce en courant avec un dossier à la main.

Jones : Ziva DiNozzo vient d'être admise au Cedars Sinaï à Los Angeles.

Epstein: Comment avez-vous eu l'info ?

Jones : Je surveillais les hôpitaux, et un signalement vient d'être fait pour mauvais traitements. Coups et malnutrition.

Fornell : On contacte la section locale du FBI ?

Johannsen : Non, contacter le médecin pour qu'il la retienne au maximum. On y va nous même. Je ne veux pas qu'elle me file entre les doigts. Georges, fait préparer l'avion, on part dans une heure. Fornell…

Epstein: Je reste là, j'ai autre chose à faire.

Johannsen : Je te jure que si tu me grilles auprès du NCIS, je ferais tout pour que tu sois renvoyé !

Epstein : Déguerpie, TJ, tu as une dangereuse hors la loi à attraper.

TBC