NCIS. Los Angeles. Le lendemain matin.

Callen : Kensi, j'ai besoin de toi vite !

Courant, il rejoignit l'endroit où dormaient les trois depuis une semaine maintenant, deux matelas sur le sol, dans un coin tranquille sous un escalier. Pas le meilleur endroit mais au moins il était au calme. Un palais avait dit l'agent DiNozzo, une semaine plus tôt. Alors qu'il avait enfin pu dormir sur leurs deux oreilles. Attrapant le sac à dos de Ziva et la besace de Claudia, il rejoignit Kensi en courant, pour quitter le bâtiment.

**Flashback**

Une semaine plus tôt…

La nuit était bien avancée, mais qu'importe, Tony était soulagé, pour le moment ils étaient en sécurité. Ils suivaient Callen dans le NCIS, avant de se retrouver sous un petit escalier, dans un coin reculé du bâtiment. Deux matelas avaient été installés sur le sol, avec quelques couvertures sommaires.

Callen : Je sais ce n'est pas un quatre étoiles mais vous y serez en sécurité.

Tony : Vous plaisantez c'est un palais.

L'enthousiasme de l'agent le fit sourire. Comment pouvait-il encore s'extasier après tout ce qu'il venait de vivre en si peu de temps.

Callen : Bonne nuit.

Claudia : Bonne nuit agent Callen. Je prends celui du fond !

Une enfant, la jeune femme était une enfant quand elle voulait, et apparemment cela plaisait à ses deux ainés. Même Ziva semblait l'apprécier. Il s'éloigna sans bruit, l'agent DiNozzo avait déjà retiré ses chaussures et son pantalon pour se glisser sous les couvertures, mais Ziva, elle restait debout à observer les lieux.

Tony : Ziva, viens dormir. Personne ne viendra s'en prendre à nous ici.

Ziva : C'est pas ça, je me sens observé.

Tony : Viens.

Il lui tendit une main qu'elle accepta avant de se glisser dans le lit à ses cotés, glissant son arme sous l'oreiller. Les laissant se reposer, Callen s'éclipsa, ils avaient besoin de sommeil.

**Flashback end**

Cedars Sinaï. Peu après.

Les deux jeunes agents couraient dans les couloirs du bâtiment, pour gagner au plus vite la chambre de l'agent David. Il n'avait pas de temps à perdre. Essoufflés, ils arrivèrent à destination. Tony et Claudia discutaient dans le couloir, les voyant arriver, ils froncèrent des sourcils. Callen donna les deux sacs.

Callen : Il faut que vous partiez, le FBI a été mis au courant de votre présence, c'est qu'une question de minutes.

Tout quatre s'engouffrèrent dans la chambre. Et Tony réveilla Ziva.

Tony : Ziva debout, habille-toi, vite.

La jeune femme réagit au quart de tour, arracha sa perfusion et s'engouffra dans la salle de bain avec ses habits. Elle en ressortie moins de deux minutes plus tard, vêtue, et attrapa son sac que Tony tenait toujours.

Ziva : Mes armes.

Il lui tendit son arme de secours qu'elle glissa à sa cheville gauche, son couteau puis son arme de poing.

Kensi : Callen, tu es sûr de ce que tu fais ?

Callen : Il faut les faire partir. Fais-moi confiance.

Puis Tony Ziva et Claudia suivirent, Kensi et Callen à travers les couloirs du Cedars Sinaï, avant d'attendre le parking. Callen donna les clefs à Ziva.

Callen : Rejoignez l'aéroport Bob Hope, un avion vous attend.

Mais déjà la voiture du FBI venait de les repérer. Grimpant en voiture, Ziva démarra, faisant crisser les pneus sur le béton. Avant de se retrouver avec le FBI aux trousses.

Kensi : J'espère qu'ils vont y arriver.

Tarmac de l'aéroport Bob Hope.

Une quinzaine de personnes entourait le couple et la jeune policière. Tous trois, arme au poing, ils savaient qu'ils étaient perdu, la course poursuite s'arrêtait là. Dos à dos avec Ziva, il sentait sa respiration haletante. Elle se savait perdue.

Tamara : Agent David, Agent DiNozzo. Vous êtes en état d'arrestation. Posez vos armes !

Ziva : C'est hors de question.

Tamara : Ne m'obligez pas à user de la force.

Lincoln : Agent DiNozzo, pensez à elle et votre bébé.

Tony : Ne jouez pas à ce jeu avec moi, agent…

Lincoln : Lincoln !

Claudia : (tout bas) Qu'est ce qu'on fait ?

Tony : Ils ne tireront pas sur une femme enceinte, mais on ne peut plus fuir.

Ziva : Hors de question que je me rende. Plutôt mourir !

Tony : Ziva, pense un peu à notre fille.

Ziva : Si tu me livres à eux, je serais morte avant d'avoir accouché.

Tony : Si on meurt maintenant, on ne laisse pas à Gibbs le temps de terminer. Il a dit que les choses seraient bientôt terminées.

Elle tremblait, de peur, d'angoisse ou d'anxiété, peut-être les trois, il ne le savait pas. Et cela l'angoissait lui. De l'autre coté, Claudia ne semblait pas mieux lotie. Il avait négligé qu'elle n'était qu'une jeune flic débutante, un peu comme McGee dans ses débuts.

Tony : On va poser nos armes !

Ziva : Tony !

Tony : (tout bas) Fais moi confiance, mon amour.

Tony fut le premier à poser son arme, rapidement imité par Claudia.

Tony : Ziva, s'il te plait.

Elle s'exécuta enfin à son plus grand soulagement.

Tamara : L'arme qu'elle a à la cheville ! Avec la main gauche.

Encore une fois, elle s'exécuta avec plus de difficulté. Les hommes en uniforme gardèrent leur distance arme au point pendant que les quatre agents du FBI s'avancèrent, pour les menotter. Mais alors que l'un d'eux posa sa main sur l'épaule de Ziva, le même scénario qu'à Washington se déroula. Ziva se débâtit et envoya à terre l'agent Jones. Dans les rangs, la tension monta d'un cran.

Tony : Non non non ! Chut, Ziva… du calme…

Les mains levées pour montrer sa bonne foi, il se posta devant Ziva, pour essayer de la raisonner.

Tony : Je t'en supplie, Ziva laisse toi faire.

La respiration saccadée, les cheveux en désordre. Il lui prit le visage entre ses mains et l'obligea à le regarder.

Tamara : Ca suffit !

L'agent du FBI se saisit des poignets de Ziva et les menotta dans son dos avec brusquerie, les serrant un peu trop fort. Puis deux autres agents s'occupèrent de Tony et Claudia.

Tamara : Vous avez le droit de garder le silence…

Elle leur énuméra leur droit pendant que l'agent Michael Jones se relevait approchant de Ziva d'un pas et la giflant violement d'un revers de la main.

Jones : Sale petite pute !

Tony s'apprêta à lui rentrer dedans mais il ne put bouger, immobilisé par un autre des hommes, alors que Ziva, elle restait impassible, la tête haute.

Tony : Je vous défends de la toucher, espèce de salaud !

Jones : Toi ferme là !

Tony se débattit une nouvelle fois.

Ziva : Ca te plait de frapper les femmes. Va-y recommence pour voir. De toute façon, tu n'as pas les couilles de me tuer. Ce n'est pas grave, un autre le fera pour toi, dès que tu m'auras livré.

Tamara : Vous serez jugé pour vos crimes.

Ziva : Je serais exécuté avant de toucher le sol israélien. Et pour un crime que je n'ai pas commis.

Tamara : Smith, Jones, conduisez les à la voiture attention à elle. Et Jones ne la touche plus.

Et pendant que les deux agents s'éloignaient vers les voitures arme au poing. Lincoln se tourna vers sa supérieure.

Lincoln : Elle sait qu'elle va mourir. Et j'ai l'impression qu'elle est prête à mourir depuis un moment déjà.

Tamara : Il faut y aller notre avion, nous attend.

Utilisant deux voitures pour transporter les prisonniers, Johannsen et Lincoln se chargèrent de Ziva, pendant que Smith et Jones s'occupaient des deux autres. Rejoignant le tarmac du LAX l'aéroport international de Los Angeles, où un avion privé les attendait.

NCIS. Washington D.C.

Quittant l'ascenseur avec l'agent Livie Epstein, Tobias Fornell fit signe à Gibbs et de suivre avant de prendre la direction du bureau du MTAC. Ils retrouvèrent Vance à l'intérieur en discussion avec Thomas Samuelson le directeur du FBI, Hetty Lange et G. Callen du NCIS de Los Angeles.

Samuelson : Agent Fornell, Agent Epstein.

Livie : Monsieur.

Samuelson : Des nouvelles ?

Fornell : Par chance, l'agent Johannsen, les a attrapés vivant.

Gibbs : Qu'est ce qui s'est passé ? J'avais demandé à ce qu'il reste au NCIS.

Hetty : Mademoiselle Ziva a eu absolument besoin d'être hospitalisé. Elle a fait un malaise.

Callen : Nous avons enquêté et découvert que le médecin, malgré que je me suis présenté en temps qu'agent fédéral à fait un signalement.

Fornell : Au lieu d'envoyer une équipe locale, Tamara, je veux dire l'agent Johannsen, a fait le voyage avec son équipe à l'exception de l'agent Epstein qui m'a prévenu le plus vite possible. Je n'étais malheureusement pas joignable plus tôt.

Vance : Où sont mes agents en ce moment ?

Fornell : Dans un avion. Ils se poseront à Dulles dans quelques heures.

Vance : Je vous conseille fortement qu'ils soient indemne. Et qu'elle nous les livre sans faire d'esclandre. Cette chasse aux sorcières n'a qu'assez durée !

Samuelson : Mes agents n'ont fait que leur devoir.

Gibbs : Au dépend de la santé d'une femme enceinte.

Samuelson : Ce n'est pas la première fois que l'agent David pose des problèmes au NCIS.

Vance : Les problèmes dans mon agence ne regarde que moi.

Samuelson : Pourtant ce n'est pas la première fois que nous sommes obligés d'intervenir.

Vance : Cette fois on s'en serait bien passé.

Hetty : Messieurs, ce qui compte c'est que chacun récupère ses agents sans blessé grave.

Gibbs : Qu'en est-il de l'officier de police Claudia Shou'al ?

Callen : Elle était dans la voiture avec les agents DiNozzo, quand ils ont quitté l'hôpital.

Fornell : Je n'ai pas eu d'échos sur cette femme.

Vance : Alors espérons qu'elle aille bien. Je ne veux pas de problèmes avec la police de la Nouvelle Orléans.

TBC