Bon je met le dernier chapitre de l'année entre deux révisions de mon cours d'histoire de l'Anthropologie intitulé : Histoire des idées et des méthodes. Un truc qui peut sembler barbare mais en fait c'est super intéressant. Mais à 6h de cours par semaine dans cette matière c'est du condenser. Enfin Bon, bonne lecture et à l'année prochaine… Si si vous verrez c'est pas dans si longtemps que ça :D.

Au passage merci pour vos reviews qui me font chaque fois bien plaisir.

Ziva : Je n'y arriverais pas…

Tony : Tu n'as pas le choix, ma belle.

Ziva : Oh toi ferme là, tu veux.

Tony posa une nouvelle fois le regard sur elle. Comme une tueuse professionnelle pouvait ressembler autant à une petite fille terrifiée. Et autant dire qu'ainsi réfugié sous le bureau, la position ne devait pas être la plus confortable. Il ne savait plus quoi faire. Jusqu'ici il avait su la protéger du monde qui l'entourait, mais comment la protéger d'elle-même. Soudain, Gibbs entra dans le laboratoire de la jeune scientifique et incita les deux jeunes femmes à sortir. Tony poussa un soupir de soulagement. Il était bien le seul à pouvoir la raisonner. Gibbs d'un signe de tête incita Tony à quitter aussi la pièce, avant de se pencher pour voir la jeune femme.

Gibbs : Qu'est ce que tu fais là dessous ?

Ziva : Ah vrai dire, je ne sais pas trop.

Elle haletait, le visage couvert de sueur, et une nouvelle contraction la fit retenir sa respiration pour ne pas crier. Elle ne voulait pas paraitre faible. Et pourtant c'est ce qu'elle était affaiblie, affamée, angoissée, terrorisée.

Gibbs : Et si tu commençais par sortir. Les secours n'arriveront pas assez vite, mais Ducky sera bientôt là.

Ziva : Ducky soigne les morts.

Gibbs : Ducky reste médecin. Il a bien soigné ton mari quand il avait la peste. Ziva, j'aimerais que tu me laisses t'emmener, on va t'installer plus confortablement. Et une tenue sèche ne serait pas de trop, tu es trempé.

Ziva : J'ai un peu froid.

Gibbs : Tu vois. Aller viens. Dehors Tony se fait un sang d'encre. Il ne veut que t'aider.

Ziva : Je ne veux pas qu'il me voit comme ça.

Gibbs : Tu as pourtant dit oui pour le meilleur et pour le pire. Il ne te jugera pas. Aucun de nous ne le fera, on veut seulement t'aider à passer ce moment quelque peu désagréable.

Ziva : « Quelque peu », tu te fous de moi.

Gibbs : Tu verras quand l'enfant sera là tu auras oublié la douleur.

Ziva : Je ne veux pas de bébé.

Gibbs : Là il est un peu tard. Tes contractions sont proches ?

Ziva : Moins de cinq minutes. Je pense.

Gibbs : Et ça fait longtemps que ça dure ?

Ziva : Je ne sais pas.

Gibbs : Ziva…

Ziva : J'ai mal, depuis longtemps, Gibbs, très longtemps. Je n'ai pas fait la différence.

Gibbs : D'accord. Sors de là, je vais t'aider.

Ziva : Je ne peux pas.

Gibbs : Ziva…

Ziva : Non, je ne peux réellement pas sortir de là.

Gibbs se glissa du mieux qu'il pouvait sous le bureau et passa un bras sous les épaules de la jeune femme avant de l'extirper lentement. Puis il la guida vers la sortie, doucement, prudemment. En les voyant, Tony prit de suite la suite de Gibbs.

Ziva : Tony, si tu paniques, je vais paniquer.

Tony : Je ne panique pas.

Ziva : Tu as le regard de quelqu'un qui va paniquer.

Tony : Non.

Ziva : Si.

Décidément ses deux là étaient impossibles, même dans les pires moments, ils ne pouvaient s'empêcher de se taquiner. Mais Gibbs savait aussi que s'était un moyen comme un autre de se rassurer, de reprendre ses marques dans un univers qu'ils avaient quitté trop longtemps.

Gibbs : On ferait mieux de l'installer avant une nouvelle contraction.

Ziva : Trop tard.

Elle sentit la douleur arriver comme une vague déferlante et prit totalement appui sur son compagnon, n'étant pas sûre que ses jambes la portent encore longtemps.

Tony : Gibbs, on l'installe où ?

Gibbs : Le plus stérile serait la morgue.

Ziva : Gibbs, tu me descends à la morgue, et je te ferais souffrir mille morts avant de te pendre par les…

Gibbs : Du calme. Allons dans le bureau du directeur.

Tony : Le boss devient dingue.

Gibbs : C'est l'endroit le plus confortable. Tu peux marcher ?

Ziva : Non.

Les deux hommes soulevèrent la jeune femme pour prendre la direction du bureau du grand directeur avant de demander à Abby d'aller lui chercher des vêtements amples et secs ainsi que des serviettes et couvertures.

Bureau du directeur.

La porte s'ouvrit et Abby donna une pile de vêtements et une couverture au vieux renard gris, qui lui dit de faire monter Ducky en urgence dès son arrivée. Et qu'il fallait de quoi réhydrater Ziva. Abby hocha la tête et serra Gibbs dans ses bras avant de refermer la porte derrière elle. L'agent senior se tourna vers le couple installé dans le canapé. Ziva était appuyée contre Tony, tellement faible qu'elle ressemblait à un pantin désarticulé.

Gibbs : Voilà de quoi te changer, je vais te laisser quelques instants.

Ziva : Gibbs…

Gibbs : Oui ?

Ziva : Je ne tiendrais pas debout seule. Désolé, cher petit mari, mais notre boss me verra nue. Aide-moi à me lever.

Gibbs : Je ne ferais aucun commentaire là-dessus.

Tony aida Ziva à se mettre debout, puis Gibbs l'aida à tenir debout pendant que Tony la déshabillait de ses vêtements trempés de sueur et de liquide amniotique.

Gibbs : Ziva…

L'agent senior venait d'apercevoir les nombreuses cicatrices sur le corps de la jeune femme.

Ziva : Tu as dit que tu ne ferais aucun commentaire.

Doucement Tony lui enfila la chemise trop grande pour elle et la boutonna avant de l'aider à s'allonger sur une couverture à même le sol. Les contractions de la jeune femme étaient trop proches, mais affaiblie, elle n'avait même plus la force de se plaindre. Au lieu de ça, elle se lova sur le coté gauche et ferma les yeux pour s'endormir.

Tony : Boss…

Gibbs : D'accord. Je vais voir ce que je peux faire. Ziva… Ziva réveille toi.

Ziva : Je…

Sa voix mourut dans un souffle.

Gibbs : Je ne suis pas Ducky, mais je peux t'aider, Ziva. Mais je ne peux rien faire sans ton accord.

Ziva : Fais ce que tu veux. Je veux dormir.

Gibbs : Je croyais que mes agents étaient plus forts que ça. Spécialement toi.

Elle ouvrit les yeux et le regarda, toujours lovée sur le coté.

Gibbs : Tu te sens bien dans cette position ?

Ziva : Ca va.

Gibbs : Alors tu vas rester comme ça.

Il se saisit doucement de son mollet pour pouvoir l'examiner, lui décrivant chacun de ses mouvements pour ne pas la surprendre. Fatiguée comme elle était, elle ne devait comprendre qu'un mot sur deux, mais il fallait qu'elle reste consciente. Il l'a fit pousser sur trois fortes contractions, mais quand la tête s'engagea dans le passage, il découvrit que quelque chose n'allait pas.

Gibbs : Ziva, ne pousse plus d'accord.

Tony : Qu'est ce qui se passe ?

La porte du bureau s'ouvrit, et Gibbs ferma une seconde les yeux de soulagement. Ducky entra dans la pièce sa sacoche à la main.

Gibbs : Ducky fait vite.

Ducky : La circulation était impossible, j'ai du griller au moins cinq feux.

Ducky s'installa rapidement et vérifia à son tour.

Ducky : Tu sais que mon dernier accouchement remonte à mon internat à l'école de médecine.

Tout en parlant, Ducky dégagea le cordon ombilical, mais une nouvelle contraction obligea Ziva à se recroqueviller sur elle-même. Elle étouffa un sanglot sur le genou de Tony qui lui servait d'oreiller. Et il lui murmurait doucement des mots en hébreu. La tête sortie, Ducky fit doucement pivoter les épaules, puis attendit la contraction suivante pour extraire l'enfant.

Ducky : C'est une magnifique petite fille.

Il l'enveloppa dans une serviette que lui tendait Gibbs puis lui nettoya le visage. L'enfant poussa un hurlement, déployant ainsi ses cordes vocales et ses poumons. Gibbs ne put s'empêcher d'esquisser un sourire, cela lui rappela la naissance de sa propre fille Kelly. Bien que cet accouchement là fut une partie de plaisir à coté de celui de Ziva.

Ducky : Et déjà une bonne voix. Tu veux la prendre Ziva ?

Tony : Ziva ? (inquiet) Ziva ?

TBC