Et voici l'avant dernier ou avant avant dernier je ne suis pas sûre mais bon, partiels terminés je reprends la cadence des cours lundi, j'ai hâte… Enfin bon ! Bonne lecture. Et comme d'hab merci pour les reviews !
Plus tard…
Quand elle ouvrit les yeux, la pièce était plongée dans la pénombre et dehors la nuit était noire. Elle ne savait pas combien de temps elle avait dormi mais son corps était courbaturé. Ses souvenirs étaient flous et elle avait mal à la tête. Une respiration paisible pas très loin lui fit tourner la tête, et un sourire se dessina sur ses lèvres. Il était là… Tony… Toujours là pour elle. Il le lui avait promis et répété devant Dieu. Elle remua doucement les doigts de pieds, puis les jambes, les mains, vérifiant que chacune des parties de son corps répondait correctement. Ses mains se portèrent d'elle-même à son ventre. Son enfant… Elle avait l'impression qu'on lui avait retiré une partie d'elle-même. Et puis les souvenirs lui revinrent en mémoire. Tony lui chuchotant des mots doux en hébreu… sa grammaire était horrible, soit dit en passant. Son état d'épuisement et Gibbs qui avait mis au monde sa fille. Et dire qu'elle ne l'avait pas vu. Elle retira sa perfusion et sortie ses jambes nues de sous les couvertures. Elle hésita, pas certaine que ses jambes lui obéiraient correctement, puis elle se laissa glisser sur le sol en douceur. Son centre de gravité lui paru étrange, puis elle fit un pas. Il fallait qu'elle le touche, qu'elle vérifie qu'il était bien là, qu'il ne s'agissait pas d'un mirage. Elle s'avança silencieusement et se pencha vers lui. Une mèche de ses cheveux, s'échappa, et vint frôler le jeune homme qui se réveilla en sursaut et se saisit de son arme.
Ziva : Bonjour mon petit derrière poilu.
Tony : Ziva.
Il reposa son arme sur la table de nuit, et esquissa un sourire.
Ziva : D'habitude c'est moi qui menace les gens quand on me réveille.
Tony : J'ai du prendre de mauvaises habitudes. C'est ce qui arrive quand on est traqué pendant un moment.
Ziva : Oui.
Tony passa ses mains autour de la taille de la jeune femme et l'entraina à lui. Lovée sur ses genoux, Ziva inspira profondément son parfum. Puis elle passa sa main, sur la joue rugueuse de son amant.
Ziva : J'ai l'impression que tu es là depuis un moment.
Tony : Deux jours.
Ziva : Quoi deux jours ?
Tony : Ca fait deux jours que tu es inconsciente.
Ziva : Je… Le bébé ?
Tony : Elisheva va bien. Elle est à la nursery de l'hôpital. Elle est magnifique, Ziva.
Ziva : Elisheva…
Tony : Il fallait un nom, et tu étais inconsciente. C'est la variante en hébreu d'Elizabeth.
Ziva : Je sais. C'est un beau prénom. Je… Tu crois que je peux la voir ?
Tony : Bien sûr, ça va bientôt être l'heure de son biberon de toute façon. L'infirmière doit amener la petite.
Ziva se leva et se dirigea vers la fenêtre.
Tony : Ne me dit pas que tu es nerveuse.
Elle lui lança un regard de braise. Il se leva à son tour et la prit dans ses bras.
Tony : Tu n'es pas seule, Ziva. Je serais tout le temps avec toi. Et s'occuper d'un bébé n'est pas si difficile.
Ziva : Ca c'est toi qui le dis.
La porte de la chambre s'ouvrit et une infirmière entra poussant un petit berceau de plexiglas.
Infirmière : Madame DiNozzo. Vous devriez être dans votre lit.
Ziva : Je viens de passer deux jours dans ce lit !
Infirmière : Retournez vous couchez ! Je vais dire au médecin de garde de venir vous examiner.
L'infirmière était une femme d'une cinquantaine d'année, pas très grande et légèrement enrobé. Mais il émanait d'elle une sorte d'autorité naturelle. Tony l'avait vu plusieurs fois depuis l'arrivé de Ziva. C'est elle qui faisait sa toilette et vérifiait ses constantes. Elle s'appelait Betty Novak, une gentille femme malgré son air autoritaire.
Betty : Aller retournez vous coucher jeune fille. Et vous, très cher Tony, il me semblait que vous auriez un peu plus d'autorité sur votre femme.
Tony : Avec une femme comme elle, vous plaisantez, Betty. Elle pourrait me tuer avant que j'ai le temps de dire ouf.
Ziva baissa la tête et retourna dans son lit, sans chercher à discuter. Elle dû bien avouer que retrouver la chaleur de ses couvertures lui fit un bien fou.
Betty : Je vais chercher le biberon.
Elle quitta la pièce et Tony croisa le regard de Ziva. Il y vu une lueur qu'il n'y avait jamais vu. Elle avait posé les yeux sur le couffin.
Tony : Tu as obéi drôlement rapidement.
Ziva : Elle ressemble à ma nurse.
Tony : Tu avais une nourrice ?
Ziva : Tu crois sérieusement que mes parents avant le temps de s'occuper de moi à plein temps ?
Elle avait parlé sans quitter l'enfant des yeux. Tony décida de faire les présentations. Il s'approcha et prit précautionnent l'enfant comme si il s'agissait d'un trésor puis le porta à Ziva.
Tony : Elisheva, tu as rencontré tous tes oncles et tantes, il est temps de rencontrer ta maman maintenant.
Mais alors qu'il s'approchait de Ziva, il l'a vit paniquer.
Tony : Du calme Ziva, ça n'est qu'un bébé.
Puis il glissa l'enfant dans ses bras.
Tony : Fais attention à sa tête. Voilà. Tu vois ce n'est pas si compliqué.
Tony prit place sur le pied du lit et regarda les deux femmes de sa vie s'observer, jugeant l'autre, essayant de s'appréhender. Ziva ne trouva rien de mieux à faire que de lui parler dans sa langue maternel. C'était tellement plus simple et plus naturelle pour elle. Pour appréhender sa nouvelle relation avec l'enfant… sa fille, son bébé. Elle était mère désormais, et elle allait devoir apprendre à agir comme tel. Cajolant l'enfant, elle releva les yeux sur Tony.
Ziva : Elle est tellement belle. J'ai du mal à croire que nous avons fait ça.
Tony : Et pourtant.
Ziva : Tu m'aideras, n'est ce pas ?
Tony : N'en doute jamais, mon amour.
Cinq jours plus tard…
Installés en voiture, Tony avait prit le volant et conduisait vers le sud. Roulant doucement, prenant son temps. Il aimait la sensation d'être une famille. A l'arrière, Elisheva dormait profondément, lovée dans sa coque. Sur le siège passager, Ziva chantonnait en hébreu distraitement en regardant par la fenêtre. Soudain elle tourna la tête vers son amant, intriguée.
Ziva : Je croyais qu'on rentrait à la maison.
Tony : Tu ne veux plus retourner à mon appartement et tu ne t'es jamais senti chez toi, dans le tien.
Ziva : C'est une base militaire.
Tony : Gibbs nous prête sa chambre d'amis.
Ziva : Tony… One ne roule pas en direction de chez Gibbs.
Et il est vrai que l'agent DiNozzo venait de prendre la route en direction du sud de Washington.
Tony : D'accord on va à Woodbridge.
Ziva : Woolbrigde ? Et il y a quoi à Woolbrigde ?
Tony : Woodbridge. Deux fautes dans le même nom, tu régresses, madame DiNozzo.
Ziva : Tony ! Ce n'est pas parce que je suis marié et… maman, je déteste ce mot. Que je ne suis pas capable de te faire du mal si tu ne parles pas.
Tony : Moi au volant et avec Elisheva dans la voiture ? Tu plaisantes. On est arrivé.
Tony tourna à droite pour s'engager sur une route nommée Bay Street, et progressa sur la route.
Ziva : Tony… Je ne sais pas si tu as remarqué mais ça se termine en cul de valise.
Tony : Sac !
Il ralenti et tourna sur la gauche s'avançant sur l'herbe pour se garer devant une grande maison.
Tony : Elle te plait ?
Ziva : C'est une maison.
Tony : C'est notre maison. Si elle te plait. Viens visiter.
Tony donna un trousseau de clefs à Ziva et lui fit signe d'y aller. La jeune femme hésita, ne sachant trop comment réagir. Une maison, sa maison d'après Tony. Elle avait du mal à y croire. Hors de la voiture, elle regardait la maison, ne sachant pas si elle pouvait. Elle se tourna vers Tony, surpris de la voir agir ainsi, aussi timidement.
Tony : Va je m'occupe d'Elisheva. J'arrive.
Ziva rejoignit le perron et observa le trousseau de clefs que lui avait donné son mari. Il n'y avait qu'une seule clef qu'elle ne connaissait pas. Petite clef dorée, qu'elle introduisit dans la serrure avant d'ouvrir la porte en grand. Entrant sur un magnifique salon, elle fut surprise d'y voir ses affaires. Ses livres dans la bibliothèque, son piano, elle effleura doucement les touches noires et blanches. Un miaulement l'accueilli et un immense sourire se dessina sur ses lèvres.
Ziva : Jack !
L'animal miaula une nouvelle fois avant de se frotter aux jambes de sa maitresse. Se baissant, elle lui donna une caresse avant d'être surprise par un flash. Tony venait de la prendre en photo.
Tony : Je crois que tu lui as manqué.
L'italien posa la coque où dormait la petite sur la table basse, s'assurant qu'elle ne risquait pas de tomber et s'approcha de Ziva pour la prendre dans ses bras.
Tony : La maison te plait ?
Ziva : C'est pas mal.
Tony : Pas mal dit-elle alors qu'elle parcourait le salon de soixante dix mètre carré.
Ziva : Tu n'as pas pu faire tout ça en une semaine, pendant que j'étais à l'hôpital.
Tony : L'installation si, enfin je n'étais pas seul, Ducky, Gibbs, Abby, McGee, Palmer, même Vance et Fornell ont donné un coup de main. Mais la maison, je l'avais choisi avant.
Ziva : C'est une maison pour une famille.
Tony : Ce que nous sommes.
Ziva : Et avec quelle femme avais-tu l'intention d'avoir une famille ? Jeanne ?
Tony : Non toi.
Ziva : Mais…
Tony : Arrête de te triturer la cervelle. J'ai posé une option sur cette maison quand tu étais retourné en Israël.
Ziva : Je ne voulais plus te voir à l'époque. Je n'avais plus confiance…
Tony : Mais j'avais le sentiment que tu me reviendrais et cette maison était parfaite.
**Flashback**
NCIS Office. Quelques jours plus tôt.
Gibbs : Tony.
Tony : Je ne peux pas rester boss. Ziva…
Gibbs : Abby est avec Ziva, elle n'est pas seule. Et connaissant Abby, elle n'est pas non plus dans le silence.
L'agent DiNozzo esquissa un sourire. Ziva avait beau être inconsciente, il est certain qu'avec Abby, elle allait avoir un beau mal de crane. Il était enfin rentré à la maison et depuis hier il était papa. Tout semblait tellement surréaliste.
Gibbs : Tu sais où dormir ce soir ?
Tony : Je vais dormir à l'hôpital.
Gibbs : Et quand elles vont sortir de l'hôpital ?
Tony : J'en sais rien boss. Je n'y ai pas encore réfléchie. Mais il est clair que Ziva ne retournera pas à l'appartement.
Gibbs : Dans ton bureau, j'ai trouvé ça.
Il lui tendit une pile de documents.
Tony : La maison… J'ai du louper la vente maintenant.
Gibbs : Les papiers étaient signés donc j'ai finalisé les choses. La maison est à toi.
Tony : Sérieux ?
Le jeune italien tourna les pages du contrat, et en effet les deux signatures étaient là, la sienne et celle de l'ancien propriétaire.
Gibbs : J'ai vu avec ta banque, en leur expliquant que tu étais en mission à l'étranger, tu dois y aller pour confirmer, à part ça, il ne reste qu'à déménager tes meubles.
Tony : Merci.
Gibbs : Ca fait longtemps que tu as posé une option sur cette maison. Quand as-tu su que c'était-elle que tu voulais ?
Tony : Il y a longtemps boss.
Puis il esquissa un sourire malicieux avant de récupérer ses affaires et de prendre la direction de l'ascenseur.
**Flashback end*
