Tony : L'équipe a laissé un petit quelque chose pour nous, viens voir.
Il l'entraina avec lui vers la cheminée.
Tony : Regarde.
Elle observa une à une les photos, celle de leur mariage, de leurs fiançailles, une photo d'eux avec Elisheva à la maternité, dans des cadres en bois fait à la main. Mais une photo attira son attention, une photo qu'elle ne pensait plus jamais revoir. Ziva attrapa le cadre et passa la main sur le verre, sur les visages souriant de sa fratrie.
Ziva : Elle était restée sur le Damoclès…
Tony : Je n'ai pas la moindre idée de comment Gibbs l'a obtenu, mais il a dit que sa place était ici. Alors tu restes ?
Ziva : Oui.
Tony : Tant mieux, parce que je n'ai pas l'intention de refaire un déménagement et surtout je n'ai plus mon appartement, faudra d'ailleurs penser à rendre le tien.
Ziva : Combien de pièces ?
Tony : Et bien je les ai pas comptés, attends. Salon, salle à manger, une cuisine qui devrait te plaire avec deux services complets pour que tu ne sois pas obligé de mélanger le lait et le sang. Deux salles de bain, une pour nous et une pour les enfants.
Ziva : Je te rappelle que je n'ai pas l'intention d'avoir dix enfants.
Il esquissa un sourire malicieux avant de reprendre sa description.
Tony : A l'étage se trouve trois chambres d'amis, la chambre d'Elisheva, la notre avec une grande véranda qui donne sur la baie. Et si on allait coucher Elisheva pour aller visiter tranquillement la maison.
Voix : Désolé de contrarier vos plans.
Le couple se tourna pour découvrir Abby sur le pas de la porte, accompagné de McGee, Gibbs, Ducky, Claudia et d'une femme que Ziva ne connaissait pas, à la différence de Tony qui avait fait sa connaissance quelques jours plus tôt.
Tony : Entrez. (à Ziva) Je vais coucher Elisheva.
Il sortit l'enfant de la coque et la monta à l'étage dans sa chambre.
McGee : Ziva, Je te présente Clarissa Alessandrelli, ma fiancée. Clarissa, Ziva David-DiNozzo.
Clarissa : Enchantée. On m'a beaucoup parlé de vous.
Ziva : Je crois qu'on a négligé de me parler de vous en revanche.
McGee : Tu avais d'autres soucis en tête.
Ziva : On peut dire ça comme ça.
Clarissa posa son regard sur la femme devant elle. Elle avait changé par rapport aux photos qu'elle avait eues pendant son enquête. Plus maigre, plus fatiguée, pourtant elle semblait heureuse.
Ziva : Attendez une minute… J'ai déjà vu votre nom dans le rapport de notre… escapade.
Clarissa : Oui. J'ai été dépêché sur le cambriolage de votre appartement sur la base. Je suis désolé pour ça.
Ziva : Vous n'avez pas à l'être, ça n'était pas vraiment mon appartement.
Clarissa coula un regard vers McGee qui haussa les épaules. Ziva était comme ça, franche, parfois détachée. Elle les invita à prendre place dans les canapés avant de se rendre dans la cuisine pour préparer du café. Quand Tony redescendit avec un baby phone. Ils étaient tous là dans les canapés, sirotant la boisson chaude. Ca lui faisait plaisir de les voir. Il s'installa à coté de Ziva qui lui tendit une tasse de café.
Tony : Merci.
Abby : Désolé de contrecarrer tes projets de câlin romantique avec Ziva.
Ziva : Y'a pas de mal. On a toute la vie pour ça.
Abby : On avait un cadeau pour vous.
McGee : Je vais le chercher.
Le jeune agent quitta la maison puis revint quelques instants plus tard portant dans ses bras, un bébé chien avec un nœud rose autour du cou. Tony reconnu immédiatement un berger allemand.
Tony : Vous plaisantez ?
Abby : Tony, Ziva, je vous présente Vagabonde, la fille de Jethro. Une si grande maison a besoin d'un chien de garde.
Il faut dire que le chiot était aussi beau que son père, Jethro, le berger allemand de McGee sauvé in extremis par Abby.
Tony : Vagabonde ? Comme Vagabond dans la série canadienne de 1979 avec London le chien.
Abby : Oui. Même si Gibbs ne cesse de l'appeler Gaby depuis plusieurs jours et elle ne répond plus qu'à ce nom là.
Gibbs : Je construirais une niche et un chenil dans la semaine pour elle.
Ziva : C'est gentil… je suppose. Je n'ai jamais eu de chien.
McGee : Ca n'est pas un pitbull, mais tu devrais aimer Ziva. Ceux sont des chiens de caractère et très doux avec les enfants.
Tony : Vous restez dîner ?
Ducky : On ne voudrait pas déranger.
Tony : Pas de problème.
Abby : Alors d'accord. Seulement si c'est Ziva qui cuisine.
McGee : Abby !
Abby : Enfin seulement si tu n'es pas trop fatiguée.
Ziva : Non aucun problème. Je vais très bien.
Gibbs : Au faite qu'à dit le médecin ?
Tony : Qu'elle devait grossir un peu.
Ziva : Et me remuscler.
Gibbs : Et ton dos ?
Ziva : Il se remet doucement. Il va me falloir un peu de temps avant de pouvoir reprendre du collier.
Commissariat Nouvelle Orléans. Trois semaines plus tard.
Tony était angoissé de revenir là après de long mois. Il posa son regard sur Ziva qui se tenait à coté de lui. Puis tous deux traversèrent le commissariat sous les yeux consternés des policiers qui se trouvaient là. Ils ne comprenaient pas ce que faisaient Tony et Ziva là, avec des plaques d'agents fédéraux. Pour eux, Jacobson était un des leurs disparus en même temps que Claudia, et Ziva n'était que la femme de Tony. Mais là… Tony toqua deux coups à la porte vitrée du Capitaine avant de l'ouvrir. Galamment il laissa passer sa compagne avant de refermer derrière eux.
Tony : Capitaine Nielsen.
Nielsen : Lieutenant Jacobson ou devrais je dire agent DiNozzo. Ziva.
Tony : Agent Antony DiNozzo. NCIS.
Nielsen : Et je suppose qu'elle est ta partenaire.
Tony : Exact.
Ziva : Agent Ziva David-DiNozzo.
Tony : Nous n'avons pas menti sur ça. Elle est également ma femme. Nous nous sommes cachés ici pour la protéger du Mossad.
Nielsen : Le Mossad rien que ça ! Et Claudia dans tout ça ? J'espère qu'elle va bien.
Ziva : Claudia était avec moi quand nous avons été attaqués, elle ne pouvait pas revenir ici. Trop dangereux pour elle. Le Mossad ne lésine pas sur les moyens.
Nielsen : Qu'a à voir le Mossad avec deux agents du NCIS.
Ziva : Je suis israélienne. Enfin j'étais.
Tony : Et ancienne agent du Mossad.
Ziva : Je pensais être en sécurité ici en Amérique, mais mon mariage a précipité les ennuis.
Soudain une tornade rousse, entra dans la pièce soulevant avec peine une coque pour bébé. Ziva se leva à son tour et lui prit avec précaution avant de sortir l'enfant, pour le lover dans ses bras.
Claudia : Oh salut Capitaine !
Nielsen : Tu vas bien ?
Claudia : Nikel. J'ai passé ses dernières semaines au NCIS et j'ai rencontré Thom E. Gemcity ! Il est génial ! Boss, tu savais que mes héros préférés, Tommy et Lisa c'est en réalité Tony et Ziva ! Tu y crois, boss ?
Nielsen : Oui, je te crois. Maintenant assieds toi, tu vas faire peur au bébé.
Claudia : Oh, pas d'inquiétude, Elisheva a l'habitude.
Nielsen : Claudia, je veux un rapport complet sur ta disparition, pour demain.
Claudia : Désolé boss.
Tony : Elle est tenue au secret-défense. Si nous sommes là c'est seulement parce qu'on a insisté auprès du notre directeur. Nous avons jugé que nous vous devions des explications.
Ziva : Notre directeur a déjà de gros problèmes avec le directeur David, le responsable du Mossad.
Claudia : Le père de Ziva.
Nielsen : Votre histoire à l'air d'un gros bordel.
Tony : C'est à peu près ça. Mais les choses vont beaucoup mieux.
Claudia : Boss, le directeur Vance, m'a proposé un poste dans l'équipe de Gibbs. C'est une offre que je ne peux pas refuser.
Nielsen : Je comprends. Bien que ça m'attriste.
Claudia : Je suis désolé, boss, j'ai beaucoup appris avec vous mais…
Nielsen : Mais nous sommes loin de pouvoir mettre vraiment en avant tes compétences. A la différence d'une agence fédérale.
Ziva : Tony, je dois filer, elle m'attend. On se retrouve plus tard.
Tony : Okay.
Elle lui vola un baiser et lui subtilisa discrètement les clefs de voiture avant de mettre la petite Elisheva dans sa coque et prendre la direction de la porte.
Tony : Attend Ziva tu n'as pas les…
Elle agita le trousseau entre ses doigts.
Tony : Je déteste quand elle fait ça.
PJ's café.
Comme la première fois ici, Leïla était là, assise à la même table que d'habitude. Le regard de la jeune palestinienne se posa sur l'agent du NCIS et fronça des sourcils en découvrant son amie, là devant elle après des mois, un landau et une arme à la ceinture. Ziva hésita et approcha.
Ziva : Shalom Leïla.
Leïla : Shalom.
Ziva : Merci d'avoir accepter de venir.
Leïla : Où étais-tu ? Tu disparais comme ça sans prévenir ! J'étais morte d'inquiétude ! Non j'ai mieux comme question. Qui es-tu ?
Ziva : Ziva David-DiNozzo, et je suis israélienne, enfin maintenant je suis américaine, mais je suis née en Israël.
Leïla : Tu n'es pas étudiante…
Ziva : Non, je suis agent fédéral, mais travailler avec toi, a été un véritable plaisir.
Leïla : C'est ton enfant ?
Ziva : (souriante) Oui, ma fille, Elisheva.
Leïla : Je peux la prendre ?
Entre les deux femmes semblaient naitre une trêve.
Leïla : Remarque, je comprends mieux notre différent en cours sur la guerre israélo-palestinienne.
Ziva : Oui les années passées au Mossad m'ont un peu grisé sur ce conflit.
Leïla : Es-tu heureuse ?
Ziva : Oui, je crois que je le suis. Et toi quoi de nouveau dans ta vie ?
Leïla : Je me suis fiancé.
Ziva : Génial ! Mes félicitations ! Tu l'aimes vraiment ?
Leïla : Oui.
Ziva : Je suis aussi là parce que j'ai terminé ma thèse.
Leïla : Génial. Bravo.
Ziva : Tu m'accompagnes ? Je dois aller porter mon mémoire et expliquer pourquoi je ne m'appelle pas Eli-Jacobson mais David-DiNozzo.
Leïla : Remarque une chose ne change pas. Tu as un nom compliqué dans les deux cas !
FIN
