Note de l'auteur: Bon, voilà la suite que je ne comptais pas donner à cette histoire. Mais quelques reviews et alerts plus tard, je suis finalement revenue sur ma décision. Ceux dont je parle ce reconnaitrons et je les remercie encore. Pour ma part, je n'ai pas réussi à faire de ce chapitre quelque chose de satisfaisant, mais il faut bien commencer quelque part. So, enjoy.

Xoxo

Lili.

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L'homme est un apprenti, la douleur est son maître, et nul ne se connait tant qu'il n'a pas souffert.

[ Alfred de Musset ]

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Ce qui m'a réveillé, c'est la douleur. Vive, crue, impitoyable. La seconde chose qui m'a frappé fut l'odeur de renfermer autour de moi. Et j'aurai reconnu cette dernière, pourtant si semblable à tant d'autre endroit, n'importe où. Retour au point de départ, inexorablement. J'entends les murmures autour de moi, et je me forçe à fermer plus fort les yeux. Derrière mes paupières, il y a ce monde que j'ai quitté il y a longtemps, et auquel je n'ai pas envie de faire face maintenant. Chaque respiration est une torture et bientôt il m'ai impossible de rester immobile plus longtemps. Je me redresse essayant de calmer ma quinte de toux. Quand je enfin cesse de tousser, je relève les yeux. Harry et Ron sont là. Identiques à ce qu'ils avaient été. En croisant leurs regards, je me rends compte qu'il n'y a plus seulement quelques mètres qui nous sépare mais un énorme fossé. Le silence dureune éternité. Plusieurs fois la bouche de Ron s'ouvre dans l'espoir, peut-être, de formuler une question avant de finalement se refermer, Harry, quant à lui, fronçe les sourcils comme s'il se concentré sur quelque de chose de compliqué. Mais aucun d'eux n'a détourné le regard. Puis, c'est finalement Harry, le plus courageux des deux, qui se jette à l'eau.

_ Où étais-tu pendant tout ce temps ?

Chaleureux accueil. Je ne sais pas quoi répondre. Lui dire, reviendrait à l'accepter dans ma vie. L'accepter lui c'était les accepter tous.

_ Tu te rends compte que tu es partis du jour au lendemain ? Son ton se fait accusateur. On a cru que tu t'étais fait enlever.

_C'était le but.

Leurs yeux s'écarquillent de surprise. Visiblement, ils ne s'attendait pas à ça.

_Après deux ans de recherches, c'est tous ce que tu trouves à dire ?

_Si tu veux la vérité soit prêts à l'entendre dans son intégralité, Harry.

Il soupire. Il a l'air d'avoir prix dix ans. Ses yeux verts semble s'être délavé au fil du temps, ses cheveux sont toujours un foutoir sans nom. Pourtant, dans son apparence, il y a des choses qui, inexplicablement, me font dire qu'il est heureux. C'est tout ce que j'espérais en partant.

_Où est Drago ?

La question me brûlait les lèvres. Et le visage de Ron se crispe. Le brun, lui, à juste l'air fatigué.

_Il a été légèrement brûlé. On lui a donné une potion. Il dort.

_Je veux le voir.

_Non.

Mon affirmation était sans appel. Pourtant, c'est Ron qui vient d'y répondre. De ce ton cassant, tranchant comme un rasoir que je ne l'ai jamais entendu employer. Le silence retombe avant que Ron ne vienne le briser à nouveau.

_Comment tu as put ?

_Quoi ?

_Nous laisser. Pour lui. Comment as-tu put devenir...

Sa phrase reste en suspens. Et, la pensée qu'il ne reste plus rien des amis que nous avons été me traverse l'esprit.

_Devenir quoi ? Vas-y, dit le Ron. Comment j'ai put, égoïstement, vous quittais pour votre ennemie de toujours ? Comment ...

_Comment as-tu put devenir la putain d'un Mangemort ! Crache-t-il avec dégoût, les mains tremblantes de rage.

Les mots font mal. Comme jamais. Ce n'est plus de la douleur physique. Mais le genre de phrase qui vous reste, peu importe le temps qui passe. Elle est là, niché dans un coin de votre cerveau. Je n'aurait jamais penser que ça me blesserait autant venant de lui. Puis, je me lève d'un bond, prête à le frapper aussi fort que Drago me l'a appris. Lui aussi se lève, imposant son mètre quatre-vingt cinq. Mais Harry s'interpose. On a l'air tellement pathétiques. Comment avons-nous put devenir ainsi ? Comme des étrangers ? Je sais que mon départ en est pour beaucoup, mais tout avait déjà commençait à s'effritait bien avant je parte.

_Laisse-moi le voir.

_Non.

Sans un mot de plus, il quitte la pièce, nous laissant seul Harry et moi. Finalement, rien n'a changé. Il n'y a jamais eu de trio, ça n'a toujours était que lui et moi.