Note de l'auteur: Désolé pour le p'tit retard. Merci pour ceux qui mon ajouter en alerts diverses ou en histoires favorites, ça fait toujours plaisir; Mais, une review à poster prend seulement quelques secondes alors c'mon guys !
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Le paradoxe de la haine c'est d'être comme l'amour: une limite extrême des sentiments humains à partir de laquelle il n'y a plus de mots pour en décrire la force.
[ Jean-Michel Wyl ]
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Je suis déjà fatiguer des ses retrouvailles que, finalement, je n'ai fait qu'entrevoir. Harry et moi nous sommes allongés dans le jardin de derrière où, durant notre adolescence, nous n'étions allé que très rarement. L'atmosphère de cette maison a eu tôt fait de m'étouffer. Le corps d'Harry contre lequel je suis blottit est un vrai radiateur, et contraste avec la température hivernale de cette mi-novembre. Le silence est totale si ce n'est la brise glaciale qui claque dans l'air et fouette nos joues déjà rougis. Mais nous avons besoin de réponses, l'un comme l'autre.
_Comment nous avez-vous trouvé ?
_Un membre de L'Ordre, par une incroyable coïncidence, habitait en face de ta maison et …
_De votre maison, Harry. N'est pas peur des mots.
_Ce n'est pas le cas, répond-il calmement.
Finalement, le gouffre que j'avais cru voir entre nous n'était qu'un produit de mon imagination. Je suis soulagé de constatais que notre relation peut survivre à tout. Aussi continue-t-il comme si de rien n'était.
_Il a aperçu un homme encapuchonné rôder autour de votre maison avant de finalement y mettre le feu. Le temps qu'il sorte de chez lui, il était partis.
_Un mangemort seul ? Plutôt étonnant. Mais comment savait-il où nous trouver ? La maison était protégé par d'innombrables sorts et il était quasi-impossible de savoir que c'était nous.
_D'après Carver, le membre de L'Ordre, il était là depuis un bon moment et savait exactement ce qu'il faisait.
_Et comment ce Carver nous a-t-il sauvé ? Drago et moi avons tous essayer mais la réseau de cheminé était hors-service, impossible de transplaner pas plus que d'essayer de sortir de la maison. Les flammes étaient partout.
_Il est très doué en sortilèges. Il a réussi à maitriser le feu l'espace de quelques minutes pour vous faire sortir. Mais c'est vrai que ce mangemort de vous a laisser aucune chance. Enfin, quand il t'a reconnu, il nous a contacté.
Un rire nous parvient de la rue. Un véritable éclat de joie, pleins de promesses d'un bonheur que nous ne pouvons qu'être témoins.
_Je n'avais rien prévu, dis-je, brisant la quiétude du moment.
Il comprend. Après tout, c'est Harry.
_On avait parlé que d'un hypothétique départ si quelqu'un venait à l'apprendre, enfin, si quelqu'un de son camp venait à le découvrir. Et puis un jour, il est revenu. Bouleversé. Il a juste dit: « Hermione, il faut partir. » Alors sans réfléchir, je l'ai fait. Parce que Drago était tout. Alors j'ai laissé le reste.
_ « Le reste » ? dit-il amer.
_Ne le prend pas comme ça, Harry. Tu abandonnerais tout pour Ginny, n'est-ce pas ?
_Oui. Mais je ne vous laisserez jamais en plan comme tu l'as fait.
_Parce que tu crois que ça a été facile. C'était ce que j'ai eu de plus dure à faire. Te quitter. Mais, je n'avais pas le choix. Vous n'auriez jamais comprit. Et, je voulais vous revoir. Je ne voulais pas que vous me voyez comme une traître. Croire que je m'étais fais enlevé est la première chose qui nous est venu à l'esprit. Quand aux Mangemorts, on a fait courir le bruit que Drago était mort. Et ça a plutôt bien fonctionné. Maintenant, tous cela semble sûrement stupide et sans queue ni tête mais à l'époque, dans l'urgence, cela semblait une bonne idée.
_Pourquoi partir aussi précipitamment alors, et ne pas avoir réfléchis a quelque chose de plus élaboré ?
_J'ai appris plus tard que ce soir là, quand il est rentré, il revenait du Manoir de son père et qu'il...Drago n'est pas un assassin. Il n'a jamais eu le choix que de prendre la fuite.
J'allais ajouter plus lorsque Ginny passa la tête par la porte coulissante. Lorsqu'elle m'avait vu, elle m'avait serré dans ses bras, sans posé la moindre question, simplement heureuse que je sois saine et sauve.
_Une quinzaine de membres de L'Ordre vient de débarquer.
Harry et moi soupirons. Il ne manquait réellement que cela. Nous nous levons, à contre-cœur. Le salon, vide une heure plutôt est bondé. Le brouhaha qui s'élève de la masse est insupportable et lorsque je fais mon entré, tout cesse et le brusque silence est assourdissant. Remus, Neville, Luna et Rogue sont là. Pour les autres, je ne les ai vus que quelques fois à des réunions de L'Ordre qui datent maintenant d'au moins deux ans. Ils me jugent. Je peux le voir dans leurs yeux. Certains on l'air horrifiés, d'autres en colère comme s'ils avaient été trahit. Ron est de ceux là. Je pensais que son opinion n'importerait peu. Pourtant, comme les propos qu'il a tenu tout à l'heure dans ce qui me serre de chambre, son regard me fait sentir misérable. Même s'il a toujours été le plus lamentable de nous deux. Soudain, une main se glisse dans la mienne. Il tremble un instant, avant de ce tenir aussi droit que son éducation l'exige. Mon regard glisse vers le sien.
_Cessez donc de la regarder ainsi. Sa voix grave et majestueuse résonne dans le salon silencieux.
Il s'apprête à ajouter quelque chose quand Ron s'avance, menaçant. S'il ne m'avait pas tenu la main, j'aurais reculer.
_Et toi, cesse donc de prendre tes grands airs, Malfoy. Tu... vous n'êtes pas les bienvenues ici.
Je m'étonne de son hostilité. Du moins, qu'il l'expose devant tout le monde, pour une fois. Mais déjà, je sens les larmes affluaient derrière mes paupières. Sales traitresses. Je les retiens in-extrémis. Je voudrais tellement que ses mots ne me fassent rien. Je pensais qu'ils ne m'atteindraient pas. Après tout ce qu'il ma fait subir. Puis c'est au tour d'Harry d'intervenir. Éternel médiateur. Il passe devant le rouquin, ne lui adresse même pas un regard. Je crois qu'il s'est toujours douté que quelque chose était arrivé, sans finalement vraiment vouloir savoir. Et devant l'assemblée pétrifiée, il tends la main à l'homme à mes côtés, qu'enfin, il saisit.
_Si Hermione a confiance en toi, alors moi aussi. Ici, c'est chez moi, l'avertissement pour son ami est à peine voilé, alors tu peux rester aussi longtemps que tu le voudras.
_Merci, Potter.
La scène est surréaliste, évidemment. Mais personne ne pipe mot. Et je sursaute lorsque Ginny se met presque à crier. Identique à sa mère, quelques années plus tôt.
_Aller ! Bougez-vous ! Ne restez pas plantés là !
Et, en quelques instants, chacun vague à ses occupations, alors que d'autres on tout bonnement quitter la maison dans un défilé de flammes vertes. Après un moment d'inertie, mais également avant que quiconque n'est pus me poser la moindre question, Drago me traine dans une pièce adjacente, vide, comme la plupart de cette demeure. Il m'enlace , ravis d'enfin me retrouver, et plonge son visage dans le creux de mon cou. C'est doux. C'est nouveau.
_ Qu'est-ce qui se passe ? Chuchotais-je.
_ Rien. Je ne pensais pas que ça me ferais ça. D'être à deux doigts de te perdre définitivement.
_ Comment ?
_ Si seul. Et si douloureux.
Ses lèvres sont douces. Mais finalement, toute cette guimauve n'est pas pour nous. Notre baiser s'enflamme et ses mains se baladent avec avidité sur mon corps en un insatiable ballet. Et bien que le moment aurait été parfait, ce n'est pas l'endroit.
_ Drago...
Il comprends, et il lui faut plusieurs minutes pour cesser de m'embrasser.
_Va te reposer. Je te rejoins dans quelques minutes.
_ Ne tardes pas trop.
_ Ne t'inquiète pas.
Il remonte silencieusement dans la chambre, pendant que je reste seule. Je m'appuie contre le mur et jette un coup d'œil par la fenêtre. Il neige. J'ai tellement de bons souvenirs qui s'y rattache. Mais c'était il y a longtemps. Tout ça n'a plus d'importance maintenant. J'entends la porte s'ouvrir, mais ne détourne pourtant pas les yeux.
_ Drago... je t'ai dit que j'arrivais.
Son corps est pratiquement collé au mien, et ce n'est qu'en reconnaissant cette odeur d'herbe fraiche et de terre que je m'aperçoit que ce n'est pas lui. Je ferme les yeux quand je sens ses mains se posé sur mes hanches. Son souffle chaud sur ma joue m'est insupportable, aussi bien que sa soudaine proximité.
_Malfoy... chuchote-t-il, menaçant. Sérieusement ?
_Va-t-en, Ron. S'il te plait.
_Tu pensais réellement ne jamais nous revoir ?
_Toi, tout du moi.
Sa main saisit violemment mon menton.
_Regarde-moi.
J'obéis. Il a toujours ce même regard quand nous sommes seuls. Comme s'il se réjouissait à l'avance de ce qu'il allait me faire et que je ne pouvais que tenter d'imaginer.
_Dit moi, qu'est-ce qu'il fait je ne saurais te faire ?
Il s'amuse. Mais je n'ai plus 17 ans. Nous ne sommes plus amis. Nous ne sommes plus à Pourdlard.
_Je l'aime. Et il m'aime.
_Moi aussi.
_D'une façon malsaine, et tu le sais. Lui, n'a jamais lever la main sur moi. Tu ne peux définitivement pas en dire autant.
Je tente de le repousser, mais il saisit mes poignets et les maintient au dessus de ma tête avec une facilité déconcertante. Son autre main libre glisse sous mon t-shirt, et une larme m'échappe.
_J'ai toujours adoré ta combativité, Hermione. Comme si tu pouvais aller contre la fatalité.
_Et toi, tu es toujours aussi répugnant. Au moins Drago n'a pas besoin de me forcer. Je suis à lui. Tout entière.
Ses lèvres s'écrasent sur les miennes. Et je le mords, aussi fort qu'il me l'ai possible. Il se retire et m'adresse un sourire radieux.
_Bientôt tu n'auras plus le choix.
Il me lâche et quitte la pièce aussi vite qu'il y était entré.
