Note de l'auteur: voilà la suite. Ce chapitre n'a aucun intérêt pour la suite de l'histoire, mais juste un petit chapitre sur eux. So, enjoy.

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Il y a les autres mais avant tout y a toi.

[ E. Mitchel ]

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L'eau froide glisse sur ma peau frissonnante. Je ne bouge pas. J'ai mal partout d'avoir presque frotté jusqu'au sang. Mon corps étendus sur le carrelage blanc de la douche n'est que tremblement, et mes larmes se perdent comme mes yeux dans le vide.

_Hermione, je croyais que tu n'en avais pas pour long...

Sa voix se fige lorsqu'il entre dans la salle de bain. J'ai perdu la notion du temps, c'est vrai. Il s'accroupit en face de moi.

_Qu'est-ce qui se passe ?

Au début aussi, il me le demander. Puis les crises de léthargie ont cessées et alors, il n'avait plus à le faire.

_Je te hais.

Les mots sortent difficilement. Mais même de là où je suis, je peux le voir esquisser un sourire.

_Je sais. Moi aussi je te hais.

Puis, sans plus de cérémonies, il coupe l'eau, saisit une serviette qu'il a tôt fait de me mettre dessus avant d'habilement me prendre dans ses bras comme ci je ne pesais rien. Il nous allonge dans le lit, nous emmitouflant dans la couette. Son souffle chaud sur ma nuque m'apaise doucement. Il veut savoir la raison de ma soudaine saute d'humeur, mais il sait aussi que je ne lui dirais rien. Alors collant son corps au mien, nous nous laissons happé par les bras de Morphée.

Sa main glisse vers l'intérieur de ma cuisse, et finit ainsi de me sortir des limbes dans lesquels mon cerveau s'était enlisé. Mes hanches se collent à lui davantage. Il n'y a pas besoin de mots. Ils sont superflues, ne servent à rien, ils ne peuvent retransmettre l'exactitude de ce que l'on ressent. Agir. C'est tout ce qui compte, finalement. Ses lèvres se posent sur mon sein avant que sa langue ne prenne le relais, remontant le long de ma gorge. J'halète. Mes hanches se collent davantage à lui mais je n'obtiens pas le résultat escompter. Son sourire un rien sadique me fait dire qu'il a envie de s'amuser et qu'il ne compte pas me satisfaire tout de suite. Mes gémissements sonnent comme des suppliques, emplissent l'air de la pièce. Son rire résonne à mon oreille. Ses mains glissent partout, et les séquelles de l'incendie se font sentir. Je peux même deviner les ecchymoses de nos ébats passés. Son petit jeux continu jusqu'à que je ne puisse plus. Je sais qu'il attends que je le supplie.

_S'il te plait...

Un baiser à l'orée de mes lèvres.

_Fait moi l'amour, Drago.

Un sourire dans le creux de mon cou.

_J'aime tellement te haïr.

Son souffle chaud sur ma poitrine.

_Et moi donc.

Et dans un baiser fiévreux, il accède à ma demande. Dans un râle de plaisir commun nous ne faisons plus qu'un. Je le sers contre moi, pour qu'il s'ancre en moi. Qu'il se fonde en moi. Nos caresses sont brusques et pressées, nos respirations saccadées. Finalement, dans un dernier coup de reins violent, nous nous laissons allés, étouffant nos cris contre la bouche de l'autre. J'ai toujours aimé l'après dans ses bras. Nos corps recouverts d'une fine pellicule de sueur et de boutons de frisson à cause de l'air frais qui s'engouffre pas la fenêtre. Ses cheveux blonds en bataille. Sa poitrine qui se soulève au rythme de sa respiration qu'il tente de calmer. Ce petit sourire béat qu'il affiche alors que ses yeux me fixent et que ses bras me sert plus fort comme pour m'empêcher de partir. Comme si j'en avais envie.

_Heureusement que j'ai lancé un Assurdiato, chuchota-t-il amusé.

Et c'est après ce dernier éclat de rire que nous finissons par nous endormir.

Ce sont les rayons de soleil qui ont réussi à se glisser à travers les affreux rideaux aux motifs floraux qui m'ont réveillé cette fois. Et les draps froids à mes côtés ne m'ont pas aidés. Je laisse échapper un soupir. Le silence est oppressant dans cette maison. Lentement, je me prépare avant de descendre et d'affronter le reste du monde a nouveau. Du moins la vingtaine de personne qui a daigné se déplacer pour écouter mes explications. Drago est dans un coin et discute avec Ginny, comme s'ils avaient toujours été amis. Et soudain, alors que je réponds à la centième question que l'on me pose, je me rends compte que, même qui je suis heureuse de les retrouver, ma vie d'avant me manque. Sans personne pour nous juger, là où aucune explication n'était indispensable. Où, finalement, tout été tellement plus simple. Et c'est en croisant le regard du rouquin, reclus dans un coin de la pièce, que je pris pour que ma vie redevienne la même.