Remarque: Désolé pour le retard. Et désolé également pour les éventuelles fautes. Je sais que ce chapitre ce finit un peu brusquement mais il fallait que je le finisse, que c'est également un peu confus mais en ce moment je suis un peu débordé. J'essaierai de me rattraper au prochain.
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Vivre n'importe comment, mais vivre !
[ Fiodor Dostoïevski ]
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_ Je ne resterai pas, lâchais-je pour la dixième fois.
Il soupire tristement.
_Je n'essaierai pas de te faire changer d'avis. Je ne pense d'ailleurs pas que j'y arriverai même si je le voulais. Je veux juste savoir pourquoi ?
Je réfléchis un instant à ce que je peux bien lui dire. J'ai l'impression de lui faire des adieux, de le quitter définitivement une deuxième fois. J'ai répété tellement de fois ce discours dans ma tête que finalement, les mots viennent tous seuls.
_ Je vais probablement dire la chose la plus égoïste que tu n'es jamais entendu mais...pendant ces deux années avec Drago, j'ai vraiment eu l'impression de profiter de ma vie. Si on oublie les passages où l'on devait se cacher et fuir. Ne te m'éprends pas, je ne regrette pas toutes ces années passées avec vous, c'est juste que j'ai envie de...
_ Vivre ?
_ Quelque chose comme ça.
_ Comment je pourrais t'en vouloir ? C'est bien ce que tout le monde souhaite. Tu as toujours eu le choix. Et pourtant tu es restée. Avec moi, pour moi. Que tu décide enfin de vivre, finalement, ça me rassure sur ta santé mentale.
Un rire m'échappe. Harry, même dans les pires moment, reste Harry.
_ Ça m'écorche la bouche de l'avouer mais, il aura fallut deux ans de disparition et une semaine à le côtoyer à tes côtés pour, disons, apprécier Malfoy.
_Tu m'en vois ravis. Pour changer de sujet, ça fait une semaine que nous sommes ici. Et toujours pas de nouvelles sur notre assaillant. Tes contacts n'ont rien trouvé ?
_Non, malheureusement.
Je m'apprête à ajouter quelque chose lorsque la porte d'entrée s'ouvre dans un fracas assourdissant. Nos baguette atterrissent dans nos mains en un réflexe devenu naturel. Les autres, ameutaient par le bruit, sont eux aussi descendu dans le hall. Et il ne me faut que quelques secondes, moins que les autres de toute évidence pour reconnaître l'inconnu écroulé au sol. Je me précipite à ses côté prête à l'aider.
_Professeur.
Il est inconscient. Ses habits sont déchirés, imbibés de son propre sang dont mes mains sont écarlates.
_Je peux le monter dans sa chambre pour le soigner.
_Le soigner ? Demanda Ginny étonnait.
_J'ai appris une chose ou deux durant ces quelques années.
_Étonnant, dit-elle avec un sourire tordu, qui me fait plus penser à une grimace.
D'un coup de baguette, le corps de Rogue se soulève alors que l'assemblée continue de me fixer.
_Je vous préviendrais lorsqu'il se sera réveillé.
Aussitôt, ils acquiescent et se dispersent. Drago me dépose un baiser su la joue, m'offrant son aide que je refuse gentillement. Je n'étais jamais entré dans la chambre de Rogue, comme la plupart des occupants de cette maison. Tout y est sombre, si ce n'est quelques objets verts ici et là. Je le dépose sur son lit, et je l'entends grogner de mécontentement.
_Je ne pensez pas que vous pourriez simuler votre inconscience pour échapper aux autres.
_Je ne suis pas vraiment en état de leur parler. Sam et Léo qui m'accompagnaient sont morts. On nous a vendus. Les Mangemorts n'aurez pas put nous trouver sans que quelqu'un les mettent au courant. Quelqu'un de l'Ordre. Les seuls au courant de cette mission sont dans cette maison.
Mais yeux s'écarquillent de surprise mais il n'y prête pas attention. Il se tient les côtes en essayant de respirer le moins possible.
_Ce sont de graves accusations. Pourquoi me le dire à moi ?
_Parce que je ne sais plus à qui faire confiance si même les membres les plus importants de l'organisation sont infiltrés.
Le silence retombe. Seule sa respiration erratiques vient le troubler.
_Je ne pensais plus jamais vous revoir, dit-il en passant du coq à l'âne.
J'esquisse un sourire. Je l'aide à retirer les lambeaux de vêtements qui ne cachent plus grand chose de son torse. Celui-ci est tailladé, le sang le recouvre presque entièrement mais je peut apercevoir les bosses de quelques vieilles cicatrices blanchit par le temps. J'approche ma baguette mais il ne bouge pas, il essaie de contrôler la douleur. Je murmure la formule et les plaies se ferment lentement les unes après les autres.
_Moi non plus. Vous avez manqué à Drago. Vous êtes la seule personne qui est été un véritable exemple pour lui.
_Et lui ce qui se rapproche le plus d'un fils.
_Je n'ai jamais eu l'occasion de vous remercier pour nous avoir aider à disparaître.
Il ne dit rien. Il se contente de me regarder comme si j'avais réussi quelque chose d'exceptionnel. Ça m'a décontenancer la première fois. Qu'il ne soit pas en fait le parfait salaud qu'il avait été durant toutes ces années.
_Vous devriez vous reposer, dis-je en voyant la dernière blessure se refermer.
Et sans un mot de plus, je le laisse seul.
