Note de l'auteure: Bonjour/bonsoir, alors voilà la suite, déjà, car je n'aurait probablement pas la possibilité de la poster durant la semaine. J'ai été bien évidemment agréable surprise en voyant « autant » de gens m'ajouter en histoire favorite ou en alerts, mais une review fait également plaisir. Moi même lorsque je lis une histoire, je met un point d'honneur à en laisser. Aller les gens, bonne lecture.

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«La menace est souvent plus redoutable que l'action.»
[ Robert Choquette ]

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Le silence de cette maison est insupportable, s'en devient oppressant. Même la respiration régulière de Drago n'arrive pas à m'apaiser. Je quitte ses bras le plus doucement possible, mais comme d'habitude, il est imperturbable. J'enfile rapidement mes habits avant de quitter la chambre et descendre les escaliers qui, miraculeusement ne grince pas sous mes pas. La cuisine baigne dans la clarté de la nuit. Je n'arrive pas à dormir. Ce que m'a dit Rogue tourne en boucle dans ma tête. Je me demande qui pourrait nous trahir tout en continuant de vivre avec nous comme si de rien était. Soudain, je sens quelqu'un derrière moi, et, appuyant ses deux mains sur le rebord, il me colle contre le plan de travail.

_Toujours insomniaque ?

_Toujours aussi collant ? Dis-je sarcastique.

_Ça fait plaisir de voir que tu as récupéré un peu de mordant durant ces deux années. Tu en manqué cruellement durant notre 7e année.

_Désolé, mais je n'étais pas vraiment d'humeur après que tu m'ais violé.

Les mots claquent violemment dans l'air. C'est la première fois que j'ose le dire à voix haute.

_Allons, tu exagères un peu. Ne me dis pas que tu n'as pas apprécier nos petits tête à tête, Mione.

_Ne m'appelle pas comme ça.

_Depuis quand n'ai-je plus ce droit ?

_Depuis la première fois où tu as mis ta main sur ma bouche pour étouffer les cris.

Je peux voir son reflet dans la fenêtre en face de moi. Son sourire s'est fané, et le peu de satisfaction que j'ai ressentis en lui répondant également. Son corps se colle un peu plus au mien, l'écrasant davantage contre le plan de travail. Son souffle dans mon coup me fait des frissons. Des frissons d'horreur.

_Ne joue pas avec moi, Mione, dit-il en insistant sur mon surnom comme pour me montrer que quoi que je face, il aura toujours le dernier mot. Malfoy n'a été qu'une excuse pour partir. Mais maintenant que tu es de retour, je compte bien récupérer ce qui m'appartient.

Il va ajouter quelque chose lorsque la porte s'ouvre brusquement. Le reflet d'un Rogue affaiblit à l'expression surprise m'apparaît soudain dans la vitre. Il croise mon regard et je ne rompt pas le contact, même quand Ron me murmure, menaçant:

_Ne reste pas trop toute seule dans cette maison. Et la prochaine fois que je te surprendrais te promener dans la nuit, je prendrai ça comme une invitation. Et à ce moment là, il ne sera plus question de parler. C'est une promesse que je te fais.

Sur ce, il quitte la pièce rapidement, n'adressant même pas un regard à celui qui avait été si longtemps notre professeur. La porte se referme dans un léger cliquetis et le silence refait son apparition. Je baisse les yeux, essayant de contrôler les tremblements qui secouent mon corps. Je peux sentir son regard sur mon dos. Mais il ne dit rien et j'en suis reconnaissante.

_Drago est au courant de ce qui se passe avec Weasley ?

J'ai parlé trop vite. Après tout, c'est Rogue, à quoi je m'attendais ? Je me redresse brusquement, fait volte/face, et me dirige vers la porte, prête à quitter la cuisine à mon tour. Mais il ne l'entends définitivement pas de cette oreille. Il saisit mon bras m'empêchant de continuer. Mes yeux croisent les siens. Son regard est dure mais plus comme avant. Comme si quelques chose c'était briser durant ces deux ans, comme si tout ça, la vie, ne valait plus tant d'efforts.

_Il ne se passe rien avec Ron, dis-je d'un ton qui se veux menaçant.

_Alors ce à quoi je viens d'assister ne signifie rien ?

_Vous ne savez pas ce que vous avec vus. Vous ne savez rien.

_C'est vrai, alors expliquez-moi.

_Vous m'avez sauvé et je vous ai remboursé ma dette en vous sauvant également la vie, il y a quelques heures. Je ne vous dois donc aucune explication. N'abusez pas de ma reconnaissance.

Et finalement, il me lâche.