Note de l'auteure: Bonsoir à tous. Bon voilà enfin la suite que je n'arrivai pas à pondre depuis que j'ai été voir Harry Potter part1 ( génial, soit dit en passant ), l'inspiration m'a un peu manqué. Donc voilà, en espérant qu'il soit assez satisfaisant. La fin de devrait plus tarder.

Xoxo

Lili

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La jalousie est le plus grand de tous les maux, et celui qui fait le moins de pitié aux personnes qui le causent.

[François de La Rochefoucauld]

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Assise en tailleur à ses côtés, mes doigts caressent doucement les stigmates qui strient son dos. Je le sens frémir mais je continue. Sa voix étouffée par l'oreiller me parvient comme un murmure:

_Arrête de toucher ces trucs.

Je continue malgré tout. Il se relève soudainement, et me saisit le poignet, m'empêcher d'en toucher une de plus.

_Je t'ai dit d'arrêter.

Son ton est froid comme le regard qu'il me lance. Le mien est presque suppliant. J'ai l'impression de devoir le faire, de le guérir, que si elles sont là, après tout, c'est en partie ma faute.

_Elles ne valent pas autant d'attention, Hermione.

Son nom, sortant de ses lèvres, me fait toujours autant frissonner.

_C'est juste que...elles m'ont toujours intriguer. J'aimerai savoir comment elles ont été faites.

_Pourquoi crois-tu que je vais te le dire maintenant ? Qu'est-ce qui te fait croire que ce matin est différent ?

_Tout est différent à présent.

Il hésite un instant. Ces cicatrices ont toujours été un sujet tabou, il détestais son père et encore plus, je crois, qu'il est put le marquer ainsi à vie. Je ne les ai vu que deux jours après notre départ. Il était déjà trop tard pour essayer de les soigner. Son dos ressemblait à un horrible champs de bataille, loin de la surface lisse à la blancheur diaphane qu'il avait été. Il a mit du temps à les accepter, mais parfois encore je le surprenais les observer, cet air de dégout pervertissant ses traits parfaits.

_Mon père me les a faites au Manoir, dit-il sans grande précision. Mais elles étaient inutiles, je savais exactement de quel soir il parlait. J'ai refusé la Marque. Je n'ai même pas eu le temps de réaliser ce qui m'arriver. J'avais l'habitude des Doloris. Mais là...je ne connaissais même pas le sort. C'était comme si chaque coup m'arracher un lambeau de peau. Au bout d'un moment il s'est appuyé contre le rebord de la fenêtre, dos à moi. Ce doit être effectivement fatiguant de torturé son fils, dit-il, le sarcasme perçant clairement dans sa voix. J'ai saisit l'occasion. J'ai fait un bond et j'ai attrapé ma baguette qui dépassait de sa poche. Comme tu peux t'en douter, mon père ne m'a pas gentiment regarder faire. Mais il n'a jamais été vraiment bon au combat au corps à corps, c'est trop primitif, trop...

_... moldue.

_Oui. Quand j'ai enfin réussi à le repousser, j'ai transplané.

_Du Manoir ?

_Voldemort était là. J'aurais presque envie de le remercier. Pour sa venue nous avion levés les protections.

Le silence retombe. Ses deux orages me fixent, impénétrables. Il a l'air...suspicieux.

_Qu'est-ce qu'il y a ? dis-je sans que ma voix ne tremble une seule fois.

Rogue a peut-être raison. Nous cultivons l'art du secret et du mensonge depuis tellement longtemps qu'il nous ai devenu aisé de le pratiquer.

_Tu le savais déjà.

_Quoi ?

Je sors du lit et me tient en face de lui, au milieu de la pièce. Il me rejoint, l'air menaçant. Un frisson de peur ou bien d'excitation -ou même les deux- parcours mon échine et sans grande considération me saisit le bras.

_Tu n'as pas ce petit truc, comme quand tu viens enfin de découvrir quelque chose que tu cherchais depuis longtemps.

_Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Tu veux que je saute de joie en réalisant que l'homme que j'aime s'est fait torturé pas son père en partie par ma faute ?

Il ne relève pas et m'accole au mur, sa main sur ma gorge.

_Severus te l'a dit ?

_Je... Drago, tu me fais mal.

Je ferme les yeux un instant. Son emprise se relâche soudain, et ses lèvres chaudes prennent le relais. C'est une façon comme une autre pour lui de dire pardon. Ses mains s'aventurent sur mon corps, et je sais que bientôt je ne serai plus maitre de mes actes. Mais il se stoppe, et je sens son souffle chaud contre mon oreille.

_Je descends. J'ai deux mots à dire à mon parrain.

Et sans que j'ai eu le temps d'esquisser le moindre mouvement, il est déjà à la porte.

_Drago, attends !

Je me précipite derrière lui, mais il est déjà en bas de l'escalier. Ses pas le mènent jusqu'au salon où le peu d'habitants de cette maison est réunis. Il le cherche du regard mais il n'est pas là. Le silence s'est fait dans la pièce et la colère de Drago à envahit l'air. Je m'accroche à lui.

_Drago, dis -je dans un murmure. Calme-toi. Ce n'est rien. Il pensait bien faire en me le disant.

_Ce n'était pas à lui de le faire. Et puis je n'ai pas besoin que les autres sachent ce qui m'est arrivé.

_Mais ce n'est que moi.

_Et alors ? J'aurai préféré que tu l'apprenne de ma bouche, plutôt que de la sienne.

Nous nous affrontons du regard un instant, quand un raclement de gorge vient le briser. C'est Ron, adossé contre le mur qui nous fixe l'air mauvais.

_On vous dérange peut-être, dit-il en désignant Harry et Ginny d'un geste las de la main.

_Toi, toujours, réponds Drago du tac-au-tac.

Ron esquisse un geste vers sa poche arrière, mais Drago a toujours était extrêmement rapide. En deux pas il est sur lui et le plaque durement contre le mur. Les menaces sont audibles de tous, et il les crachent sans douceur au visage du rouquin.

_Ne t'avise même pas de sortir cette foutue baguette. Abandonne, d'accord ? Elle ne sera jamais à toi.

Je met quelques secondes à comprendre qu'il parle de moi.

_Cesse de la regarder comme si elle était ta chose, on ne voit que ça. Elle ne t'appartiendras jamais. Elle est mienne. N'essaye même pas de poser les yeux à nouveau sur elle.

Il finit par le relâcher mais Ron n'en à pas finit. Ça toujours été un lâche, et attaquer par derrière à souvent été sa tactique préféré. Il assène un coup de poing à Drago, m'arrachant un cris. Mon fiancé titube avant de se rattraper de justesse à un meuble. Il reprends ses esprits avant de revenir à la charge. Le combat à main nue chez les sorciers est assez rare, pourtant, ils n'y vont pas de mains mortes. Harry n'a pas bougé. Il les regarde, fatigué. Ron repousse soudain Drago et je saisit l'occasion.

_PROTEGO !

Un mur immatériel et vitreux apparait d'un bout à l'autre de la pièce, séparant finalement les deux hommes.