Note de l'auteure: Bon voilà la suite, j'espère qu'elle vous satisfera. Le prochain chapitre sera probablement le dernier. Alors, si vous voulez me faire plaisir, reviewer sans modération.
A plus,
xoxo
Lili
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La violence n'est pas le but. La violence est le moyen.
[ Georges Franju ]
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La main d'Harry vient frôler le mur immatériel, provocant quelques vaguelettes à sa surface translucide comme un galet ricochant sur de l'eau. Il laisse échapper un « wouaw » à peine audible, et j'en aurais presque rougis si je n'étais pas sur le point de craquer. Je laisse retomber mon bras le long de mon corps, mais mon bouclier n'esquisse ne serais-ce qu'un frémissement. Ron vrille son regard au mien. Son torse se soulève au rythme irrégulier de sa respiration alors que j'entends celle également erratique de Drago qui se tient toujours droit comme un i à mes côtés. Sans que j'y réfléchisse réellement, j'avance d'un pas ferme jusqu'à Ron. L'impulsivité n'a jamais été un de mes traits de caractère. Mais comme beaucoup de choses ç'a a changé. Je traverse mon protego qui s'évapore en un instant. Ma main s'abat sur sa joue avec une force que je ne me connaissais pas, et déjà je peux voir mon empreinte incrustée dans sa peau. Son visage se mut en expression de haine profonde et il saisit soudain mon poignet rester en suspens. Je sais qu'il ne me fera rien, Harry et Ginny sont là, mais il en meurt d'envie, ses yeux me le hurle. Mais pour la première fois, je ne tremble pas, je soutiens son regard. Il finit par me lâcher, conscient, enfin, que nous ne sommes pas seuls. Ginny s'avance finalement, brisant cet scène absurde.
_Drago, l'intéressé se tourne alors vers elle, Rogue aimerez te parler. Il est au Terrier, avec le reste de l'Ordre. Harry et moi allons t'escorter. Ron, Hermione ? Je vous aurez bien proposer de venir mais comme vous le savez, Maman ne va pas bien en ce moment. Et je doute que, vous voir vous disputer ou vous jeter des regards assassins ne l'aide à aller mieux. Régler vos différents pendant notre absente, puisqu'il semblerait qu'Harry est minimisé l'ampleur de votre mésentente.
Les battements de mon cœur font une embardée.
_Je ne la laisserai pas seul avec lui.
Drago, mon éternel sauveur. En cet instant, j'aimerai lui dire. Tout. Ce que Ron m'a fait et comment il a réussi à m'en sortir. Comment, à chaque fois qu'il m'a prouvé qu'il m'aimait, j'ai eu l'impression de revivre, enfin. Mais les mots restent désespérément coincés dans ma gorge. Je ne peux pas. Ça l'anéantirait, lui et les autres, probablement. Et puis, j'ai peur de ce que pourrais faire Ron. Il m'a prouvé à maintes reprises que ses réactions pouvaient être plus qu'inatendu.
_Hermione, vient avec moi.
_Non.
La voix de Harry nous fait soudain nous souvenir de sa présence.
_ Ron, je sais que tu n'as jamais réellement accepté que Hermione t'es quitté et que vous êtes en froid depuis. Mais votre attitude plombe l'ambiance. Il faut que ça cesse. Alors nous allons partir tous les trois, dit-il en désignant Drago et Ginny d'un geste fade de la main, et quand nous reviendrons je veux que vos querelles d'adolescents soit oubliés. J'espère sincèrement que vous ne vous entretuerez pas. J'aimerai retrouvé mes deux meilleurs amis.
Alors que Ron doit avoir envie de sourire, moi j'ai envie de hurler. Tu te trompes tellement Harry, pour la première fois depuis bien longtemps. Tu ne fais qu'aggraver les choses, mais je ne t'en veux pas. Notre Trio a toujours été la chose que tu chérissais le plus. Le fait que tu ne veuilles pas voir qu'il s'est disloqué depuis longtemps n'est qu'un de tes nombreux espoirs que tu nourris chaque jour, sans relâche. Il était perdu d'avance. Mais tu veux y croire, encore, parce que c'est nous. Drago s'approche, me lançant un coup d'œil inquiet, un menaçant pour lui. Ses lèvres se collent à mon oreille et son souffle chaud me donnent des frissons jusqu'au bas de ma colonne vertébrale.
_ Je n'en ai pas pour long. Si jamais ce type n'essaye même que t'embrasser, fait vibrer le gallion de l'AD que tu m'as donné, et j'arriverai dans la seconde.
S'il seulement il ne voulait qu'un baiser.
_ D'accord. Vas-y, dis-je en déposant ma main sur sa joue ma rasée, dépêche-toi.
_ Toujours.
Il me dépose un baiser furtif sur mes lèvres avant de s'éloigner et de disparaître dans les flammes vertes, accompagné de mon meilleur ami, sa femme et mon dernier espoir.
Sans s'annonçait, le silence s'installe, lourd de sens. Il s'insinue par tous les pores de cette maison. Ces pas résonnent comme s'ils annonçaient une fin certaine. Il s'arrête finalement derrière moi, et je refuse tacitement de me retourner. Pourtant, je n'ai pas vraiment le choix lorsqu'il m'attrape par la gorge et m'accole violemment au mur. Il plonge son visage dans le creux de mon cou, humant mon odeur avant de remonter, glissant son nez le long de ma mâchoire jusqu'à ce que ses lèvres frôlent finalement les miennes.
_ La rébellion de te sied pas.
Il n'a définitivement pas apprécié ma gifle.
_ Drago va bientôt...
_ ….revenir. Je sais. Mais le temps que ton pathétique petit ami papote avec son Mangemort de parrain, nous auront largement eu le temps de nous amuser et de mettre les voiles.
_ De quoi tu parles ?, dis-je soudain, paniqué.
_ Tu te souviens de Théodore Nott ? Et bien, j'ai eu l'occasion de conclure quelques arrangements avec lui. Et j'ai dégoté un endroit assez éloigner pour que personne ne puisse nous retrouver.
Mes yeux s'écarquillent d'effrois.
_ C'est toi qui a vendu Rogue et les autres lors de leur mission !
_ Toujours aussi perspicace.
_Alors c'est ça ton plan ? M'enlever et me séquestrer ?
_En somme, te garder pour moi seul, exacte.
_ Un plan à ta hauteur, crachais-je avec mépris.
Sa prise sur mon cou se resserre tandis que l'autre, trahissant son esprit tordu, remonte ma robe le long de ma cuisse. Un frisson d'horreur parcoure mon échine.
_Ne t'avises plus jamais de me parler sur ce ton.
Tentant le tout pour le tout, je le repousse violemment et étonnamment, il se laisse faire. Dans un élan d'espoir, je tente d'atteindre la cheminer mais ça aurait été trop simple, évidemment. Il me fait trébucher, me faisant m'écrouler au sol, avant de s'allongeait sur moi, maintenant mes poignet au dessus de ma tête. Il se positionne enfin entre mes cuisse m'empêchant ainsi de bouger. Cette fois il arrache ma robe sans ménagement et les larmes s'échappent de mes yeux sans grande peine.
_ Ça m'a manqué. Tu m'as manqué, dit-il amusé.
Je me débat toujours, mais cela ne sert plus à rien, si ce n'est, me fatiguer.
_Pourquoi tu fais ça, Ron ?
_Quelle question. Je t'aime, Hermione.
Il a l'air si sérieux. Comme si c'était tellement évident, comme si ça expliquer tout. Et à travers les limbes de sont esprit tordu, derrière son sourire sadique se doit probablement être vrai. Mais la colère et la jalousie ont pervertis tout ce qu'il y avait de bon en lui.
_Si tu m'aimais réellement, tu ne me ferait pas mal ainsi.
_Tu ne me laisses pas vraiment le choix.
_Je t'aimais, Ron. Pas comme un amant, mais je t'aimais quand même.
Sa poigne sur mes poignets se relâche, me libérant enfin. J'essaie alors de le calmer et mes mains saisissent son visage en coupe.
_Pourquoi tu fais ça ? Tu étais mon meilleur ami.
L'une d'elles glissa le long de sa joue, de sa nuque et de son épaule, puis de son avant-bras avant de finir dans ma poche.
_ Ca ne me suffit pas, Hermione.
_ Où est passé le Ron avec qui j'ai grandis ?
J'ai peut-être forcé ma chance. Mes poignets reprennent leur place initiales et son visage est déformé par la colère.
_Je ne suis plus cet idiot depuis longtemps.
_Ron, je...
_Tais-toi !
_ S'il te plait...
_ Tu sais que ça n'a jamais été assez. Que se n'était pas ce que je voulais. Je t'aimais sincèrement. Mais tu as toujours cru mériter mieux. Je suis le seul qu'il te faut, d'accord ? Tu es à moi. Tu m'appartiens, et jamais plus Malefoy ne posera la main sur toi.
Sa bouche s'écrase sur la mienne forçant la barrière de mes lèvres. Il caresse chaque parties de mon corps avec avidité, et bientôt, mes sous-vêtements ne sont plus une barrière très résistante. Dans un dernier espoir, je le tournais trois fois à droite, une fois à gauche et le gallion se mit à vibrer.
