Note de l'auteur: Alors avant de commencer, je voulais juste dire que j'ai rajouter un micro bout du dialogue de fin du chapitre précédent que je me suis rendu compte avoir oublier. Bon, pour ce qui est de l'épilogue, et bien, j'ai beaucoup hésité entre une happy end ou pas. Bref, je vous laisse découvrir par vous même, peut-être rajouterai-je l'autre plus tard. Deux épilogues pour satisfaire tout le monde...je ne sais pas. En tout cas, bonne lecture. Et merci d'avoir fait vivre cette fic. Merci.
Xoxo
Lili
.
.
.
La magie du premier amour, c'est d'ignorer qu'il puisse finir un jour.
[ Benjamin Disraeli ]
.
Où il y a une fin, il y a toujours preuve d'un commencement.
[ Rick Moody ]
.
.
.
Le soleil était là, éblouissant de clarté, faisant fi de nos problèmes. Le vent du Sud fouettait nos visage, répandant un sentiment de liberté. Des journées comme ça en Angleterre, il n'y en a pas beaucoup. Il n'y en a jamais. Il faut percevoir cela comme un signe, je crois. Comme si, enfin, notre vie d'avant, celle que nous n'avons fait que frôler lors de nos jeunes années, calme et paisible, allait enfin commencer. Ce n'est pas un temps propice à la nostalgie, mais un temps pour vivre. Les lents va-et-viens de la balancelle me berçait doucement, et l'odeur des fleurs embaumait l'atmosphère. Tous les trois s'écroulent soudain à terre dans un éclat de rire commun. Drago les prends alors dans ses bras, son bonheur tenant dans une étreinte. L'adolescent hautain et insupportable, prétentieux aux valeurs immorales a disparu pour laisser place à l'homme, au père. L'air lugubre qu'il arborait souvent a été remplacé par ce sourire auquel j'ai finit par m'habituer. Éclatant et sans faille. Ils ont l'air tellement heureux. Comme si le Monde n'avait plus d'emprise sur eux, rien n'ayant plus vraiment d'importance si ce n'est leur famille. Après les avoir embrassé, Hermione se relève brusquement et cours vers moi, m'étreignant violemment. J'entends son sourire enfouis dans le creux de mon cou. Je peux le sentir parcourir son corps. Ce moment ce passe de mot.
_Harry...
Quelqu'un chuchote mon nom. Je connais cette voix, mais je ne veux pas l'entendre. Je voudrais que cet instant ne finisse jamais mais la fin est palpable dans l'air.
_Oncle Harry...
Je m'accroche à elle, désespérément, faisant fi des murmures. Elle est ma sœur, ma moitié, mon âme sœur.
_Hermione...reste.
Mes bras la sers d'avantage.
_Harry...!
Ma chimère s'évapore entre mes bras, telle de la fumée. Je me réveille en sursaut, l'obscurité me happant tout entier, son sourire toujours gravé sur la rétine. Mon front est en sueur et ma respiration saccadée résonne dans le silence assourdissant de cette maison. Mes yeux tombent finalement sur les siens, comme chaque nuit depuis deux longs mois. Elle se tient aussi droite que son père, ses orbes mordorés exprimant une infinie tristesse qui me semble déplacée sur ce si jeune visage. J'aimerais ne pas avoir à les voir, chaque jour. J'ai l'impression de la voir elle. Dans un soupir las, je lui tend ma main qu'elle s'empresse de saisir avant de se blottir dans mes bras, seule refuge qui lui permet de dormir. Contrairement à ce souvenir de bonheur brute qui me hante inlassablement, elle, c'est l'horreur qui se répète chaque nuit.
_Oncle Harry, ses chuchotis sont presque inaudibles, raconte moi quelque chose sur papa et maman.
Et comme chaque soir, je lui conte une histoire sur les personnes à qui elle ressemble. Qui l'aimaient et qu'elle aimera toujours. Qui me manque et lui manqueront toujours. Ses cheveux blonds presque blancs se mêlent au mien noir de jais, sa peau laiteuse illumine les ténèbres.
Alors, l'espace d'un instant, elle oublie. Elle oublie que la douleur sera constante. Les comparaisons et le souvenir, plus douloureux parce insuffisant, aussi.
_ Je t'aime, Oncle Harry.
J'embrasse son front avant de la tenir d'avantage contre moi. Ses paupières trop lourdes finissent par se fermer...
_Je t'aime aussi, Capucine.
… la laissant oublier, pour quelques heures seulement, et espérait ainsi, que demain sera meilleur.
FIN
