Note de l'auteur: Alors, pour conclure, voilà le second épilogue qui, je l'espère, satisfera les adeptes de Happy end, mécontents de la fin que j'ai initialement donné à cette fic. Alors, bonne lecture, et merci encore.
Xoxo
Lili
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L'enfance trouve son paradis dans l'instant. Elle ne demande pas du bonheur. Elle est le bonheur.
[ Louis Pauwels ]
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Le bonheur, c'est quand le temps s'arrête.
[ Gilbert Cesbron ]
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Le dernier sort illumine violemment le champ de bataille d'une vive lumière verte, rien qu'une seconde. Et alors tout s'arrête. Le survivant est à terre, immobile. Son ennemi de toujours gît à quelques mètres de lui. Ginny apparaît soudain et fond dans ses bras avec l'énergie du désespoir. Mais le silence persiste. Je pensais que les gens l'acclameraient, l'applaudiraient. Mais non. Ils sont simplement heureux que cela se finissent, leurs yeux crient leur reconnaissance. Ils le laisse savourer sa victoire, le commencement de sa vie, enfin. Et parce que eux aussi ont leurs propres vies à continuer. Le silence après la bataille est pire que tout. Plein de mort et de tristesse, de soulagement dissimulé. Chacun cherche ses proches dans l'espoir, souvent vain, de les revoir à nouveau. Mais moi je ne cherche pas n'importe qui. Je la cherche elle. Le soleil se lève à l'horizon, éblouissant de beauté. Et je l'aperçois là, perdu au beau milieu de tout se gâchis. Mes jambes se mettent en marche toutes seules, et je cours finalement jusqu'à elle, enjambant les cadavres. Elle m'aperçoit au dernier moment, et je fonce dans ses bras, là où je me suis toujours sentie à ma place. Elle est tâchée de sang et de boue, pourtant son parfum de vanille me saisit brusquement. Je la serre à l'en étouffer, mais elle ne dit rien. Mon cœur est comprimé par la joie, et mon souffle est inexistant. Je sens ses larmes coulaient le long de mon cou, ses sanglots la secouant de toutes parts. Elle relève la tête et ses yeux cherchent avidement celui dont j'ai longtemps pensé être le rival. L'autre homme. Mais j'ai fini par comprendre qu'il n'était rien d'autre qu'une partie de sa vie, alors que moi-même j'occupais l'autre. Lorsqu'elle l'aperçoit enfin, le visage serein enfouis dans une crinière flamboyante, elle revient vers moi. Ses lèvres, durement engourdis par le chagrin, esquisse un sourire. Mon cœur fait un raté. Ses doigts enlacent alors les miens, et elle nous fait quitté le parc ravagé. Nous atterrissons dans la campagne Moldue, à quelques kilomètres de Londres. C'est là où nous avons laissés au bon soin de Molly la chose qui nous est le plus précieux. Le trésor de toute une vie. Le nôtre. Nous traversons la protection magique sans mal et contournons la maison, tombant sur le jardin sans fin qu'est l'Angleterre. Elle là, gambadant dans l'insouciance la plus totale. Ses cris de joie nous transpercent lorsqu'elle nous aperçoit, sautant dans nos bras sans retenue. Je les sers contre moi, et je suis heureux. Nous sommes heureux. Et enfin, rien d'autre ne compte.
