Les personnages appartiennent à Yamane Ayano et Yoo Ha Jin.

Longues Nuits à Tokyo

Chapitre un

Séoul, 19 : 46 pm

Le téléphone n'émit qu'une sonnerie avant que l'homme aux cheveux noirs, assit dans un luxueux fauteuil en cuir, ne décroche promptement.

Il ne vérifia même pas le nom de son correspondant.

-Tu as vu l'heure ? Tu as au moins une demi-heure de retard. Où es tu ?

-C'est Jiho.

Il sursauta.

-Pourquoi est ce que tu m'appelles ?

Il paraissait essoufflé.

-Je pense qu'Ewon s'est fait kidnapper.

-Quoi ?

-Deux types l'attendaient à la sortie du bar. Ils se sont parlés, jusqu'à ce qu'un des mecs l'attrape par le bras et le force à entrer dans une voiture garée à côté. On est intervenu mais tous ce qu'on a pu faire, c'est récupérer le numéro de la plaque d'immatriculation.

-Donne le moi.

Jiho lui répéta les chiffres et demanda :

-Dis-moi que ce n'est rien…

Mookyul raccrocha et se mit à hurler. Trois hommes en costumes noirs débarquèrent, affolés.

-Oui Boss ?

-Retrouvez immédiatement Ewon. Dépêchez vous.

Deux heures plus tard, la sonnerie se fit de nouveau entendre, il ne prononça qu'un mot :

-Alors ?

-On a retrouvé sa trace jusqu'à l'aéroport privé, ils sembleraient que les deux hommes en ont rejoint un troisième et se sont envolés.

-On sait la destination ?

-Tokyo.

-Préparez le jet. On part.

-Vous ne pouvez pas, il faut l'autorisation de votre père.

-Peu importe.

-Je suis désolé, je n'ai pas le droit.

Convaincre son père de le laisser partir n'allait pas être facile, il était en train de perdre un temps précieux.

Tokio 0 :15 am

-Attends.

-Ecarte, intima une voix.

Les jambes du journaliste se retrouvèrent en l'air, offrant une vue indécente pour celui qui se trouvait entre.

L'homme d'affaires s'en régala et plongea sur la bouche de son jeune amant récalcitrant.

Ses mains caressaient abruptement les parties sensibles et provoquaient des gémissements de plus en plus fréquents. Une main glissa plus bas et un doigt entra dans la partie la plus secrète d'Akihito Takaba.

Un cri de douleur s'échappa de ses lèvres et il s'agrippa aux épaules musclées de Ryuichi Asami. Ce dernier retira son doigt, le garçon était prêt. Il le pénétra lentement, ne voulant provoquer que des bruits de plaisirs.

Takaba tentait de contrôler sa respiration haletante, il soufflait doucement, lançant à Asami un regard où se mélangeaient la colère et le désir.

-C'est bon Akihito, respire.

-Ne bouge pas, je…

Asami sourit et s'enfonça plus profondément, son bassin commença bientôt de lents mouvements, arrachant des cris de plus en plus plaisants.

Allongé en chien de fusil dans l'immense lit, Takaba tournait le dos à son amant.

-Qu'est ce qui te déplait dans cet appartement ? demanda Asami, qui la tête posé sur sa main, contemplait le dos blanc de celui qui partageait son lit.

Takaba fut tenté de répondre « toi ».

-Je ne suis pas ta putain, déclara t-il.

-Qui te parle de ça ?

-Je sais très bien ce que tu t'imagines, tu ne crois quand même pas que je vais attendre, bien gentiment, que tu rentres du travail et que par le plus grand des miracles je te fasse à manger ?

-J'ai une cuisinière, mais l'idée de te voir en tablier me séduit…

-Je ne sais pas cuisiner, répliqua t-il en se tournant vers lui.

Il croisa son regard et le maudit, il s'amusait de lui, toujours et encore. Sauf qu'il l'attirait aussi. Ses yeux ocre le fixaient et détruisait, comme s'il l'envoutait, ses résistances.

-Tu ne vas pas continuer à vivre dans ton taudis, tu serais beaucoup mieux ici.

-Mon logement est très bien, j'aimerais juste peut-être récupérer mes affaires.

-Tu ne les récupéreras pas, sauf si tu te montre persuasif…

Asami passa sa main sur la joue du jeune photographe puis la descendit jusqu'à son cou afin d'approcher son visage du sien.

-Qu'est ce que tu fais ? piailla t-il.

-Je vais t'embrasser, tais toi.

Takaba essaya de se dégager, mais les lèvres d'Asami furent plus rapides que lui. Il se laissa faire, une nouvelle fois.

Comme par hasard, il avait croisé Asami en rentrant de son travail. Celui-ci lui avait alors proposé de partager un verre. Il ne lui avait simplement pas précisé que c'était chez lui.

De fil en aiguille, c'est-à-dire menace de l'un et insulte de l'autre quant au fait qu'il refusait de venir habiter avec lui, Asami l'avait finalement calmé en lui montrant « les avantages de son lit ».

Coincé dans les draps, il subit un nouvel assaut de son amant en se promettant que la prochaine fois, c'est lui qui le ferait taire.