Chapitre 7
Les deux gardes en charge de Takaba se tenaient droit devant la porte lorsqu'il arriva. L'un avait la lèvre légèrement tuméfié.
-Qu'est ce qui s'est passé ? demanda t-il sèchement.
-Il a essayé de s'échapper, il nous a sauté dessus, on ne s'y attendait pas. On a du l'attacher, nous avions peur qu'il ne se fasse du mal.
-Très bien, vous pouvez disposer.
Asami entra dans la pièce et le trouva allongé sur le canapé. Akihito ne bougea pas à son approche, ce qui l'étonna, puis il remarqua qu'il dormait. Ses mains étaient retenues par un cordon qu'il détacha doucement. Le corps du jeune homme ne pesait pas lourd dans ses bras lorsqu'il le souleva pour l'emmener.
Il traversa les couloirs en sens inverse et se dirigea une nouvelle fois en direction de la voiture. Il indiqua son appartement comme destination.
Une fois chez lui, il déposa Akihito qui dormait toujours à poings fermés dans ses bras sur son immense lit.
Il songea à le réveiller pour finir la nuit en beauté mais l'air fatigué de son amant l'en dissuada. Ses vêtements au sol, il s'allongea prés de lui. Tout de suite son odeur, celle qu'il aimait plus que tout vient se coller à lui. Il sut alors qu'il pouvait fermer les yeux rassurés, pas comme les autres nuits où l'imaginer courant n'importe quel danger le rendait dingue et le faisait tourner pendant des heures dans son lit solitaire.
Akihito remua dans son sommeil et vient se coller à lui. Ce fut une véritable épreuve pour le mafieux, mais le bien être de son amant importait plus à ce moment là. Il y avait encore demain et tous les autres jours pour en profiter car il était clair qu'il ne le laisserait pas en paix.
Le réveil ne sonna pas ce matin là. La très longue nuit les avait épuisés et émerger du pays des rêves ne fut pas une mince affaire. Cependant, Akihito ouvrit les yeux avant Asami. Il ne comprit pas immédiatement où il se trouvait. Petit à petit, son esprit se fit plus clair et la présence du mafieux à ses côtés ne pouvait le tromper.
La chambre était plongée dans l'obscurité, quelques rayons de soleil filtraient des persiennes mais pas assez pour l'aider à quitter la chambre sans se prendre les meubles qui la décoraient.
Le jeune homme se redressa dans le lit, prenant soin de ne pas réveiller Asami.
Il le regarda sans vraiment le voir, ses propos d'hier soir l'avait blessé. Il avait cru, stupidement apparemment, ne plus jamais entendre Asami lui dire ce qu'il devait faire de façon si dure mais surtout ne plus lui dire qu'il lui appartenait. Leur relation n'avait donc pas changé. L'épisode d'Hong-Kong n'avait qu'un moyen pour Asami ne montrer sa puissance sur les autres mafias. On ne touchait pas à ses affaires sans encourir sa colère.
Akihito se prit la tête entre les mains. C'était faux tous ça, terriblement faux. Il avait juste voulu le protéger en lui interdisant de venir avec lui. Il le savait parfaitement.
Mais il ne pouvait empêcher ce genre de pensées parasites. Après tout, ils étaient toujours tous les deux très évasifs quant à leurs sentiments et ce n'était pas près de changer. Le jeune journaliste ne savait pas encore s'il s'agissait d'une bonne chose ou pas.
Un mouvement dans le lit le fit relever la tête. Une main vient attraper son poignet et le tirer dans le lit.
-Oh, doucement !
-Bonjour, murmura la voix à demi réveillé d'Asami.
Il se retrouva collé à son corps brulant, le nez dans son torse parfait.
-Tu as des nouvelles d'Ewon ?
-Il va bien, je pense. Qu'est ce qui s'est passé entre vous quand il était chez toi ? demanda la voix soupçonneux.
-Rien du tout, répondit simplement Akihito qui était plus perturbé par la bouche d'Asami qui glissait de son front jusqu'à son oreille.
Comme satisfait par sa réponse, le mafieux attrapa le visage de son amant dans ses mains pour le relever à son niveau.
-J'espère bien, fit-il.
-Excuse toi, tenta Akihito.
-Pourquoi ça ?
-Pour cette nuit !
-Je ne m'excuserais pas de vouloir te protéger.
-Je ne suis pas un gamin qu'on confie à des nounous, encore moins à des gorilles sans cervelles.
-Arêtes de réagir comme un gamin alors et laisse les personnes compétentes se charger de ce qui ne te regarde pas.
-Cela me concernait, de plus je…, Akihito rougit et Asami sentit le changement d'humeur de son compagnon.
-Tu quoi ? susurra t-il dans le creux de son oreille.
-Je m'inquiétais pour toi, marmonna t-il.
La pointe de sa langue humide et chaude vient lui lécher le lobe de l'oreille et provoqua un frisson dans tous son corps.
-Oui, tu es décidément un gamin, ricanna Asami en sentant le corps d'Akihito se réveiller contre lui.
-Ne dis pas ça ! s'offusqua t-il.
-Mon mignon Akihito…
Les mains d'Asami caressaient maintenant son corps, s'arrêtant sur les parties les plus sensibles du jeune homme.
Leurs bouches s'unirent pour un long baisé fiévreux.
- Me laisseras-tu te protéger ?
-Jamais, je peux m'occuper de moi-même, grogna Akihito en sentant la main du mafieux sur son sexe.
-Je vais te faire changer d'avis…
Asami glissa contre lui, sa bouche traça un long sillon humide jusqu'à atteindre sa destination.
Son boxer déjà au fond du lit, Akihito décolla ses reins du lit lorsqu'Asami l'accueillit dans sa bouche. De longs gémissements firent disparaitre sa réplique cinglante. Ses mains s'accrochèrent aux cheveux noirs de son amant. Les mouvements experts de la langue qui léchaient avec délectation son sexe provoquaient de terribles tremblements de plaisir dans tout son corps.
La main d'Asami qui caressait encore son abdomen descendit jusqu'à ses cuisses, les écartant au passage.
Dans un spasme, ses mains agrippèrent encore plus fort les cheveux d'Asami lorsqu'il ressentit un premier orgasme. Ne pouvant faire un mouvement, il se libéra dans la bouche de son amant. Rouge de honte, il relâcha ses mains pour les porter à son visage, se dissimulant derrière.
-Asami… haleta t-il.
-Oui ?
Le mafieux, un sourire aux lèvres se rapprocha du visage d'Akihito.
-Désolé…
Il le fit taire en l'embrassant, Akihito voulu le repousser, mais le poids d'Asami contre son corps était trop lourd pour lui. Il se laissa finalement faire, après tout…
Un bruit de tiroir l'intrigua, il comprit lorsqu'il perçut un liquide glacé entre ses cuisses. Asami utilisait enfin un lubrifiant avec lui. Il était temps.
Il se contracta quand il sentit les doigts entrer en lui, mais petit à petit et surtout parce qu'Asami se montrait étonnamment patient il s'habitua à leurs présences. Finalement, il avait besoin de beaucoup plus, pas de simples doigts, bien qu'ils provoquaient déjà des vagues de plaisir.
-Asami, répéta t-il en serrant ses cuisses sur le bras du mafieux.
Ce dernier comprit la demande muette de son amant et ne se fit pas attendre, il plongea en Akihito, attrapant ses mains dans les siennes afin de le sentir encore plus contre lui. La chaleur de leurs corps ne cessait d'augmenter et leurs mouvements de reins à l'unisson s'accéléraient.
Un cri, plus puissant que les autres s'échappa des lèvres d'Akihito et son corps prouva la pleine puissance de l'orgasme qu'il atteignit. Asami le rejoint quelques secondes plus tard, préférant mordre le cou d'Akihito comme preuve du plaisir atteint.
Akihito passa ses bras autour du cou d'Asami et plongea son visage contre son torse transpirant.
-Tu viens de me massacrer le cou, grogna t-il, comme protection j'ai connu mieux ! Je ne suis pas vraiment persuadé.
-Je me doutais bien que tu ne serais pas convaincu au premier essai, ne t'inquiète pas, nous avons toute la journée.
