Chapitre 5

Bella ignorait les regards que tout le monde lui portait, Rosalie lui faisait la conversation et ça suffisait à la détendre. Elles remontèrent le couloir ensemble à l'interclasse et Alice les rejoignit devant la bibliothèque. La petite brune était déchainée et sauta immédiatement au cou de Bella, en lui faisant remarquer à quel point elle était jolie. Mais elles avaient beau le lui répéter, Bella ne se sentait pas du tout elle-même. Depuis qu'elle était monté dans la voiture de Rosalie, elle avait les jambes molles et mal au ventre.

Mike lui avait administré le coup de grâce en Français quand il s'était installé près d'elle et lui avait demandé en quoi elle était déguisée. Elle avait sèchement rétorqué «en fille», il avait dit que ça lui allait bien mais que ça ne lui ressemblait pas. Elle avait pâli et l'avait ignoré, sentant la nausée la gagner à chacun des coups d'œil que les garçons lui portaient ou chaque rire étouffé des filles. Elle se sentait ridicule. Alors elle s'accrocha au bras rassurant de Rosalie qui l'entrainait vers les toilettes. Le cirque reprit jusqu'au repas du midi, elle n'avait vraiment pas faim et hésitait à aller au self. Mais Alice qui l'attendait devant sa salle ne lui laissa pas le choix.

Bella entra dans le self et prit la file d'attente pour se servir à déjeuner. Edward la regardait comme tous les mecs de la cantine. Bella semblait complètement différente physiquement mais pourtant, elle avait toujours cet air triste, paumé, paniqué même, pensa Edward quand elle se retourna pour suivre Alice. Ses mains tremblaient, elle se sentait mal, il le voyait et son corps réagit, il se crispa. Il voulait l'aider mais il ne savait pas quoi faire. Et de toute façon, il n'était pas sûr d'avoir le droit de faire quoi que ce soit.

Elle posa son plateau, la sueur perlait dans son dos.

-Hé Bella, détends-toi !

-Tout le monde me regarde, couina-t-elle, en ancrant son regard dans celui d'Alice qui se mordillait les lèvres. Comme Edward, elle s'inquiétait pour Bella.

-Hé les filles ! Rose laissa tomber son plateau puis fit un tour d'horizon. Qu'est-ce qu'ils ont tous ces imbéciles? Ils veulent ma photo ou quoi ?

Elle s'installa en éclatant de rire.

-Bah dis donc Bella, tu fais de l'effet !

-N'en rajoute pas Rose, Bella est assez mal.

-Ca leur passera t'en fais pas. Ils vont s'habituer.

C'est à ce moment-là que Bella, qui tournait le dos à la table des Cheerleader, entendit son nom. Dans un réflexe parfaitement humain, elle tourna la tête. Loren Mallory et Jessica Stanley la dévisageaient. Edward regarda avec haine les deux fausses blondes. Il avait envie de hurler, pourquoi étaient-elles si méchantes ? Il n'avait jamais vu à quel point elles étaient mauvaises.

« Elle croit quoi cette pouffe ? Qu'en montrant son cul, ça va changer sa condition de bouseuse ». Ça, c'était Loren qui se lâchait.

« En plus, elle a l'air d'une cruche et elle ne sait même pas marcher avec des tallons ». Cette phrase sortit de la bouche de Jessica et elle jeta un coup d'œil à Edward pour qu'il acquiesce mais lui était à deux doigts de lui en coller une.

« Je crois qu'elle ne se prend vraiment pas pour de la merde, regarde-la avec ses cheveux pas coiffés »

-Non mais vous vous êtes regardées les deux là ? Craqua-Edward.

-Quoi ? Loren Mallory le regarda surprise.

-Pourquoi vous critiquez Bella comme ça ? Elle n'a pas la gale. Et je ne vois pas ce que vous lui reprochez.

-C'est une pauvre fille qui se croit belle, elle m'énerve.

- Jake ! Dis quelque chose, je vais les claquer !

Surpris d'être pris à partie, Jacob ne sut d'abord pas quoi faire, il se contenta de baragouiner un euh… », tout en essayant de réfléchir, puis, il se dit qu'il était d'accord avec Edward.

- Bella est super bonne, habillée comme ça et y'a pas de quoi en faire toute une histoire ! Edward a raison pourquoi vous en prenez à elle comme ça?

-Vous n'avez rien de mieux qu'elle. Renchérit Emmet, c'est la jalousie qui vous fait raconter toute cette merde. Et sans ajouter quoi que ce soit, Emmet quitta la table pour retrouver sa chère et tendre.

-Bien joué les filles vous avez contrarié nounours, ricana Jasper. Il frappa l'épaule d'Edward chaleureusement et alla rejoindre la table prise d'assaut par Emmet.

Bella était rouge pivoine, elle avait regardé Emmet s'installer en grommelant :

-C'est vraiment des pouffiasses !

Jasper le suivit et Bella se demanda ce qu'il se passait. Et vu les têtes de Rosalie et d'Alice, visiblement, c'était pareil pour elles.

A la table de derrière, Jacob venait de trouver une super excuse pour se rapprocher de la brune au cul bandant. Ne perdant pas une seconde, il se leva en s'excusant.

-Désolé les filles, je vais avec mes potes.

-Jake ? Si tu quittes cette table, tu m'oublies ! Le menaça Irina d'un œil mauvais. Il se pinça les lèvres, passa sa main dans ses cheveux, Edward quant à lui, était très attentif à l'échange qui avait lieu. Jacob laissa retomber sa main le long de son corps et haussa les épaules.

-Ok !

Il s'éloigna laissant Irina bouche-bée. Edward partit dans un fou-rire en voyant la tête déconfite de la blonde. Il n'avait jamais ri autant et Irina était à la limite de le gifler. Il observa Jacob s'assoir près de Bella et il ne s'arrêtait plus de rire. Il en pleurait tellement Jacob l'avait cassée.

Il finit par se lever, délaissant la table des filles pour rejoindre ses potes et Bella. Il dut prendre une chaise au passage parce qu'il n'y avait plus de place libre. Il se laissa tomber près de Jake en tapant son épaule. Il était encore mort de rire et le quater back ricana avec lui, avant de retourner son attention sur Bella qui ne comprenait absolument rien à ce qui se passait. Elle était dans un état traumatique causé par Jacob Black assis près d'elle alors elle ne pouvait pas vraiment réfléchir.

-Bella, désolé mais je crois que la guerre est déclarée, nota Rosalie.

-Demain, tu viens avec une armure, lança Emmet.

-Oh non, s'il te plaît, garde ce jeans, il te va trop bien. Bella rougit de la tête au pied, elle ne s'attendait pas à ce que Jacob s'adresse directement à elle, la complimentant comme ça. Mais ce qui la mit vraiment dans un état extatique, c'est quand il lui chuchota à l'oreille, frottant son torse à son bras, un truc relatif au fait de sortir avec lui qu'elle ne comprit pas vraiment, parce que sa proximité envoyait des frissons dans tout son corps.

-Comment ? Demanda-t-elle, espérant qu'il répèterait.

-Ne va pas à Seattle avec Alice ce week-end, je veux te voir, minauda-t-il en inspirant sa délicieuse odeur fruitée dans son cou. Il la voyait déjà complètement nue, allongée sous lui, lui faisant prendre un pied d'enfer.

-D'accord, souffla Bella en tournant légèrement la tête vers lui faisant par ce geste que le nez du grand brun effleura sa joue. Elle retint un gémissement et le quater back ravit de l'effet qu'il avait sur elle ajouta toujours en chuchotant :

-J'ai hâte d'apprendre à te connaître, Bella.

Mais ces mots que Jacob voulait excitants terrifièrent Bella et, comme un réflexe, elle chercha le regard d'Edward qu'elle trouva tout de suite. Il lui fit un clin d'œil rassurant. Et elle réussit à reprendre sa respiration. Elle ne le lâcha pas des yeux et lui non plus. Jacobpensa qu'elle l'ignorait volontairement, il aima son côté joueuse. Le provoquer en s'intéressant plus à Edward qu'à lui était très malin de sa part, elle l'électrisait et éveillait en lui son côté compétiteur.

De son côté, Bella essayait par tous les moyens de détourner son attention des pectoraux gonflés de Jacob qui se frottaient à son bras tandis que la conversation relative aux pimbêches continuait. Alors Bella se concentrait sur les pupilles vertes d'Edward et se noyait dedans comme pour s'étouffer et ne plus sentir cette profonde gêne qui la bloquait complètement.

Edward comprenait toutes les émotions qui traversaient les yeux de Bella et il savait que son ordonnance d'éloignement n'était plus d'actualité, elle avait besoin de lui. Et il s'en réjouissait.

-Bon ? On va en biolo ? Demanda Edward en s'adressant surtout à Bella qui hocha la tête et Alice demanda à Emmet :

-On a quoi nous ?

-Chimie, grogna le colosse, avec les deux catins.

-Et bien, bon courage, souffla Edward en attrapant la main de Bella, l'aidant à quitter son siège.

-Attends Bella ! Lança Jake. Elle se tourna vers lui, le cœur battant simplement parce qu'il l'appelait Bella. Ce qui était ridicule vu qu'elle s'appelait Bella. Sa main quitta celle d'Edward et le quater back s'empressa de la saisir. Il attrapa un stylo dans son sac mais Bella ne le remarqua pas vraiment car elle se maudissait d'avoir la main moite tout d'un coup. Il inscrivit son numéro de téléphone au creux de sa paume et avec délicatesse il posa un baiser sur le dessus de son pouce.

-Tu m'appelles pour ce week-end ?

Elle hocha la tête et rejoignit Edward, complètement groggy. Cela amusa Edward qui, immédiatement, s'enquit de son état en traversant le couloir pour aller vers les labos.

-Ca va Bella ?

-Tu me crois si je te dis que non ?

Il la laissa passer et ils furent surpris aussi bien l'un que l'autre que tout le monde soit installé et que monsieur Banner ait commencé son cours.

-Monsieur Cullen, Mademoiselle Swan ? On se dépêche un peu.

Bella, rouge de honte trottina presque jusqu'à la paillasse du fond et Edward s'excusa d'un hochement de tête et rejoignit la brune à grand pas. Ils sortirent leurs affaires simultanément. Edward prit une feuille et nota le cours avec application.

Bella lui fit passer discrètement un papier, ce qui l'étonna. Il lut ses pattes de mouche rapidement.

« Merci d'avoir pris ma défense au self » Il répondit dans la foulée:

« De rien, ce fut un plaisir, cela signifie que j'ai à nouveau le droit de te parler ? »

« Désormais, je suis la fille à abattre alors, un peu plus ou un peu moins… »

« Je couvre tes arrières t'inquiète pas, tu rentres comment après les cours ? »

« Rosalie me ramène, tu as entrainement ? »

« Oui, je vais plaider ta cause, les filles s'entrainent en même temps que nous »

« Te donne pas cette peine, ça n'en vaut pas le coup, j'arrive pas à croire qu'un jean et des bottes mettent le lycée à feu et à sang »

« T'en fais pas, ça passera. »

Elle ne prit pas le temps de répondre à ça et se contenta de hocher la tête. Elle aurait aimé pouvoir le croire. Mais, dans le fond, elle savait que ces filles ne s'arrêteraient uniquement quand elles auraient eu ce qu'elle voulait, c'est-à-dire l'humilier ou la blesser. Elle plia le petit mot, offrit un sourire à Edward et le glissa dans la poche arrière de son jean, ce qui attira le regard d'Edward. Son jean s'arrêtait à la limite de ses fesses et son pull, assez court, remontait sur ses reins laissant quelques centimètres de peau nue dans le bas de son dos. Edward eut envie de passer ses mains à cet endroit. Sa peau semblait parfaitement lisse et douce. Il releva la tête quand elle se tourna pour voir où il regardait. Elle tira sur son pull, couvrant son épiderme en rougissant. Edward lui fit un sourire d'excuse. Elle ne semblait pas lui en tenir rigueur.

Bella soupira quand la cloche sonna, elle avait peur de tomber sur ses meilleures ennemies à pompon. Elle accrocha le bras d'Edward avant qu'il ne quitte son tabouret.

-Tu m'attends ? Le supplia-t-elle. Il lui sourit en hochant la tête. Elle rassembla ses affaires rapidement et Edward commença à avancer entre les paillasses. Il se tourna une fois qu'il fut près de la porte. Bella n'avait pas eu le temps de le rejoindre, Jessica l'avait bloquée. Edward fit immédiatement demi-tour. Bella commençait à trembler, elle avait peur de se prendre une gifle ou un coup.

-Hé Swan ? T'es au courant qu'on va te faire passer un sale quart d'heure ? Elle secoua la tête en essayant de passer.

-Tu ne vas nulle part, la godiche, elle la poussa un peu, si bien que les fesses de Bella cognèrent contre la paillasse.

-Wow, wow, wow, les poupées ! Intervint Edward, j'adorerais vous regardez vous battre mais il n'y a pas de boue et vous n'êtes pas en maillot de bain.

Il poussa doucement Jessica en appuyant sur son bras et glissa sa main dans le cou de Bella pour l'attirer vers lui, gardant Jessica à l'écart. Il colla la petite brune contre lui dans un geste protecteur qui l'étonna de lui-même. Et il ne sentit pas que cela avait fait frissonner Bella de la tête au pied.

Edward garda son bras sur l'épaule de sa protégée jusqu'au parking et il ne la lâcha qu'une fois qu'ils eurent atteint le cabriolet de Rosalie. Bella était à deux doigts de pleurer. Tout ça, c'était trop pour elle. Elle craignait pour sa sécurité, elle ne savait pas comment faire pour ne serait-ce qu'envisager de passer une heure seule avec Jacob et elle s'en voulait terriblement de foutre involontairement la merde dans Forks High. D'abord Victoria et Edward, puis Jacob et Irina. Elle se demandait qui serait le prochain et combien de filles voulaient sa tête au bout d'une pique.

Edward voyait que Bella était mal et priait intérieurement pour que Rosalie arrive vite. Les élèves passaient autour d'eux et il ne voulait pas qu'ils la voient faible. La blonde descendait les marches et il lui fit signe. Bella continuait à regarder par terre et Rose déverrouilla sa voiture à distance. Edward tira Bella et lui ouvrit la porte, il la poussa dans l'habitacle et se pencha sur elle.

-Je passe te voir après l'entrainement, ok ?

Elle hocha la tête, elle était trop occupée à chercher un moyen pour survivre à Forks High.

Rosalie sauta sur le siège conducteur et Edward claqua la portière côté passager, il était très inquiet et, tout ça, c'était de sa faute. S'il n'avait pas pris de cours avec elle, s'il n'avait pas eu envie de la caser avec Jake, s'il n'avait pas demandé à Rosalie de l'aide et s'il avait fermé sa bouche au self, Bella ne serait pas dans cet état, complètement terrorisée. Parce qu'à ce moment-là, elle l'était et même si Rosalie tenait des propos rassurants, Bellane pouvait pas s'empêcher de penser, qu'à la moindre occasion, elles lui referaient le portrait.

Rosalie entra avec elle et elles passèrent un long moment à discuter du comportement des pom-pom girls dans sa chambre. La grande blonde rassura Bella en lui expliquant qu'elle ne la laisserait jamais seule au lycée, elle prit même la liberté de regarder son emploi du temps et ses salles pour voir quand elle ne pourrait être avec elle réfléchissant à qui elle pourrait missionner. Il n'y avait aucun moment durant lequel elle ne serait seule. Il y avait toujours Alice, Edward ou Emmet dans les parages. Elle lui suggéra d'acheter une bombe lacrymogène et Bella eut comme une illumination. Elle en avait une, Charly lui avait donné un spray au poivre quand elle était arrivée ici. Elle sauta de son lit et se coucha au sol pour en sortir la boite à chaussures dans laquelle elle rangeait tous les trucs inutiles qu'elle ne pouvait jeter.

-Hey super ! Lança Rosalie en la voyant agiter la petite bombe. Bon, tu la gardes toujours sur toi. Bella sourit en imaginant vider rageusement la bombe dans le nez d'une des blondes.

-La première qui m'approche va s'en rappeler. Bella était plus confiante et elle se sentait stupide de ne pas y avoir pensé plutôt. Rosalie partit quelques minutes plus tard parce que Bella allait mieux. Elle se mit sur ses devoirs en pensant que, demain, elle les affronterait sans peur. La première qui la ferait chier tâterait de sa médecine.

-Bella ? Cria Charly depuis le rez-de-chaussée.

-Oauis Pa' ? Répondit-elle en ouvrant la porte de sa chambre.

-Il y a quelqu'un pour toi !

Qui pouvait venir la voir ? Elle descendit les premières marches et se figea de surprise devant Edward.

-Hey Edward ! Sourit-elle. Qu'est-ce que tu fais là ?

-Bah, je t'avais dit que je passerais alors… je suis venu.

-Oh ! Mince, excuse, ça m'était sorti de la tête. Viens, viens, monte !

Edward lança un regard au chef, lui demandant silencieusement son autorisation. Charly lui fit signe d'y aller alors, il enleva ses chaussures de la pointe des pieds et grimpa les marches. Charly sourit en voyant ce grand gaillard monter dans la chambre de sa fille. Et oui, il était content. Il avait peur que sa fille n'ait jamais de petit-ami et celui-là, il devait bien l'avouer, lui plaisait. Il n'avait jamais eu affaire à lui, ce qui impliquait un casier judiciaire vierge. Il connaissait bien son père, le docteur, et savait qu'il avait reçu une très bonne éducation. Il était suffisamment athlétique pour protéger sa fille et avait fait sourire sa Bella et ça, ça n'avait pas de prix. Il voyait bien en lui le gendre idéal. Mais il se reprit, il connaissait bien les hommes puisqu'il en était un lui-même et même si sur le papier le CV était béton, il devrait faire ses preuves.

Edward regardait le moindre détail dans la chambre de Bella, les photos au mur, les bouquins qui trainaient sur son bureau, il était impressionné par ses lectures.

-Alors comment s'est passé l'entrainement ? Demanda Bella en s'asseyant sur le bord de son lit, elle trouvait sa question stupide mais sa présence dans l'intimité de sa chambre l'embarrassait.

-Très bien, je te remercie. Elle lui désigna le fauteuil sous le bureau et il le tourna vers elle pour s'installer. T'as l'air d'aller mieux, constata-t-il.

-Oui, je me suis remise de mes émotions. Rose m'a raccompagnée, on a parlé et euh… j'ai ça maintenant. Elle attrapa la bombe sur sa table de nuit. Edward éclata de rire.

-Hé, braque pas ça vers moi, s'il te plaît, continua-t-il en mettant sa main devant lui dans un geste de protection. Elle reposa la bouteille.

-C'est bête, mais je crois que ça va me rassurer. Les cheerleaders me fichent une trouille bleue.

-Si ça peut te rassurer, tu pourras même t'en servir sur Black s'il a les mains trop baladeuses. Edward étira ses jambes et posa ses pieds sur la tête de lit, s'enfonçant un peu plus dans le fauteuil. Bella le trouva vraiment beau à cet instant, il semblait parfaitement décontracté et avait un immense sourire. Mais elle ne se perdit pas dans sa contemplation car ses mots lui firent peur. Putain ! Elle se détestait, elle avait peur de tout. Elle décida de confier ses craintes à Edward, elle s'était assez ridiculisée auprès de lui, elle n'était plus à ça près.

-Il m'a proposé de nous voir ce week-end, comme une conne j'ai dit oui. Je sais pas comment je vais faire. J'ai trop peur d'être ridicule. Edward se redressa, très intéressé par les propos de la brune et ravi qu'elle se confie à lui.

-Pourquoi tu serais ridicule ?

-Imagine, je n'arrive pas à parler ?

-Mais si, tu lui as bien parlé ce midi, j'ai pas rêvé ?

-Ouais, mais quand même. Edward se leva et vint s'installer sur le bord du lit, tout près d'elle. Il voulait la rassurer.

-Bella, t'es une fille super intelligente et c'est super agréable de parler avec toi. T'es vraiment intéressante, je te le jure. Et si ça peut te rassurer, Jacob passe son temps avec les pom-pom girls, crois-moi, niveau conversation, ça ne vole pas très haut. Tu n'as pas de soucis à te faire.

-Et s'il veut m'embrasser ?

-Si tu veux qu'il t'embrasse et bien, tu te laisses faire sinon, tu le repousses. Bella, je connais bien Jacob, il ne t'a pas demandé de sortir pour jouer aux échecs, je doute d'ailleurs qu'il connaisse les règles, alors si tu n'es pas dans le même esprit que lui, laisse tomber.

- Si, si, j'aimerais bien qu'il m'embrasse… enfin… je n'en sais rien.

-Bella ? Jake te plaît ou pas ?

-Je ne sais pas, je le connais pas. Il me plaît ouais, mais c'est physique. Il est super beau en fait.

-Bah alors, je ne vois pas où est le problème, s'il veut te rouler une pelle, laisse-toi faire et profite. Vous ferez connaissance après.

-Je ne saurais même pas comment faire, tu sais j'ai jamais eu de vrai rencard.

-Ouais, tu me l'as dit, donc ça veut dire que tu n'as jamais embrassé un mec ? Bella baissa la tête rouge de honte. Edward, lui, ne put s'empêcher de rire.

-Mais comment c'est possible ? Je ne peux pas y croire. Enfin Bella t'as quel âge ?

-17 ans, ça craint. J'en ai marre, je suis vraiment une godiche !

-Mais non, t'es pas une godiche mais c'est vrai qu'il serait peut-être temps de te décoincer un peu. Lâche-toi ! Sérieusement, tu as tout à y gagner. Edward continuait à essayer de la rassurer mais il voyait bien que ses efforts étaient vains, elle angoissait beaucoup et il arrivait presque à la comprendre.

-C'est comment ? Murmura-Bella. Elle en revenait pas qu'elle venait de poser la question.

-De quoi ?

-Bah, tu vois… quand t'es avec quelqu'un et que physiquement y'a un rapprochement ?

-Tu parles de rapprochement genre sexe ?

-Ouais. Lâcha-t-elle dans un souffle. Edward se retrouva un peu con, il ne savait pas quoi lui dire. Lui, il adorait le sexe et n'avait aucun tabou par rapport à ça. Pour lui, c'était un échange de bons procédés. Il faisait du bien à ses partenaires, elles lui rendaient, c'était cool.

-Je sais pas Bella, moi, je suis un mec, alors j'adore ça, je crois que c'est un peu plus compliqué que ça pour les filles. Tu devrais plutôt en parler avec Rosalie ou Alice parce que, moi, je suis du genre à consommer sans réfléchir.

-Je comprends pas.

-Bah je sais que vous, les filles, la première fois, c'est important, il faut un mec patient, doux et, crois-moi, de ce côté-là, tu ne demandes pas à la bonne personne. Je dis pas que je suis un gros bourrin mais je baise quoi et, toi, tu aimerais sûrement l'avis de quelqu'un qui fait l'amour, je ne fais pas ce genre de chose.

-Pourquoi ?

-Parce que je ne suis pas dans le genre sentimental. Je suis désolé Bella, j'aimerais bien t'aider, te dire que c'est merveilleux et tout et tout mais franchement j'en sais rien, j'ai jamais été avec une fille sans expérience. Et tu sais quoi ? Vaut mieux qu'on arrête de parler de ça parce que j'ai un millier d'images salaces qui me passent par l'esprit là.

-Je suis désolée, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise. Je me sens vraiment mal par rapport à ça, rien qu'un baiser, ça me met la peur au ventre. Imagine, je bave ou j'en sais rien, je le mords.

-Hum, tu mords ? Sexy !

-Arrête, je te parle sérieux.

-Si tu veux mon avis Bella, si Jacob t'embrasse, tu verras, ça viendra d'instinct. Tes lèvres vont bouger sur les siennes, ça va se faire tout seul.

-Mais comment je saurai si c'est bien ou pas ? Je ne veux pas foirer notre premier baiser. Et s'il met la langue ? Je dois faire quoi ? Au mon Dieu, là, ça devenait vraiment gênant. Mais Edward n'en fit pas cas.

-Tu te prends trop la tête Bella. Viens par là, approche ! Il tapota la place près de lui et elle s'installa. Il n'en revenait pas de ce qu'il s'apprêtait à faire, il ne savait même pas s'il elle serait d'accord, mais c'était la seule solution.

-Tu l'imagines comment ton premier baiser ? Demanda-t-il alors qu'elle s'était rapprochée.

-Je sais pas, j'imagine que ce sera doux, délicat.

-Veux-tu que je t'embrasse Bella ?

-Quoi ?

-Viens ! Sans lui laisser le temps de s'interroger plus longtemps. Edward glissa sa main sur la joue de Bella, levant son menton avec son pouce. Elle appréciait le contact de sa paume chaude sur sa peau et elle n'en revenait pas qu'il allait faire ça. Mais c'était une bonne solution.

-Ca ne te dérange pas ? Elle fouilla dans son regard pour trouver une réticence mais il semblait vraiment près à l'aider.

-Tu l'imagines comme ça ? Souffla-t-il en s'approchant doucement. Ses lèvres fines effleurèrent les siennes et Bella ferma les yeux essayant d'analyser la sensation. Les lèvres d'Edward touchaient les siennes comme une légère caresse, tout son corps frissonnait et des picotements délicieux remontaient dans son échine. C'était bon. Edward accentua la pression, il appréciait vraiment de l'embrasser. Ses lèvres étaient tellement douces.

Il se recula un peu, elle rouvrit les yeux. De légers sourires se dessinèrent aux coins de leurs bouches. Edward se noyait dans le chocolat des yeux de Bella. Elle ne semblait pas traumatisée et il voulait lui donner plus que ça. Elleétait heureuse, la sensation était divine. Elle sentit la main d'Edward presser son visage et elle referma les yeux comme un réflexe, attendant que la caresse revienne… Ce qui ne tarda pas, la faisant frémir à nouveau. Les lèvres d'Edward enveloppèrent les siennes et elle sentit la chaleur de sa bouche. Elle voulut bouger les siennes en retour mais elle était paralysée par la délicieuse sensation. Le bout de langue d'Edward passa sur sa lèvre supérieure et la fraicheur et l'humidité qu'elle laissa sur son passage firent accélérer le cœur de Bella. Elle sentit sa bouche s'entrouvrir d'elle-même.

Edward commença à perdre le contrôle. Il était en train d'oublier que c'était purement éducatif car le goût de Bella, la douceur de sa peau et son odeur l'enivraient et il approfondit leur baiser quand elle ouvrit imperceptiblement sa bouche. Il la rapprocha, glissant sa main libre dans le bas de son dos. Il caressa avec plus de ferveur sa bouche qui avait une saveur délicieuse.

Bella voulait gémir, ce qu'il lui faisait était magique, elle aimait ça, alors, sentant qu'Edward mettait du cœur à l'ouvrage, elle se mit à bouger ses lèvres sur les siennes. Elle avait envie de plus. Elle aspira sa langue, la caressant du bout des lèvres.

Edward gémit sous la sensation que cela lui procura. Il commençait à être dur au niveau de son bas-ventre et des vagues de plaisir prenaient possession de son corps. Il renforça sa prise sur ses reins et sa main glissa de sa joue à sa nuque. Il la plaqua contre lui, elle gémit et ce bruit alla se loger direct à son entrejambe. Il mordilla sa lèvre inférieure. Il allait la dévorer si elle ne l'arrêtait pas.

Bella sentant les dents d'Edward attaquer sa lèvre inférieure aspira sa lèvre supérieure. Sans s'en rendre compte, les mains de Bella montèrent et se posèrent sur ses épaules. Elle le caressa en ouvrant pour de bon la bouche, laissant le champ libre à la langue d'Edward qui poussait pour rentrer. Edward avait une saveur exquise et ce que ça faisait sur elle était absolument parfait. La langue de Bella vint se frotter doucement rendant sa caresse à celle d'Edward et une danse sensuelle commença. Les mains d'Edward qui caressait son dos, lançaient des vagues de plaisir de haut en bas dans sa colonne vertébrale.

Ils étaient en train de faire n'importe quoi, Edward le savait, mais il ne pouvait s'arrêter, elle était trop bonne, elle sentait trop bon, elle avait trop bon goût. Sa main glissa sous son pull, dans le creux de ses reins, exactement là où il avait pu voir sa peau en biologie et, putain, elle était encore plus douce qu'il ne l'avait imaginée. Il étouffa un gémissement et, sans se contrôler, il agrippa la hanche de Bella d'une main et de l'autre le dessous de sa cuisse. Il la souleva d'un coup, si bien qu'elle se retrouva à califourchon sur ses genoux sans rien avoir demandé. Il voulait tout son corps contre lui et il ne lui demanda pas son avis quand il se mit à pétrir ses hanches sans jamais lâcher sa bouche qui lui faisait des merveilles. Il ne pouvait pas s'arrêter, il ne pouvait plus, ils étaient allés trop loin et les mains d'Edward épousèrent l'arrondi parfait de ses fesses ce qui la fit se cambrer.

Bella se demandait ce qu'elle était en train de faire mais elle n'arrivait pas à réfléchir, à s'arrêter. Elle savait que c'était mal mais c'était trop agréable. Il sentait trop bon, il était trop doux, trop musclé, trop attirant. Elle n'avait pas vraiment conscience qu'elle était sur lui et que les mains d'Edward arpentaient son corps. Elle était en train de mener un combat intérieur, son côté sage savait que c'était mal mais il lui faisait tellement de bien qu'elle bâillonnait tant bien que mal sa conscience. Elle voulait prendre tout ce qu'il concédait à lui donner. Alors, elle laissa Edward continuer à la caresser et les paumes chaudes du capitaine de l'équipe de foot glissèrent un peu plus haut sous son pull, ses pouces effleurant ses côtes. Elle dut lâcher ses lèvres pour prendre de l'air. Elle n'arrivait plus à respirer, il lui coupait littéralement le souffle. Sa tête partit d'elle-même en arrière quand la pulpe des doigts d'Edward s'enfonça dans le bas de son dos.

Edward ouvrit les yeux et vit sa gorge parfaitement offerte à hauteur de sa bouche, il se mit immédiatement à poser des baisers sur sa peau fine. Les doigts de Bella sur ses épaules crochetèrent sa nuque et il la rapprocha encore plus, collant son bassin contre elle.

-Arrête-moi Bella, souffla-t-il sur sa peau. Je n'y arriverai pas tout seul.

-Je veux pas que tu t'arrêtes, l'implora-t-elle en retour. Il ne prit pas la peine d'analyser la situation, elle était consentante, c'est tout ce qui l'intéressait. Il ne pensait pas à jusqu'où ça irait, il voulait juste en avoir un maximum. Il se mit à se frotter lascivement en suivant le tracé de sa colonne vertébrale s'arrêtant au niveau de son soutien-gorge, qui barrait son dos délicat.

Elle aimait ce qu'il était en train de faire et lui constatait qu'il n'avait jamais autant pris son pied à embrasser une fille. Il revoulait ses lèvres, il en avait besoin alors, il lui demanda dans un chuchotement plaintif :

-Embrasse-moi encore.

Elle s'exécuta en ramenant son visage vers le bas et il sentit qu'elle aussi perdait le contrôle, son baiser était beaucoup plus assuré, ses lèvres se pressaient plus fort et, cette fois, c'est la langue de Bella qui quémanda l'entrée à la bouche d'Edward. Il ne se fit pas prier longtemps et accueillit sa douceur en gémissant.

Il gémissait, il aimait ça et Bella prenait confiance, elle voulait lui faire autant de bien qu'il lui en faisait. Les mains de Bella arpentaient le dos musclés d'Edward et elle se délectait de sentir rouler ses muscles saillants sous ses doigts au travers du tissu. Elle quitta de nouveau sa bouche pour ne pas mourir d'asphyxie et elle posa son front sur le sien aimant que leurs souffles erratiques se mélangent.

-J'ai trop envie de toi, souffla Edward. Et, là, Bella se figea. Elle venait de prendre peur et, dans un réflexe de préservation, elle s'éloigna de lui vivement quittant dans le même geste ses genoux et plaquant sa main sur sa bouche. Edward la laissa s'échapper parce qu'il venait de voir la terreur dans ses yeux et ce n'est absolument pas ce qu'il voulait.

Elle se recroquevilla contre la tête de lit enserrant ses genoux contre sa poitrine.

-Bella ? Hé, Bella ? Calme-toi ! Edward avança sa main pour la rassurer mais elle se déroba s'éloignant un peu plus de lui. Il n'insista pas et retira sa main.

-Je… je … suis désolée, je ne peux pas … je… compr…

-Bella ça va ! Oh Bella ? Regarde-moi. Elle leva péniblement les yeux, elle se sentait trop bête et elle ne comprenait plus du tout les intentions d'Edward envers elle. Elle ne reconnaissait pas l'homme qui était assis près d'elle. Elle n'avait pas imaginé qu'il pouvait la voir comme une conquête et cela la déstabilisa profondément.

-T'excuse pas Bella, c'est moi, j'ai perdu le contrôle, je m'excuse Bella je ne voulais pas te toucher comme ça. Bella prit conscience de deux choses à cet instant, la première, Edward culpabilisait vraiment, elle le voyait dans son regard. La seconde, elle avait aimé ça et, elle aussi, avait perdu le contrôle, elle le comprenait en fait et elle ne lui en voulut pas. Elle se sentit juste ridicule de réagir de cette manière.

-Ce n'était qu'un baiser Bella, le monde ne va pas s'effondrer, trouva-t-il bon de dire pour dédramatiser la situation. Pour lui, il ne s'était presque rien passé. Mais il comprenaitque Bella, qui n'avait jamais embrassé un garçon, eut la sensation que ça avait dérapé. Elle soupira et il attendit qu'elle dise quelque chose et, ce qu'il l'étonna, c'est qu'elle eut un petit rire nerveux. Il arqua un sourcil cherchant à comprendre.

-Je suis un cas désespéré, hein ? Finit-elle par dire comme une question.

-Un peu, ironisa-t-il, je t'ai juste roulé une pelle pas de quoi en faire un drame. Alors ? Tu as aimé ? Il voulait son ressenti, ça l'intéressait vraiment de savoir, lui, son premier baiser, il n'en avait même pas le souvenir. Et il voulait surtout savoir s'il avait été bon, mais ça c'était inconscient.

-Oui, c'était agréable. Murmura-t-elle, gênée.

-Agréable ? Bah merde alors, j'ai mis tout ce que je pouvais et tu me dis seulement agréable ! Il plaisantait, elle le savait et cela finit par la détendre parce qu'elle pensait que, pour lui, ce baiser ne signifiait pas grand-chose.

-C'était bien Edward, finit-elle par dire, en lui souriant, ce qui le fit sourire lui aussi. Il aimait entendre ça. Ça le rassurait.

-Bon, tu me rassures, j'avais peur de t'avoir dégouttée à vie d'embrasser un mec.

-Non, rit-elle en laissant reposer ses jambes sur le lit se décontractant pour de bon. Mais bien que la tension soit redescendue pour Bella, une question subsistait, comment elle avait été ? Et, trouvant dans les yeux rieurs d'Edward une lueur rassurante, elle se jeta à l'eau.

-Et moi, j'étais comment ? Il réfléchit une seconde, ne sachant pas s'il devait lui dire torride, bonne, super douée, enflammante, putain, il avait un sacré paquet d'adjectifs qui lui venait. Il opta pour la sobriété.

-Tu étais parfaite Bella, j'ai beaucoup aimé. La preuve, j'ai failli te sauter dessus !

Elle s'empourpra et Edward trouva ça adorable.

-Merci, c'est gentil Edward.

-C'est sincère Bella, tu embrasses très bien. Il lui fit un clin d'œil et elle se rendit compte qu'elle le croyait, elle l'avait mis dans un état second et elle se félicitait intérieurement pour ça. Il lui donnait confiance en elle en réalité. En quelques secondes, elle avait réussi à lui donner envie de plus et elle aimait cette idée, même si ce n'était pas le but recherché. Elle envisagea son rendez-vous avec Jacob d'une toute autre manière et c'était grâce à lui.

-Merci Edward, de m'avoir montré ça, je me sens moins bête maintenant.

-A ton service Bella et, euh, si tu veux en savoir plus hésite pas ! Il plaisantait qu'à moitié, il lui avait donné son premier baiser mais il était près à lui faire toute ses premières fois, si elle voulait. Il n'aurait vraiment pas pris ça comme une corvée.

-J'y penserais, rit-elle.

-Bon, moi, je vais y aller, j'ai encore des devoirs à faire, on se voit demain ?

-Oui et demain, on a les résultats de l'interro de math !

-ah oui ! Tu sais quoi Bella, je suis sûr que j'aurai une meilleure note que toi.

-J'adorerais Edward. Il la regarda curieusement, pourquoi aimerait-elle ça ?

-Pourquoi ?

-Et bien parce que tu as bien travaillé et que tu mérites une bonne note. Et si tu avais une meilleure note que moi, c'est toi qui devrais me donner des cours !

-Ne rêve pas trop, je crois pas avoir tout bon, d'ailleurs, ce week-end, j'aimerais qu'on revoit le dernier chapitre, je pense avoir capté mais j'aimerais bien qu'on bosse ensemble.

-Ouais, pas de soucis, tu me dis où et quand.

-D'accord, allez je me tire, à demain.

-Oui.

-Oublie pas ta lacrymo, Bella la terreur ! Il fit un clin d'œil et sortit de la chambre, Bella lui emboita le pas et descendit à sa suite.

Charly, qui venait d'entendre la porte de la chambre s'ouvrir, quitta le canapé d'un bon et attendit près de l'escalier.

-Bonsoir Chef Swan ! Lança gaiment Edward, désolé de vous avoir dérangé. Il lui tendit la main et le père de Bella la prit, surpris qu'elle soit si franche. Il aimait ça, Edward le regardait dans les yeux avec assurance, ça lui plaisait.

-T'es le bienvenu ici Edward, bonne soirée.

-Merci à vous aussi. A demain Bella, pour ta raclée en math !

-Salut ! Elle ferma la porte en riant.

Quand elle se retourna, son père la regardait étrangement.

-Quoi ? Demanda-t-elle simplement.

-Il a l'air sympa ce garçon. Les yeux de Charly se plissèrent et Bella comprit qu'il allait lui tirer les vers du nez.

-Il l'est, on dine ? Eluda-t-elle.

Il haussa les épaules sachant qu'il ne tirait rien de plus de sa fille et, de toute façon, s'il en savait plus, cela l'obligerait, puisque c'était son rôle de père, à lui tenir un discours sur le besoin de se protéger et tout le toutime. Il n'en avait vraiment aucune envie. Le diner fut silencieux, Bella semblait aller bien, hormis qu'elle était perdue dans ses pensées. Elle se demandait comment ça serait avec Jacob, s'il aimerait l'embrasser comme Edward l'avait fait. Elle ne pensait plus qu'à ça et elle se détestait d'y attacher autant d'importance, cela ne lui ressemblait pas. En fait, depuis une semaine, elle ne se reconnaissait plus. Elle s'était laissée influencer par Alice et Rosalie, elle s'était ouverte à Edward et lui faisait confiance. Elle voulait séduire Jacob Black. Le monde de Bella semblait se transformer peu à peu et elle savait que rien ne redeviendrait normal et ça lui faisait peur.

Elle s'endormit perturbée et angoissée et, quand elle se réveilla en pleine nuit avec cette sensation étrange, elle comprit que ce qui était en train de se passer l'atteignait beaucoup plus qu'elle ne le pensait. Elle s'assit d'un bon, elle avait rêvé d'Edward, elle avait revu ses mains sur ses hanches et senti ses lèvres dans son cou et, dans son songe, elle se frottait à lui comme une perdue alors qu'il murmurait son nom. Son bas-ventre était en feu et elle se laissa retomber en arrière en riant. Elle venait de faire un rêve érotique. Avec Edward Cullen. Elle sentit le rouge lui monter aux joues, pourtant elle était seule.