Chapitre 9
De l'autre côté de la ville, la dispute interrompue par le réveil de Bella avait repris de plus belle et, même si Edward comprenait parfaitement le point de vue d'Alice, il ne voulait rien faire. La décision revenait entièrement à Bella et il ne lui demanderait rien. Il ne pouvait pas lui promettre qu'elle serait en sécurité à Forks, il pouvait jurer de s'occuper d'elle comme il faut. Il ne pouvait pas envisager qu'il lui arrive encore un truc et, surtout, il préférait la voir s'éloigner parce qu'avec ce qu'il ressentait pour elle, pour le moment, c'était trop dur à gérer.
Charly vint réveiller Bella pour le dîner, il ne comprenait pas qu'elle dorme autant mais le docteur avait assuré que c'était normal. Son corps avait été durement sollicité ses dernières douze heures pour éliminer la drogue et il avait vraiment besoin de récupérer. Bella se sentait un peu mieux mais pas suffisamment pour aborder la question de son déménagement comme le désirait Charly.
Esmée et Carlisle écoutaient le récit d'Edward sur sa soirée de la veille et, même si son père avait réagi assez vivement en apprenant que son fils avait passé la soirée aux urgences avec la fille du chef droguée, il se calma vite en entendant la version de son fils. Edward était vraiment content d'avoir des parents si patients, si conciliants qui lui faisaient vraiment confiance. Quand il regagna sa chambre, après le diner auquel il n'avait pratiquement pas touché, il ne put s'empêcher d'envoyer un message à Bella.
« Juste pour te souhaiter une bonne nuit, je passe demain, E »
Bella n'arriva pas à sourire en lisant son message. Elle ne comprenait pas le comportement d'Edward, elle ne savait pas quoi penser. Il était si incohérent entre ses paroles et ses gestes. Il lui disait qu'elle ne l'intéressait pas mais tout ce qu'il faisait démontrait le contraire. Elle répondit brièvement ne sachant pas vraiment quoi lui dire.
« Merci, toi aussi, B »
Il ouvrit sa boîte de réception, content qu'elle lui réponde si vite mais son sourire diminua quand il lut la réponse. Elle paraissait si froide. Il réfléchissait à ce qu'il avait bien pu faire pour qu'elle soit si distante mais il ne trouva rien alors, il se dit qu'elle devait surement être mal et cela l'inquiéta.
« Est-ce que ça va ? E »
« Oui, je suis fatiguée mais ça va, à demain, B »
Il soupira de soulagement en lisant ses mots. Il aurait aimé être avec elle, à ce moment précis. Il aurait aimé la prendre dans ses bras et lui chuchoter à l'oreille qui l'aimait. Il voulait l'embrasser, la câliner, la faire se sentir bien contre lui. Ca le rendait fou, il avait besoin d'elle comme un camé en manque. Il voulait être contre elle, il avait peur qu'elle parte, qu'elle le laisse, l'abandonne. Il ne pouvait pas envisager sa vie sans elle. Pourquoi ? Il en avait aucune idée mais déjà 5 heures qu'il avait quitté l'hôpital et il n'en pouvait plus. Se cachant derrière le fait qu'il voulait s'assurer qu'elle allait bien, il quitta sa chambre, griffonna un mot pour sa mère dans la cuisine et descendit au garage. Il sauta dans sa Volvo et roula jusqu'à la maison du chef. En chemin, il chercha mille et une excuses pour venir à cette heure-ci déranger les Swan. Mais il n'en trouva aucune et il soupira en laissant tomber sa tête sur le volant, une fois qu'il fut garé dans la contre-allée. Il descendit de la voiture et se mit à arpenter le trottoir, jetant des coups d'œil à la maison d'en face. La lumière dans la chambre du haut indiquait que Bella ne dormait pas et celle dans le salon que Charly était en bas.
Il décida de traverser la rue, il pouvait profiter que Charly soit distrait pour parler à Bella. Il prit de petits cailloux qui trainaient au bord de la chaussée et commença à viser le bow-window qui faisait l'angle de la petite maison. Il observa la pergola et se disait qu'il pourrait aisément grimper.
Bella sursauta en entendant un objet non-identifié heurter son carreau. Elle n'y fit pas plus attention que ça. Mais un nouveau tac lui fit tourner la tête. La troisième fois, elle se leva et se pencha pour voir ce qui pouvait provoquer ce bruit. Edward ? Qu'est-ce qu'il foutait au milieu de sa pelouse ? Elle souleva une des vitres.
-Salut ! Lança-t-il joyeux.
-Salut, couina-t-elle, qu'est-ce que tu fous là ?
-J'avais envie de te voir. Tu me manquais.
-…
Bella resta la bouche entre-ouverte alors que son cœur s'emballa, envoyant tout son sang dans ses joues. Elle revint à la réalité en pensant à Charly devant le match en bas.
-Mon père va te botter le cul, s'il te voit ici.
-Je sais. Mais je suis un dingue, même pas peur.
Bella éclata de rire en le voyant gonfler ses muscles. Edward, content que son numéro de clown l'amuse, sentit son cœur se serrer en la voyant sourire. Fallait qu'il la prenne dans ses bras, il ne pouvait rien faire d'autre. Il avait tellement peur de la perdre qu'il aurait fait n'importe quoi pour être près d'elle. Ce qu'il fit, il faut bien l'admettre. Il escalada la pergola en bois qui longeait la maison.
-Bordel Edward ? Qu'est-ce que tu fous ? Bella se sentait trop mal à l'aise, il allait monter et elle était en short et en débardeur, ses affaires trainaient partout.
-Je monte te voir, couina-t-il difficilement, alors qu'il tenait le rebord de la fenêtre à bout de bras.
-Arrête, tu vas te tuer. Dans le même temps, il se hissa et Bella fit deux trois gestes approximatifs pour l'aider à enjamber le rebord de la fenêtre mais elle se ravisa, elle n'osait même pas le toucher. Quand il se redressa, Bella eut l'impression qu'il faisait deux mètres. En fait, après réflexion, c'est juste parce qu'elle était très près de lui. Elle recula d'un pas et poussa la porte de sa chambre pour la verrouiller. Edward resta scotché face à ses deux fesses parfaites moulées dans son short. Par tous les saints, d'où sortait cet ange ? Quand elle se retourna, sa mâchoire tomba alors qu'il prenait conscience qu'elle ne portait pas de sous-vêtement sous ce débardeur bien trop petit pour être mis dans la catégorie vêtement. Putain de bordel de merde, pensa-t-il, elle était en sous-vêtements. Il ne savait pas s'il devait se gifler ou en profiter. Il opta pour la seconde option, il fit comme si de rien était, en détournant rapidement le regard.
-Tu sais que tu es un grand malade ! Si Charly te tombe dessus t'es mort. Bella attrapa son gilet et l'enfila rapidement.
-Peut-être, ricana Edward, mais ça en vaut la peine.
Il était trop content d'être ici, il avait juste besoin d'être avec elle tant qu'elle était encore là. Il ne se rendait juste pas compte qu'il la rendait complètement bipolaire. Elle était heureuse qu'il soit là et se sentait bien et, en même temps, elle savait qu'il allait lui faire du mal, il lui en faisait déjà à dire des trucs dans ce genre sans passer aux actes. Sauf que niveau acte, Edward n'était pas monté ici pour rien. Il s'approcha lentement d'elle, qui était restée près de la porte. Il prit sa main et la tira doucement vers lui. Elle semblait terrorisée maintenant et ce n'est pas ce qu'il voulait. Il voulait juste lui dire tout ce qu'il avait sur le cœur.
-Je te fais peur Bella ? Demanda-t-il doucement, en glissant sa main libre sur le bas du dos brûlant de Bella. Trop tard, Bella était en mode déconnectée de la réalité », elle secoua la tête, non, il ne lui faisait pas peur, c'est d'elle qu'elle avait peur. Elle savait ce qu'il allait faire et ça la terrifiait parce qu'elle ne pourrait pas le repousser. Mais elle ne savait que trop qu'avec Edward, c'était sans lendemain. Elle avait terriblement peur de le perdre. Il la rapprocha un peu plus encore de lui, si bien que leurs corps se frôlèrent. Edward délaissa sa main pour sa joue et se pencha vers elle.
-Ne fais pas ça, souffla-t-elle en le suppliant du regard.
-Pourquoi ? Demanda-t-il en posant ses lèvres sur sa tempe et en frottant son nez dans la racine de ses cheveux, s'enivrant de son odeur exquise.
- Je ne pourrai pas m'en passer Edward. Tu vas me briser le cœur. Il sourit, il ressentait la même chose. Il avait tellement peur de la perdre.
-Je sais, mais je ne peux pas m'en empêcher Bella, je suis fou de toi. Il caressa sa joue avec ses lèvres et le visage de Bella se pencha vers lui pour en avoir plus. Son corps réagissait complètement à l'opposé de ce qu'elle voulait, c'est-à-dire s'éloigner de lui.
- Edward, s'il te plaît, je ne peux pas te résister. Avoua-t-elle honnêtement et cela lui fit trop plaisir.
-Alors laisse-toi aller, je te promets que je ferai ce qu'il faut pour ne pas te décevoir Bella.
-Je sais Edward, rien que te sentir contre moi me comble, mais après ?
-Après quoi ? Bella ? Chuchota-t-il en embrassant la peau de son cou et toute la colonne vertébrale de Bella vibra sous des frissons.
-Après que tu m'aies eue, parce que là, hum… tu vas m'avoir.
-Après ? Je prierai pour t'avoir encore et encore.
-Je vais partir Edward.
-Ca m'est égal, je veux être avec toi. Son cerveau lâcha prise, c'était maintenant ou jamais. Il serra son visage entre ses paumes et laissa son front reposer contre le sien.
- Je t'aime Bella. Il ferma les yeux et captura ses lèvres. On venait de perdre Bella. Son cœur avait explosé, son esprit avait décollé, son ventre, secoué par de délicieux spasmes, était hors d'usage, tout comme ses jambes qui flageolaient. Ses mains moites agirent par elles-mêmes et se nichèrent dans les cheveux d'Edward et, une fois une bonne prise trouvée, elle lui rendit son baiser en le faisant grogner de plaisir.
Edward, complètement consumé par la passion qui l'animait ne s'était même pas rendu compte qu'il venait de dire pour la première fois je t'aime à quelqu'un. Il était carbonisé par toutes ses émotions qui le dévastaient. Il était soulagé, heureux, vidé, terrorisé, il ne pouvait pas vraiment analyser ses émotionscar la langue de Bella lui faisait des trucs de fou. Il avait envie de la déshabiller dans la seconde. Mais il avait tellement peur de la brusquer et qu'elle remarque qu'il était carrément en train de la détourner, qu'il se contenta de caresser ses joues, sa nuque et ses épaules.
-Je t'aime, souffla-t-il à nouveau quand elle le relâcha pour respirer. Bella… dis-moi que toi aussi. Je t'en prie.
-Je t'aime.
-Alors laisse-moi être avec toi, s'il te plaît, avant que tu partes, je te veux chaque seconde avec moi.
-T'es dingue. Mon père est juste en dessous.
- Je ne veux pas te sauter dessus Bella, je veux juste être avec toi. S'il te plaît. Son regard suppliant eut gain de cause et Bella l'entraina vers le lit. Un sourire victorieux s'installa sur le visage d'Edward quand il se laissa tomber sur le matelas, entrainant la magnifique brune avec lui. Il prit immédiatement sa bouche, mordillant ses lèvres avec adoration.
Bella allait encore pleurer mais pas de peur ou de tristesse, non cette fois, c'était de joie. Et il le sentit alors il l'embrassa avec plus de ferveur, en la faisant rouler sous lui. Il ne pensait pas être capable de ressentir autant d'émotions. Putain, il l'aimait comme un fou et, sans contrôler quoi que ce soit, ses mains arpentèrent le corps de la femme sublime qui l'aimait elle aussi, si fort qu'elle le serra contre elle à s'en étouffer. Encore et encore, ils se laissèrent aller l'un contre l'autre, prenant tout ce qu'ils pouvaient prendre par de simples caresses gentilles. Petit à petit, leur étreinte se fit moins pressante et Bella sentit le corps d'Edward peser de tout son poids sur elle mais elle s'en fichait, il pouvait bien rester là, elle serait morte écrasée dans ses bras, ça lui allait bien. Mais il s'en rendit compte et se dégagea doucement, sans la lâcher pour autant. Il tira la couverture parce qu'elle frissonnait et il l'enroula dedans. Dans la seconde qui suivit, Bella était contre lui et il éteignit la lumière. La seule chose qu'Edward regrettait, c'était d'avoir gardé ses chaussures mais c'était préférable pour courir si le chef débarquait.
Bella tâtonna dans l'ombre pour attraper l'iPod d'Edward sur la table de nuit et lui tendit une oreillette. Une demi-heure plus tard, ils dormaient l'un contre l'autre et ils faisaient de très beaux rêves, c'était indéniable vu les sourires qui étiraient leurs lèvres.
Le soleil était à peine levé quand Edward embrassa une dernière fois Bella. Elle murmura quelque chose d'inintelligible et cela le fit sourire. Il sortit par la fenêtre et, doucement, il trouva le rebord de la fenêtre de la cuisine, il se décala un peu et ses pieds trouvèrent la pergola. Dix secondes plus tard, il quittait la rue de Bella.
Carlisle ne fit pas de réflexion, quand il le vit arriver si tôt. Heureusement qu'il avait laissé un mot pour dire qu'il ne savait pas quand il rentrait. Esmée aurait été morte d'inquiétude. Il prit une douche rapide et descendit prendre son petit-déjeuner. Il n'avait jamais souri autant et Carlisle qui lisait son journal savait qu'une fille se cachait là-dessous. Son fils était amoureux, il avait cet air niais que lui-même avait quand il rentrait après avoir passé le week-end avec Esmée, il faisait ses classes à l'époque et ils se connaissaient à peine. La femme de sa vie débarqua dans la cuisine et le docteur était un peu nostalgique de cette époque où il la découvrait et s'émerveillait chaque jour à ses cotés. Il délaissa son journal, se leva, la prit dans ses bras et colla sensuellement ses lèvres contre les siennes. Edward ne réprima pas son sourire, il aimait tellement voir ses parents ainsi.
-Bonjour rayon de soleil. Murmura Carlisle.
-Je t'aime, soupira Esmée, en caressant les joues de son mari.
-Je t'aime aussi mais je dois filer, je te souhaite une bonne journée mon amour.
-Merci mon ange.
Edward trouva ça mignon, il pensa que c'est ce genre de chose qu'il aimerait dire à Bella et, probablement, qu'elle aimerait entendre. Il sortit son mobile et composa rapidement le message.
« Je te souhaite une bonne journée mon amour. Je t'aime. E
Le bip du téléphone sur sa table de nuit réveilla Bella, elle n'avait pas envie de regarder qui c'était. Elle était triste parce qu'Edward était parti comme un voleur. Elle soupira et attrapa finalement le petit objet. Son visage s'illumina d'un immense sourire en découvrant ses lignes et son cœur se mit à battre plus vite. Comment elle allait faire pour vivre loin de lui ? Mon amour il lui avait écrit mon amour ». Elle avait envie de se lever et de sauter sur son lit mais elle avait trop peur de casser trois lattes. Elle arrêta son hyperventilation en se forçant à expirer calmement.
Elle voulait le voir, elle avait besoin de le voir alors, sans se poser plus de questions, elle descendit l'escalier en trombe. Elle prit son petit-déjeuner et vingt minutes plus tard, soit une douche et un habillage rapide, elle était dans sa camionnette. Elle se gara sur le parking de Forks High et elle attendit de voir la Volvo rutilante d'Edward faire son entrée.
Edward ne tarda pas. Les cours allaient commencer, il n'était pas en avance. Mais il se figea quand il vit sa brune descendre de son horrible voiture. Elle portait un jean assez large et trop long si bien qu'on voyait à peine ses chaussures et son imperméable lui donnait l'air toute petite, mais il s'en fichait, c'est pas ça qui comptait. Elle lui souriait et Edward se sentait plus lui-même. Il était vraiment drogué à elle. Et elle était là. Il sortit le plus vite possible, il en oublia son sac. Il verrouilla sa voiture sans la quitter des yeux.
-Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda Edward en sautant presque vers elle.
-Je voulais te souhaiter une bonne journée, mon amour. Bella se mit à rougir furieusement, elle avait vraiment dit ça ?
-Et bien merci, sourit-il. Les mains d'Edward trouvèrent les joues de Bella et il posa doucement ses lèvres sur les siennes. Bella, en manque et avide de contact, noua ses mains autour de sa nuque et reposa sa bouche sur celle d'Edward.
-Hey, je t'ai manqué, sourit-il, en posant des petits bisous sur son nez.
-T'es parti comme un voleur. Alors, j'ai un peu paniqué.
-Je devais passer me changer avant d'aller en cours, tu étais trop jolie, je ne pouvais pas te réveiller.
Bella se mit à rougir, elle avait besoin de réponses, elle devait avoir une garantie, avant de se faire violence comme elle en avait décidé. Elle était terrorisée à l'idée d'affronter son lycée mais pour lui, elle le ferait. Mais elle voulait une garantie, elle ne pourrait pas tout gérer.
- Edward ? Je peux te poser une question ?
-Je t'écoute beauté. Edward ne se rendit pas compte qu'il avait pris sa main et qu'il la serrait contre lui. Par contre, il vit à quel point elle était chamboulée.
-Si je reste à Forks, tu sortirais avec moi ?
-Sortir, genre, sortir ? Il s'imagina se promener avec elle en lui tenant la main, l'embrasser en public, passer des moments en tête à tête avec elle.
-Oui, sortir vraiment sortir. Reprit-elle. Il ne savait pas s'il pouvait faire ça, il imagina rapidement que s'il lui disait non, il la perdrait, avec tout ce que ça impliquait.
-Bella, je ne peux même pas envisager qu'un mec te drague. Je ne veux même pas penser au fait que tu puisses partir alors, ouais, si ça me permet de te garder ici à Forks avec moi, ouais Bella, je peux essayer, je ne sais pas si je serai bon hein, mais je veux bien, ouais.
-Je m'en fiche Edward, même si t'es le petit-ami le plus nul de la terre, comme tu es, ça me va bien.
-Bah, si t'es prête à me supporter, ok, alors deal ?
-Deal ? Comment ça deal ? Je ne te propose pas un bowling là ! Edward, je veux juste savoir si ce que tu m'as dit hier soir, tu le pensais vraiment et que tu ne dis pas ça à toutes les filles que tu veux mettre dans ton lit.
-Hey Bella ? Je ne sais pas si t'es au courant mais, cette nuit, c'était exceptionnel pour moi. J'ai jamais fais ce genre de truc. Et d'abord, c'est moi qui étais dans ton lit !
-Ok, ok, c'est tout ce que je voulais savoir.
-Hey les amoureux ? Vous ne venez pas en cours ? Emmet venait de brutaliser Edward qui se servit de Bella comme bouclier.
-Ouais, on arrive, grogna Edward en passant son bras par-dessus l'épaule de Bella. Hein ? Tu viens ? Demanda-t-il, inquiet qu'elle ne soit venue que pour le voir.
-Oui, je viens.
-C'est une bonne chose Bella, quand on tombe de cheval, faut remonter tout de suite. Allez lâche ma pote, Roméo, je l'emmène en histoire. Emmet dégagea Edward et prit sa place sur l'épaule de Bella. Et va chercher ton sac, tocard !
-Merde ! Edward courut jusqu'à sa voiture, tandis qu'Emmet emmenait sa Bella loin de lui. Il n'aimait pas trop ça mais il était trop heureux pour grogner sur son pote. Il les rejoignit en trottinant et, sans ménagement, il récupéra sa copine et Emmet, bon joueur, resta un peu en retrait.
Bella était toute rouge, tous les gens qu'ils croisaient dans le couloir les dévisageaient. Edward Cullen et la Swan ? C'était trop bizarre. Emmet les laissa tous les deux et Edward se mit à murmurer au creux de l'oreille de Bella.
-Ma Bella, ça va bien se passer, détends-toi.
-Je me détendrai si je survis à cette première journée.
-Emmet prend son rôle de garde du corps très au sérieux, tu n'as pas de souci à te faire et, moi, je viens à la pause, ok ?
-D'accord. Edward déposa un baiser sur le front de Bella et des papillons s'envolèrent dans le ventre de la jolie brune, Emmet s'empressa de la conduire jusqu'à la table à droite de la sienne dans la salle d'histoire.
-J'ai plus droit au premier rang ? Couina Bella.
-Non, tu restes à porter de main, alors Edward et toi, c'est officiel ?
-Je crois ouais. Murmura Bella en se rendant compte qu'elle sortait avec Edward. Putain, quand même ! Edward Cullen, son mec ! Elle n'en revenait pas.
-Bon, alors tu restes à portée de main, s'il t'arrive encore un truc, il va me tuer.
-Tu as peur d'Edward, Emmet ?
-Ouais, tu ne sais pas à quel point il peut être mesquin. Bella pouffa et Jessica assise un peu plus haut se retourna pour la toiser avec dédain, ce qui coupa l'envie de rire de Bella. Jessica, voyant que la brune était terrorisée, passa son pouce sur sa gorge dans un geste qui signifiait clairement qu'elle allait passer un sale quart d'heure. Bella analysa la situation en une fraction de seconde. Se fritter avec les pom-pom girls ou partir loin d'Edward ? Le choix était vite fait. C'était Edward et ce n'est pas cette catin qui l'éloignerait de lui. Ça non. Bella leva doucement son majeur en direction de la fausse blonde sans la lâcher du regard. Jessica se leva immédiatement en hurlant.
-Pour qui tu te prends, sale pute ! Emmet l'arrêta avec son grand bras. En même temps, Bella se levait et reculait d'un pas.
-T'es complètement folle, couina-t-elle, alors que son cœur battait à cent à l'heure.
-Tu crois quoi ? Que tu peux arriver ici et prendre ce que bon te semble !
Emmet retenait toujours Jessica et il était mort de rire. Bella, elle, bouillait, Edward n'était pas un putain d'objet et Jessica faisait un scandale et les trente élèves présents jouissaient du spectacle.
-Je crois que tu as vraiment un problème, je ne t'ai jamais rien fait Jessica, alors laisse-moi tranquille.
-Qu'est-ce qui se passe ? Demanda la prof en rentrant dans la salle. Le grand footballeur lâcha la cheerleader hystérique et Jessica lui grogna dessus, de façon complètement ridicule qui le fit rire de plus belle.
-Rien, rien, il ne se passe rien. Jessica se laissa tomber sur sa chaise et Bella reprit place à côté d'Emmet. Il lui fit un sourire chaleureux, en caressant son petit poing crispé sur la table.
Le cours commença et elle oublia la garce hystérique, Emmet était là. Ça suffisait à la rassurer. Elle avait juste hâte de retrouver Edward.
Trois salles plus loin, Edward regardait Black faire tourner son crayon dans ses gros doigts, ses gros doigts qui avaient touché sa Bella. Ça le rendait dingue. Il faisait qu'y penser. Il le revoyait poser ses lèvres sur la peau fine de son cou. Putain, il était jaloux à mort.
-T'as un problème Edward ? Chuchota le quaterback en serrant les dents. Il avait la haine contre Cullen, il n'avait pas respecté le plan et son regard noir commençait clairement à le saouler.
-Non. Répondit Edward, en regardant finalement ailleurs. S'il disait à Black ce qu'il pensait, il allait s'emporter et se faire virer du cours.
-Alors, pourquoi tu me regardes comme ça ? C'est moi qui devrais avoir un problème avec toi.
-Si tu le dis.
-Ouais, je te le dis. Tu peux m'expliquer à quoi tu joues avec Swan ? Edward se tendit un peu plus.
-Bella, elle s'appelle Bella.
-Ouais Bella. Elle était pour moi si je me souviens bien, c'est ce qu'on avait dit.
-Les règles ont changé, je joue plus. Je prends Bella, je te laisse toutes les autres.
Jacob arqua un sourcil. Alors c'était ça, elle lui avait retourné le cerveau la petite brune. Et, à voir les jointures des mains de Cullen blanchir, Jacob savait que c'était une corde sensible. Quel con ce Cullen, se dit-il en lui-même, tomber amoureux de la Swan. Il connaissait Edward depuis le jardin d'enfants et il en avait fait des belles mais celle-là, c'était de loin la meilleure.
-C'est marrant que tu dises ça parce que je pensais justement là même chose. Il voulait le taquiner un peu et pourquoi pas le faire sortir de ses gonds.
-T'approche pas d'elle Jake. Le menaça Edward dans un grognement étouffé. Je ne te le dirai qu'une fois.
Jacob ne put s'empêcher de rire. Très, très sensible la corde.
-On verra ça. Il lui fit un clin d'œil et tourna légèrement sa chaise, de sorte à lui tourner un peu le dos. Edward avait envie de l'assommer. Alors, pour se calmer, il envoya un message à Bella. Il était certain qu'elle le rassurait.
« J'ai envie de te voir, E »
Bella sentit sa poche vibrer et sortit discrètement son portable, le gardant caché un peu sous la table. Les mots d'Edward la firent rougir et Emmet ne le rata pas. Il se pencha pour lire le sms et éclata de rire, toute la classe se tourna vers lui et Bella dissimula son téléphone dans la manche de son pull, en lançant un regard noir à Emmet. Cullen qui envoyait des sms romantiques, c'était bien trop pour lui. Il avait envie de traverser l'école et d'aller se foutre littéralement de sa gueule. Alors, il texta rapidement son pote, une fois que l'attention ne fut plus sur lui.
Edward pensa recevoir la réponse de Bella, il se figea en voyant les mots d'Emmet.
« Plutôt me couper une couille ? Mon pote, pour ça, il faudrait que tu les aies sur toi ! Em»
« Va te faire foutre, Ed» Il transféra à son pote. Son téléphone vibra dans la seconde qui suivit.
« Moi aussi, envie de te voir, Jessica m'a insultée et Emmet me rend dingue. B »
« C'te conne perd rien pour attendre, moi, je vais encastrer le nez de Jake dans le mur. Vivement la pause. E
« C'est quoi le problème avec Jacob ? B »
« Il te veut. E »
« Aucune chance, entièrement à toi, B »
« Je t'adore, E »
Le cœur d'Edward se gonfla de joie et toute sa tension interne redescendit. Aucune chance, elle était à lui. C'est tout ce qu'il avait besoin d'entendre. Son ego de mâle dominant était flatté et il avait hâte de la voir le recaler. Parce qu'il connaissait Jake, il ne lâcherait pas l'affaire.
La cloche retentit et Edward se traina jusqu'à son cours suivant. Il se réinstalla dans le fond en ignorant le « bonjour » de Loren et, quand Jake se posa près de lui, il ne lui jeta même pas un regard. L'heure fut longue mais il resta concentré. Idem pour Bella dans la salle d'à côté, avec Emmet en bon garde du corps et Tyler qui lui racontait des vannes toutes pourries.
A midi, Edward se pressa pour rejoindre sa belle et il soupira de contentement quand il put enfin sentir son corps contre lui. Il la pressa sous son épaule et, dans un geste complètement machinal, il inspira l'odeur de ses cheveux.
-J'ai hâte d'être seul avec toi, souffla-t-il. Bella frissonna de la tête aux pieds, elle aussi, elle n'en pouvait plus. Elle voulait qu'il la serre dans ses bras et qu'il l'étouffe de baisers. Il ne la lâche qu'une fois au self, quand elle fut armée d'un plateau garni de son habituel paquet de chips et de sa pomme. Elle suivit Edward jusqu'à la table où se trouvait déjà Jasper et Tyler. Emmet les suivait de près et rassembla quelques chaises pour le reste de la bande. Et, comme l'avait prévu Edward, Jacob s'installa en face de Bella, sous le regard assassin des cheerleaders.
-Salut Bella, chantonna-t-il avec son sourire de tombeur. Edward voulait montrer les dents. Bella pensa que les footballeurs allaient vraiment avoir sa mort. Deux autres garçons de l'équipe s'installèrent et Bella ne savait plus où se mettre. Là, tout de suite, elle aurait aimé être seule avec Mike. Elle sentit la main d'Edward dans le bas de son dos et, instinctivement, elle se rapprocha de lui, son corps effleurant le sien de manière rassurante.
-Salut les gars… et la fille ! Rit Alice, avant de se jeter goulument sur les lèvres de Jasper.
-Ca va ma douce ? Demanda-t-il en l'attirant sur ses genoux.
Le pouce d'Edward se mit à faire des petits cercles sur les reins de Bella et elle en oublia le regard de Jacob posé sur elle. Rosalie lui fit un immense sourire, avant de contourner la table et de la serrer contre elle. Elle sourit chaleureusement à Edward. Rosalie était heureuse que Bella ait trouvé le courage de revenir et qu'Edward admette et assume ce qu'il éprouvait pour elle. Elle le savait depuis le début de toute façon. Rien qu'à la façon qu'il avait de parler d'elle, Rosalie savait qu'il y avait plus entre eux que de simple cours de math.
Les cheerleaders passèrent le déjeuner entre filles, à leur table habituelle. Irina ne leva pas une seule fois les yeux vers la table où se trouvait son ex' et la fille qui l'avait fait arrêter. Elle nevoulait plus approcher la Swan, elle avait trop peur de ce qu'il pouvait lui arriver, elle risquait la prison. Toute la conversation avec ses copines fut orientée sur Bella Swan mais Irina ne fit pas une seule remarque, ne donna pas une seule fois son avis. Elle avait juste envie de la pousser d'un pont et qu'elle disparaisse pour toujours mais elle ne voulait pas aller en prison alors tant pis pour Jacob, tant pis pour la vengeance de sa sœur mais elle, elle était pieds et poings liés.
Tanya aussi était dans ses petits chaussons, elle savait exactement ce que risquait sa sœur et elle ne voulait pas avoir le même genre de problème. Jessica pensait que la Swan devrait en baver, Victoria et Loren étaient d'accord avec elle. Surtout qu'Edward avait maintenant tourné sa chaise vers Bella et lui murmurait des trucs dans l'oreille.
Ces trucs, c'était des petits mots d'encouragement pour qu'elle envoie paître Jacob qui lui faisait un rentre-dedans monumental et, malgré les menaces d'Edward, il ne laissait pas tomber.
-Dis-lui de s'enfoncer sa fourchette dans l'œil. Susurra-t-il, en se délectant, comme toujours, de sa délicieuse odeur. Bella retint un petit rire et continua à parler gentiment à Jacob. Il lui demandait comment c'était à l'hôpital, si ça n'avait pas été trop effrayant.
-C'est l'état dans lequel j'étais qui était effrayant, pas l'endroit où je me trouvais et Edward était là, c'était rassurant.
-Ah bon ? J'avais cru comprendre que vous étiez un peu en froid, samedi soir.
- Oui, mais un vrai ami, il ne te laisse jamais tomber, même s'il est fâché. Toi et moi, on n'était même pas fâchés et tu vois… Edward attrapa une chips sur le plateau de Bella et la fit craquer sous ses dents, en regardant Jacob avec arrogance. T'es même pas un ami pour elle, connard, pensa-t-il en jubilant.
Il passa sa main autour de la taille de Bella, la rapprochant de lui pour lui coller un gros bisou sur la joue. Jacob, séché par la répartie de la petite brune qui venait clairement de le casser, laissa tomber ce jeu stupide. Ils avaient l'air d'un couple désormais, c'était même plus marrant. Tyler avait l'air de se dire la même chose et Ben posa ouvertement la question.
-Hey, mais vous sortez ensemble ou quoi ? Bella s'empourpra derechef et Edward hocha la tête, avant de poser un baiser dans son cou. Baiser qui fit perdre pied à Bella, en mode déconnectée, cœur prêt à exploser elle n'entendit même pas la fin de la conversation parce que les doigts d'Edward faisaient des merveilles dans son dos et sa bouche juste en dessous son oreille lui offrait une sensation absolument fabuleuse.
Edward enroulait ses doigts dans les boucles de sa petite-amie et en profitait pour caresser son dos sans qu'il ait trop l'air de la peloter. Il savait que ça la mettrait mal à l'aise. Mais il avait trop envie de la toucher et de tellement plus. Mais il ne pouvait pas, pas avec elle, il s'était promis de faire les choses bien, il lui avait promis d'essayer, il ne la brusquerait jamais. Même s'il doutait de sa capacité de résistance face à sa copine qu'il désirait plus que tout.
Avant qu'ils ne retournent en cours, Edward s'assura que Bella ne serait pas seule dans l'après-midi, elle avait tous ses cours avec Rosalie et Alice et c'est rassuré qu'il la laissa s'éloigner, après l'avoir furtivement embrassée au coin des lèvres. Il avait terriblement envie de plus mais il doutait de son contrôle et probablement qu'il l'aurait suppliée de sécher pour aller chez lui. Donc un baiser chaste, ça lui allait bien. Elle, de son côté, se demandait pourquoi il était aussi tactile avec elle en public alors que, quand ils étaient tous les deux, il l'effleurait à peine. Elle ne comprenait rien à Edward Cullen mais elle avait quand même hâte de le rejoindre après les cours pour réviser ensemble.
La sonnerie retentit et Bella ne quitta pas Alice et Rosalie d'une semelle. Elle respira mieux, quand elle vit son adonis appuyé sur le capot de sa Volvo. Magnifique pensa-t-elle, en détaillant ses cheveux bruns cuivrés qui flottaient dans l'air, sa stature imposante et son look de beau gosse qu'elle détestait il y a encore peu mais qui, finalement, la faisait vraiment bouillir. Elle embrassa ses copines et leur souhaita une bonne soirée. Edward lui souriait toujours et, comme les quatre heures de cours avaient été bien trop longues sans elle, il n'attendait qu'une chose, qu'elle l'embrasse. Mais comme tous les élèves sortaient, elle se sentait bien mal à l'aise alors, elle se contenta de lui sourire timidement.
-On se rejoint chez toi ?
-Hep, viens par-là, beauté. Il attrapa sa main et se colla à elle. Complètement hypnotisée par ses yeux, elle ne réussit pas à protester et quand elle les ferma, elle se laissa porter par la sensation que lui procuraient ses lèvres souples et douces sur les siennes. Bella ressemblait à une poupée de chiffon dans ses bras. Seule la langue d'Edward sur sa lèvre inférieure avait de l'importance. Je vais imploser pensa-t-elle, en sentant son cœur battre dans sa poitrine. Elle avait survécu à cette journée et il était là, affichant son amour pour elle devant tous leurs camarades qui passaient à proximité.
-Tu vas me tuer, murmura-t-il en reprenant son souffle. Les baisers de Bella avaient un effet dévastateur sur lui. Chaque fois, c'était pire, son cœur battait à tout rompre, ses muscles se tendaient et il devait bâillonner ses plus bas instincts qui lui hurlaient de la prendre sans ménagement.
-Désolée, répondit-elle gênée en passant sa langue sur ses lèvres qui avaient son goût exquis.
- Putain, ne fais pas ça ! Grogna-t-il en posant son doigt sur sa bouche.
-Désolée, répondit-elle encore. Elle se gifla mentalement, elle allait être désolée combien de fois exactement. Il lui sourit en relâchant son corps, il avait trop hâte d'être seul avec elle alors, plus tôt ils quitteraient le parking, plus vite ils seraient chez lui.
-On y va ? Demanda-t-il.
-Je te rejoins, je dois appeler Charly. Il va s'inquiéter, s'il ne me trouve pas en rentrant.
-Ok, fais vite. Il embrassa son front et grimpa dans sa voiture. Avec un peu de chance, il aurait quelques minutes pour faire un peu de rangement dans sa chambre, avant qu'elle n'arrive.
Bella grimpa dans sa camionnette, démarra et sortit rapidement de cet endroit qu'elle détestait, moins elle passerait de temps ici, mieux elle se porterait. Elle s'arrêta sur le bord de la nationale et composa le numéro de son père qui décrocha rapidement.
-Oui ma chérie ? Demanda-il.
-Oui papa, je sors du lycée là, je vais chez Edward.
-Tu es allée au lycée ? Demanda Charly, incrédule.
-Edward m'a convaincue d'y retourner, oui. Il parait qu'il faut se remettre en selle tout de suite après une chute. Elle n'en revenait pas, elle citait Emmet maintenant.
-Et comment ça s'est passé ?
-Bien, enfin, ça a été, papa, je vais faire un essai d'accord, j'ai envie de rester à Forks avec toi.
-Ma puce… Charly semblait ému et le cœur de Bella se serra. Comme tu veux, mais si tu sens que tu es en danger, promets-moi que tu me le diras.
-Je te le promets papa, je peux aller chez Edward ? On va réviser.
-Oui, bien sûr, tu rentres pour dîner ?
-Oui, vers vingt heures.
-D'accord, à tout à l'heure et soyez sages.
Bella raccrocha rapidement, une bonne chose de faite, elle reprit la route en direction de la maison des Cullen mais les paroles de Charly restaient dans son esprit. Soyez sages ? » Qu'entendait-il par là ? Il pensait qu'Edward et elle allaient faire des bêtises ? La première qui lui vint en tête était une image floue d'Edward nu, au-dessus d'elle. Elle frissonna de désir et de peur en même temps. Les dix minutes de trajet qui la séparait de la maison d'Edward ressemblaient à un chemin de croix pour Bella. Elle avait envie d'arriver au bout car elle avait besoin de le voir. Mais elle était terrorisée car, même s'il ne lui avait rien dit à propos du programme de la soirée, elle n'avait pas envisagé, avant la phrase de Charly qu'Edward puisse avoir d'autres plans en tête que les maths. Et elle se demandait comment elle réagirait, si tel était le cas. Elle avait très envie de se donner à lui, c'était indéniable parce qu'il l'attirait terriblement mais elle avait tellement peur qu'il la rejette ensuite, si elle n'était pas à la hauteur ou si, une fois arrivé à ses fins, il ne lui trouve plus d'intérêt.
