Chapitre 10

Edward débarrassa son bureau, rangea les quelques fringues qui trainaient. Il venait de mettre un album de Muse et il était plutôt serein. Il allait passer plusieurs heures avec Bella et il s'en réjouissait. En fait, il avait bien compris qu'elle était revenue sur sa décision de partir et, de ce fait, il était moins inquiet sur leur avenir. Il avait le temps, du moins s'il n'arrivait pas à nouveau quelque chose à Bella qui pourrait remettre en cause tout ça. Mis à part les cheerleaders, tout le monde avait compris qu'Irina avait fait une très mauvaise blague à Bella et que, si elle avait été arrêté pour ça, ce n'était pas de la faute de Bella, mais bien celle de la blonde qui n'avait pas été très maligne.

L'épisode du Lodge avait évidement choqué pas mal d'élèves, la cavalerie du chef débarquant en pleine nuit pour fouiller tout le monde, ça devait être assez flippant. Mais, visiblement, personne n'en tenait rigueur à Bella. Les gens s'en foutaient en fait et c'était tant mieux. Ils pourraient rester à Forks. Oui, parce qu'il avait même envisagé de déménager à Phoenix. Bon, ses parents ne l'auraient jamais laissé partir mais il était prêt à le faire, pour rester près d'elle. Ça aurait été galère, la situation était bien mieux ainsi.

Il entendit la voiture de Bella tousser dans son allée et il mit une petite goutte d'eau de toilette et descendit la rejoindre. Sa mère lui avait déjà ouvert quand il arriva. Edward réprima un sourire en voyant que sa maman était aux petits soins avec sa petite-amie. Il la débarrassa de sa veste et prit sa main pour la guider vers l'escalier.

Esmée sourit face à ce geste, son fils était épris d'elle, ça lui donna un petit coup au cœur, elle perdait son bébé. Mais en même temps, elle était heureuse car Bella semblait d'une douceur parfaite pour lui. Elle n'avait rien à voir avec les jeunes filles avec qui elle avait pu le voir au centre ville. Ces filles qui paraissaient très sures d'elles en surface maislui disaient à peine bonjour quand Edward les présentait. Bella semblait plus mure, plus en phase avec son fils.

-Qu'est-ce que tu veux faire ? Demanda Edward en fermant les grandes portes de son antre.

-T'expliquer le dernier chapitre sur les logarithmes népériens.

-D'accord, mais avant, câlin ! Edward entraina Bella de force jusqu'au canapé en l'encerclant de ses grands bras musclés. Elle ne se débattit pas et quand il la poussa sur l'épais cuir, ça lui coupa le souffle. Edward rigola en voyant sa tête, elle avait l'air outrée. Elle pouvait l'être, il avait bien l'intention de l'embêter. Il grimpa sur elle en l'allongeant via une pression sur ses épaules. Il partit aussitôt à l'assaut de ses lèvres et, une fois n'est pas coutume, cela le mit dans un état second. Il ne comprenait pas pourquoi il avait ce besoin de la toucher sans cesse, de la sentir, de l'embrasser.

Elle ne comprenait pas pourquoi elle était incapable de connecter ses neurones dès qu'il avait ses mains sur elle. Elle se sentait faible dans les bras d'Edward parce qu'il pourrait obtenir tout ce qu'il voulait, elle se plierait en quatre, juste pour avoir le droit de caresser ses épaules musclées, de fourrager ses cheveux, d'aspirer ses lèvres. Elle ne se privait pas de ce qu'il lui offrait. Elle le sentait sourire sur sa peau et elle entendait son souffle rauque sortir de sa cage thoracique. Elle savait qu'il était bien, couché sur elle, à couvrir son cou et son visage de baisers.

Edward ne se sentit plus vraiment lui-même quand il fit courir sa langue sur la gorge de Bella, parce qu'elle se mit à gémir et se tortiller. Il lui sembla qu'elle était excitée et cela ne l'aida pas à se contrôler. Les doigts de Bella agrippaient ses cheveux et tiraient légèrement dessus, ça lui provoquait une petite douleur délicieuse. Il adorait ça. Elle se mouvait de plus belle sous son corps quand il mordilla ses lèvres.

-T'aimes ça ? Demanda-t-il avec un air taquin. Elle hocha la tête en rougissant.

-Alors qu'est-ce que tu dis de ça ? Il fit courir ses doigts sur son épaule, attrapant au passage le col de son pull dénudant ainsi sa clavicule qu'il se mit à lécher avec délectation. La réaction de Bella ne se fit pas attendre et il sentit ses ongles s'enfoncer dans ses omoplates. Si elle réagissait ainsi sur sa clavicule, il avait hâte de voir comment ça serait sur le reste de son corps. Il n'en pouvait plus, il la voulait plus que tout.

-Oh Bella ! Couina-t-il en reprenant ses lèvres.

Edward se colla un peu plus à elle et Bella put clairement sentir le désir d'Edward sur sa cuisse. Elle n'avait jamais senti ce genre de chose et elle ne pensait pas que ça pouvait être aussi dur.

-Tu as envie, Edward ? demanda-t-elle tout à trac.

-Oh putain, oui. J'ai terriblement envie de toi Bella. Il embrassa à nouveau sa peau, avant d'ajouter :

-Mais c'est toi qui décide. Moi, je t'attends. Il se perdit dans son cou et Bella réfléchit à toute allure. Oui, elle avait envie de se laisser aller, non, elle ne pouvait pas se donner.

-Pas maintenant Edward, c'est trop tôt.

-D'accord, souffla-t-il. Il ne s'arrêta pas pour autant et continua à manger sa peau et sa bouche pendant de longues minutes qui parurent beaucoup trop courtes cependant. Bella aimait ça et en fit part à Edward, quand il passait ses mains sous son pull pour apprécier la chaleur de la peau de son ventre plat.

-J'aime tellement ce que tu me fais Edward. Un immense sourire naquit sur ses lèvres et il ricana, trop fier de son effet. Il se redressa et une fois à genoux au-dessus d'elle, il posa ses lèvres près de son nombril. Bella frissonna de la tête aux pieds et lâcha un juron en se cambrant. Il en profita pour glisser ses mains sous son dos et, là encore, il passa un long moment à embrasser son ventre plat et ses hanches. Il adorait son corps. Tout chez Bella semblait avoir été fait sur-mesure pour le plaisir d'Edward et il lui tardait de la voir nue.

-T'es tellement belle ! Sa voix se perdit entre ses baisers. Tu me rends fou ! La tête de Bella partit en arrière en entendant ses mots. Les mains et les lèvres de son petit-ami avaient un effet dévastateur sur elle. Et, même si elle était terrorisée, elle avait envie qu'il lui en donne plus. Elle voulait, elle aussi, pouvoir toucher son corps. Elle se dit bêtement que si elle lui en donnait plus, il en ferait de même. Alors elle attrapa les rebords de son pull qu'il avait déjà remonté sur sa taille et elle le fit rapidement passer au-dessus de sa tête.

En devinant ses petits seins, moulés dans son débardeur blanc, Edward eut l'impression qu'il n'avait jamais été aussi dur. Et, comme s'il ne contrôlait plus vraiment son corps, il délaissa son ventre pour sa poitrine. Et même si le tissu du vêtement ne lui permettait pas d'apprécier à leur juste valeur ses deux monts merveilleux, il se délecta de la forme parfaite qu'ils prenaient dans ses mains. Bella gémissait très fort alors qu'elle sentait ses pointes se durcir.

-Tu aimes ça ? Demanda-t-il la voix rauque, c'était rhétorique mais elle l'admit avec ferveur :

-Oh ouais.

Edward se décida à passer à la vitesse supérieure mais, avant, il voulait s'assurer qu'elle avait bien compris que c'était elle qui décidait. Il se rallongea sur elle, et murmura dans son oreille :

-Arrête-moi si je vais trop loin. Bella hocha la tête et il se mit à bouger contre elle. Il attrapa sa cuisse et la remonta pour la poser sur sa hanche. Leurs bassins rentrèrent en contact et Edward se sentit douloureusement à l'étroit car même au travers de leur vêtements, il sentait la chaleur qui émanait du corps de Bella. Elle, elle avait l'impression qu'elle allait prendre feu. Le désir d'Edward allait et venait contre son intimité provoquant des vagues de frissons délicieusement insupportables.

-C'est trop bon ! Couina-t-elle en agrippant ses fesses. Elle sentait l'humidité dans sa culotte et elle savait qu'il était l'unique responsable de ça. Un creux se forma dans son ventre, elle avait besoin de plus. Il le sentit dans son déhanché et l'entendit dans ses miaulements. Il passa alors sa main dans son débardeur et, sans prévenir, il glissa deux doigts habiles dans le bonnet de son soutien-gorge pour faire sortir son sein. Il posa immédiatement sa bouche sur le plus beau mamelon qu'il ait jamais vu. Bella poussa d'abord un petit cri de surprise mais la sensation de sa langue fraîche et humide sur elle la laissa sans voix.

-Ca te fait de l'effet, sourit-il entre ses coups de langue qui avaient pour seul objectif, de maintenir son téton très dur. La langue d'Edward qui tourbillonnait autour de sa pointe ne permettait pas à Bella de répondre. Elle se contenta de se cambrer d'avantage augmentant la friction entre ses jambes. Edward fit glisser les bretelles de Bella sur ses épaules et, avec habilité, il fit descendre son top. La vue était merveilleuse et son autre sein se retrouva hors de son carcan.

-Ils sont magnifiques, soupira Edward en les malaxant simultanément, faisant haleter Bella.

-Edward… La voix de Bella était suppliante, elle ne répondait plus d'elle-même. Elle perdait la tête, elle ne savait pas de quoi elle avait besoin mais elle savait qu'il lui fallait quelque chose.

-Oui Bella ? Lança-t-il, amusé par son regard rempli de désir et de détresse.

-Je veux… j'ai besoin… Il mordit son téton droit. Ah ! Edward !

-Qu'est-ce que tu veux Bella ?

-Oh… pff… je ne sais pas Edward, je ne sais pas, mais oh hum oh !

Elle était sur le point d'exploser, il le savait alors, il plaqua sa main sur son entrejambe et même si Bella voulut refermer ses cuisses, le corps d'Edward l'en empêchait et, quand il se mit à bouger ses doigts sur cet endroit si sensible, elle eut l'impression que tous ses muscles se tendaient, le creux dans son ventre augmenta encore et son pouls accéléra encore plus.

-Edward ! Cria-t-elle en étouffant son cri dans son épaule musclée. Il accentua la pression de ses doigts et elle explosa. Il la sentit trembler d'abord, puis il elle convulsa et finit par enfoncer violemment ses dents dans son épaule, alors qu'elle était submergée par un orgasme. Il arrêta de la toucher quand elle reprit son souffle. Elle n'avait même pas remarqué qu'elle avait arrêté de respirer. Il recouvrit ses seins rapidement, il remit son débardeur en place et posa sa tête sur sa poitrine. Son cœur battait à tout rompre et c'était grâce à lui. Il adorait ça.

-Oh putain, Edward ! Souffla-t-elle en prenant de grande inspiration pour retrouver un rythme de respiration normal. Il sourit, ne dit rien et resta plusieurs minutes à écouter la chamade de son organe vital.

Bella glissa ses doigts dans la chevelure d'Edward et massa son crâne. Il soupira d'aise, il était physiquement frustré mais moralement comblé.

-Embrasse-moi Edward, s'il te plaît.

Il ne se fit pas prier et remonta langoureusement ses lèvres le long de sa gorge pour trouver sa bouche. Elle essaya par ce baiser, de lui prouver à quel point elle était attachée à lui, à quel point il comptait.

-Je t'aime, lui susurra-t-elle, en caressant du bout des doigts sa mâchoire carrée.

-Sans dèc ? Se moqua-t-il en la poussant un peu pour qu'elle roule sur le côté, son corps glissant derrière elle. Ça tombe super bien Bella, moi aussi. Il poussa ses mèches pour dégager son cou et se mit à lui mordiller la nuque. Bella frissonna et se détendit moulant son corps à celui d'Edward. Il était si parfait avec elle, si patient. Elle voulait encore lui dire je t'aime mais elle s'abstint, il allait la prendre pour une folle, si elle ne cessait de répéter ça. Alors, à la place, elle soupira en se nichant un peu plus contre lui.

-Je suis bien avec toi.

-Alors plus de Phoenix ?

-Non, plus de Phoenix, je peux vivre un enfer, si c'est avec toi, ça va.

- Mon dieu ! Railla-t-il, t'es tellement guimauve ! Mais j'adore ça. Dis-le encore.

-Quoi ?

- Que tu ne peux pas passer de moi.

- Je ne peux pas me passer de toi.

-Hum… encore !

-T'es con ! Arrête ! Bella rit et Edward se remit à grimper sur elle.

-Oh que non ! Je vais tellement te coller que tu vas devenir folle.

-Aucune chance, ricana Bella, ils pouvaient bien devenir siamois, aucune chance qu'elle se lasse de lui.

-Tu veux parier ? Sourit-il, en glissant ses mains sous le haut de Bella et en embrassant son cou.

-Non, non, non Edward, elle repoussa ses mains. On doit faire nos devoirs.

-Pff, ça ce n'est pas une excuse recevable. Allez, dis-moi tout ce que tu veux, je le fais, mais pas les maths, je t'en prie.

Bella considéra sa proposition, tout ce qu'elle voulait, c'était voir son torse, il avait vu ses seins, il pouvait bien faire ça.

-Enlève ton tee-shirt, elle rougit furieusement aussitôt après avoir dit ça. Lui se pinça les lèvres, pour ne pas exploser de rire. Il se demandait bien pourquoi elle voulait ça. Mais il décida d'accéder à sa demande, puisqu'il lui avait dit, tout ce qu'elle voulait. Il se redressa, reprenant une place assise. Bella en fit de même, l'impatience se lisant dans ses yeux. Il fit passer son vêtement par-dessus sa tête et elle resta bouche-bée. Il était éblouissant. Elle détailla, en mordant furieusement sa lèvre, ses clavicules saillantes qui surplombaient ses pectoraux carrés parfaitement dessinés. Ses yeux restèrent un long moment sur ses tablettes de chocolat et elle rougit de plus belle, en suivant les quelques poils qui descendaient de son nombril pour se perdre sous la ceinture de son jean.

-Ça te plaît ? Demanda-t-il, curieux de savoir à quoi elle pensait en le regardant si intensément.

-T'es magnifique. Puis-je ? Elle avança imperceptiblement sa main.

-Bien sûr, sourit-il en comprenant qu'elle était intimidée. Il prit délicatement sa main et la posa directement sur son pectoral gauche, là où cognait son cœur. Les petits doigts de Bella le firent frémir et il sentit, une fois de plus, à quel point il était serré dans son jean. Bella laissa glisser sa main jusqu'à son abdomen et se délecta du contact de sa peau chaude et douce.

-T'es tellement beau, souffla-t-elle. Elle attrapait des complexes face à sa perfection, elle se demandait encore ce qu'il pouvait bien lui trouver. Mais elle ne put s'interroger plus longtemps car il l'attira sur ses genoux en la tirant par les hanches.

-Touche-moi Bébé. Supplia-t-il en embrassant son cou. Alors Bella laissa ses mains courir sur lui en se plaçant à califourchon sentant ainsi la dureté d'Edward sous ses fesses. Son idéal se laissa aller sous ses caresses et il s'enfonça dans le canapé, sa tête basculant en arrière. Bella posa immédiatement ses lèvres sur sa gorge et il gémit. Elle ne put s'empêcher de sourire. C'est elle qui provoquait ça chez lui. Elle désirait plus que tout qu'il se sente bien, qu'il aime ce qu'elle pourrait lui faire mais elle ne savait pas comment s'y prendre, elle décida de lui en faire part.

-Edward ? Murmura-t-elle contre sa gorge.

-Hum ?

-Qu'est-ce que je suis censée faire ?

-Hum… ce que tu veux, tu me fais du bien.

-Sérieusement, aide-moi.

Il prit alors ses petites mains et les posa sur ses épaules. Il resserra ses doigts sur ceux de Bella et exerça une pression pour qu'elle le caresse durement. Il avait besoin de la sentir fort sur lui, elle le comprit. Edward n'était pas un garçon tendre et elle s'appliqua à le toucher avec force, laissant même ses ongles le griffer légèrement et il soupira tellement fort qu'elle sut qu'il aimait ça. Il laissa tomber ses mains et s'enfonça un peu plus, obligeant Bella à se pencher vers lui. Elle ne savait plus où donner de la tête, elle ne savait pas ce qu'elle aimait le plus sur son torse parfait. Elle se laissa presque tomber sur lui pour inspirer l'odeur exquise de sa peau, mais ce n'était pas suffisant alors elle l'embrassa et lui roucoula. Il se mit à bouger ses reins, il était trop excité, il ne se rendait même pas compte qu'il bougeait, se frottant à elle délicieusement. Ce qu'elle lui faisait était divin et il ne put s'empêcher de lui dire.

-Bella, j' aime trop que tu me touches, t' arrête pas, s' il te plaît, ne t'arrête pas.

Elle n'avait pas l'intention de s'arrêter et, quand il pressa ses paumes chaudes sur ses fesses, elle mordit ses pectoraux, lui arrachant un petit cri de plaisir.

-Tu vas me tuer ! Putain Bella, tu m'excites. Edward se tortilla à nouveau sous sa petite-amie, cherchant la friction salvatrice. Bella le comprit et se mit à onduler pour l'aider. Les mains d'Edward dévièrent sur les hanches de Bella et il la guida à son rythme.

-Je vais exploser ! Couina-t-il et Bella était perdue dans sa contemplation, il était si beau, les yeux fermés, les sourcils froncés, la mâchoire douloureusement crispée. Et, pourtant, il avait l'air de prendre beaucoup de plaisir.

-J'adorerais, fit-elle remarquer et Edward vit ça comme une invitation.

-Aide-moi ! Edward, au bord de l'implosion, détacha les boutons de son pantalon en un seul coup. Il prit les doigts de Bella et les plaqua sur son entre-jambe. Bella sentit son désir puissant sous sa paume et surtout la dureté de la chose qui se cachait sous le fin tissu de son sous-vêtement.

-Putain ! Jura-t-il en grognant bruyamment. Il guida la petite main de Bella qui découvrait le corps de son homme avec fascination.

-Oh Bella ! Couina-t-il à nouveau, alors qu'elle appuyait un peu plus sur l'objet de ses désirs. Elle le sentit tressauter sous ses doigts et elle fut surprise de la force qu'il semblait dégager. Guidée par l'envie et la curiosité, la main libre de Bella attrapa l'élastique du sous-vêtement d'Edward et le souleva en le tirant vers le bas. La virilité d'Edward jaillit sous ses yeux écarquillés. Elle n'avait jamais vu le pénis d'un homme en vrai et le peu qu'elle avait vu dans les films ou dans les livres, elle n'avait jamais trouvé ça très beau. Mais elle devait bien l'admettre le sexe sublime d'Edward était bien au-dessus de ce qu'elle avait pu imaginer. Lui, enfin libéré ne put se retenir de gémir et de lui dire tout ce qu'il lui passait par la tête, elle lui faisait tellement de bien qu'il avait besoin de partager ça avec elle.

-Oh Bella, tu vas me faire jouir tellement c'est bon. Elle passa ses doigts sur la longueur, encouragée par ses mots et elle était trop saisie par la douceur et la chaleur de l'intimité d'Edward. Il encercla sa main et la guida sur lui. Elle regardait à tour à tour son visage auguste et son sexe majestueux. Elle n'arrivait pas à admettre que c'était elle qui provoquait cette frénésie dans ses yeux qui étaient brûlants. Il resserra ses doigts, augmenta le rythme et Bella le vit se perdre dans le plaisir, plus beau que jamais. Sans laisser une seconde de répit, il plongea sur sa bouche goulûment cherchant sa langue en grognant. La main libre d'Edward pressa doucement le sein de Bella et, quelques secondes plus tard, il se répandait sur son ventre dans un cri de soulagement si intense qu'il résonna au plus profond de Bella. Elle savait qu'elle ferait tout pour entendre ce son encore et encore et voir son visage ainsi. A bout de souffle, il l'embrassa plus doucement. Elle n'osait pas regarder en bas. Il ne s'en plaignit pas, c'était un peu la honte d'être ainsi vautré sur le canapé, couvert de cette substance collante.

-Je t'aime, souffla-t-il, il n'avait jamais pensé être aussi bien un jour. Elle lui sourit tendrement et il serait resté à la contempler pendant des heures. Mais il devait aller se changer, rapidement.

Il la poussa doucement et Bella se releva.

-Je reviens, bredouilla-t-il, en se levant. Il traversa la pièce rapidement. Son rythme cardiaque n'était pas revenu à la normale et il s'inquiétait de l'effet que Bella avait sur lui. Il n'était jamais venu si vite avec seulement quelques caresses. Enfin, si peut-être mais il devait avoir douze ans et découvrait son corps. Il était plutôt expérimenté et il n'avait jamais eu de soucis de précocité mais là, avec Bella, il ne savait pas s'il arriverait à se retenir, il avait presque failli venir quand il avait découvert sa poitrine parfaite. Il ne pouvait même pas imaginer ce que ça lui ferait de la voir nue.

Après avoir mis des vêtements propres et fait un brin de toilette humiliante, il essaya de repousser ses craintes au plus loin de son esprit puis rejoignit Bella qui n'avait pas bougé. Elle semblait choquée. Il se fustigea immédiatement, il était allé trop loin.

-Ca va ? Demanda-t-il en se rasseyant près d'elle.

-Oui, je suis toute confuse, lui avoua-t-elle.

-Pourquoi ? Il passa son bras autour d'elle et la rapprocha de lui en attendant sa réponse.

- Je ne pensais pas qu'on ferait ça. Lâcha-t-elle très honnêtement.

-Moi non plus, avoua-t-il, mais c'était bien ? Non ? Bella je ne voulais pas te brusquer.

-Non, non, Edward, j'ai adoré. C'est juste que wouah, je m'attendais pas du tout à ça et heu… J'adorerais qu'on recommence.

-Maintenant ? Demanda-t-il incrédule. Il n'était pas prêt pour un second round là.

-Non, rit-elle en voyant son air ahuri. Elle prit son visage et posa ses lèvres chastement sur les siennes. Plus tard, si tu es d'accord.

-Oh que ouais, je suis d'accord. Mais Bella, petit cœur, dis-le-moi, si je te brusque trop.

-Non, je crois que tu as raison, prends les commandes, moi j'en suis incapable. Je réfléchis trop, je me pose dix milles questions et après je panique. C'est bien comme ça, j'aime que ce ne soit pas prévu, spontané. Je ne veux pas avoir à y réfléchir, tu comprends ?

-Oui, je comprends. Mais moi, j'ai un peu peur d'aller trop vite pour toi. Je veux te faire plaisir Bella, je veux que tu sois bien. Et je ne peux pas lire dans tes pensées, tu me dois dire tout ce qui se passe par la tête.

-Je suis une putain de chanceuse de t'avoir. Elle rit en prenant ses lèvres qu'il lui laissa sans réfléchir, son corps était à elle désormais.

- On n'a pas des maths à faire ?

-Si. Le soupir qui sortit de la gorge de Bella fit rire Edward. Il attrapa par les hanches et l'amena de force au bureau.

Deux heures plus tard, un chapitre de math assimilé, un d'histoire relu, trois fous-rires, une fausse baston, Bella était étalée sur le plancher en châtaigner clair de la chambre d'Edward. Il lui tenait les poignets au-dessus de sa tête et elle le suppliait de la lâcher. Mais Cullen n'en faisait qu'à sa tête et la protestation de Bella ne faisait qu'attiser son besoin de l'emmerder. C'est Esmée qui mit fin au carnage qu'ils avaient mis dans la chambre d'Edward en frappant à sa porte. Edward sauta sur ses pieds, délaissant sa captive et, dans un geste souple, il la redressa d'un coup.

-Oui ? Demanda-t-il en remettant les cheveux de Bella rapidement en place, elle était toute rouge et à bout de souffle.

Esmée passa sa tête et lança gentiment :

-Le dîner est près, Isabella ? Tu te joins à nous ?

-Euh, non merci, madame Cullen, je dois rentrer, mais c'est très gentil à vous.

-Une prochaine fois, peut-être ?

-Bien sûr, avec plaisir.

Esmée quitta la chambre de son fils toute heureuse, elle n'avait jamais vu son fils si rayonnant. Elle avait bon espoir que la fille du chef soit la bonne parce qu'il avait le même regard que son père quand il la regardait. La ressemblance avec son Carlisle était frappante. Elle avait hâte qu'il rentre de sa garde pour pouvoir lui dire à quel point Bella était jolie et à quel point Edward semblait fou d'elle.

Elle sortit le plat du four et Bella passa la porte de la cuisine, suivie de près par son fils.

-Bonsoir, madame Cullen.

-Bonsoir Isabella, à bientôt. Elle lui fit un sourire chaleureux et elle les entendit glousser dans l'entrée. Edward chuchotait et elle n'entendit pas ce qu'il disait mais elle vit, par la fenêtre, Bella traverser la cour et elle semblait pantelante. Edward rentra et sortit deux assiettes. Il regarda sa mère qui souriait niaisement.

-Quoi ? Demanda-t-il, en posant les couverts.

-J'ai l'impression qu'un jeune homme ici est amoureux.

Il éclata de rire.

-Et alors ? C'est une tare ?

-Bien sûr que non, je suis toute émoustillée pour toi.

-Emoustillée ?

-Oui, Isabella est charmante et vous faites un couple si mignon.

-Man' je t'en prie !

-Quoi ? Je suis contente, ton père serait ravi de la rencontrer, tu devrais l'inviter à dîner.

-Euh… j'y penserai.

Bella ? A manger chez ses parents ? C'est une chose qu'il n'avait jamais envisagé mais pourquoi pas, il était certain qu'elle s'entendrait bien avec ses parents et, en plus, il avait vraiment envie qu'ils la connaissent et qu'ils l'adorent parce que, lui, il adorait et il n'envisageait pas d'avoir une autre copine et ça serait quand même plus sympa si ses parents connaissaient mieux Bella. Elle pourrait d'une part partir en week-end avec eux et peut-être même en vacances. Il allait sérieusement y penser, même si c'était comme une ablation, après tout, il avait toujours l'autre.

Sa mère ne cessa de l'interroger à propos de Bella et lui souriait bêtement car il repensait à ce qu'il lui avait dit avant qu'elle ne parte et à quel point ça l'avait chamboulée et avec quelle fougue elle l'avait embrassé ensuite. Il avait ainsi compris qu'elle avait juste besoin d'être rassurée sur le fait que toutes les filles avec qui il était sorti, n'étaient rien par rapport à ce qu'il voulait avec elle, avec ce qu'il ressentait pour elle. Alors, s'il devait le lui rabâcher, il le ferait.

Il débarrassa rapidement la table, il avait envie d'aller la rejoindre, comme la nuit dernière, il voulait la serrer dans ses bras. Comme un petit enfant, il avait besoin de sa peluche pour dormir. Il regarda l'heure. Il n'était même pas vingt et une heures. Il allait passer une très longue soirée.

Bella eut une grande discussion avec Charly ce soir là. Il lui demanda, dans un premier temps, ce qui s'était passé pour qu'elle change d'avis. Ne voulant pas lui révéler la nature de sa relation avec Edward, elle lui signifia qu'il veillait sur elle au lycée, avec Emmet, le grand brun qui avait changé sa roue et ses deux copines Alice et Rosalie. Charly avait proposé qu'elle les invite pour les connaître. Bella avait accepté, elle leur proposerait. Ensuite, il tenta de lui tirer les vers du nez sur ce qui se passait avec Edward. Il essaya de la mettre à l'aise en lui disant qu'il n'avait aucun grief contre lui, qu'il l'appréciait même. Il semblait être responsable et attentionné. Bella était parfaitement d'accord avec Charly mais elle était incapable de lui avouer qu'elle avait une relation avec lui. Mais Charly le comprit quand même. Et elle le savait, le chef n'était pas né de la dernière pluie.

Bella téléphona ensuite à sa mère et, après l'avoir rassurée pendant plus d'une demi-heure suite aux événements du week-end, elle réussit à raccrocher. Elle posa son mobile sur la table de nuit pour aller se doucher mais un bip lui indiqua qu'elle avait un message.

« Tu as fini de dîner ? E »

Elle répondit rapidement, en se demandant pourquoi il posait cette question.

« Oui. B

« Alors, je pourrais passer ? E »

Bella se crispa, bien sûr elle voulait qu'il vienne, mais Charly ne serait surement pas d'accord.

« J'adorerais, mais Charly ne sera pas ok avec ça, il est tard. B »

« Il n'est pas obligé de le savoir… E

Ok, elle venait de percuter, il voulait, comme hier, passer la nuit ici, avec elle. Elle savait que s'ils se faisaient chopper, ils seraient très mal.

« Si Charly te trouve ici, il va te tuer, à tes risques et périls, je suis incapable de te dire non, tu me manques trop. Il regarde la Tv jusqu'à 23h généralement. Il part vers 7h. B

« J'arrive, E »

Il fourra dans son sac sa brosse à dents et un caleçon propre, il se changea rapidement et, après avoir récupéré ses affaires de cours, il descendit annoncer à sa mère qu'il sortait. Elle ne s'y opposa pas. Elle ne lui avait jamais demandé de rendre des comptes, parce qu'elle savait que son fils était un garçon responsable. Il faisait ses choix, il devait assumer les conséquences et si le chef l'attrapait avec sa fille, il passerait un sale quart d'heure mais ce n'était pas à elle de lui dicter ses choix.

Bella descendit dire bonne nuit à Charly, après avoir pris une petite douche rapide. Elle était hyper anxieuse à l'idée qu'il trouve Edward dans la maison. Mais elle trouvait ça aussi terriblement vivifiant comme sensation. Son père l'embrassa et Bella remonta aussi vite qu'elle pouvait. Elle avait enfilé son petit short et son débardeur et elle se demandait si elle devait se couvrir un peu plus. Après avoir piétiné un petit moment, elle se dit que non, elle voulait voir si Edward disait vrai, elle voulait voir ses yeux briller quand il détaillerait son corps et, même si elle n'envisageait rien de sexuel avec lui sous le toit de son père, elle voulait voir le désir dans ses yeux. Alors, quand elle entendit pssst à sa fenêtre entrouverte, elle sautilla pour l'ouvrir en grand, afin qu'il puisse passer.

-Salut, chuchota-t-il, en détaillant avec plaisir le corps de Bella. Il eut la réaction qu'elle escomptait. Son regard était noir de désir et, sans vraiment comprendre ce qui lui arrivait, Edward l'avait plaquée contre lui et sa langue dansait dans sa bouche, tandis que ses mains caressaient son corps à demi-nu.

-J'ai dit à Charly que j'étais épuisée, que j'allais dormir, chuchota-t-elle.

-On devrait éteindre la lumière alors, rétorqua Edward.

-Oui et se taire. Demanda-t-elle.

-Tout ce que tu veux. Elle verrouilla la porte et Edward se laissa tomber sur le lit de sa copine, après avoir enlevé ses chaussures.

Elle éteignit et se glissa près de lui. Il l'enveloppa de ses bras chauds et soupira de bien-être. Ça valait vraiment le coup qu'il vienne ici la nuit, même si elle savait qu'elle risquait une grosse punition. Tant pis, ça valait le coup.

Les doigts d'Edward glissèrent un long moment sur ses bras et son ventre. Elle finit par s'endormir. Edward quitta son jean et reprit place contre sa petite chérie, avant de remonter la couette sur eux. Il pria un long moment pour que Charly ne le trouve pas dans le lit de sa fille. Mais, quand il se réveilla au petit matin, il était toujours en vie et il soupira de soulagement. Il embrassa le front de Bella qui était restée collée à lui toute la nuit en agrippant son tee-shirt et en murmurant qu'elle l'aimait. Putain, il adorait ça. Il quitta le lit discrètement et jeta un coup d'œil dans l'allée. La voiture du chef n'était plus stationnée en contrebas. Il soupira une fois de plus, de soulagement. Puis, il retint un petit rire. Bella craignait pour sa sécurité le jour, lui c'était la nuit. Il retourna auprès d'elle et, d'instinct, elle vint se coller contre lui. Il l'encercla de ses bras en embrassant son cou. Dieu qu'elle sentait bon. Il caressa son dos, délicatement et il sentit sa petite main glisser sous son tee-shirt.

-Bonjour, susurra-t-il, en déposant un baiser sur sa joue.

-Bonjour, répondit-elle la voix rauque, en roulant un peu plus sur lui. Il caressa ses fesses dans un geste naturel.

-Ton père est parti.

-Hum, bonne nouvelle. Elle prit un peu plus position sur son corps et elle sourit en sentant son désir éveillé. Il n'y pouvait rien, d'une c'était le matin, de deux elle était trop sexy et de trois elle se frottait à lui. Les mains d'Edward arpentèrent le dos de Bella de ses reins à ses omoplates et il constata avec plaisir que, chaque fois qu'il passait dans le milieu de son dos, elle se cambrait, provoquant une friction délicieuse sur son bas-ventre. Il passa alors ses mains sous ses vêtements et Bella ne l'arrêta pas. Il adorait sa peau, chaude, lisse, douce. Et Bella aimait ses grandes mains un peu rugueuses. Elle gémit, quand elle les sentit sur ses fesses. Parfaites, pensa-t-il en prenant ses lèvres, en proie à un désir insoutenable.

-Bella, tu m'excites. Il la retourna d'un coup et se mit à mordiller son épaule en se frottant lascivement contre elle. Bella était brûlante, elle reconnaissait parfaitement cette sensation qui faisait contracter son ventre et tendre ses muscles. Elle passa ses doigts sur les fesses d'Edward et il grogna, quand elle le griffa doucement. Il adorait ça, elle le savait.

-J'ai besoin de toi, mon amour. Demanda-t-il, en guidant sa petite main sur la bosse qui déformait son caleçon.

-Tu me donnes chaud, Edward. Elle bouillait littéralement.

-Alors je vais te déshabiller Bella. Tu me fais confiance ?

-Oui, soupira-t-elle.

Il attrapa le bas de son débardeur et le remonta lentement.

-Putain, mais t'es vraiment belle, mon amour. Il fondit sur son ventre plat et l'embrassa sans cesser de la caresser, elle se sentait partir.

-Edward… hum ! Il pinça un des ses tétons avec ses lèvres, ce qui excita considérablement Bella. Sans réfléchir, il agrippa le bord de son short et le fit descendre en s'agenouillant entre ses cuisses. Il regarda le vêtement glisser le long de ses jambes divines et quand elle fut entièrement nue, il marqua un temps d'arrêt. Luxure. C'est tout ce qu'elle lui inspirait. Il posa ses mains sous ses cuisses et remonta sur ses fesses, il avait une vue imprenable sur sa féminité gracieuse et, quand il eut une bonne prise dans le bas de son dos, il ramena le corps de Bella sur ses cuisses, collant son désir puissant pour elle sur son intimité.

-J'ai tellement envie de toi, souffla-t-il, en attirant son visage près du sien d'une main ferme dans sa nuque.

-Moi aussi, répondit-elle, en agrippant ses épaules. Elle le voulait, plus que tout, elle le voulait. Edward resta la bouche entre ouverte. Elle voulait ?

-Maintenant ? Demanda-t-il incrédule. Elle hocha la tête. Si elle réfléchissait trop, elle ne passerait jamais à l'acte.

Il la rallongea doucement sur le matelas.

-Tu es sure ?

-Oui, couina-t-elle, en prenant son visage pour l'embrasser. Il se laissa faire essayant de ne pas faire des bonds. Là, c'était chaud pour lui, il n'avait pas le droit à l'erreur. Il ne pouvait pas se laisser aller, il devait être patient et doux.

Il délaissa une microseconde le corps de sa dulcinée pour sortir son portefeuille de la poche de son jeans. Bella ne savait pas vraiment ce qu'elle était en train de faire, mais elle en avait envie. Elle n'avait pas peur, elle lui faisait confiance. Elle était sereine, elle savait qu'il prendrait soin d'elle.

Il sortit un préservatif et le glissa sous le nez de Bella.

-Tu veux m'aider à le mettre ?

-Euh… j'ai… je… Il posa un baiser sur le bout de son nez, pour stopper son baragouin.

-Faut un début à tout et … Il ricana une seconde, c'est exactement pareil qu'en éducation sexuelle.

-Ton attribut n'est pas en polystyrène Edward.

-Allez, ça détendra l'atmosphère et je ne vais pas tout faire, faut que tu participes. Elle rit en lui prenant le petit sachet des mains.

-Enlève ton caleçon ! Il s'exécuta en riant, depuis quand elle lui donnait des ordres ? Finalement, ça allait bien se passer, elle semblait détendue. Il ne comprenait pas ce qui avait provoqué ce changement chez elle et pourquoi c'était lui qui était terrorisé.

Il se rallongea près d'elle et elle déchira la protection sans le lâcher du regard. Il semblait fébrile.

-Ça va ? Demanda-t-elle, tout en prenant garde que le capuchon soit dans le bon sens.

-J'ai peur de te faire mal. Murmura-t-il, en baissant les yeux sur son membre qui était loin d'être au meilleur de sa forme. Il était paralysé par la peur.

-J'ai confiance en toi, Edward. Elle l'effleura du bout des doigts. Il ferma les yeux en inspirant bruyamment, laissant les frissons courir dans son corps, même la peur ne pouvait empêcher son corps d'avoir besoin d'elle.

- Bella, je… ne comprends pas. Tu pensais que c'était trop tôt.

-Je sais, mais si ça se passe mal au lycée et que je dois partir et qu'on se revoit jamais, je regretterai trop de ne pas avoir fait ça, avec toi.

-Je…

-Je veux que ce soit toi Edward, fais-le, s'il te plaît.

-Je t'aime Bella, je te promets qu'il ne t'arrivera rien au lycée et si tu veux attendre, il n'y a pas de problème. Ça ne change rien pour moi, mon amour.

-Je sais Edward, je sais. Mais je veux le faire, j'en ai envie. Bella commença à paniquer. Il ne voulait pas ? Elle lui posa franchement la question.

-Tu ne veux pas ? Edward entendit la détresse dans sa petite voix aiguë. Il la rassura immédiatement.

-Si, si, bien sûr que si, je te désire trop ma Bella. Il l'embrassa avidement, il ne voulait pas qu'elle croit qu'il ne voulait pas d'elle. Il lui prit le préservatif des mains et l'enfila rapidement sans lâcher sa bouche. Il la fit rouler sur le dos et se plaça entre ses cuisses. Tu es sûre ? Demanda-t-il une dernière fois.

-Oui. Coupa-t-elle en posant son doigt sur sa bouche. Il enserra les épaules frêles de Bella et poussa tout doucement en elle. Il voulut se glisser avec douceur mais il rencontra rapidement la barrière de sa virginité et n'osant pas forcer, il se retrouva coincé. Il inspira plusieurs fois pour se calmer, il ne devait pas faire la brute.

-Ca va pas ? Demanda-t-elle en le sentant s'éloigner.

-Non, je ne vais pas y arriver comme ça.

Bella se tendit immédiatement en entendant ça. Elle se sentait tellement nulle.

-Hey bébé ? Chuchota Edward. On va y arriver panique pas, je vais juste y aller un peu plus doucement. Je vais te préparer tranquillement, d'accord ?

-Ok. Elle n'était pas très rassurée mais elle s'en remettait à lui. Elle sentit ses lèvres courir de nouveau dans son cou et ses mains pétrirent ses hanches et ses fesses, ravivant la flamme qui avait menacé de s'éteindre.

Il se recula un peu et glissa sa main entre leur corps. Bella haletait, elle était consumée de désir et, pourtant, elle était angoissée. Il n'arrivait pas à rentrer et peut-être qu'elle était mal formée, peut-être qu'il ne pourrait jamais la pénétrer. Elle sentit son doigt glisser en elle et soupira de soulagement, non, tout allait bien de ce côté-là. Elle s'entendit gémir de plaisir.

-Je t'aime, susurra-t-il en faisant de petits mouvements doux, c'était tellement délicieux de découvrir son intérieur de cette façon. Elle se détendit et il le ressentit, il en profita pour ajouter un second doigt et elle étouffa pratiquement un cri. Il pensa qu'il n'était pas prêt d'arriver à rentrer en elle, tellement elle était étroite mais la sensation que ça provoquait sur ses doigts était tellement délicieuse qu'il n'imaginait même pas à quel point ça serait bon d'être en elle. Il retira ses doigts après l'avoir, le pensait-il, suffisamment détendue. Il se représenta à son entrée et ce fut à son tour de lui murmurer qu'elle l'aimait. Il rentra lentement. Elle se crispa. Il s'arrêta. Il bloquait de nouveau.

-Vas-y, supplia-t-elle, il força un peu et il sentit sa barrière céder.

-Putain, railla sa voix, il n'avait jamais eu une sensation aussi fabuleuse sur son sexe.

-Aie ! Couina-t-elle en se sentant étirée, déchirée.

-Pardon, souffla-t-il en se figeant.

-Continue, supplia-t-elle encore. C'était douloureux mais elle ne voulait pas qu'ils s'arrêtent là-dessus. Il l'embrassa longuement et elle le sentit forcer à nouveau. Elle le sentait en elle, l'intrusion était déplaisante mais la sensation de chaleur que ça provoquait dans tout son corps était merveilleuse. Elle l'embrassa avec plus de ferveur, il pensa que le plus dur était passé alors il poussa à nouveau, rentrant encore de quelques centimètres. Il faillit jouir quand elle se contracta sur lui.

-Oh Bella ! C'est trop bon d'être en toi. Il étouffa sa voix dans l'oreiller en agrippant les draps de chaque côté de sa tête. Il se retira et avança. Bella gémissait et, implicitement, cela lui donna l'autorisation d'aller un peu plus loin. Ce qu'il vivait était à la fois frustrant parce qu'il ne pouvait pas se lâcher et terriblement bon parce qu'être en elle était divin. Bella sentait la douleur partir au fur et à mesure qu'il bougeait, en elle, la remplissant presque entièrement. Ses doigts étaient crispés sur ses épaules et elle les griffa en grognant.

-Plus Edward !

Il s'exécuta et rentra profondément en elle, comme elle le désirait. Elle poussa un gémissement extatique alors qu'il se retirait.

-Oh Bella ! Il s'enfonça dans son corps avec plaisir, il avait toujours une certaine retenue mais pas parce qu'il voulait y aller doucement avec elle, non parce qu'il se retenait de ne pas jouir. Et quand il s'arrêta net pour essayer de penser à autre chose qu'à la fille merveilleuse qui se donnait à lui de façon si délicieuse. Bella paniqua.

-Qu'est-ce qui se passe ? Edward ? Demanda-t-elle à bout de souffle.

-J'arrive pas à me retenir. Je suis désolé. Articula-t-il entre ses mâchoires crispées.

-C'est pas grave Edward, elle avait du mal à parler tellement sa respiration était saccadée.

-Je veux te faire du bien mon amour.

-Fais-toi plaisir, c'est tout ce qui m'importe. Vas-y Edward, bouge !

Il ne se fit pas prier et, après trois coups de rein, il se sentit partir. Elle étouffa un petit cri en mordant son épaule. Putain, elle ne respirait plus, elle avait l'impression qu'il venait de tripler de volume à l'intérieur d'elle et cela lui fit une sensation indescriptible, comme si un courant électrique de vingt-mille volts de plaisir la traversait.

-Oh mon Dieu ! Cria-t-elle quand, fauché par l'orgasme le visage d'Edward tomba sur sa poitrine et elle le sentit se raidir encore plus, comme si c'était possible et trois petits coups en elle lui provoquèrent un plaisir au-delà de l'entendement.

Elle caressa immédiatement ses cheveux alors qu'il embrassait sa peau. Quand il releva la tête, après avoir repris leurs souffles, il resta figé quelques instants devant sa beauté. Il l'aimait plus que tout, c'était définitif. Ce serait elle pour toujours.

Bella sentait qu'elle allait pleurer, elle était si heureuse. Elle l'avait fait, avec l'homme qu'elle aimait. Elle se sentait enfin adulte, sure d'elle et puissante. Elle n'expliquait pas ce sentiment mais ses complexes venaient de s'envoler. Elle se sentait belle, forte et grande. Dans les yeux d'Edward, elle voyait sa perfection, elle savait que, pour rien au monde, elle ne voudrait qu'il la regarde autrement. Elle le voulait, lui, pour toujours. C'était irrévocable et elle le voyait dans ses yeux c'était réciproque.