Epilogue

Bella regarde ses amis assis autour de la table, elle se sent bien, comblée. Les doigts d'Edward s'enroulent autour des siens sous la table et, même s'il a l'air parfaitement ridicule avec cette toge jaune, elle ne peut s'empêcher de le trouver beau. Son meilleur ami, son amant, son confident, son grand amour, sa perfection.

Il intercepte son regard posé sur lui et il sait exactement à quoi elle pense et ça le fait sourire. Son amour est perdu dans sa contemplation et il n'arrive même pas à dire à quel point il aime quand elle le regarde comme ça. Il a l'impression d'être le meilleur homme du monde.

-Et toi Bella ? Alice la sort de son moment d'extase.

-Comment ?

-Ton pire moment dans cette année de terminale ? Explique Rosalie.

-Oh, quand monsieur Banner nous a demandé de nous piquer le doigt et que je me suis évanouie. Edward rit, il se souvient parfaitement de ce jour-là et, heureusement qu'il avait été là sinon, bonjour le traumatisme crânien sur le carrelage du labo.

-Moi, c'est quand j'ai plaqué le quater Back de Crescent Valley, coupe Emmet. Je n'ai jamais eu aussi mal de toute ma vie. Il remue son épaule, comme si c'était encore douloureux.

-Ton moment le plus humiliant Edward ?

-Hum ! Quand Charly m'a donné les clefs de sa maison, pour ne plus que j'abime la pergola sous la fenêtre de Bella.

-Moi, c'est quand Jessica est venue habillée comme moi, grogne Alice.

-Jasper ? Ton meilleur fou-rire ?

-Quand Rosalie était ivre à Halloween.

-Oh putain oui ! Explose Bella, tu avais fait la chorée de Pulp fiction. Bella se met à se pincer le nez en passant ses mains sur son visage. Edward l'arrête en l'encerclant de ses bras.

-Hey, calme-toi chérie, le bal c'est ce soir, nous fait pas remarquer pour le moment.

Bella cesse de faire le clown et la pression sur ses poignets se transforme en caresse.

-Et toi, ton pire moment, Edward ?

-Quand Bella, m'a coupé les cheveux, la première fois.

-Hé, ce n'était pas si terrible !

-Ouais et tu t'es améliorée depuis.

-Et toi Rose ? Le meilleur moment de ta terminale ? Demande-t-elle.

-J'espère que ça sera ce soir. Elle jette un regard complice à Emmet et tout le monde fronce les sourcils. Emmet lève les mains en l'air, comme s'il n'était coupable de rien.

-Bon et si on allait chercher ce diplôme ? Grogne le grand brun en se levant.

-C'est ça ! Ricane Alice, fais diversion Emmet Masen Mc McCarthy.

Le petit groupe se lève et, comme à son habitude, Bella prend son temps pour sortir, si bien qu'Edward est obligé de l'attendre.

-Tu te dépêches ? Couine-t-il, en voyant ses amis partir sans eux.

-J'arrive, j'arrive, soupire-t-elle. Il la cale sous son épaule pour lui imposer son rythme de marche. J'ai menti au fait.

-Concernant ?

-Le meilleur moment de cette année.

-Ah oui ? Edward arque un sourcil en souriant.

-Ouais, mon meilleur moment, c'est la première fois qu'on l'a fait.

-J'ai menti aussi, rassure-toi, moi, c'est toutes les fois où on l'a fait. Bella pose ses lèvres sur la joue d'Edward en soupirant de bien-être.

-Je n'ai pas envie d'y aller, râle-t-elle.

-Pourquoi ?

-J'ai pas envie que ça se termine.

-Étonnant, venant de quelqu'un qui pensait que l'année serait très longue.

-Mouais, je sais, mais j'ai survécu, grâce à toi et je resignerais bien, tu vois.

-Mon cœur, tu as des trop bonnes notes pour redoubler et on a plein de choses à apprendre à la fac, alors tu souris, on va chercher ce papier. Ton père va être trop fier.

-Super tes arguments. Ironise-t-elle. Tu crois qu'il va pleurer ?

-Je ne sais pas, mais j'entends déjà les sanglots de ma mère.

-Hé ! Ne te moque pas de ta maman ! Tu vas terriblement lui manquer. Comme à moi d'ailleurs.

-Tu vas me manquer aussi mon cœur, mais toi à L.A, moi à Seattle, si on survit à ça, on survivra à tout.

-Je l'espère vraiment Edward.

-Moi aussi Bella.

Edward resserre sa prise sur ses petites épaules et elle enroule son bras autour de sa taille pour entrer dans la salle pleine à craquer pourtant ils ont l'impression d'être seuls.