Chap 12

Disclaimer : Je ne possède toujours rien.

Note : Suite de la fiction et suite de la soirée avec le rendez-vous Karley.
Merci à Nemaja pour son testage.
Comme d'hab j'ai répondu à vos reviews, jetez un oeil à votre messagerie : )
Batte Woman défi accepté. Je vais écrire ça pour les vacances d'octobre.

Petit changement au niveau du temps de narration, c'est au présent majoritairement dans ce chapitre, cela permet de mieux se l'imaginer à mon goût. Au votre aussi je l'espère.


Après que nous nous sommes installées dans la voiture, je démarre le moteur et prends la route. Le soleil est toujours présent, le ciel est bleu et il ne fait ni trop chaud ni trop froid. Cette soirée a tout pour être parfaite.

- Tu m'emmènes où ?
- Tu verras.

Sur le chemin pour aller la chercher, j'avais fini par concocter un plan qui, je l'espère, lui plairait. Mais vous le découvrirez un peu plus tard.

Comprenant que je ne céderai pas, elle reporte son attention sur la radio qu'elle allume. Je me mets à fredonner la chanson qui ne m'est pas inconnue.

There's a ghost upon the moor tonight
Now it's in our house
When you walked into the room just then
It's like the sun came out

Il y a un fantôme dans la lande ce soir.
Maintenant, il est chez nous.
Et quand tu arrives dans la pièce alors,
On dirait que le soleil se lève.

I'm an atom in a sea of nothing
Looking for another to combine
Maybe we could be the start of something
Be together at the start of time

Je suis un atome dans une mer vide
Cherchant quelque chose à m'accrocher
Peut-être que nous pourrons être le début de quelque chose
Être ensemble au début des temps.

Cette chanson me fait penser à notre relation, à ce qu'elle m'apporte. Elle est arrivée, elle a tout changé pour le meilleur. Je tourne la tête pour la regarder et la voit avec un air amusé, souriant timidement, am... non c'est beaucoup trop tôt pour ça non ? Non ? Inconscient où es-tu ?

Tu m'avais dit pas d'intervention.
Oui mais là j'ai besoin de toi. S'il te plait.
Ok ok.
Donc tu en penses quoi ?
Ne panique pas.
Je ne panique pas. C'est juste ... nouveau.
De quoi ?
Le mot en "a".

- Qu'est ce qu'il y a ?
- Hein que quoi ?
Sa question me ramène sur terre, trop tard pour me rendre compte que je grille un feu rouge. Dieu merci, il n'y avait personne dans les alentours.
- Tu me regardais juste hum ... tu me regardais.
- J'adore regarder ma copine.
Elle éclate de rire. Je pourrai jamais me lasser de ce son joyeux et merveilleux.
- Regarde la route plutôt.
- Oui maman.

Nous franchissons le panneau indiquant la sortie de Lima, je glisse alors avec hésitation ma main droite vers elle. Je rencontre d'abord sa jambe et frissonne de manière incontrôlable à son contact. Elle aussi d'ailleurs. Un moment de flottement passe, chacune essayant de retrouver une respiration normale. Puis, comprenant ce que je voulais faire, elle me prend délicatement la main, enlace nos doigts et les laisse reposer contre elle.

Le trajet en voiture passe rapidement. Nous chantons, nous amusons, rions, parlons de tout et de rien. Tout parait si simple avec elle. Je me sens bien, vraiment bien. Paisible. Heureuse. Vivante.

Arrivée à la hauteur du panneau indiquant l'entrée de Findlay, je reporte mon entière attention sur la route. C'est une petite ville non loin de Lima qui n'a en temps ordinaire rien de particulier. Sauf cette semaine où la fête foraine s'y était installée et c'est là que je comptais emmener Marley. Je sais qu'elle adore cet univers enfantin et qu'elle sera surement heureuse.

Je gare la voiture près de la rivière et nous sortons de voiture. Le soleil commençait à décliner lentement, un léger vent frais s'était levé mais il était agréable. Je passe un bras autour de la taille de ma brune, l'attirant vers le chemin qui suit la rivière.

- Prête pour ta surprise ? Elle déposa un baiser sur le haut de ma tête et passa son bras autour de mes épaules.
- Prête !

Bras dessus, bras dessous nous avançons tranquillement. Les bruits lointains de la fête foraine se font entendre mais ils ne semblent pas troubler Marley. L'endroit était paisible, presque féerique. Sur notre gauche coulait lentement la rivière, de laquelle se faisait entendre de légers clapotis. Sur notre droite s'élevait des rangées d'arbres, donnant l'impression d'être à l'écart de la ville qui se trouvait derrière eux.

Nous bifurquons à l'orée du bois pour rejoindre le centre-ville. Là était installé de nombreuses attractions, une grande roue en passant par des manèges dit "à sensation" et les habituels stands de tirs à la carabine.

- Une fête foraine ? Sérieusement ? Elle s'arrête et se retourne vers moi avec un sourire brillant.
- Ça te plait ? Elle prend mon visage entre ses mains pour m'embrasser tendrement. Le baiser ne dure que quelques secondes mais il est parfait. Je prends ça pour un oui. Elle me tape affectueusement sur l'épaule en riant.
- Un grand oui ! On y va ?

Sans attendre ma réponse, elle me prend par la main pour m'emmener vers l'attraction la plus proche. C'était un manège à sensation, une version mini de montagnes russes. Enfin mini, c'était déjà assez grand pour moi.

Car oui très intelligemment j'ai horreur des manèges à sensation. Du génie n'est-ce pas ? La dernière fois que j'étais montée dans une de ces attractions, hé bien ... disons que ça n'avait pas été très beau. Un carnage. Je vous épargnerai les détails. Je n'avais plus qu'à espérer que cela se passe mieux. Pire n'était pas possible de toute façon. Rassurant n'est-ce pas ?

- Si jamais tu as peur, tu peux prendre ma main tu sais ? Nous prenions place sur nos sièges, attendant le départ.
- Peut-être que je ferai semblant d'avoir peur alors, répliquai-je en souriant.

Oh non crois moi, tu ne vas pas faire semblant.
Qu'est ce qu'on avait dit ? Pas d'intervention débile.
Mais là c'est un cas d'extrême urgence. J'étais là à l'époque, c'était vraiment moche.
Mais tu es là depuis combien de temps ?
C'est une longue histoire. C'était une chaude nuit d'été, vers ...
Je m'en fiche en fait. Je suis avec Marley là, j'ai autre chose à faire.
C'est vrai. Vas donc faire des manèges qui vont te prendre ... aux trippes haha je suis drôle.

Rire, ce que je n'allais plus faire pour un moment. Le manège se mit en route. Tout d'abord nous avancions lentement, grimpant une légère pente. Tranquillement nous nous élevâmes, prenant de la hauteur sur ce qui nous entourait. J'eus l'espoir que peut-être tout se passerait bien. Et la suite arriva.

Nous fûmes projetées dans une descente abrupte, m'arrachant un cri de surprise suivi de nombreux d'effrois. Notre wagon prit de la vitesse, tourna, retourna. Un moment de calme arriva mais fut de courte durée, nous fûmes entrainées dans des loopings sans fin. Le vent me fouettait le visage, me ballotait dans tous les sens. Je fermai les yeux, criant comme un homme venant de s'entailler d'un millimètre le doigt. (Une belle bande de chochottes ceux là...) J'attrapai alors la main de Marley et m'y agrippai de toutes mes forces, priant pour que la fin soit proche.

10 minutes plus tard, nous atteignîmes la fin du parcours, moi tremblant comme une feuille face à une Marley hilare.

- C'est pas drôle !
- Haha si. Tu étais juste adorable. Elle repart dans un fou rire, que je suis rapidement. Une fois que nous eûmes repris notre souffle, je m'approche d'elle et passe mes bras autour de son cou.
- Pas autant que toi. Lentement, j'approche mes lèvres des siennes, avant de les détourner au dernier moment pour déposer un léger baiser sur sa joue.
- Tu es sûre ? Ce fut à son tour de se pencher vers moi, effleurant tendrement mon nez du sien pour un baiser esquimau avant de se reculer brusquement, m'arrachant une moue. Tu es définitivement plus adorable quand tu boudes.
- Je suis toujours adorable de toute façon.
- Et c'est pour ça que je t'a... dore. Allez viens, allons faire un tour d'auto-tamponneuse. A moins que tu es aussi peur de ça haha ?
- Je suis la pro des auto-tamponneuses tu veux dire. Et sur ces mots je l'entraîne avec l'idée de lui montrer tous mes talents.

Toutefois une autre idée me trotte dans la tête alors que nous roulons sur la piste. Je me repasse en tête les dires de Marley ou plutôt les non-dits. J'avais l'impression qu'elle avait essayé de me dire quelque chose de ... spécial. Le "truc" qu'on dit quand on tient vraiment à l'autre.

J'y avais déjà pensé bien évidemment. Je veux dire c'est ce que je ressens et je suis plutôt sûre que c'est ce qu'elle ressent aussi, enfin elle ne serait pas avec moi sinon non ? Et j'avais bien évidemment pensé à lui dire, plus d'une fois. Cela fait peut-être deux semaines que nous sommes ensemble et cela peut sembler rapide, mais je suis sûre et certaine de mes sentiments pour elle.

Alors dis-lui bon sang !
Mais je sais pas comment.
C'est tout simple. C'est trois petits mois, huit petites lettres.
Mais c'est pas aussi facile !
Enfin tu as juste la trouille.
On peut voir ça comme ça.
C'est à toi de faire le premier pas. Montre lui que tu es sérieuse à propos de votre relation, que cela compte beaucoup pour toi.
C'est vrai ... Je ne croyais pas dire ça un jour sincèrement mais merci de tes conseils.
Y a pas de quoi. Faut dire que c'est elle qui porte la culotte. Ou le string. On devrait lui demander ce qu'elle porte non ?
SORS DE LA TOUT DE SUITE.
On peut même plus rire.

Décidant de profiter d'abord de ma soirée et de voir après, je décidede mettre de côté ma réflexion pour le moment. Après les auto-tamponneuses, nous achetpns des snacks à un stand ambulant que nous mangeons rapidement avant de retourner faire des tours de manèges.

Nous venions juste de sortir d'une attraction qui montait et descendait raisonnablement quand elle s'arrêta et agita frénétiquement le bras.

- Hé regarde un stand de tir à la carabine ! Elle s'y précipite, je la suis de près. Arrivée à destination, elle regarde des yeux brillants les lots proposés.
- Laisse moi deviner, tu veux ça ? Je tends mon doigts vers une des grosses peluches suspendues au-dessus de nous et voit son sourire s'agrandir. Tu es vraiment adorable tu le sais ça lui dis-je en l'embrassant sur la joue. Allez tentons notre chance.

Je paye le forain qui nous fournit les munitions et nous nous installons. Je charge la carabine, attendant que Marley s'en saisisse mais elle ne le fait pas.

- En fait je l'ai jamais fait. Ma mère n'avait pas assez d'argent pour me le payer quand j'étais petite donc voilà je ...
- Marley Marley la coupai-je prévoyant déjà qu'elle partirait dans un monologue absolument adorable comme lorsqu'elle était gênée. C'est pas grave je vais te montrer.

Je lui mets la carabine dans les mains et me place derrière elle. Je me colle contre son dos, enroulant mes bras autour des siens.

- Tu plies ce bras là, tends celui-là comme ça. Voilà. Tu alignes bien la carabine de façon à ce que le viseur s'aligne avec le reste. Et tu tires. Compris ?
- Hurmpf...

Après quelques secondes, elle tire et manque largement les ballons.
- Ce n'était que le premier coup après tout.
- C'était parce que j'étais distraite.
- Excuse-moi ? fis-je, m'éloignant légèrement d'elle et prenant un faux air vexé.
- Tu aurais pas fait mieux je suis sûre.
- C'est ce qu'on va voir. Je suis une pro.

Je lui prends la carabine des mains puis me positionne. Elle se place derrière moi tout en enroulant ses bras autour de ma taille comme je venais de le faire.

- Voyons voir ça.

Je vise et m'apprête à tirer mais ma concentration est toute consacrée sur les mains de Marley sur mon ventre et de la ligne de léger baisers qu'elle trace de mon épaule à mon oreille. Sans vraiment le réaliser, j'appuie sur la gâchette et ... zéro pointé ce qui déclenche le fou rire de Marley.

- Une pro hum ?
- Tu m'as déconcentrée ! m'écriai-je, provoquant le redoublement de son fou rire.

Sans attendre qu'elle se ressaisisse, je tire et explose les quatre ballons. Je me retourne vers elle tout sourire, pour la découvrir ébahie.

Le forain apporte d'autres ballons, devant en exploser vingt pour avoir la dite peluche. Cinq minutes plus tard, la mission est accomplie, la peluche entre les mains de Marley.

- Merci me dit-elle avant de m'embrasser.
- N'importe quoi pour toi.

Je jette un regard à ma montre pour découvrir avec effarement qu'il est déjà 23h15. Je n'ai pas vu le temps passer. Nous nous dépêchons alors de revenir vers la voiture pour mettre les voiles sur Lima.

Le trajet est plus calme qu'à l'aller. Nous ne parlons pas mais c'est un silence paisible. Je repasse la soirée en boucle dans ma tête, soirée qui au final s'est révélée meilleure que je ne l'avais imaginé. Comme si elle avait lu dans mes pensées, Marley se met à sourire.

- J'ai passé une excellente soirée aussi. Merci. Elle prend ma main dans la sienne et la serre.
- C'est normal. Meilleur premier rencard de ta vie ?
- Mmmh ... Laisse moi réfléchir ... oui.

Prend ça inconscient !
Hé j'ai jamais dit que ça serait un fiasco.
PARDON ?
Je l'ai juste pensé à haute voix à de nombreuses reprises et tu les as retranscrites. C'est de ta responsabilité.
Il va falloir qu'on revoit notre fonctionnement nous deux.
Je demande une revalorisation salariale ainsi qu'un chapitre qui me sera entièrement consacré et où je pourrais étaler toutes mes pensées.
Rêve.
Je me mets en grève. Encore.
Avec grand plaisir.

- ... Karley.
- Pardon ? Je me rends compte que je ne l'ai pas écouté, trop occupée par mon inconscient.
- La peluche. Je vais l'appeler Karley. C'est ce qu'on obtient quand on mélange nos deux prénoms.

Je sens le rouge me monter aux joues et un sourire éclatant apparaître sur mes lèvres. Cette fille est définitivement la fille la plus géniale au monde. C'est juste adorable. Oui oui vous pouvez vous moquer et trouver ça ridicule mais en fait vous êtes juste jaloux. Vous vous n'avez pas de peluche à votre nom. A moins que vous vous appelez Oscar. Ou Mr Peluche.

Nous arrivons devant chez elle à 23h50. Je la raccompagne devant sa porte, ne voulant pas que la soirée se finit.

- Donc ... commençai-je sans vraiment savoir ce que j'allais dire par la suite. Heureusement Marley a une toute autre idée. Elle elle et dépose un court baiser sur mes lèvres. Puis un autre. Et un autre. Sans attendre, je l'attire plus près de moi pour l'embrasser beaucoup plus passionnément. Nos langues se mêlent, m'arrachant un soupir de plaisir qui la fait sourire.
- Merci encore.
- Merci à toi.
- Pour ?
- D'être là.

Elle sourit, replace une mèche rebelle de mes cheveux et m'attire dans un câlin. Ses bras autour de moi me procure une sensation de bonheur, de chaleur, de tranquillité. Je ne voudrais jamais les quitter. Juste rester là avec elle. Ce serait parfait.

Parfait c'est ce qu'est ce moment. Mais il manque quelque chose, le quelque chose qui rendrait ce moment magique. C'est l'occasion idéale. C'est le moment. Et avant que je ne puisse faire une nouvelle fois demi-tour, les mots franchissent mes lèvres.

- Je t'aime.

On n'entend plus que le bruit des oiseaux dans les arbres et les lointaines voitures qui déferlent dans Lima. Je pourrai parier que les battements de mon cœur se font aussi entendre à des kilomètres à la ronde. Je sens sa prise autour de moi se réduire, la peur m'envahit. Et si c'était trop rapide ? Et si elle ne ressentait pas le même au final ? Et si ...

- Je t'aime aussi.

Ses yeux bleus me fixent, me transpercent. Je peux y voir qu'elle dit la vérité, que c'est ce qu'elle ressent aussi. Irrésistiblement, mes lèvres retrouvent les siennes, pour un baiser plus tempéré que le précédent mais non moins amoureux.

- Je ferai mieux d'y aller. Ta mère va s'inquiéter.
- Attends. Tu veux venir ici demain ? Comme ça tu pourras faire connaissance avec ma mère et on pourra passer du temps ensemble.

Bien évidemment, je m'empresse d'accepter. Une journée avec elle, je ne pouvais rêver mieux.

- A demain alors.
- A demain.

Après un dernier baiser, je m'éloigne lentement en souriant, plus heureuse que jamais. L'amour, ça peut être cool.


Juste avant les habituelles notes, une remarque inhabituelles. Il y a t-il des volontaires pour parler de la perfection de la scène coupée du Karley du 4x09 qui a été dévoilée ? PARCE QUE C'EST TROP MEGA TROP PARFAIT. *instant fangirling du jour bonjour*

Notes culturelles :
- La chanson du début de chapitre, et qui donne son nom au chapitre, est "Start of Time" de Gabrielle Aplin. (Alias Stydia feels pour ceux qui regardent Teen Wolf. Il y en a ?)
- Findlay est une ville de l'Ohio, qui existe réellement, à une trentaine de minutes de Lima.
- "C'est une longue histoire. C'était une chaude nuit d'été, vers ...". Cette réplique provient de la série The Big Bang Theory (s'il y a des fans par ici) lorsque Sheldon tente d'expliquer la physique à Penny ... en faisant du Sheldon.

Notes fic :
Comme promis du Karley mignon dans ce chapitre ! J'espère que cela vous a plus.
Je me suis quelque peu inspirée de "Naked" pour l'histoire du "Je t'aime", à la sauce Karleysienne. (Bien que je ship également le Jarley.)
Le prochain chapitre sera donc sur le lendemain. Au programme : Millie / Kitty mais surtout l'histoire de Kitty qui sera -normalement- dévoilée. (Il faut juste que je trouve comment l'intégrer) et bien sûr du Karley.

Le prochain chapitre sera surement publié dans 1 / 2 semaines selon mes disponibilités. Pour suivre son développement ou juste ma folie, vous pouvez me suivre sur Twitter (Brochyyy) ou juste faire coucou.

Voilà voilà, j'espère que ce chapitre vous a plus. N'hésitez pas à laisser votre avis. Merci pour votre fidélité, notamment ceux qui prennent le temps de reviewer.
A bientôt !
yhcorb