Bonjour à toutes,

J'ai mis plus de temps qu'à l'habitude pour écrire le chapitre. J'ai repris mon cours de couture le mercredi soir et 2 mardi soir par mois, c'était cette semaine, je fais du bénévolat auprès de la ligue de La LECHE, aidant les mamans à faire de l'allaitement de leur enfant, une réussite. Bon assez de placotage sur moi et passons à Edward et Bella.

J'ai eu de la difficulté à mettre ce chapitre en place. Je l'ai recommencé au moins une dizaine de fois et modifié les dialogues une centaine de fois… lol…. Surtout ceux avec Carlie. Il est assez léger, je dirais même un chapitre de transition, maintenant qu'on sait que le secret est percé, il faut se concentrer sur comment se débarrasser de Tanya qui ne sera pas une mince affaire.

Sophie : Edward ne sais plus quoi penser n'y quoi faire. Aucune idée de comment je pourrais arranger les choses, pour le moment, mais disons qu'il y aura des hauts et des bas. Merci

bobo : Je n'ai aucune idée de combien de chapitres il y aura dans cette fic… quand je serai fixé, je vais le mettre en note au début… à suivre…

CarlieCullen : Tu n'auras pas besoin de castrer Edward, du calme ma belle. Pour Tanya, je ne peux pas trop t'en dire, parce que ce que j'ai prévu n'arrivera pas tout de suite. Mais avec ce chapitre, tu vas probablement péter les plombs, elle est bien pire qu'une sal***. Pour Alice et Jasper se faisant surprendre par Edward et bien c'est prévu… C'est certain que le rapprochement entre les chapitres peut créer une dépendance… mdr. Merci pour tes commentaires, j'adore.

Elo90 : C'est vrai qu'une solution radicale est assez tentante, mais je ne sais pas encore comment je vais faire pour me débarasser d'elle. À suivre…

Bonne lecture

A+

isasoleil


CHAPITRE 8 : MON IMPASSE


Ça fait presque deux semaines qu'Edward a dit à Tanya qu'il y avait quelque chose entre lui et moi. Il était rentré plus tôt cette journée là pour lui dire, Carlie étant encore à l'école. Tanya avait piqué une colère épouvantable cassant des assiettes, faisant un trou dans un mur en y lançant une chaise et brisant un cadre de porte parce qu'elle l'avait fermée trop fort. Elle s'en était même prit à lui en lui griffant le bras laissant une cicatrice. Edward ne savait plus quoi faire, même Alice n'avait pas réussit à venir à bout d'elle.

Edward la trouvait bizarre depuis qu'elle était revenue de Cuba la dernière fois, et il était très inquiet de la laisser seule avec Carlie. Il avait été obligé de me dire qu'elle avait déjà eu des problèmes de consommation de drogues par le passé, ayant fait de mauvaises rencontres et avec son caractère de peste, elle en avait un peu trop abusé.

Son comportement des dernières semaines, lui faisait croire qu'elle avait fait une rechute. Il lui avait même enlevé l'accès à ses cartes de crédit, de peur qu'elle dépense une fortune en cocaïne et il lui laissait un montant raisonnable en liquide lui limitant les excès. C'est pour cette raison qu'il ne voulait pas quitter la maison et laisser Carlie avec elle, donc par le fait même, on ne se voyait que très peu. J'étais dépassée par les évènements, les emmerdes devenaient de plus en plus grosses.

Alice prenait Carlie avec elle un soir par semaine pour nous permette de se voir Edward et moi. Jasper et elle ne s'était revu qu'une seule fois et j'étais contente que ce soit chez Alice. Elle donnait tout son temps libre à Edward et ne pouvait pas mettre du temps pour voir Jasper et faire avancer leur relation qu'Edward ignorait toujours. Alice ne voulait pas que je lui dise, voulant attendre que ce soit plus sérieux. Pour l'instant c'était physique, Jasper étant long à voir les sentiments. Alice ne voulant rien brusquer certaine que c'était l'homme de sa vie. Elle lui laissait le temps qu'il lui fallait. Ça me mettait dans une situation délicate vis-à-vis d'Edward, mais bon ce serait facile à régler.

Edward était parti pour 2 jours à Los Angeles, en avion cette fois, pour ne pas être parti trop longtemps loin de Carlie. Alice avait promis de passer le plus souvent possible pour vérifier que Carlie était en sécurité avec Tanya. Edward avait fait à Carlie un résumé sur les mesures d'urgence en cas de problèmes et surtout comment joindre Alice sur son portable en tout moment. Nous étions mardi soir et c'était soir de cinéma pour Rosalie et Emmet et je terminais la vaisselle avec Jasper quand on sonna à la porte.

-Alice ! s'exclama Jasper.

-Salut Jasper, sursurra-t-elle. Carlie et moi on est venue voir si Bella et toi vouliez venir avec nous manger une glace au parc.

Il les emmena dans la cuisine.

-Salut Carlie, lui dis-je. Salut Alice…

-Salut Bella. Alors vous venez manger une glace ? dit la petite fille en faisant la moue.

-Vous voyez ça, montrant avec fierté le visage de sa filleule. Ça m'a prit presque 2 mois pour lui apprendre ça lorsqu'elle avait 2 ans. C'est la moue made in Alice Cullen et personne n'y résiste, je suis trop forte, rigola-t-elle.

-Moi, je veux bien, répondis-je en souriant.

Alice se tourna vers Jasper et dans une fraction de seconde, leur regard changea et la tension sexuelle qui émanait d'eux était palpable. Ça faisait des flammèches.

Vite Bella, pense à quelque chose pour sortir Carlie de cette pièce avant qu'il ne se saute dessus devant elle.

-Carlie, tu veux venir avec moi, on va aller voir où se trouve Mojito ?

-Mojito ?

-C'est mon chaton, il est mignon, tu viens, dis-je en lui tendant la main.

-Oh ouiiii !!! sautilla-t-elle partout.

Nous avions cherchés dans le salon, dans ma chambre pendant presque 5 minutes pour finir par le trouver endormis dans la salle de lavage sur la sécheuse qui tournait dégageant de la chaleur. Carlie le prit dans ses bras et le câlina tendrement.

-Je ne peux pas en avoir un, parce que ma maman est allergique, me dit-elle d'une petite voix triste.

Elle est allergique aux chats en plus, non mais elle a tout pour qu'on la déteste !!! Pauvre petite, foutu avec une mère pareille. Saisie-toi Bella !!!

-Oh… quand tu seras plus grande tu pourras en avoir un !

-Oui, papa me dit la même chose, dit-elle en levant les yeux au ciel.

Je la fis asseoir sur le canapé et lui dit que je revenais dans une minute. J'entrai dans la cuisine et trouvai Alice et Jasper en pleine action sur le comptoir de la cuisine. Alice assit sur ce dernier la chemise ouverte sur un soutien-gorge rouge flamboyant, sa jupe relever jusqu'au nombril.

Vous allez vous dire que c'est un appartement de débauché là, hein pas vrai ?

-Alice, je vais y aller seule avec Carlie pour la glace d'accord ?

-Humm… ok… Bella… désolée… dit-elle entre deux baisers.

Ils n'avaient même pas arrêté d'enlever leur vêtements, le chandail de Jasper venait de voler dans la pièce et Alice s'attaquait à son pantalon.

-T'es trop… gentille Bella… tu es vraiment… la meilleure amie parfaite… répliqua Jasper.

-Je sais, profitez-en je reviens dans une heure. Au moins eux, ils pouvaient en profiter, marmonnais-je pour moi.

Ils me répondirent par un grognement et je me dépêchai de retourner trouver la fillette et sortir d'ici avant qu'elle ait aussi peur que Mojito lorsqu'il serait encore plus dans le feu de l'action. La petite fille cajolait mon chaton et me sourit en me voyant arriver.

-Carlie, Alice doit aider Jasper pour… ses vêtements, il a une… conférence demain et veut être bien habillé.

Ouf… Bravo Bella !!!

-Nous n'irons pas manger une glace alors ?

-Oh oui… eh bien si tu veux venir avec moi ?

-Juste nous deux ? demanda-t-elle.

-Oui.

Allez Carlie, ne me fait pas le coup que tu ne dois pas parler aux étrangers.. On n'a pas le temps, il faut sortir d'ici au plus vite avant que ta marraine commence à s'exprimer…

Elle avait l'air de penser à ce qu'elle devait me dire. Ses yeux verts me regardèrent aussi intensément que ceux d'Edward.

-Je pourrai avoir deux boules ?

-Deux boules, absolument, allez on y va, dis-je en lui tendant la main.

J'attrapai mon porte feuille et mon portable et nous sortîmes de l'appartement. Nous marchâmes sur le trottoir, nous dirigeant vers le parc trois rues plus loin où il y avait un marchand de glaces. Carlie me racontait des choses sur ses amies à l'école, sur ses cours de piano et me raconta comment son papa l'aidait à faire ses gammes et avec le solfège. Elle me faisait penser à Alice. Sûre d'elle et parlant tout le temps.

Elle prit une glace deux boules, une à la fraise et l'autre au chocolat et je pris la même chose qu'elle. Elle trouvait ça rigolo que je choisisse la même saveur qu'elle. Elle disait que d'habitude les grands prenaient des sortes avec des drôles de noms.

Nous étions assises sur notre banc depuis 20 minutes lorsqu'elle me demanda d'aller se balancer. Elle embarqua sur le siège de la balançoire et me demanda de la pousser juste un peu pour démarrer. Je pris place sur la balançoire juste à côté d'elle et rigolai en regardant Carlie s'amuser. Mon portable vibra.

-Allo ? répondis-je gardant toujours un œil sur Carlie.

-Hey, ma belle, ça va ?

-Hey mon beau, je vais bien et toi ?

-Pas si mal. Il ne me reste que la réunion de demain matin et je pourrai être à Phoenix pour le diner. Tu me manques… c'est triste l'hôtel sans toi…

-Ouais… moi aussi…

-Qu'est-ce que tu faisais, je ne te dérangeais pas ?

-Oh, je suis au parc en train de me balancer avec une adorable petite fille qui réponds au nom de Carlie Cullen.

-Quoi ? qu'est-ce que tu fais avec ma fille ? y'a un problème, elle va bien ? pourquoi c'est toi qui…

-Edward, relaxe… je ne la mangerai pas.

-Excuse-moi, mais elle devrait être avec Tanya ? s'il te plaît explique-moi, parce que là je panique. Et pas parce que je ne te fais pas confiance, mais je crains le pire à cause de sa mère.

-Alice est venu chez moi avec Carlie voulant que j'aille manger une glace avec elles et Jasper a eu besoin d'Alice pour ses vêtements, il donne une conférence demain.

-Tu as demandé à Carlie où est sa mère ?

-Edward, tu sais bien que non, calme-toi. Tu veux lui parler ?

-Euh… oui… excuse-moi Bella. Je ne veux pas que tu sois une fois de plus impliquée dans mes emmerdes avec Tanya, mais ça ne me dit rien de bon que ce soit Alice qui s'occupe de Carlie ce soir.

-Ne t'en fait pas. Carlie est adorable. Je te la passe.

-Ouais…

Je regardai Carlie qui se balançait la tête en arrière ses cheveux touchant presque le sol.

-Carlie… y'a ton père au téléphone, il voudrait te dire un mot.

Elle releva la tête et stoppa la balançoire. Un immense sourire apparut sur son visage illuminant ses yeux verts. Elle hocha la tête et tendis la main pour que je lui donne mon portable.

-Papa !

-Oui, elle est très gentille.

-Fraise et chocolat. Et tu sais quoi ?... Bella aussi elle a prit fraise et chocolat.

Je ne sais pas ce qu'Edward lui a dit ma la petite fille éclata de rire.

-Tu reviens demain alors ?

-C'est marraine qui est venue me chercher à l'école, et je dors chez elle.

-D'accord, moi aussi je t'aime.

Elle me repassa le téléphone et retourna se balancer.

-Alors ?

-Aucune idée. Tu peux demander à Alice de m'appeler s'il te plaît.

-Oui, dès que je rentre.

-Merci Bella. Je t'appelle plus tard., dit-il comme perdu dans ses pensées.

Cette femme était vraiment une irresponsable de première. Laisser sa fille sans même la prévenir et pendant que son père était à l'extérieur de la ville. Une chance qu'Edward avait Alice.

Ça faisait près de 1h30 que j'étais au parc avec Carlie. Après les balançoires, elle m'avait traîné jusqu'à la glissoire et on rentrait tranquillement à la maison, main dans la main, Carlie chantant des chansons amusantes qu'elle avait apprise au service de garde. Nous montâmes les escaliers et en entrant dans mon appartement, je fis le plus de bruit possible.

-C'EST NOUS !!!

Alice arriva dans le salon avec un sourire qui s'étirait jusqu'à ses oreilles.

-Bella, tu es une sainte, mrumura-t-elle.

-Tu sais que tu m'en dois pas mal toi, répliquais-je en la pointant du doigt.

Elle éclata de rire. Nous avions développé une relation particulière elle et moi. Comme deux amies qui se connaissaient depuis longtemps. On avait souvent des discussions par téléphone et les deux dernières semaines, elle m'avait aidé à faire passer la frustration Tanya en m'écoutant dire des choses affreuses sur la bimbo. Elle était même venue prendre le lunch avec moi à deux reprises à mon travail. Nous discutâmes un instant tandis que Carlie avait repris Mojito dans ses bras. Elle rappela Edward discrètement et elle lui dit que Tanya l'avait appelée lui demandant de prendre Carlie et de la garder pour la nuit. Une soirée bien arrosée apparemment. Au moins elle avait pensée à ne pas faire subir ses folies à sa fille.

Lorsque les filles s'en allèrent, je fus surprise par Carlie qui vint me donner un baiser sur la joue et me faire un câlin me disant merci pour la glace et la promenade au parc. Alice souriait voyant mon air médusé. Au moins elle semblait m'apprécié. Ce qui n'était pas pour me nuire le jour où son père lui parlerait de moi.

J'essayai d'en savoir plus sur Jasper et Alice, mais celui-ci, ne laissait échapper aucune information, à part le fait qu'il s'exhibait dans la cuisine et dans ma chambre à la recherche de préservatifs, il ne voulait rien me dire. C'était bon signe, ça voulait dire qu'il la considérait plus qu'une baise. Ça risquait de faire une heureuse.

Edward était rentré dans la soirée et n'avait pas pu venir. Il avait dû se rendre directement chez lui pour s'occuper de Carlie, puisque Tanya avait fait appel à une jeune voisine voulant retourner faire la fête. Edward, ne voulant pas laisser Carlie avec une jeune fille de 13 ans, était rentré s'occuper de sa fille. J'étais certaine qu'elle faisait exprès pour qu'il ne puisse pas venir me voir. Elle était morte de jalousie vu qu'Edward ne voulait rien d'elle.

Les jours de la semaine se ressemblaient et je n'avais pas revu Edward. Il m'appelait avant d'aller dormir, mais n'était pas très bavard, ne voulant pas m'ennuyer avec ses problèmes. Nous étions vendredi et je décidai d'aller m'amuser en boîte un peu. Il fallait que je bouge. Alice était venue me rejoindre, dans ma chambre, pour qu'on puisse nous préparer toutes les deux ensembles. Jasper, ne se pointa pas le bout du nez dans ma chambre, je lui avais formellement interdit. Des plans pour qu'Alice finisse la soirée avec lui au lieu de venir s'amuser avec moi. À 22h00, nous étions prêtes et partîmes nous amuser au Twilight.

Nous dansions sur la musique et après plus d'une heure à se dandiner sur la piste de danse, on se dirigea au bar pour prendre un verre. Alice était de très bonne compagnie et meublait très bien la conversation en parlant sans arrêt. Elle nous racontait sa vie amoureuse pourvue de relations décevantes et de son plus gros chagrin d'amour. Elle était seule depuis un bon moment et ne voulait pas de quelqu'un juste pour avoir quelqu'un. Elle voulait attendre le bon et contre toutes attentes, elle nous dit que Jasper était celui avec qui elle voulait faire de sa vie, une vie comme celle de ses parents. Rosalie était sous le choc. Elle ne savait même pas qu'Alice et Jasper avait couché ensemble, alors vous imaginez sa tête quand Alice annonça qu'il était l'homme de savie. Alice avait elle aussi 25 ans et rêvait de partager, avec un homme, ce que ses parents partageaient depuis près de 30 ans. Plusieurs verres plus tard, nous retournâmes sur la piste de danse. Et ce fût une mauvaise idée. Devant nous se tenait madame la bimbo blonde Tanya.

-Alice… tu es encore capable de t'amuser ? moi qui croyait que tu te plaisais dans le rôle de seconde mère parfaite pour ma fille… dit la bimbo de sa voix nazillarde.

-Je sais très bien m'amuser Tanya, et même si j'adore ta fille, je crois que c'est à toi de jouer le rôle de mère. Chose que tu es incapable de faire.

-Oh… encore ton humeur de chien… arrête de jouer les saintes, j'ai assez d'Edward qui se prend pour dieu le père, cracha-t-elle.

-C'est Edward le saint de t'endurer, hors de ma vue Tanya, répliqua Alice.

Elle se tourna vers moi. Je n'avais pas dis un seul mot, ne voulant pas m'attirer plus d'ennuis que j'en avais déjà. Elle me regarda avec mépris.

-Oh, je vois que tu sors le jouet d'Edward… pas de chance pour toi Isabella, Edward est de corvée ce soir…

-Carlie n'est pas une corvée pour Edward, s'écria Alice outrée.

-Tu sais ma chérie, dit-elle en me regardant. Edward n'a pas eu besoin de toi cette semaine, j'ai rempli mon rôle de charmante épouse et je me suis glissée dans ses draps pour lui faire vivre la meilleure baise de sa vie.

-C'est ça cause toujours Tanya, désolée de te décevoir, mais moi je ne suis pas qu'un one-night qu'il baise parce qu'il a trop bu, il n'y a pas que ça entre nous, dis-je avant de tourner les talons.

Elle m'attrapa par le bras me faisant presque tomber.

-Écoutes-moi bien, petite garce. Tu peux baiser avec mon mari autant que tu veux, mais c'est moi qui porte la bague, dit-elle en montrant l'anneau à son doigt.

-Oh, mais regarde ça Alice. Elle porte une bague, m'exclamais-je en me dégageant.

-Il ne divorcera jamais pour toi. C'est moi sa femme et …

-Et quoi Tanya ? Et rien, c'est juste un bout de papier… un mariage obligé… sans robe blanche, sans fleurs et quatuor à cordes… juste une bague et un bout de papier Tanya… dis-je sèchement avant d'attraper Alice par le bras et sortir de ce bar pour ne pas jeter plus d'huile sur le feu.

Appuyez sur le devant de ma voiture, je reprenais mon souffle et essayait de me calmer tellement je tremblais de rage à cause de Tanya. Alice tapait du pied et serrait les poings devant moi.

-J'aurais dû lui foutre mon poing sur la gueule, s'écria Alice

-Alice, tu ne m'aides pas là… grognais-je.

-Excuse-moi… mais qu'est-ce qu'elle foutait là… c'est son 4e soir en ligne… elle est en train de retomber… non mais quelle conne, cracha Alice. Pourquoi est-ce que mon frère a baisé avec une fille pareille. Il aurait été mieux de se faire un nœud dedans ou mieux encore se branler dans la douche…

J'éclatai de rire.

-Se branler dans la douche… Alice t'es pas possible.

-Quoi ?? tous les mecs font ça Bella !!!

-Je sais mais… Avoue qu'à 19 ans, quand une fille bien roulé se jette sur toi, il n'y pas un mec qui pourrait résister… c'est beaucoup mieux que se branler…

-AAARRRRGGGHHH!!!

-Alice…

-N'empêche, je suis fière de toi Bella.

-Pourquoi ?

-Tanya, ne va pas s'en remettre. Tu lui as remis sur le nez qu'elle n'a pas eu de mariage de princesse, t'a visé juste ma belle. Elle doit être folle de rage.

-Ouais, j'avoue que j'ai été forte, répondis-je le sourire aux lèvres.

Le visage de Tanya s'était assombri et enragé en une fraction de seconde. Elle ne l'avait pas encore digéré, depuis tout ce temps. Alice se calma peu à peu. Arrêtant de marmonner des choses incompréhensibles. Alors je décidai qu'il était temps de se rentrer.

-Allez viens, je te ramène.

Je roulai doucement et Alice parlait encore et toujours, une vraie machine à parole. Lorsque je stoppai ma voiture devant mon appartement, Alice me regarda.

-Tu montes ? l'interrogeais-je.

-Tu crois que je peux monter ? s'inquiéta-t-elle.

-J'en suis certaine, lui dis-je en souriant.

Il était près de 02h00 du matin, lorsque nous passâmes la porte de mon appartement. Jasper était endormi sur le canapé Mojito dans ses bras. Alice me regarda.

-Je crois que tu seras capable de l'emmener jusqu'à son lit, je vous laisse. À demain, dis-je en prenant Mojito avec moi.

Les bruits venant de la chambre de Jasper n'étant pas trop dérangeant, je pus m'endormir rapidement serrer contre ma petite boule de poil. C'est la sonnerie de mon portable qui me réveilla.

-Allo ?

-Hey, ma belle, tu dormais ?

-Hey, mon beau, humm… oui, je dormais, quel heure est-il ?

-09h00, excuse-moi, je sais qu'il est encore tôt, je peux monter ?

-Oui, ne t'en fait pas, je vais t'ouvrir la porte

Carlie ayant son cours de piano le samedi matin à 09h00, Edward avait l'habitude de venir passer ce temps avec moi. Après avoir ouvert la porte, je me dirigeai vers la douche. Et comme à tous les samedis matin, Edward s'y glissait avec moi. Après nous êtres caressés et lavés, nous prenions le temps restant pour se blottir l'un contre l'autre nu dans mes draps.

Nous avions parlé de ma rencontre avec Tanya la veille. Edward était furieux après Tanya de s'en être prit à moi. Il m'avait assuré que j'avais bien fait de lui répondre et de ne pas me laisser faire. De plus, Tanya n'était pas rentrée la nuit dernière. Ses soupçons s'étaient confirmés, Tanya avait bel et bien recommencé à prendre de la cocaïne. Lorsqu'il était revenu chez lui mercredi, il avait trouvé des restes de la soirée de Tanya dans la salle de bain. Évidemment la blondasse avait tout nié. Edward redoublait de surveillance face à Carlie.

Je ne lui avais pas parlé de l'allusion de Tanya s'étant glissée dans son lit durant la semaine. Je voulais restée confiante qu'il ne s'était rien passé et vu la façon dont il venait de me faire l'amour sous la douche et sur le comptoir de la salle de bain, j'étais certaine qu'il n'avait pas eu de sexe depuis la dernière fois qu'on s'était vu, soit dimanche dernier, ce qui faisait 6 jours.

À peine 02h00 après son arrivée, Edward m'embrassa pour retourner s'occuper de sa fille, me laissant seule avec Mojito.

La semaine passa rapidement, sans que je ne puisse revoir Edward. Nous étions rendus au vendredi soir 31 octobre. Edward m'avait avertit qu'il passerait pour la récolte des bonbons avec Carlie, Tanya étant partie dans une soirée costumée et qu'on ne se verrait que le lendemain matin durant le cours de piano de Carlie. Alors je me retrouvai en pyjama devant mon téléviseur, avec un DVD, Mojito, et une quantité industrielle de bonbons devant moi. Emmet et Rosalie étaient partis chez des amis et Jasper avec Alice, je ne sais où. Aucune décoration ne laissait croire aux enfants que je donnais des bonbons, mais quelques enfants du voisinage vinrent tout de même cogner aux portes. Une fois de plus vers 19h30 on cogna à la porte.

-Bella, regarde je suis une princesse, s'écria la petite voix de Carlie.

Edward se tenait derrière elle, un sourire sur son visage, me faisant un clin d'œil.

-Wow Carlie, tu es magnifique, tourne un peu, répondis-je en la faisant tourner sur elle-même.

-Merci ! Je peux voir Mojito ?

-Oui, il est au salon, vas-y.

Edward entra et ferma la porte avant de me serrer fort dans ses bras.

-Tu m'as manqué, souffla-t-il.

-Tu m'as manqué aussi, répondis-je avant de déposer mes lèvres doucement sur les siennes dans un chaste baiser.

-Elle voulait venir te montrer son costume. Tu l'as mise dans ta poche avec la glace à deux boules tu sais ? dit-il en répondant à mon baiser.

-Papa, Bella a plein de bonbons, vient voir !!! s'exclama la fillette du salon.

Nous nous dirigeâmes vers le salon, pour trouver Carlie, la bouche pleine de bonbons. Elle nous regardait d'une drôle de façon avant de prendre la parole.

-Bella, il est où ton amoureux ?

-Mon amoureux ?

-Ben oui, tu sais, celui que marraine a aidé avec ses vêtements, quand on est allée prendre une glace au parc, s'explique Carlie.

-Oh, Jasper ?

-Oui, c'est lui, Jasper...

-Jasper, n'est pas mon amoureux, il est mon meilleur ami, répondis-je en jetant un œil à Edward qui semblait amusé par les questions de sa fille.

-Vous ne dormez pas dans le même lit ?

-Non.

-Oh… comme mon papa et ma maman, ils sont juste amis. C'est qui ton amoureux alors ? insista-t-elle.

Je commençais à avoir chaud et le rouge me montait aux joues sous l'interrogatoire de la fillette. Edward essayait de ne pas rire en pinçant les lèvres, mais moi j'étais complètement déconcertée par cette gamine. Les enfants n'ont aucune gêne et posaient tous des questions toutes aussi embarrassantes les unes que les autres.

-Euh…

-Carlie, ce n'est pas très poli de faire un interrogatoire à Bella. Tu es un peu trop indiscrète, la réprimanda Edward.

-Mais papa… pleurnicha-t-elle.

La fillette baissa les yeux pour reprendre un bonbon et caressa Mojito avant de regarder son père.

-Je voulais juste savoir. Maman dit que c'est toi l'amoureux de Bella.

Je me levai d'un bon, paniquée. Edward ne sembla pas s'en faire, car il me sourit avant de répondre à sa fille.

-Carlie… Bella est une très bonne amie… on fait des sorties ensemble et on aime bien discuter ensemble.

-Alors, vous ne vous donnez pas de bisous, parce qu'il faut se donner des bisous sur la bouche pour être amoureux !!!

-Bon je vous laisse, je reviens dans une minute, dis-je en me précipitant dans le couloir pour me réfugier dans ma chambre.

Je n'arrivais pas à croire que cette Tanya avait dit à Carlie pour Edward et moi. Elle était cinglé cette fille. À quoi elle jouait ? J'entendais Edward parler avec Carlie, comment est-ce qu'il allait nous sortir de ça.

-J'aimerais bien que ce soit Bella ton amoureuse, elle est gentille.

-Oui, elle est gentille.

-Pourquoi, tu ne veux pas être son amoureux alors ?

-Carlie, je ne t'ai pas dit que je ne voulais pas être son amoureux. Ta mère n'aurait pas dû te dire que j'étais l'amoureux de Bella. C'est trop tôt pour dire qu'on est amoureux, dit-il hésitant

-J'suis toute mêlée, souffla-t-elle.

-Pourquoi ? l'interrogea Edward.

-À chaque fois que tu n'es pas là, maman dit que tu es allé faire des bisous avec Bella… je pensais que c'était ton amoureuse.

-Quand Bella et moi allons décider d'être des amoureux, je vais t'en parler. Pour l'instant, j'aime beaucoup passer du temps avec Bella et elle aussi, elle aime ça. C'est plus compliqué que juste se faire des bisous être amoureux.

-Ah oui ?

-Oui, soupira-t-il.

-C'est quoi alors être amoureux ?

-Tu sais quoi ? tu poses trop de questions ma princesse. On en reparlera, pour l'instant je vais aller voir ce que fait Bella. Occupe-toi de Mojito.

Edward entra dans ma chambre dont la porte était restée ouverte. Il sourit en me voyant assise sur mon lit. Il me tendit la main.

-Je suis désolé, elle est très curieuse. Une autre chose qu'elle a hérité de sa marraine, pouffa-t-il.

-Non, ça va Edward. Ce n'est pas ta faute et je n'ai pas trop le tour avec les enfants. Je n'y connais rien et ils m'effraient avec leur franchise et leur inhibition.

Il éclata de rire en me serrant dans ses bras. Il déposa un baiser sur mon front.

-Je ne savais pas trop quoi lui répondre, moi non plus…

-Je trouve que tu t'es très bien débrouillé, nous reste juste à décider si nous sommes amoureux, le taquinais-je.

-Ne te moque pas de moi. Nous aurons du temps pour répondre à cette question cette fin de semaine.

-Cette fin de semaine ?

-En fait, à part que Carlie voulait te montrer son costume et te faire passer un interrogatoire par la même occasion, j'étais venu te dire de faire ta valise. Mes parents sont arrivés en après-midi et ils s'occupent de Carlie, jusqu'à lundi. Si tu le veux bien, je reviens vers 22h30 dormir ici et demain on s'en va quelque part.

-On va passer 3 jours et 3 nuits ensembles ?

-Oui, c'est ce qui est prévu.

-Merci, merci, merci, dis-je en lui sautant au cou.

-Où on va ?

-Aucune idée, on choisira cette nuit, j'ai beaucoup de destination à te proposer.

On s'embrassa langoureusement, glissant notre langue dans la bouche de l'autre sensuellement. Il brisa le baiser en soupirant.

-Allez, sortons d'ici avant que je te prenne comme une bête sur le coin de ton lit et de traumatiser ma fille pour le restant de ses jours. Cette chambre me donne trop d'idées.


Bon est-ce que je m'en suis bien sortie ?

Merci encore une fois de me lire et de tous vos messages d'encouragement.

A+

isa