Bonjour à toutes,

Je vous envoie un petit chapitre sur le week-end d'Edward et Bella, j'avais envie qu'il passe un bon moment ensemble. Alors, quoi de mieux que les parents pour garder son enfant pour aller s'enfermer dans un hôtel de luxe pour se faire du bien. Moi aussi j'en aurais besoin.

Chapitre où Bella et Edward auront des bonnes discussions.... pas de Tanya pour ce chapitre, ça commence à prendre forme, mais je manque de temps présentement...

Bonne lecture

A+

isa

CarlieCullen : Pour l'accident de voiture et l'overdose, ça me plaît au contraire, mais ce serait trop facile. Si tu aimes Alice et Jasper en exhibitionnistes, et bien c'est parfait, car ils vont s'exhiber de plus en plus. Pauvre Edward il aura un grand choc pour lui, attention je ne te dis pas comment il va réagir, sauf que pauvre lui il aura probablement droit à la vision la plus XXX. De plus, je ne fais que le point de vue de Bella dans cette fic alors, il faudra qu'elle soit avec Edward lorsqu'il les surprendra.

Sophie : Merci, Tanya/Bella, j'ai eu un plaisir fou à l'écrire. Jasper/Alice, des bêtes de sexxxe, on aura la chance de les voir à l'œuvre.


CHAPITRE 9 : MON WEEK-END


Edward était parti chez lui reconduire Carlie à ses parents vers 21h00. Il serait de retour plus tard après avoir mit Carlie au lit et discuter un peu avec ses parents. Je lui avais donné discrètement une clé lorsqu'il était parti. De cette façon, il pourrait se glisser dans mon lit sans qu'on se fasse griller et sans me réveiller si je m'endormais. Je pris une douche et accrochai la casquette sur le crochet de ma porte pour que Jasper sache qu'Edward serait là. J'avais juste mis un shorty pour me glisser dans mon lit. Je savais qu'Edward adorait dormir avec moi et surtout quand je ne portais qu'une petite culotte. Je mis mon film d'amour préféré, Orgueils et Préjugés. Jasper s'exaspérait à chacune des fois que je regardais ce film, mais il finissait toujours par se joindre à moi pour le regarder.

Je dus m'endormir sur mon film puisque je sentis un corps chaud s'approcher du mien et se blottir dans mon dos.

-Humm… j'ai attendu ce moment toute la semaine, murmura Edward.

-Trois nuits Edward, trois nuits…

-Dors ma chérie, il est tard, presque 02h00 du matin, j'avais beaucoup de choses à discuter avec mes parents.

Ma chérie, il m'appelé ma chérie !!!

-Bonne nuit Edward…

-Bonne nuit Bella…

Nous étions en route pour L'hôtel Montélucia de Scottdales, à 30 minutes en voiture de chez moi. Nous avions décidé de ne pas trop s'éloigner et n'avions pas le goût d'aller nous épuiser à visiter et découvrir une ville inconnue. Nous avions donc opté pour une fin de semaine d'amoureux (même si nous n'avions pas encore décidés et parlé d'être amoureux) dans un spa afin de profiter l'un de l'autre et de se reposer par la même occasion. Edward réserva une très grande chambre au rez-de-chaussée, avec une baignoire à remous ainsi qu'un balcon aménagé qui donnait sur une piscine presque privée. Ces chambres étaient un genre de villa et étaient construite autour de la piscine qui avait quatre parties plus privée donnant sur la terrasse de chacune. Cette fois-ci, nous n'avions pas demandé une chambre avec cuisinette, nous ferons appel au service aux chambres ou encore nous sortirons pour diner dans un restaurant.

Edward emmena les valises jusqu'à la porte que j'ouvris. Nous entrâmes dans la chambre et je me dirigeai sur le lit me laissant tomber sur le dos. Edward vint me retrouver et se laissa tomber de la même façon que moi. Je tournai la tête pour me retrouver face à lui. Il me sourit. Il était là avec moi et j'étais heureuse que ses parents s'occupent de Carlie. Les problèmes avec Tanya étaient bien loin lorsque nous étions seuls tous les deux dans notre bulle. Edward était rassuré, puisque Carlie ne se retrouvait pas seule avec sa mère qui avait repris une vie d'adolescente et refaisait sa jeunesse pour la troisième fois. Edward était dépassé par ses agissements, il ne comprenait pas comment elle pouvait être aussi irresponsable avec Carlie. Il n'avait aucune confiance en elle. Elle buvait, se droguait et couchait à gauche et à droite. Encore chanceux qu'elle ne ramenait pas ses conquêtes à la maison.

-Tes parents sont vraiment des personnes extraordinaires, de te permettre de te libéré pour une fin de semaine, dis-je en répondant à son sourire.

-Oui. Ma mère est tellement heureuse que j'aie rencontré une fille. Quand je lui ai dit mercredi soir au téléphone, elle a tout de suite proposé de venir s'occuper de Carlie pour nous permette de passer un peu de temps ensemble.

-Si je comprends bien, tu lui as parlé de moi ?

-Oui, en fait, c'est la raison pour laquelle je suis rentré si tard hier soir. Elle rayonnait à chaque fois que je lui disais quelque chose sur toi.

-Et je peux savoir ce que tu lui as dit.

Il se tourna sur son flanc, sa tête sur sa main en s'appuyant sur son coude replié. Il me regardait intensément de ses yeux verts. Edward avait tout d'un charmeur et il le savait. Il savait exactement comment me regarder pour me faire craquer. Il me fit son irrésistible sourire en coin avant de prendre la parole.

-Que tu étais belle, douce, intelligente… murmura-t-il en approchant son visage de mon corps pour le parsemer de baiser les plus érotiques, les uns que les autres.

-Mais encore…

Il lécha mon cou se dirigeant vers ma gorge où il en aspira la peau entre ses lèvres.

-Que j'avais toujours envie d'être avec toi, que tu étais de très bonne compagnie, que tu savais un tas de chose sur la littérature, que tu avais une conversation intéressante…

Il continuait de relater tout ce qu'il avait dit à sa mère tout en m'embrassant. Il fit passer mon débardeur par-dessus ma tête et continua sa myriade de baiser sur le haut de ma poitrine.

-Et le plus important…

Il plongea son regard vert dans le mien. Tellement intense qu'un frisson me parcourut. Le désir qui était présent depuis le début de son récit, prenait de plus en plus d'ampleur et j'avais envie de lui comme jamais.

-Que je suis totalement épris de toi et que je suis amoureux pour la première fois de ma vie, de plus en plus, à chaque fois que je te vois… murmura-t-il avant de prendre mes lèvres pour leur donner le plus merveilleux des baisers.

Wow, est-ce que ce mec venait de me dire qu'il était amoureux de moi ?!!

Je pris un peu de temps pour répondre à son baiser, sous le choc de ses révélations et finis par m'accrocher à son cou pour l'attirer à moi et approfondir ce délicieux baiser. Toujours plus fort et plus fougueux. Je me laissai entraîner dans les caresses que me prodiguait Edward. J'aurais pu mourir à cet instant tellement j'étais comblée. Il était amoureux de moi, il dansait et faisait l'amour comme un dieu et je l'aimais. S'il n'y avait pas le problème Tanya, tout serait parfait. Même Carlie n'était pas un obstacle dans notre vie et notre amour. De plus, elle nous avait donné sa bénédiction à sa façon, pas plus tard qu'hier soir et ses parents étaient ravis qu'il m'ait rencontré.

Il brisa le baiser pour reprendre notre souffle et j'en profitai pour passer par-dessus lui me trouvant à califourchon sur ses cuisses. J'attrapai son t-shirt et le fit passer rapidement sur sa tête pour le jeter sur le sol quelque part dans la chambre. Mes yeux étaient rivés dans les prunelles vertes remplies de désir de mon amant. J'avais envie de lui, il m'avait tellement manqué, sa peau, sa voix, son odeur et j'étais brûlante. Je caressai son torse avec empressement pour finir ma course sur le bouton de son jeans, que je défis rapidement. Je me relevai au bout du lit pour tirer son jeans vers le bas. Il m'aida en levant les fesses et il descendit son boxer en même temps. Je regardai son sexe tendu sur son ventre et ne pus m'empêcher de passer ma langue sur mes lèvres, emprisonnant celle du bas entre mes dents.

-Mon amour… t'es trop sexy… quand tu fais ça…

Mon amour, de mieux en mieux. Ce mec allait me rendre complètement folle. s'il vous plaît, faites que je ne redescendre jamais de ce nuage...

Je descendis mon jeans en vitesse, mon désir et mon envie de lui prirent de nouveau le dessus sur mes gestes. Je repris ma place à califourchon sur les cuisses d'Edward l'embrassai de toutes mes forces. Nos hanches se balançaient en rythme, nous procurant une friction divine, libérant le fruit de mon excitation sur sa verge, nous faisant gémir.

-Edward…

-Bella…

Je me souvins des mots qu'il m'avait dis hier soir dans ma chambre. Ces mots qu'il avait prononcés et qui m'avaient émoustillée. J'avais eu tellement envie qu'il me prenne de cette façon, il était rentré trop tard et je m'étais endormi sur le feu dans mon bas ventre. Il m'avait trop manqué, mon sexe le réclamait, mon corps le réclamait et je le voulais que ce soit fort, intense, sauvage, assouvir mon besoin de lui.

-Prends-moi Edward… comme une bête… sur le coin du lit…

À peine avais-je prononcé ses quelques mots que je me retrouvai sur le dos, Edward debout entre mes cuisses, tirant mon corps sur le bord du lit, un sourire en coin sur le visage, ravit de ma demande, son sexe pointant contre le mien et d'un habile coup de rein, il me pénétra. Il remonta mes jambes sur ses avant-bras et m'agrippa par les hanches pour approfondir les pénétrations. Il me faisait un bien fou, c'était fort, intense, sauvage… Nos bassins claquaient fortement l'un contre l'autre et tout en moi vibrait sous cette intensité.

-Putain Bella…

-Plus fort Edward…

Il accéda une nouvelle fois à ma demande et sa jouissance proche de se libérer, me laissait un spectacle absolument fabuleux. Edward était tellement beau, grimaçant sous le plaisir qu'il nous procurait. Une décharge électrique me parcourut lorsqu'il ouvrit les yeux et me sourit tout en continuant ses mouvements en moi. Sa voix rauque résonna dans la pièce.

-Je vais venir Bella… caresse-toi mon amour… viens avec moi…

Il m'avait presque supplié. Il devait être vraiment très proche de libérer sa jouissance. Je léchai et suçai mes doigt avant de dirigeai ma main vers ma féminité pour trouver mon clitoris gonflé par l'excitation. Edward écarquilla les yeux, laissant échapper un grognement suivi d'un putain elle va me tuer, me voyant humidifier mes doigts. Sachant très bien comment me mener à mon orgasme, qui était proche, en quelques coups de doigts, j'appuyai sur mon clitoris faisant des cercles rapides. Quelques secondes plus tard, je me resserrai autour d'Edward et me laissai aller à mon plaisir en gémissant le nom de mon amant. Edward, rejeta sa tête vers l'arrière et s'enfonça en moi profondément pour y jouir. Le spectacle était une fois de plus à couper le souffle. Apollon pouvait aller se rhabiller, Edward Cullen le surpassait.

Il se laissa retomber sur mon corps, prenant soin de mettre mes jambes de chaque côté de lui. Il s'appuya sur ses avant-bras qu'il mit de chaque côté de ma tête. Il déposa une multitude de baisers sur mon visage, mon cou, ma clavicule, le haut de ma poitrine. Il continuait de se mouvoir doucement en moi et je savourais ce moment de tendresse.

Avec Edward beaucoup de choses se passaient dans le regard, à travers ses yeux. Et là maintenant, il y avait tant d'amour et de sincérité dans ses yeux que je me surpris à être complètement bouleversée. La force de mon orgasme, l'intensité du regard d'Edward, les mots qu'ils avaient prononcés disant qu'il était amoureux de moi me chamboulaient. Je ressentais exactement la même chose que lui. Même si j'avais peur de me casser la gueule une nouvelle fois, même si l'ange dans ma tête, me disait d'être raisonnable et d'attendre, de prendre mon temps, je m'en fichais. Je voulais croire, je voulais écouter le diable qui faisait écho à toutes les pensées raisonnable de l'ange. Tout était tellement plus intense avec Edward, plus fort. Je le serrai dans mes bras et il reprit une danse douce et sensuelle dans mon vagin. Doucement, lentement, mais avec tant d'émotions et de sentiments qu'une larme s'échappa de mes yeux.

-Moi aussi, Edward, je suis amoureuse de toi, finis-je par murmurer à son oreille.

-Oh Bella... Si tu savais depuis combien de temps de je t'attends.(*) souffla-t-il en m'embrassant.

J'avais encore besoin de lui. Il m'avait trop manqué. Je sentais son sexe toujours dur en moi et j'imaginais très bien comment il pourrait continuer à me rendre folle de désir et de plaisir. Maintenant que notre besoin sauvage de retrouver l'autre était assouvit, j'avais besoin de tendresse, de caresses, d'attention et surtout d'amour.

-Fais-moi l'amour maintenant, Edward, murmurais-je de nouveau à son oreille.

-Oh… j'en avais l'intention…


Après m'avoir fait l'amour, Edward nous avait glissés dans les draps. Blottis l'un contre l'autre, nous avons fait la sieste pendant un long moment. Je m'étais réveillée avant lui et avait appelé le service pour qu'il nous envoie une salade. Nous étions sur la terrasse dégustant notre salade, lorsque le portable d'Edward sonna.

-Allô ?

-C'est pas grave maman, tu as bien fait, je vais lui parler.

-Hey, ma princesse, ça va aller, papi il s'est occupé de ton bobo, ça ne fera plus mal, bientôt.

-Oui, ne pleure plus maintenant.

Edward avait une grimace attendrissante. Je suis certaine qu'il aurait voulu être auprès de sa fille pour la prendre dans ses bras et sécher ses larmes.

-Oui et tu pourras prendre deux boules.

Il souriait.

-Euh… non, elle n'est pas chez elle.

-Oui, on ira la voir quand je reviendrai.

-Bye ma puce, je t'aime.

Il ferma son téléphone et le déposa sur la table. Il se massa la nuque et leva les yeux vers moi.

-Désolé.

-Tu n'as pas à être désolé. Si te parler a guérit son bobo, c'est merveilleux non ?

-Ouais, elle est tombée à vélo et s'est écorchée le genou. Elle me manque.

Je ne relevai pas, le laissant à ses pensées sur sa fille.

-J'ai l'impression d'être revenu un adolescent, tout excité d'être avec sa première blonde quand je suis avec toi et j'adore ça. Mais je me sens aussi coupable. Carlie est toute ma vie depuis les sept dernières années et j'ai l'impression de l'abandonnée quand je suis avec toi et l'inverse est aussi vrai. J'ai le sentiment de t'abandonner quand je suis avec Carlie.

-Edward, je ne me sens pas abandonnée. Je voudrais te voir plus souvent mais je comprends que tu ne le peux pas. Tu as des responsabilités.

-Sinon, tu sais qu'elle voulait aller chez toi avec ma mère pour manger une glace?

-Tu veux rire ?

-Non, elle voulait que tu l'aides à passer sa peine avec une glace deux boules. Elle t'aime beaucoup, dit-il en souriant, fier de l'effet que je faisais à sa fille.

Nous finîmes notre repas et ensuite on passa une partie de l'après-midi à lire enlacé sur un transat faisant quelques tours dans la piscine. Edward parla à nouveau à Carlie vers 20h00 lui souhaitant une bonne nuit avant de sortir pour aller diner dans un restaurant et terminer la soirée dans une boîte à danser collés ensembles. Edward était parfait comme à son habitude. Tenait ma main, à chaque fois qu'on changeait d'endroit, déposait ses lèvres sur mon visage, mon cou, mes épaules, à chaque fois qu'il en avait l'occasion… Il nous ramena à l'hôtel tard dans la nuit et il me fit l'amour avant de sombrer dans le sommeil jusqu'au matin.

Edward me réveilla avec des caresses et des baisers.

-Bonjour…

-Bonjour, marmonnais-je les yeux à peine ouverts.

-Il est presque 10h00. On va être en retard au spa.

On avait pris rendez-vous à 12h00 pour un après-midi massage en couple et soin du visage pour moi. Je me levai doucement, me redressant sur les oreillers derrière moi. Edward se leva et revint avec un plateau petit déjeuner avec des fruits, yogourt, quelques croissants, du jus d'orange et du café latté.

-Humm… ça l'air bon, dis-je en prenant un gorgée de café.

Il embrassa mon front et prit place à côté de moi, sous les draps. La vie semblait si facile quand nous étions juste tous les deux. Nous finîmes notre petit déjeuner et prîmes une douche assez longue satisfaisant par la même occasion notre besoin de l'autre. Le sexe avec Edward était tout simplement fabuleux. C'était doux, tendre, et à la fois, fort, intense, le paradis quoi. Jasper avait été le seul à me combler aussi bien côté sexe, mais je dois avouer qu'Edward était tout aussi bon mais voir meilleur.

Nous passâmes l'après-midi à se faire dorloter et chouchouter par les employés du centre de santé. J'étais dans un état de bien-être indescriptible lorsque je rentrai dans la chambre par la suite. Edward nous installa sur la terrasse avec une bouteille de vin et quelques petites bouchées ne sachant pas trop en quoi consisterait notre soirée.

-Alors, tu veux qu'on sorte, me demanda Edward.

-Non… je suis trop bien ici… répondis-je en désignant ses bras.

-Parfait, moi aussi je suis bien comme ça, plus je passe de temps avec toi, plus je veux être avec toi.

-C'est la même chose pour moi Edward. Je sais que tu n'as pas beaucoup de temps à me consacrer et je profite toujours du moment au maximum quand je suis avec toi.

-Ça pourrait changer si je disais à Carlie que nous avons décidés d'être des amoureux, dit-il en souriant.

-Tu veux vraiment lui dire tout de suite ?

-Euh… oui… on pourrait se voir plus souvent. Carlie me parle souvent de toi et ça ne l'empêcherait pas de voir sa mère, Tanya n'est pas là la plupart du temps.

Je le regardais confuse. Je ne savais pas quoi lui répondre. J'avais envie de le voir plus souvent et ça ne me dérangeais pas que ce soit avec Carlie, mais j'avais peur. Peur que Tanya mette ses menaces à exécution. Peur qu'Edward subisse la perte de sa fille, peur de ne plus le voir à cause du chantage de Tanya. Je voulais plus d'Edward, mais j'avais accepté que la sécurité de sa fille passait avant mon envie d'être avec lui.

-Edward… je…

-Qu'est-ce qu'il y a Bella ?

-Tu crois que c'est la bonne solution ?

-Euh… je ne sais pas… Je veux juste y croire, souffla-t-il en resserrant ses bras autour de moi.

J'aurais bien voulu y croire moi aussi. Que Tanya aille se faire voir ailleurs, qu'elle arrête ses menaces et qu'elle permette à Edward de déposer une demande de divorce, de lui permettre de vivre enfin une vie heureuse et sans problème. Mais nous étions loin d'une entente de ce genre. Tanya n'avait que faire du bonheur de sa fille et de celui d'Edward. Elle ne s'occupait plus vraiment de sa fille, sortait et faisait la fête à tout heure du jour et de la nuit. Elle disparaissait même pendant des jours sans donner de nouvelles. Tout ce qu'elle voulait, c'était de profiter de son statut de madame Cullen et tout l'argent qui allait avec. Elle avait même fait une scène pour ravoir ses cartes de crédit, estimant mériter une aisance financière pour devoir supporter les infidélités de son mari. C'est du n'importe quoi, elle est vraiment une emmerdeuse de première. Edward se tapait tout le travail avec Carlie aidé d'Alice.

-Je suis désolé Bella, de ne pas pouvoir t'offrir plus.

-Edward, je ne veux pas que tu t'en fasses pour moi. Les choses vont finir par s'arranger, dis-je hésitante.

-Tu es vraiment une femme extraordinaire. Je guette sans cesse le moment où tu vas t'enfuir en courant et pourtant tu restes à chaque fois qu'on met mes problèmes sur la table.

Il m'avait dit ça en relevant mon menton vers son visage pour que mes yeux entre en contact avec les siens. Il m'embrassa voluptueusement. Caressant ma peau du bout des doigts, il m'emmena jusqu'au lit où, une fois de plus il me fit l'amour passionnément. À croire que c'était la seule façon qu'on avait trouvé cette fin de semaine pour être le plus près possible l'un de l'autre.

Nous étions dimanche après-midi et nous avions décidé de rentrer chez moi car je ne voulais pas laisser Rosalie seul avec le travail le lundi matin. Edward resterait dormir avec moi, ses parents étant encore chez lui pour s'occuper de Carlie. Ils devaient partir mercredi. Nous arrivions en bas de mon immeuble et montons avec nos valises. Les deux jours dans cet hôtel avait été magnifique. Notre relation avait pris une direction dont j'étais tout simplement ravie. En plus, du sexe, de la tendresse, de l'affection et de l'attention, il y avait maintenant de l'amour.

Arrivée devant la porte de mon appartement, Edward me plaqua contre celle-ci et m'embrassa fougueusement.

-Je ne sais pas pourquoi, mais chaque fois que je viens ici… j'ai envie de toi d'une façon inavouable, murmura-t-il à mon oreille d'une voix rauque.

Je repris ses lèvres lui montrant qu'il me faisait le même effet et j'ouvris la porte pour nous diriger vers ma chambre. Je marchais de reculons, Edward toujours sur ma bouche qui refermait la porte avec son pied. Des gémissements, qui ne nous appartenaient pas résonnaient dans la pièce.

-Ohhhh ouiiiii !!

-Pluuus fooorrttt Jaaaazzzz….

Edward écarquilla les yeux devant le spectacle qui se déroulait derrière moi. À peine m'étais-je rendu compte de ce qui se passait, qu'Edward avait fermé les yeux, m'attrapant par la main pour ressortir aussi vite qu'on était entré.

Je me retournai, Alice et Jasper se trouvaient dans une vision XXX sur le canapé du salon, qui visiblement étaient trop occupés pour nous saluer. Alice était à quatre pattes sur le canapé pour seul vêtement un porte jarretelle à la taille et des bas nylon noirs fixés par les attaches. Jasper était nu comme un ver avec un chapeau sur la tête et une cravate autour de son cou (allez savoir pourquoi) et s'activaient explicitement à baiser et faire jouir Alice qui était de plus en plus bruyante, si je peux dire, dans ses demandes et ses gémissements. Jasper ouvrit les yeux et nos regards se croisèrent. Il me sourit et après m'avoir fait un clin d'oeil complice, il me fit un signe de tête en direction de la porte, m'invitant à sortir avant qu'Alice s'aperçoive qu'on les avait surpris.

Edward tira sur mon bras plus fort, me l'arrachant presque, me faisant sortir de l'appartement. Edward était sous le choc et son visage était presque apeuré. Moi, maintenant habitué à les surprendre et habitué au corps nu de Jasper fit ce qui me parut la meilleure chose que je pensais pour dédramatiser. J'éclatai de rire.

-Ce n'est pas drôle, gronda Edward.

-Edward… c'est…

Je n'étais même pas capable de m'arrêter de rire, tandis qu'Edward nous emmenait à pied, presqu'au pas de course fuyant mon appartement, au parc, dans un état que je n'étais pas capable de définir. Fâché, outré, choqué, déstabilisé…

-Bella, tu veux bien arrêter de rire.

-Edward, ce n'est pas si grave. Je suis désolée que tu aies appris de cette façon qu'Alice et Jasper..

-Quoi Alice et Jasper, me coupa-t-il.

-Oh… ils se voient de plus en plus…

-Ils sortent ensemble, s'écria-t-il.

-Je ne sais pas, mais ils couchent ensemble par contre…

-Ça, je l'ai remarqué… ARRRGGHHHH

-Pourquoi ça te mets dans cet état ? Alice a le droit de coucher avec qui elle veut non ?

-Bien sur que oui, mais je n'avais pas besoin d'en être témoin. C'était…

-Quoi Edward ? c'était quoi ?

-Trop d'information… c'est ma sœur Bella… je n'avais pas envie de la voir se faire…

-Baiser aussi bien par Jasper… terminais-je.

Il écarquilla les yeux devant la phrase que je venais de terminer pour lui.

Non mais, il n'allait pas en faire tout un plat. Je ne comprenais rien à sa réaction. On s'était retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Ça aurait pu être Emmet et Rosalie... Non pas eux, on était dimanche...

-Je n'aurais jamais pensé que ma sœur pouvait…

-Pouvait prendre autant de plaisir que moi quand tu m'as baisé de la même façon sur le banc du piano à Santa Monica ?

-Bella… je… ne… tu…

-Edward, c'est la même chose.

-Non, c'est ma petite sœur. Elle rêvait du prince charmant, il n'y a pas encore longtemps, elle est sensible, douce et… je… je ne m'imaginais pas qu'elle pouvait avoir et aimer ce genre de relation sexuelle.

-Ta sœur est aussi une boule d'énergie, une pile électrique, elle est intense, sûr d'elle. Comment veux-tu que son désir sexuel ne reflète pas sa personnalité.

-Bella…

-Tu n'es pas aussi traumatisé quand c'est moi qui est aussi perverse, intense, audacieuse et explicite...

Il ne disait pas un mot, regardait un point fixe dans le paysage des arbres du parc.

-Sans parler de toi, Edward Cullen. Tu ne donnes pas ta place dans les ébats intenses, souriais-je.

-N'empêche que j'aurais pu me passer de ces images dans mon cerveau. On peut changer de sujet ?

-Oui… c'est bon… mais une dernière chose ?

-Quoi ?

-Tu devrais être content pour elle, parce qu'ils ont l'air de vouloir plus que du sexe. Et Jasper n'est pas un connard, je t'assure qu'il ne lui fait et feras aucun mal, le rassurais-je.

Il reprit son air habituel difficilement en me serrant contre lui. Je le savais protecteur envers son entourage, surtout avec Carlie mais je ne comprenais pas pourquoi il était en colère d'avoir surpris Alice et Jasper.

-Edward, tu veux une glace deux boules pour soulagé ta peine ? le taquinais-je.

-Mieux que ça, dit-il. On retourne chez toi, on se joint à eux et on fait une orgie de sexe jusqu'à demain sans s'arrêter. Jasper a l'air de savoir s'y prendre, il t'a surement dèjà fait jouir, il fait jouir ma sœur, ne reste plus que moi. Tu crois qu'il voudrait me baiser ? dit-il avec arrogance et sarcasme.

C'était donc Jasper le problème. J'aurais du m'en douter.

Il était toujours sur ses gardes quand je parlais de Jasper. Je le regardais, aucune expression sur son visage. Je ne savais pas quoi dire.

-Excuse-moi Bella… je suis juste jaloux…, confessa-t-il.

-Jaloux de Jasper ?

Il me regardait sérieusement.

-Même si ça ne me fera pas plaisir Bella, raconte-moi ce qu'il y a entre Jasper et toi. Je me torture chaque soir à essayer de trouver quel genre de relation vous entretenez.

Et merde… il remettait ça...

-Tu es certain que tu veux savoir ça ?

-Oui, comme ça je saurai à quoi m'en tenir. Et je t'ai tout dit pour Tanya, alors, s'il-te-plaît éclaire-moi parce que je ne fais que croire au pire.

-Oh Edward, dis-je en caressant sa joue avec ma main.

Il ferma les yeux et se pressa contre la paume de ma main. Il avait l'air fragile tout d'un coup, comme si tout le bonheur et l'amour que nous avions partagés ensemble ces deux derniers jours, n'était pas suffisant pour le rassurer.

-Edward, Jasper est un ami, c'est mon meilleur ami depuis l'enfance. On a tout fait ensemble. Jouer dans le sable, faire du vélo, grimper aux arbres, fait des mauvais coups, nos premières cuites…

Il ouvrit les yeux et soupira.

-On faisait toutes les fins de semaine, des soirée pyjama avec Emmet et Rosalie, nous étions toujours tous les quatre. Quand Emmet et Rosalie on commencer à sortir ensemble et à vouloir être seul pour regarder les films, on est resté Jasper et moi. On disait qu'on était frère de pyjamas. Quand les hormones d'adolescent ont commencés à se faire sentir, on en a parlé. On a décidé de faire nos premières expériences ensemble, pour ne pas en vivre de mauvaise, pour savoir comment s'y prendre quand ce serait avec quelqu'un d'autre, on se faisait confiance. On avait 15 ans.

-Toutes les expériences…

-Oui, les premiers baisers, les premières caresses, les premiers orgasmes et la première relation sexuelle.

-Et pourquoi, il… il voulait te rejoindre sous la douche l'autre matin ?

-Edward…

-Bella, s'il-te-plaît, je veux juste savoir… j'ai besoin de savoir.

-Jasper et moi on… on a couché ensemble… plusieurs fois… au cours des 10 dernières années.

Edward se laissa tomber sur le dossier du banc de parc sur lequel nous étions assis en fermant les yeux.

-Il y a juste nous deux qui le savaient. C'était notre secret. On se réconfortait, on se faisait du bien. Jamais on a eu du sexe quand l'un ou l'autre était en couple. Les choses sont claires entre nous et si tu l'as trouvé dans la salle de bain pour me rejoindre sous la douche, c'est de ma faute.

-Ta faute ? dit-il en se rassoyant.

-Quand je t'ai rencontré le soir de mon anniversaire, ça faisait 2 mois que mon petit ami m'avait quitté après plus d'un an de relation. J'étais un peu saoule j'ai demandé du sexe à Jasper et il a refusé parce que je n'avais pas toute ma tête. J'ai dansé avec toi et tu m'as chauffé avec cette bachata alors, Jasper n'a pas pu me résister.

-Je me suis endormie dans son lit cette nuit là et on s'est fait grillé par Rosalie quand je suis sortie de sa chambre le matin. Je m'en voulais, on n'avais réussit à garder le secret durant tout ce temps et maintenant vous êtes 3 à savoir, à part Emmet qui lui ferait la peau s'il l'apprenait...

Edward écoutait mon récit, mais je ne savais pas quoi penser de ses réactions. Tantôt il était triste, tantôt furieux et tantôt amusé.

-Il a hésité, ça faisait presque 3 ans que nous n'avions pas eu de sexe ensemble. Edward, ce n'est pas important, tout ça. Jasper est mon ami et il ne me demandera pas de couché avec lui maintenant qu'il sait que je suis avec toi.

Une lueur d'espoir illumina ses yeux.

-Je suis désolé Bella, je suis un égoïste, surprotecteur et jaloux. C'est plus fort que moi. Jamais je n'ai voulu avoir une fille près de moi comme avec toi. J'ai... peur… de te perdre.

-Edward, tu n'as pas à avoir peur, je n'ai pas couchée avec Jasper depuis que j'ai couché avec toi. Tu dois me croire, me faire confiance, il n'y a que toi maintenant. Moi aussi j'ai peur. Il faut se concentrer sur maintenant. Jasper est mon ami et c'est un mec respectueux et vraiment bien. De plus, il est attiré par Alice.

Il s'approcha de moi pour prendre mon visage entre ses mains. Pour appuyer les paroles qu'il s'apprêtait à dire, il accrocha ses yeux dans les miens.

-Bella, tu es la femme la plus belle et la plus merveilleuse que j'ai rencontrée de toute ma vie. Tu es importante pour moi. Je n'ai jamais vécu de relation amoureuse saine, je sens que ça devient sérieux et je ne sais pas comment me comporter... j'ai peur d'être blessé et de te faire de la peine.

-Ça va Edward, on ne se fera pas de mal.

Il appuya son front sur le mien et nos nez se touchaient. Et juste avant de m'embrasser, il murmura :

- Je te fais confiance. Je t'aime.


Voilà...

(*) Que voulez vous c'est ma phrase préférée.

Faites moi savoir ce que vous en pensez !! Appuyez sur le bouton vert !!!

A+

isasoleil