Bonjour les filles,

Vous l'attendiez, vous vouliez savoir ce que la bimbo blonde a bien pu faire pour qu'Edward plante Bella la laissant s'occuper de Carlie. Plusieurs réponse à vos questions dans ce chapitre et beaucoup d'avancement aussi, du moins côté sentiments et attachement entre les personnages.

J'espère que j'aurai su apporter à se chapitre la justesse des sentiments d'Edward envers Bella et vice versa, vous saurez me le dire.

Sophie : Carlie est adorable et de plus en plus. C'est une petite fille qui souffre beaucoup des agissements de sa mère. Elle n'a jamais eu de figure maternelle satisfaisante dans sa vie, mis à part Esmé, mais depuis qu'ils habitent à Phoenix, elle ne voit plus sa mamie aussi souvent. Elle s'attache à Bella et s'est de plus en plus attendrissant.

TinaLuxembourg, Bella-x-Cullen: Ce que Tanya a pu faire ? vous êtes plusieurs à vous le demander. La réponse est ici.

Bonne lecture

A+

isa


CHAPITRE 11 : MON ATTACHEMENT


Parti, il est parti. Je suis seule depuis près de 2 heures à tourner et à me retourner sur le canapé, n'arrivant pas à trouver le sommeil. Ne voulant pas déranger Carlie, je me suis couchée sur le canapé et j'étais très mal. Et il fallait en plus que je brasse un million de scénarios dans ma tête.

-Papa ?

Je me relevai d'un coup et trouvai une Carlie debout derrière le canapé avec Mojito dans les bras. J'étirai mon bras pour ouvrir la lampe sur la table à café.

-Non, c'est Bella.

-Il est où mon papa ? dit-elle en s'approchant de moi.

-Euh… Ta maman l'a appelé. Elle avait besoin de lui. Tu dormais, il va revenir bientôt.

J'hésitai à lui parler d'Alice qui dormait dans le lit de Jasper. Je ne savais pas si Alice lui avait dit pour Jasper. Elle se laissa tomber sur le canapé à côté de moi et posa Mojito sur ses genoux. Elle tourna la tête vers moi en caressant mon chaton. Son regard était tellement triste.

-Qu'est-ce qu'elle a encore fait ma maman ? dit-elle en insistant sur le encore.

-Je ne sais pas Carlie, Edward ne l'a pas dit.

-Elle va encore nous faire de la peine.

-Pourquoi tu dis ça ?

-Parce que c'est toujours ce qu'elle fait. Elle se chicane avec papa, ou dit des choses méchantes. Ça me fait beaucoup de peine.

-Je suis désolée que tu aies entendu les disputes de tes parents, dis-je en caressant ses cheveux.

-Papa, il pleure des fois… il pense que je ne le vois pas…

Je ne dis rien. L'incitant peut-être à se confier un peu plus.

-Bella ? dit-elle en me regardant droit dans les yeux.

-Oui ?

-Tu veux bien t'occuper de mon papa… il est beau quand il est avec toi… ses yeux... ils brillent…

Oh mon dieu !!!

-Bella ? tu veux bien ?

-Euh… oui… mais…

-Ma maman, elle est malade… Elle prend des médicaments avec une piqure dans son bras… Je l'ai vu l'autre jour quand je suis rentré tout de suite après l'école. Elle avait des yeux bizarres et m'a demandé d'aller mettre la télé, le temps qu'elle se repose.

Merde, elle se pique à l'héroïne. Non, mais je rêve ou quoi ? elle est encore plus conne que je le pensais et en plus, elle raconte n'importe quoi à sa fille. Je ne sais pas ce qui me retient d'aller lui régler son compte à cette bimbo.

-Bella, tu es fâchée ?

-Non, non, ma belle, je ne suis pas fâchée… répondis-je en lui caressant une nouvelle fois les cheveux.

-J'ai fait un mensonge à mon papa, dit-elle alors qu'elle se mit à pleurer.

-Oh ma chérie, ne pleure pas… tout va s'arranger…

-J'ai demandé… à papa… d'aller au service… de garde… après l'école... pu voir… ma maman… comme ça…

-Chuutt… ma chérie…

Je faisais quoi là, je n'avais aucune expérience avec les enfants et surtout pas avec les pleurs d'une fillette. Pourquoi Alice ne l'entendais pas ?

-C'est maman… voulait… service de garde… voulait pas… dire… papa… dit de faire… un mensonge, sanglota-t-elle plus fort faisant fuir Mojito.

J'étais déchirée d'entendre les sanglots de cette enfant sans défense. Des larmes coulaient sur mes joues et je la pris dans mes bras pour essayer d'apaiser ses larmes, mais elle me surprit en s'accrochant de toutes ses forces à mon cou. Je déposai mon menton sur le haut de sa tête et lui faisait des cercles avec la paume de ma main dans le dos et je vis Alice debout les larmes aux yeux, me laissant comprendre qu'elle avait tout suivi de la conversation, dans le couloir. Elle me fit un chut avec ses doigts.

Pourquoi ne voulait-elle pas que je dise qu'elle était là ?

-Chuutt, Carlie… je suis certaine que ton papa… va comprendre pourquoi tu as fait un mensonge…

Elle releva la tête pour me regarder, jaugeant si je disais la vérité.

-Tu vas lui dire, hein Carlie ?

Elle secoua la tête, comme apeurée.

-Il faut que tu lui dises. Tu ne peux pas lui cacher une chose qui te fait autant de peine.

Alice avait le pouce levée dans les airs, m'encourageant à continuer, tandis que Rosalie se pointait avec la main sur la bouche complètement secouée par les propos de la scène qui se déroulait devant ses yeux, elle aussi.

-Il ne va pas être fâché … mon … papa ?

-Je te promets que non… je vais t'aider à lui dire… tu veux ?

Elle me sourit.

-Oui.

Elle se serra contre moi et je sentis qu'un poids énorme était tombé de ses épaules. Elle était une petite fille de 7 ans vivant des situations trop difficiles pour son âge. Elle avait compris tôt que son père était la figure parentale la plus stable, comment avait-elle fait pour garder un secret si gros aussi longtemps. Elle devait être vraiment malheureuse dans son petit cœur d'enfant.

Elle se calmait peu à peu et Mojito était revenu s'installer avec nous. Lorsqu'elle eut séchée ses larmes, Alice s'approcha doucement.

-Hey, vous ne dormez pas ? vous n'écoutez pas des films en cachette j'espère ? dit-elle sur un ton taquin.

-Non. On ne s'endormait plus hein Carlie ?

-C'est ça.

-Il y a une réunion de filles dans mon salon et je ne suis même pas invitée ? dit Rosalie, feignant d'être offusquée.

Nous éclatâmes de rire toutes les quatre. Rosalie, nous emmena dans la cuisine pour nous faire chauffer du lait auquel on ajouta quelques gouttes de sirop de chocolat. Elle embrassa Carlie avant de retourner se coucher. Alice retourna discrètement dans la chambre de Jasper après avoir bordée Carlie, me laissant seule avec elle. J'attendis un peu avant de retourner sur le canapé caressant les cheveux de Carlie qui semblait s'être endormie. Je me levai doucement.

-Bella ?

-Oui ?

-Tu voudrais dormir avec moi, jusqu'à ce que mon papa arrive ?

J'avais très envie, mais je ne savais pas si je devais accepter. Edward serait-il d'accord ? Je n'y pensai pas plus longtemps, cette fillette avait besoin d'une présence, d'être rassurée et j'étais, ce soir, la personne qu'elle avait choisit pour se faire réconforter. Je me glissai dans les draps de mon lit. La petite vint se blottir dans mes bras tandis que Mojito se trouva une place entre nos jambes.

-Merci Bella, souffla-t-elle faiblement.

La fatigue eut raison de moi et je ne tardai pas à m'endormir, et ce bien avant de retourner les problèmes et les inquiétudes dans ma tête.

J'avais l'impression de rêver. Une voix me m'appelait doucement et je sentais qu'on me touchait mais je n'arrivais pas à savoir où j'étais, sauf que j'étais très bien.

-Bella…

Ça se rapprochait.

-Bella…

Je reconnus finalement la voix. Je l'aurais reconnu même si j'avais été sourde, de plus, l'odeur merveilleusement enivrante de son propriétaire me frappa. J'ouvris les yeux et je ne vis que Carlie toujours blottie dans mes bras, dormant paisiblement. Je sentis une pression et une chaleur dans mon dos, me laissant deviner que le propriétaire de la chaude voix suave se trouvait collé contre mon dos. Je me retournai tranquillement pour ne pas réveiller Carlie, pour me retourner face à l'objet de mes fantasmes depuis les deux derniers mois.

-Tu me fais du bien, dit-il en déposant un baiser sur mon front, me rapprochant de lui en tirant sur ma taille avec sa main.

Je fermai les yeux savourant la tendresse de son geste et l'émotion qui me traversa au son de ses paroles. Il continua.

-C'est toi, qui aurait dû être la mère de Carlie… tu es douce, aimante, attentionnée et c'est une mère comme toi que ma fille mériterais d'avoir. Tanya n'a jamais dormi avec sa fille. Elle avait toujours hâte de se lever quand Carlie était endormie. Elle aime sa fille, mais n'est aucunement démonstrative et affectueuse avec elle.

Il continua son monologue et j'aurais juré que ça lui faisait du bien.

-Carlie comble son besoin d'affection avec moi et avec Alice. Tanya lui donne le stricte minimum, j'aurais voulu tellement plus pour elle, je m'en veux de ne pas lui avoir donné la mère qu'elle mérite, termina-t-il en soupirant.

Je me reculai un peu et regardai Edward. Son visage était souriant, mais ses yeux n'étaient pas aussi brillants que son sourire. Ils étaient tristes. Je ne savais pas quoi lui répondre, alors je ne dis rien. Je caressais sa joue avec ma main et il se pressa contre elle en l'embrassant.

-Je viens d'avoir la plus belle vision de toute ma vie… ma fille, dormant sereinement, blottie dans les bras de la femme que j'aime, murmura-t-il.

Il me regarda intensément et ça me bouleversa.

-Bella, toute ma vie j'ai rêvé de voir ce tableau… Je te promets, mon amour, de régler cette histoire de divorce et de me battre pour toi…

Des larmes roulaient sur nos joues et nos lèvres se soudèrent ensembles afin d'échanger un baiser douloureux. J'avais rêvé de ce moment, mais je ne pensais pas qu'il arriverait si tôt. Il voulait se battre pour moi, il voulait être avec moi et il voyait en moi, la mère que Carlie aurait dû avoir. C'était plus que je ne pouvais imaginer. Après quelques baisers, je repris ma place près de Carlie, Edward dans mon dos et le sommeil nous gagna.

Je n'avais pas mis de réveil, Rosalie m'avait dit de ne pas m'inquiéter pour le travail aujourd'hui et Alice se chargeait d'aviser l'école et la secrétaire d'Edward pour leur absence. Il était près de 9h30 lorsqu'une petite main caressa mes cheveux et j'ouvris doucement les yeux.

-Bella ? chuchota Carlie.

-Bon matin Carlie, chuchotai-je.

-Je suis en retard pour l'école, dit-elle un peu paniquée.

Je lui souris. J'étais toujours blottie contre Edward qui avait niché son visage entre mon cou et mon épaule. Carlie s'était retournée pour me faire face afin de me réveiller.

-C'est congé aujourd'hui ma belle, viens on faire le petit déjeuner. Ton papa a encore besoin de repos.

Elle me sourit avant de bondir du lit. Elle me regarda m'extirper des bras d'Edward qu'il resserrait de plus en plus pour pouvoir me garder contre lui dans son sommeil. Elle se mit à rire de me voir faire. Je réussis tant bien que mal à sortir du lit sans avoir réveillé Edward. Mojito en profita pou prendre ma place.

-Il est beau mon papa…

-Oui, il est très beau, dis-je en lui tendant la main.

Nous nous dirigeâmes vers la cuisine et je fis des œufs brouillés avec du fromage et des rôties. Carlie sautait de joie et m'aida à mettre les napperons et le lait sur la table. Nous mangions tranquillement en faisant des plans pour la journée, quand Edward entra dans la cuisine, vêtu d'un jeans seulement, probablement réveillé par l'odeur des œufs. Il embrassa sa fille avant de déposer un baiser sur mes lèvres.

-Ça l'air bon, dit-il en s'assoyant.

Je lui servis une assiette. Je terminai rapidement mon plat et m'adressai à Carlie.

-Tu te rappelles de quoi on a parlé cette nuit toutes les deux ?

Elle hocha la tête.

-Je vais prendre une douche, tu vas pouvoir parler à ton papa. Tu crois que tu peux le faire toute seule, comme une grande ?

Elle hocha la tête une nouvelle fois. Je me tournai vers Edward qui visiblement ne comprenait rien.

-Edward, tu dois écouter Carlie, sans dire un mot et je lui ai fait la promesse que tu ne te fâcherais pas et qu'elle ne serait pas puni. C'est d'accord ? lui demandais-je.

Il hocha la tête à son tour, mais ses yeux étaient paniqués.

-Ça va bien aller ma belle, dis-je en déposant un baiser sur son front, avant de me diriger vers ma salle de bain.

L'eau chaude coulait sur mon corps et ça me faisait du bien. Je rasai mes jambes et mes aisselles, pour terminer par faire une coupe bikini. Je lavai aussi mes cheveux et l'odeur de la fraise était réconfortante. Je pris un peu plus de temps qu'à l'habitude pour faire ma toilette laissant du temps à Carlie et Edward.

Edward entra dans la salle de bain, alors que j'étais encore en serviette appliquant une crème hydratante sur mes jambes. Il me sourit et s'approcha de moi après avoir fermé et verrouillé la porte. Il s'empara du pot de crème et termina ce que je venais de commencer. Il caressait mes jambes en faisant des petites pressions, faisant pénétrer la crème une jambe à la fois, laissant des baisers ici et là. Il dénoua la serviette autour de mon corps et la laissa tomber sur le sol.

Il continua de mettre de la crème sur mon corps et ses gestes devenaient de plus en plus sensuels. Il termina par mes fesses en me collant contre son corps afin de déposer ses lèvres sur les miennes. Il lécha le contour de mes lèvres pour demander l'accès à ma bouche. Je l'ouvris instinctivement et il m'emmena dans un baiser chaud, humide et langoureux. Lorsqu'il brisa le baiser, il se pencha pour remettre la serviette autour de mon corps en la nouant. Il prit mon visage en coupe dans ses mains et il me regarda sincèrement.

-Merci Bella, tu es merveilleuse… grâce à toi, j'ai su ce qui rongeait ma fille depuis plus d'un mois.

Il se déshabilla me laissant apercevoir son érection qui devait être douloureuse vu la force avec laquelle elle était tendue. Il embarqua dans la douche et je filai vers ma chambre pour ne pas entrer dans la douche moi aussi. Autant le laisser avec son problème… qu'il règlera sûrement comme un grand garçon sans mon aide… Ça aurait été déplacé de se laisser aller à nos pulsions pendant que Carlie était dans le salon. Je m'habillai d'un jeans et d'un chandail et rejoignit Carlie au salon qu'Edward avait installé devant les dessins animés.

Après la douche d'Edward, Carlie prit son bain avec plein de mousse qu'Edward lui avait fait avec mon gel douche aux fraises, tandis que je préparais un pique-nique pour la promenade qu'Edward avait prévue pour changer les idées de Carlie. Nous nous dirigeons en voiture vers une montagne près de la sortie de la ville. Il y avait une aire de pique-nique et des balançoires pour les enfants. Carlie partie en courant pour aller jouer sur les filets pour l'escalade et Edward et moi se dirigeâmes vers un endroit sous un arbre. Edward installa la grosse couverture que j'avais prise chez moi et nous nous laissèrent tomber sur le dos regardant le ciel. Nos mains s'entrelacèrent et nous soupirâmes. J'avais envie de demander à Edward pour Tanya, mais décidai d'attendre qu'il m'en parle de lui-même. Il se tourna et s'installa sur son flanc et releva la tête pour vérifier Carlie qui jouait toujours. Il posa son regard sur moi et il me sourit. Ses yeux, étaient… je n'avais plus de mots pour dire combien je trouvais ses yeux merveilleusement beaux et je lui disais presqu'à chaque fois qu'il me regardait de cette façon.

-Tes yeux sont toujours aussi exceptionnels… soufflais-je.

Il rit avant de m'embrasser.

-J'étais sérieux Bella cette nuit et je le pense encore… je vais faire tout ce que je peux pour pouvoir refaire ma vie et vivre avec toi… je vais me battre et donner une vie heureuse à ma fille avec toi.

-Rien ne me ferais plus plaisir que de passer ma vie avec toi et Carlie mets du bonheur dans mon cœur à chaque fois que je la vois, j'aime bien quand elle est là, je m'attache à elle de plus en plus.

-Merci Bella… comment est-ce que j'ai fait pour vivre sans toi avant. Tu me rends tellement heureux, tu me fais du bien.

-C'est pareil pour moi… Edward, je… je t'aime, dis-je en le regardant droit dans les yeux.

-Je t'aime aussi, répondit-il avant de m'embrasser langoureusement.

Voilà, je l'avais dit. Je lui avais dit que je l'aimais. J'y avais pensé, je voulais lui dire et j'avais envie qu'il le sache. J'avais attendu d'être certaine qu'il ressentait la même chose que moi et je voulais lui dire au bon moment.

Il brisa notre baiser et je me collai sur lui en posant ma tête sur son torse et fermai les yeux. Ma nuit avait été assez courte et je m'assoupie sans problème.

Combien de temps, j'avais dormi, je ne le savais pas. Mais doucement j'émergeais de mon sommeil et j'entendais Edward et Carlie discuter doucement.

-Papa, j'aime bien quand on est avec Bella…

-Ah oui et pourquoi ça ? Je sais que tu la trouves gentille et que tu adores ses gâteaux et que tu trouves qu'elle sent bon les fraises, mais encore…

Adorable, cette petite fille est tout simplement adorable. Elle aime mes gâteaux et trouve que je sens bon.

Je gardai mes yeux fermés, ne voulant pas montrer que j'étais réveillée, quand je sentis la main d'Edward, qui s'était aperçu que j'étais réveillée, approcher mon visage et poser un doigt sur ma bouche. Je compris qu'il me demandait de ne pas me manifester, de garder le silence. Alice m'avait expliqué, cette nuit alors que Carlie était à la salle de bain avant de se recoucher, que Carlie ne se livrait pas beaucoup et quand elle le faisait, il ne fallait pas lui couper son élan. Elle partageait ses émotions avec difficulté, et surtout ce qui la troublait.

-Elle est douce… et cette nuit…

Elle hésitait.

-Je pleurais… elle m'a prise dans ses bras pour me consoler… et c'était comme avec toi… elle m'a laissé pleurer en me disant de belles choses… et j'étais bien… je savais… qu'elle voulait m'aider… s'occuper de moi… j'étais importante… juste ma peine… était importante… pas d'autre chose… tu comprends ?

J'avais la gorge serrée et elle me faisait mal parce que je retenais mes larmes. J'étais bouleversée d'entendre le récit de la fillette. Elle était tellement sensible. Edward frotta doucement mon épaule en faisant des mouvements de haut en bas descendant sur mon bras, pour me réconforter. Il devait certainement se douter que j'étais émue par les propos de sa fille.

-Je comprends très bien et je suis content que tu l'apprécies parce que j'ai envie qu'elle soit plus souvent avec nous, dit Edward.

-Ça veut dire que je ne verrai plus maman ? s'inquiéta-t-elle.

-Non, tu la verras encore, c'est ta maman…

-Elle est où, maman?

Je me tendis un peu à l'entente de la question. Edward continuait de m'apaiser avec la paume de sa main sur mon bras.

-Elle est partie en voyage pour quelques semaines… Elle va nous appeler pour nous dire quand elle va rentrer, expliqua Edward.

-Oh… tu crois qu'elle est… fâchée… contre moi ? demanda la fillette.

-Pourquoi ?

-Parce que j'aime Bella.

Pauvre chérie. Elle souffre tellement, elle ne veut pas déplaire à personne.

-Bien sûr que non ! s'étrangla Edward.

Moi je n'en étais pas si sûre, quoi que, c'est à moi qu'elle en voudra certainement…

-Pourquoi elle est partie ?

-Elle n'est pas fâchée, ne pense pas à ça… on réveille Bella ?

-Oui… j'ai faim… et je suis certaine qu'elle a apporté des gâteaux, s'excita-t-elle.

Elle caressa mes cheveux et s'approcha de mon oreille.

-Bella, réveille-toi, chantonna-t-elle doucement.

Je bougeai un peu et ouvrit les yeux en tournant ma tête vers sa voix. Elle me souriait. Je remarquai que j'étais dans une autre position que celle dont je m'étais endormie. Edward était assis, les jambes en indien et ma tête reposait sur le haut de sa cuisse et mon visage était tourné vers son ventre, mais maintenant, je me retournai sur le dos. J'ouvris les bras.

-Viens là toi, dis-je à Carlie, qui se précipita sur moi en m'étreignant très fort. J'embrassai le haut de sa tête avant de la lâcher. Je me relevai pour m'asseoir et Edward m'offrit son plus beau sourire.

-Bella, y'a quoi dans ton panier ? demanda Carlie.

-Humm… voyons voir… des sandwichs… du fromage… une salade de pâtes… et surprise… des croustilles…

-Supeeerrr génialllll… s'écria-t-elle.

Je sortis les choses une à une et chacun prit se qu'il voulait. Le temps avait passé très vite et l'après-midi s'achevait. Carlie dévora tout ce qu'il y avait devant elle. Quand elle eut terminée, elle s'approcha de moi.

-Bella… euh… tu as apportée des gâteaux ? demanda-t-elle timidement.

-Non, parce qu'on va faire manger une glace deux boules fraise et chocolat à Edward, dis-je en souriant.

-Oh merci, merci, merci, dit-elle en me donnant un câlin.

-Laisse-nous terminer ma princesse et ensuite on ira chez le marchand de glace, dit Edward à Carlie.

-D'accord, je retourne dans les jeux, dit-elle en faisant la moue.

Et elle partie en direction des jeux en courant. Edward changea de position pour se retrouver face à moi. Il prit ma main dans la sienne.

-Je sais que tu ne me demanderas rien, alors, je voulais te parler de Tanya, dit-il.

-Oh…

-Elle s'est fait arrêter par la police hier soir, pour possession et vente de drogue. Elle m'accuse d'être responsable qu'elle vende de la drogue parce que je ne lui donnais pas assez d'argent, c'est n'importe quoi... Elle m'a appelé, parce que les policiers lui ont dit qu'elle pouvait sortir vite moyennant une caution, vu que c'était une première arrestation.

-Et tu as payé la caution pour la faire sortir ?

-NON… J'ai appelé mon avocat et il m'a suggéré de la laisser là, le temps qu'elle passe devant le juge pour les accusations de vente de drogue, ce qui veut dire un jour ou deux.

-Ensuite, il va se passer quoi ? demandais-je.

-Quand je lui ai dit qu'elle resterait là et que je ne l'aiderais pas cette fois, elle a complètement disjonctée. Elle m'a crié dessus, m'a refait le même manège qu'elle me fait depuis les 8 dernières années. Tu ne m'aimes pas, tu m'as sauté et si Carlie n'était pas née de cette baise, tu aurais disparu et bla bla bla.

-Elle ne lâche pas le morceau…

-Mais ce n'est pas ça qui est important. Nous étions dans la salle d'interrogatoire et toute la scène a été filmée.

-T'es sérieux ? dis-je avec une voix excitée.

-Oui… et avant que je sorte de la pièce, elle m'a, une fois de plus, menacé de prendre Carlie et de se sauver à l'autre bout du pays. C'est pour ça qu'elle sera partie en voyage plusieurs semaines.

-Elle est où ?

-Quand ils ont vu et entendu ce qu'elle me disait et qu'elle frappait partout, sur moi, sur les murs et qu'elle lançait des objets à travers la pièce... la rage qu'elle avait, elle était incontrôlable… Ils ont fait venir le psy de garde et il l'a hospitalisée. Sur l'aile psychiatrique de l'hôpital de Phoenix. Ils l'ont en quelque sorte internée afin de lui faire passer des tests, et elle est toujours en état d'arrestation, donc il y a toujours un gardien devant sa porte.

-C'est bien ou pas ce que tu me racontes là Edward ?

-Ça dépend de quel point de vue on se place… le mien, le sien, le tien, celui de Carlie, de mon avocat…

-Commence par le tien, suggérais-je.

Il me sourit et s'approcha un peu plus de moi. Il leva sa main et caressa ma joue.

-De mon point de vue et celui de mon avocat, c'est bien, même très bien… enfin pour l'instant. Je n'aurai pas affaire à elle avant qu'elle n'obtienne son congé de l'hôpital, c'est-à-dire, pas avant noël. De plus, le policier, m'a remis une copie de l'enregistrement. Je vois mon avocat lundi pour déposer la demande divorce et la garde permanente et complète de Carlie. En plus de ce que Carlie m'a dit ce matin, je crois que tout va bien aller.

-Je ne sais pas quoi dire. C'est vraiment tentant de s'accrocher à l'idée que tout va se régler aussi vite et sans le moindre problème, mais je doute qu'elle se laisse faire.

-Oh, , je ne pense pas qu'elle va se laisser faire. Elle va certainement demander une énorme pension et un énorme montant d'argent, mais je m'en fou, tout ce que je veux, c'est que Carlie reste avec moi. Mais rassure-toi, je vais vendre ma maison à Seattle, ça devrait suffire.

-J'espère sincèrement que tout va s'arranger. Tu viens, on a une glace à manger, dis-je en ranger les choses dans mon panier, sentant que mes larmes pouvaient débordées de mes yeux d'une seconde à l'autre.

Il m'attrapa le poignet et me fit tourner vers lui m'assoyant à califourchon sur ses cuisses. Il caressa ma joue avec son nez, ses lèvres effleurant mon visage, en y déposant de petits baisers. Il prit mes lèvres dans un baiser tendre. Sans même m'en rendre compte, je passai mes mains derrière sa nuque, m'accrochant à ses cheveux et approfondit le baiser avec force. Je mis tout ce que j'avais dans ce baiser et j'oubliai l'endroit où j'étais, tellement embrasser Edward me faisait perdre la tête. Edward posa ses mains sur mes hanches pour les arrêter de bouger, me ramenant à la réalité.

-J'en ai très envie moi aussi Bella, mais je ne crois pas que ce soit l'endroit, dit-il avec amusement.

-Tu as raison… c'est juste… je me suis emballée…

Il m'embrassa une dernière fois, avant d'appeler Carlie pour retourner chez moi avant de repartir à pied pour se rendre au marchand de glace du parc près de chez moi où j'étais allée avec Carlie quelques semaines plus tôt. Edward se résigna à prendre la même sorte que nous malgré le fait qu'il soit plus vanille et caramel. Carlie était fière de voir son papa se prêter au jeu. Après avoir été mangé une glace, Edward me raccompagna chez moi pour retourner chez lui avec Carlie qui avait école demain, pour revenir avec leurs bagages dormir ici pour notre soirée cinéma.

J'étais arrivée au bureau tôt ce vendredi pour rattraper ma journée de congé d'hier. Rosalie avait géré du mieux qu'elle pouvait, mais j'avais beaucoup de facture à payer et des fournisseurs de pièces à contacter pour Jacob. J'étais débordée et à midi Rosalie entra dans mon bureau avec deux salades et trois milkshakes vanille pour nous deux.

-Tiens, en tant qu'amie, tu es obligée, soutien moral, me dit-elle en me donnant mon milkshake.

-C'est pour qui le troisième ? demandais-je.

-Pour moi, ma chérie, dit Jacob en me collant un bisou sur la joue.

-Salut Jacob, lui dis-je.

-Merci Rosalie, et bon diner les filles, j'ai un coup de fil à passer.

Je lui souris. J'étais heureuse qu'il ait enfin une fille dans sa vie. Il était un bon gars et il méritait d'avoir une personne dans sa vie.

-Alors Bella, Carlie s'est remise un peu de sa nuit ? demanda Rosalie.

-Oui, elle a récupéré hier soir, Edward m'a dit qu'elle s'était endormie dans la voiture en retournant chez lui vers 17h30. Incapable de la réveiller, il l'a mise au lit et elle s'est réveillée ce matin en pleine forme faisant des plans pour notre soirée cinéma de ce soir.

-Elle est forte cette fillette. Edward a raison d'être fière d'elle, dit-elle.

-Oui, elle est forte, bien plus que tu ne le penses.

Nous continuâmes de parler tout en mangeant notre salade et conclu que c'est moi qui passai au surpermarché pour la nourriture, Alice au club vidéo et Emmet à la bière. Je pris tout ce qu'il fallait pour faire des pizzas, des pâtes, de la sauce, du pesto, des légumes, du pepperoni, ainsi que des croustilles, des jujubes, du popcorn, du chocolat et surtout des réglisses. Jasper et moi, on adorait la réglise.

J'arrivai à la maison, où il y avait déjà Rose, Emmet, Jasper et Alice toute excité de me montrer les films qu'elle avait louée. Hannah Montana. Carlie était folle de la série pour adolescent sur le câble et maintenant, il y avait le film, qu'elle avait acheté et non loué. Alice en grande consommatrice qu'elle était, est même passée par le centre commercial afin de dénicher un superbe lit gonflable pour Carlie à l'effigie de Hannah Montana, pour toutes les fois où elle dormirait ici. Elle se dirigea vers le sèche-linge pour en sortir une couverture en molleton, un pyjama, sous-vêtements et des bas, toujours à l'effigie de la merveilleuse Hannah Montana. En plus, elle me tendit un pyjama à moi aussi, qui sortait du sèche-linge. Elle en avait acheté un pour chacun. Le mien était bleu ciel, celui de Rosalie était rose et celui d'Alice était lilas. Les garçons avaient chacun un pantalon à carreaux et un t-shirt.

-C'est pour fêter notre premier pyjama-télé tous ensemble, me dit-elle avant de se diriger vers les chambres.

Je mis mon pyjama neuf après avoir pris une douche et j'avais relevé mes cheveux dans un chignon lâche, et je m'affairais à couper les choses et râper le fromage pour les pizzas. Vers 18h00, Edward et une Carlie surexcitée arrivèrent.

-Bella, Bella, à quelle heure on regarde le film ? s'écria-t-elle en me sautant au cou.

-Bonjour Carlie… dis-je en embrassant le haut de sa tête.

-Bonjour Bella… alors ?

-On va d'abord faire des pizzas et ensuite, on va mettre le film et manger devant la télé, il y aura aussi, des croustilles, des jujubes, du popcorn, du chocolat et des réglisses. Mais d'abord, va mettre ton pyjama, c'est un pyjama télé alors, il te faut un pyjama.

Elle se tourna vers son père qui était resté à l'écart regardant la scène devant ses yeux.

-Il est où mon sac ?

-Minute jeune fille, j'ai déniché le plus beau pyjama des États-Unis juste pour toi, tu veux le voir ? dis Alice en entrant dans la cuisine.

Edward s'approcha et nicha son nez dans mon cou.

-Bonjour, tu aurais pu m'attendre pour prendre ta douche… dit-il en m'embrassant sensuellement le cou me faisant frissonner.

-Peut-être, mais avec Emmet aucune chance de pouvoir rester plus de 5 minutes tous les deux sous la douche.

Il tira un peu sur l'encolure de mon pyjama, la faisant descendre sur une de mes épaules. Il glissa sa langue sur ma peau et il se figea.

-Tu n'as pas de soutien-gorge ? dit-il.

-Non, et… pas de petites culottes non plus, soufflais-je avant de l'embrasser une dernière fois.

Il déglutit.

-Je vais faire comment moi pour être attentif au film en sachant ça ?

-La même chose que moi, en faisant de gros efforts… Allez va prendre ta douche et ton pyjama neuf, qu'Alice a acheté pour fêter notre premier pyjama télé, doit être sur mon lit.

-Toutes les idées sont bonnes pour faire des achats, dit-il en secouant sa tête.

Tout le monde était douché et vêtu d'un pyjama, Carlie était assise sur son nouveau lit gonflable, que Jasper avait souffler avec la pompe, dans son pyjama d'Hannah Montana, avec tout plein d'articles d'Hannah Montana qu'Alice avait achetés, soit, du parfum, du maquillage, un service vaisselle 3 pièces, un sac à dos, une veilleuse déjà branchée dans le mur près de l'endroit où elle était pour cette nuit, une montre, des crayons de couleurs et un livre à colorier, un parapluie, et finalement, une brosse à dents musicale et un ensemble de serviette de douche qui eux étaient déjà à un endroit spécifique dans ma salle de bain qu'Alice lui avait indiqué. Edward réprimanda Alice pace qu'elle avait trop gâtée sa filleule une fois de plus. Je sortis les pizzas du four et Jasper m'aida à les couper et les mettre dans des assiettes.

-Je lui ai dit, dit-il doucement.

-Et ?

-Elle ressent la même chose, c'est merveilleux, non. Bella elle est encore plus incroyable que je le pensais.

-Je suis contente pour toi Jasper. En plus, tu vas peut-être la relaxer un peu, non ?

-Je ne pense pas. Elle est vraiment branchée sur le haut voltage. Ça a l'avantage de la rendre surprenante. Je ne m'ennuie pas avec elle.

-Tu resplendis quand tu es près d'elle… tes yeux brillent…

Et en disant ça, je me rendis compte que j'étais encore prise dans les problèmes avec Edward et que c'était beaucoup plus facile pour Jasper. Pourquoi est-ce que je devais toujours passer par le chemin le plus difficile pour obtenir quelque chose. Et pourquoi, la plupart du temps, c'était avec mes sentiments que ça se jouaient. J'étais de plus en plus attaché à Edward. J'aurais voulu pouvoir dire que tout était parfait et que ce qu'Edward et moi avions parlé pas plus tard qu'hier après-midi était aussi facile à dire qu'à réaliser Je fus pris d'une intense émotion de tristesse, Jasper le vit dans mes yeux et il me serra dans ses bras.

-Ça va aller Bella… chut… Edward tient à toi… ça va s'arranger… ça s'annonce plutôt bien… chut…

Il avait compris, juste un regard et il avait compris ce qui me rongeait, ce n'était pas mon meilleur ami pour rien. Normalement je n'aurais pas fondue en larmes, mais j'imagine que la nostalgie de la soirée pyjama télé n'aidait pas. Nous restâmes comme ça, moi pleurant contre le torse de Jasper, plusieurs minutes jusqu'à ce qu'Edward entre pour demander si on avait besoin d'aide. Sans même me demander mon avis, les bras de d'Edward remplacèrent ceux de Jasper, qui se saisit des plats pour apporter la pizza au salon. Je m'accrochai plus fort à Edward, lui montrant que j'avais besoin de lui, qu'il soit là. Je le voulais près de moi et juste pour moi, plus de Tanya, qu'on puisse se construire une vie stable autour de notre amour naissant.

-Bella… je sais que c'est difficile… je suis désolé…

-Edward… je voudrais juste que ce soit plus facile… excuse-moi… je suis… un bébé…

-Non, tu n'es pas un bébé… tu es la femme plus compréhensive qui puisse exister et je suis heureux de t'avoir rencontré. Tu crois qu'une autre accepterait tout ce que je te fais endurer ? Tu ne te fâches jamais, tu acceptes qu'on ne se voit que quelques heures par semaine et en plus tu adores ma fille.

-Ce n'est pas difficile, elle est aussi attachante que toi, dis-je en souriant à travers mes larmes.

-Je t'aime Bella, tu vaux la peine que je me batte et tu dois me croire quand je te dis que je ne laisserai plus Tanya interférer entre nous.

Il m'embrassa tendrement sur la tempe et me serra une fois de plus contre son torse.

-Il va falloir aller retrouver les autres, souffla-t-il.

-Ouais… t'as raison…

-C'est fini… ça va aller mon amour ?

-Oui, merci.

Nous retournâmes dans le salon et tout le monde se tourna vers moi, m'ayant probablement entendu pleurer de puis la cuisine. Carlie tendit ses deux bras vers moi et je compris qu'elle voulait, à sa façon, me réconforter. Je serrai contre elle en m'installant confortablement sur son matelas. Edward prit place de mon côté, par terre et passa son bras autour de nous deux. C'est ainsi que nous passâmes le reste de la soirée à regarder le film de Carlie, sur lequel nous nous endormirent toutes les deux en écoutant la dernière chanson du film.


Je vous jure que toutes les choses que j'ai énumérées sur portant sur Hannah Montana, existe pour vrai, j'ai vérifié sur google avant pour être certaine. C'est juste incroyable.

Plusieurs l'avait deviné, Tanya s'est fait prendre par la police, espérons que d'ici à se qu'elle sorte de l'hosto, nos deux amoureux pourront vivrent des jours heureux.

Faites-moi savoir ce que vous en pensez !

A+

isa