Allo

Je vous avais dit probablement vendredi et bien, j'ai réussi. Chapitre difficile pour Bella. Pour celle qui me demandait une interaction entre Emmet et Bella, vous en aurez une dans ce chapitre. C'est le personnage avec lequel j'ai le plus de difficulté à écrire. Même dans mon autre fic, il n'était pas beaucoup présent.

Bonne lecture

Sita : oui, il y a des chanceuses, qui ne rêve pas d'un Edward Cullen.

Grazie : merci pour ta review, pour tes encouragements.

Sophie : Merci, la partie massage j'avoue m'a fait rêver moi aussi. J'étais inquiète pour le lemon, mais il semblerait que tout le monde l'a bien digéré… lol…

Amel : Ce n'est pas pour tout de suite, ce qui va se passer avec Tanya.

TinaLuxembourg : Merci de toujours aimer autant mon histoire.

A+

isasoleil


CHAPITRE 13 : MON DÉCOURAGEMENT


Une petite main caressait ma joue doucement, encore et encore. J'ouvris les yeux et découvris une Carlie tout sourire près de mon visage. Je répondis à son sourire.

-Bonjour Bella !

-Bonjour Carlie !

-Tu as bien dormi ? demanda-t-elle.

-Très bien, une petite souris en venu se coller sur moi et m'a réchauffée toute la nuit…

-C'est moi la petite souris ?

-Oui, c'est toi, dis-je en me relevant pour la chatouiller. Tu va voir ce que je fais au petite souris dans ton genre moi.

Je la chatouillais et elle me hurlait d'arrêter. Elle riait tellement et son rire était communicatif alors, je ne pus qu'arrêter et rire moi aussi. C'est à cet instant qu'Edward entra dans la chambre.

-Qui a osé chatouiller ma princesse ? dit-il

Il s'approchait du lit comme un félin, voulant attaquer sa proie. Je me cachai derrière Carlie et cette dernière me fit faux bond en sautant du lit en s'écriant.

-C'est elle, c'est Bella, chatouille là papa !!!

Oh merde !

Il approchait de plus en plus et j'avais juste envie de me sauver. Je détestais me faire chatouiller. Je me levai d'un bond et disparu en courant vers la sortie de la chambre. Je dévalai les escaliers et me réfugiai derrière le canapé dans le salon. J'entendais les pas de Carlie et ceux d'Edward suivre ma direction, mais une fois en bas, je n'entendais que des chuchotements. J'étais concentrée sur les bruits et je ne les vis pas arriver. Edward m'attrapa et je me retrouvai étendu sur le dos, avec les mains en haut de la tête et Edward à califourchon sur mes cuisses. Il était en pantalon de pyjama et torse nu. Mes yeux se posèrent un instant sur son corps parfait et je remontai pour plonger mon regard dans le sien. Edward me fit une moue se voulant désolée et il tourna le regard.

-Alors, ma princesse, prête pour ta revanche ?

-Tu la tiens hein ?

Edward hocha la tête et Carlie s'approcha pour me chatouiller le ventre. Je me débattais et je criais tellement je détestais ça. Ça me prit tout mon petit change pour ne pas crier des insultes et je me concentrai sur la promesse que je me fis à moi-même, ne plus jamais chatouiller quelqu'un, pas même un enfant qui aimait ça.

-Stop, Stop Carlie, j'en peux plus…

Elle retira ses mains et me regarda avec un sourire satisfaisant. Mon cœur battait la chamade et j'étais à bout de souffle. Edward relâcha doucement mes poignets et se releva me tendant la main pour que je me relève. Il m'attira à lui et me serra fort.

-Bonjour… dit-il en embrassant le sommet de ma tête.

-Bonjour, dis-je en enfouissant ma tête contre son torse humant son odeur.

-Bella, tu as faim ? Papa et moi on a fait du pain doré.

Je me détachai d'Edward et me retournai vers la petite.

-Du pain doré ? wow… alors oui, j'ai faim.

Elle s'approcha de moi et me fit un câlin en serrant ma taille de ses petites mains et collant sa tête contre mon ventre. Je passai une main dans ses cheveux et regardai Edward. Il souriait et il s'avança pour nous enlacer toutes les deux.

Assise au comptoir, nous mangions le pain doré qu'Edward avait préparé.

-Vous mangez toujours du pain doré au petit déjeuner ? demandais-je.

-Juste quand on se lève tôt, dit Carlie. Tu sais le petit déjeuner c'est le repas le plus important de la journée.

Edward s'activait à ramasser la vaisselle et il remplissait deux boîtes à lunch. Il leva les yeux vers moi.

-Tu veux que je te prépare un sandwich pour ton déjeuner ? me demanda-t-il en emballant celui qu'il venait de terminer.

-Oui, ce serait sympa, merci !

Il me fit un sourire et reprit sa tâche. Je me sentais vraiment bien. Hier, j'avais eu l'impression que je pourrais me sentir comme une étrangère dans cette maison et que je n'avais pas le droit de m'immiscer comme ça ici. Mais, j'avais réalisé, que j'étais bien quand il était là, j'étais plus qu'heureuse qu'ils m'aient laissé entré dans leur vie et d'y prendre une place importante.

-Carlie, c'est Alice qui va te chercher au service de garde ce soir, j'ai un rendez-vous avec un client et je vais arriver plus tard. J'ai mis un mot dans ta boîte à lunch pour madame Myriam, d'accord ?

- Non, je ne veux pas aller chez marraine. Je veux venir ici, répondit-elle.

-Carlie, ne fait pas d'histoires s'il-te-plaît, je ne peux pas annuler ce rendez-vous, tu iras avec Alice, dit Edward un peu énervé.

-Non, je veux venir ici, avec Bella, toi tu ne seras pas là, mais Bella oui, répliqua-t-elle les mains sur les hanches. Nous faisant très bien comprendre ce qu'elle s'était imaginée.

Je levai la tête de mon assiette et Edward avait fait la même chose. Nous nous regardions tous les deux ne sachant pas quoi dire. Edward avait les yeux complètements paniqués. Au bout de quelques secondes, il reprit finalement ses esprits et s'adressa à sa fille.

-Carlie, ce soir c'est Alice qui s'occupera de toi. Une autre fois ça pourra être Bella, d'accord ? tenta Edward.

-Pourquoi ce n'est pas Bella, je ne comprends pas ?

Trop vite, tout avait été trop vite pour elle. On aurait du faire attention, nous n'avons pas pensé une seconde que cette petite pourrait penser que je serais toujours là et que je pourrais m'occuper d'elle comme si c'était normal. J'étais l'amoureuse de son père et j'avais dormis ici avec eux, trois fois qu'on dormait dans la même maison et trois fois j'avais dormi collé contre elle.

Bella, que voulais-tu qu'elle comprenne ? Tu dors dans le lit de son père et tu la blottie contre toi… tu aurais pu allumer cette nuit… elle a dit : merci Bella, je t'aime fort… OH MON DIEU….

Mais je ne pouvais pas remplacer sa mère. Même si sa mère était absente et une irresponsable fini, je ne voulais en aucun cas prendre sa place. Il fallait que je réponde, Edward était tétanisé.

-Carlie, je ne peux pas venir m'occuper de toi ce soir, j'ai un travail à terminer et je rentrerai tard chez moi, je suis désolée, de ne pas pouvoir.

-Tu ne peux vraiment pas ?

-Une autre fois, ça me fera plaisir de te prendre au service de garde d'accord ?

-D'accord, je vais m'habiller alors, soupira-t-elle en sortant de la cuisine.

-Merci, je ne savais plus quoi lui dire, dit Edward.

-Je t'avoue que je ne m'attendais pas à ça, soufflais-je.

-C'est ma faute, j'aurais du discuter un peu plus avec elle. Va savoir qu'est-ce qu'elle s'est imaginée. Je lui parlerai ce soir quand je vais rentrer.

Il ferma les boîtes à lunch et mis mon sandwich dans une boîte à lunch rose aux allures de cendrillon, avec un sac de légume, du fromage, des fruits et une barre aux noix. Il me la tendit.

-Désolé, c'est la seule boîte disponible pour le moment, dit-il en souriant.

-Hey, viens là, dis-je en ouvrant mes bras.

Il s'approcha et je le serrai dans mes bras.

-Merci pour mon sandwich. Tu sais Edward, j'adore Carlie, ça ne me dérange pas de m'occuper d'elle si tu dois rester au travail, sauf qu'il faut qu'on parle avec elle. C'est aller un peu trop vite… elle a tiré une conclusion hâtive… je ne veux en aucun cas remplacer sa mère… non… enfin… je veux bien… agir de la sorte avec elle, mais pas au détriment de Tanya…

-Bella…

-Non, laisse-moi terminer… Sa mère n'a jamais été là pour elle… et malgré ça jamais je n'aurai une parole déplacée envers Tanya devant Carlie… c'est contre mes principes… c'est SA mère et je ne me permettrai jamais de prendre sa place, même si elle n'a jamais été à la hauteur… C'est important pour moi que tu le saches.

-Tu as raison, c'est aller un peu vite pour elle. Je ne pensais pas avoir à lui expliquer plus que je ne l'ai déjà fait. Faut croire que je ce n'était pas aussi clair que je le croyais. Tu es merveilleuse. Comment est-ce que j'ai fait pour être heureux sans toi, souffla-t-il avant de m'embrasser tendrement.

-Je suis prête, s'écria Carlie en dévalant les escaliers.

Edward se sépara de moi et j'embrassai Carlie qui sortait prendre son autobus scolaire avant d'aller me préparer pour aller au travail. J'étais dans la salle de bain d'Edward et je repensais à ce que Carlie avait dit pour que je m'occupe d'elle. Je ne savais pas quoi penser de tout ça. Il y a une heure, j'étais heureuse qu'ils m'aient fait une place dans leur vie, et j'aurais presque emménagé s'il me l'avait demandé, j'étais bien et heureuse de la dynamique qu'il y avait entre nous. Et là, je pensais que je devrais peut-être prendre mes distances. Qui je suis moi, Isabella Swan, pour bouleverser la vie d'une fillette en m'amourachant de son père. Une fillette qui, en plus, se cherche désespérément une figure maternelle, une maman qui pourrait la serrer contre elle, lui raconter des histoires dans son lit le soir avant de dormir, l'emmener manger une double glace fraise et chocolat et lui faire des soirées cinéma. Perdue, je suis perdue… et je suis effrayée… j'ai 25 ans… je ne suis pas prête pour une relation aussi entreprenante… où je n'ai aucune place à l'erreur, c'est ça qui m'effraie le plus… faire de la peine à Carlie, faire de la peine à Edward… ne pas être à la hauteur de leurs attentes. Nous n'étions pas seulement deux adultes consentants à s'investir dans une relation amoureuse, il y avait une fillette de 7 ans qui se faisait des films et avait des attentes...

Je sortis de la salle de bain pour entrer dans la chambre. Je fis le lit et me dirigeai vers mon sac pour sortir mes vêtements. J'enfilai mes sous-vêtements et je mis ma robe essayant de remonter la fermeture éclair quand deux mains terminèrent à ma place.

-Merci Edward !

Il se dirigea vers son armoire et sorti ses vêtements pour la journée. Je pris mon pyjama dans mes mains et hésitai à le mettre dans mon sac. Edward m'avait dit que je pouvais le laisser pour la prochaine fois. Mais avec ce qui venait de se passer, je n'étais plus certaine que c'était une bonne idée.

-Bella…

-Humm…

-Tu peux le laisser ici, ça ne change rien à ce que je t'ai dit hier.

-Edward… ça change tout… m'énervais-je.

-Je vais lui expliquer…

-C'est trop tard… tu l'as vu comme moi… elle pense que je vais m'installer ici… que je vais m'occuper d'elle, que je vais être là le soir pour diner et qu'elle me trouva dans ton lit toutes les nuits…

-Bella… dit-il en s'approchant.

-Edward… on n'a même jamais parlé de ce qui nous attend après ton divorce... on ne sait même pas où tout ça va nous mener… et si… si…

-Chut… il n'y a pas de si… on sait qu'on s'aime… qu'on est bien quand on est ensemble… même quand on est tous les trois avec Carlie… et tu crois que ça va être mieux pour elle si tu t'enfuis… elle va être encore plus mélangée...

-Si je n'étais pas à la hauteur… si je te décevais… ou pire si je LA décevais… je ne m'en remettrai jamais… je ne me pardonnerai jamais de briser cœur d'une fillette aussi adorable… C'est trop vite Edward… pour elle, pour moi, pour toi, pour nous... dis-je en me dégageant.

Je mis mon pyjama dans mon sac et le refermai. Edward attrapa ma main.

-Bella, laisse-le ici s'il-te-plaît. On va parler avec Carlie, on le fera ensemble, si tu veux être rassuré sur ce qu'elle pense vraiment et à quoi elle doit s'attendre.

Plus je parlais et plus je pensais, je paniquais. Les paroles qu'il m'avait dit lors de son retour après le poste police me revenaient en tête. C'est toi, qui aurait dû être la mère de Carlie… tu es douce, aimante, attentionnée et c'est une mère comme toi que ma fille mériterais d'avoir. Tanya n'a jamais dormi avec sa fille. Moi je dormais avec sa fille… Tanya lui donne le stricte minimum, j'aurais voulu tellement plus pour elle, je m'en veux de ne pas lui avoir donné la mère qu'elle mérite… Moi je lui donnais de l'affection…Je viens d'avoir la plus belle vision de toute ma vie… ma fille, dormant sereinement, blottie dans les bras de la femme que j'aime… Moi j'avais pris une place qui ne m'appartenait pas…

La pression est trop forte, il attend trop de moi et j'ai peur de ne pas réussir, peur d'avoir mal.

-Quand Tanya va débarquer, il va me rester quoi moi ? explosais-je.

-Bella, mon amour…

-Non, pas de Bella mon amour… je n'ai pas envie d'être de passage… pas envie de servir de remplacement… pas envie d'avoir de la peine parce que tu dois encore t'occuper de Tanya, qu'elle passe avant moi, pas envie de m'attacher encore plus à ta fille, parce que quand sa mère va débarquer, moi… moi… je vais me retrouver aux oubliettes… et je…

J'éclatai en sanglot, c'en était trop. Edward m'attira à lui. Il ne disait rien. Juste me bercer et me serrer. Il fallait que je parte, que je prenne l'air.

-Excuse-moi Edward, il faut que j'y aille, je vais être en retard, dis-je en me dégageant de lui.

-Bella, tu ne vas pas partir comme ça ?

-Je suis désolée...

-Bella… attends…

Et je partis sans même l'embrasser.

J'arrivai au bureau en larmes, n'étant même pas capable de sortir de ma voiture que j'avais garée derrière le garage, pour ne pas rencontrer de client ou encore Rosalie. J'avais tout gâchée, tout perdue. Je l'avais planté là après l'avoir engueulé. J'étais appuyé sur mes avant-bras croisés sur le volant et je vidais mes larmes laissant échapper des sanglots.

-Bella, chérie, qu'est-ce qui se passe ? dit Jacob en ouvrant la porte.

-Jasper… je veux… Jasper, lui dis-je en lui tendant mon téléphone.

Jacob me garda dans ses bras tout le temps que j'attendais Jasper. Il me berçait doucement me disant des mots réconfortants et surtout, ne me posant aucune question sur mes larmes. Jacob me connaissait assez pour savoir que seul Jasper viendrait à bout de calmer mes larmes. Jasper m'emmena vers le parc près de notre appartement et nous installa sur un banc. Je déversai toutes mes peines et mes peurs à Jasper, et il me berçait doucement ma tête appuyée sur son torse.

-Ça va juste trop vite Bella… donnez-vous du temps… ce n'est pas une situation facile et je suis surpris que tu aies tenu jusqu'ici…

-Jasper, qu'est-ce que je vais faire ? J'ai tellement mal…

Et c'était vrai. J'avais mal, tellement mal. Une fois de plus je m'étais embarquée dans ne relation amoureuse compliquée et j'étais malheureuse. Je ne pouvais rien contrôler. J'étais tombée amoureuse d'un homme extraordinaire, mais il était marié, et père. Il avait des responsabilités et ne pouvait pas les mettre de côtés.

-Bella, ton portable…

Je ne l'avais même pas entendu. Je le sorti de ma poche et lu le texto.

Bella, il faut qu'on parle.
On va arranger tout ça
Appelle-moi s'il-te-plaît
Je t'aime
Edward

Je fermai mon portable. Je ne voulais pas l'appeler, enfin pas maintenant et je ne voulais pas avoir une discussion non plus. Jasper me ramena au bureau après une heure. Je terminai ma journée et rentrai chez moi épuisée et je me dévêtis sans même prendre une douche et enfiler un pyjama que je me laissai tomber dans mon lit. Mojito vint se lover contre moi en ronronnant et je m'endormis.

Nous avions entamés le mois de décembre, il ne restait qu'à peine trois semaines avant les vacances de noël. Où serais-je rendue d'ici ce temps ? Deux semaines étaient passées sans que j'aie donné de nouvelles à Edward. Je lui avais juste retourné son texto pour lui dire de me laisser du temps. Alice m'avait dit la semaine dernière qu'il était sous le choc et qu'il ne comprenait toujours pas pourquoi j'étais partie de chez lui comme une voleuse au lieu d'avoir une discussion. Il attendait un signe de ma part, respectant la demande que je lui avais faite. Il lui a dit qu'il voulait plus que tout que je partage sa vie et qu'il était complètement amoureux de moi, qu'il comprenait très bien que je pouvais avoir peur de ce qui va arriver avec Tanya et que j'aie pu me sentir envahie par Carlie. Là n'était pas le problème, moi aussi je suis amoureuse de lui et j'adore Carlie. Mais j'ai peur, peur d'avoir beaucoup plus mal qu'aujourd'hui si je laisse mes émotions prendre le dessus sur ma raison et si je m'attachais encore plus à eux.

J'étais allée en boîte vendredi dernier avec Angela et m'étais vraiment bien amusé. De plus, Ben, le copain d'Angela avait invité Paul, son cousin pour venir avec nous. Je m'étais laissée draguer par lui et lorsqu'il m'avait embrassé et dit qu'il avait envie de moi, je m'étais presque sauvée. Chose qui ne m'arrivait jamais, je couchais avec presque chaque mec qui me le proposait. Des images d'Edward m'étaient apparut et j'avais eu mal. Maintenant, je sais pourquoi, il me manque.

J'étais au boulot et je finalisais les derniers dossiers des récentes ventes avant de quitter pour la soirée. Le téléphone sonna comme je prenais mon sac me dirigeant vers la porte. Je retournai sur mes pas pour prendre l'appel quand même.

-Phoenix Volvo Isabella, Bonjour !

-Oui, bonjour, je voudrais parler avec une certaine Bella ?

-Oui, je suis Bella, que puis-je pour vous ?

-Oh… je suis Myriam du service de garde de l'école River Side. Je m'excuse de vous déranger à votre travail, mais Carlie Cullen, une de nos élèves nous dit que c'est vous qui devez venir la chercher aujourd'hui.

-Il y a certainement une erreur, madame, dis-je affolée.

-Excusez-moi, madame Bella, vous ne connaissez pas la fillette, je suis désolée de vous avoir importuné.

-Attendez… oui bien sur, je connais Carlie, mais…

-Elle est en larmes et vous réclame depuis presqu'une heure, elle est inconsolable. Même si elle ne voulait pas que je joigne son père et qu'elle affirme que c'est vous qui devez venir la chercher, croyez-moi j'ai essayé de joindre son père, sa mère et sa marraine Alice avant de me laisser convaincre de vous appeler. J'ai pensé qu'on avait oublié de nous aviser que c'est vous qui venez la chercher.

-Écouter, madame, c'est un peu compliqué à vous expliquer, vous êtes certaine de ne pas être capable de joindre Edward ?

-J'ai fait tous les numéros et aucune réponse. Le service ferme dans moins de 45 minutes et je ne sais plus quoi faire tellement elle pleure.

OH MON DIEU !!! Qu'est-ce que je fais ? Bella, tu ne peux pas la laisser là sans personne pour venir la chercher. Où est Edward ? ça ne lui ressemble pas du tout. Alice est à l'extérieur…

-Je… je vais y aller… dites-lui que je viens la chercher…

-Merci madame Bella.

Elle me donna l'adresse et je me dirigeai vers l'école aussi vite que je le pouvais. Lorsque j'arrivai au service de garde 25 minutes avant la fermeture, Carlie sauta à mon cou et versa encore quelques larmes. Madame Myriam m'expliqua combien elle avait pleuré et combien elle ne l'avait jamais vu aussi triste depuis qu'elle vient au service de garde.

-Bella… je voulais… te voir…

Je la serrai contre moi. Elle sentait tellement bon, elle m'avait manquée, je sentis ma gorge se nouée sous l'émotion.

-Pourquoi tu pleures Carlie ? et où est Edward ?

-J'ai fait un… autre… mensonge…

-Chut… on va l'appeler ton papa… sèche tes larmes… d'accord ? on va ramasser tes choses viens montre-moi où c'est.

Elle me fit un petit sourire et me tira par la main pour prendre ses choses. Je l'aidai à mettre son sac sur ses épaules et nous sortîmes de l'école.

-Bella ?

Je me figeai en entendant sa voix.

-Qu'est-ce que tu fais ici ?

-Je… Ils ont essayé de te joindre à plusieurs reprises…

-Mon portable est à plat et je n'étais pas au bureau… merde… il y a un problème… elle va bien… dit-il en passant sa main dans ses cheveux.

Je secouai la tête, troublée de l'avoir si près de moi et de le trouver si craquant lorsqu'il passa sa main dans ses cheveux.

-C'est moi qui l'a demandé !!! s'écria Carlie les yeux rivés sur son père.

-Carlie… pourquoi tu…

La petite s'accrocha à mon bras.

-Tu ne voulais pas lui téléphoner, alors, j'ai pensé que je pouvais dire que c'est elle qui venait me chercher, s'indigna-t-elle de plus belle.

-Carlie, tu n'aurais pas du déranger Bella à son travail, dit-il en regardant sa montre, l'air un peu nerveux.

-C'est bon Edward, ne te fâches pas contre elle, j'aurais dû…

-Je suis désolé Bella, me coupa-t-il en plongeant son regard dans le mien. « Allez viens Carlie on va rentrer maintenant » reprit-il.

-Bella tu viens avec nous, d'accord ? me demanda Carlie.

-J'ai beaucoup de travail, dis-je.

Edward me regarda avec une lueur d'espoir dans les yeux attendant ma réponse. Je sentis le trou qui s'était ouvert dans mon ventre se refermer d'un seul coup. Juste avec un regard, il avait réussit à combler le manque. Mais pas n'importe lequel regard, le regard d'amour de l'homme que j'aime. Comment est-ce que j'ai fait pour me priver volontairement de lui durant deux semaines. Je posai à nouveau les yeux sur Carlie.

-On va aller au parc là-bas, tu veux, on va discuter…

Elle hocha la tête avant de se coller contre moi. Je regardai Edward par-dessus l'épaule de Carlie et je vis que son visage s'était un peu illuminé. Je pris la couverture dans le coffre de ma voiture et doucement nous prîmes le chemin du parc près de l'école, Carlie glissant une main dans la mienne et l'autre dans celle d'Edward.

On s'installa sur la couverture tous les trois et j'expliquai à Carlie que je ne pouvais pas aller vivre chez elle comme elle pensait, parce que sa maman vivait là et reviendrait après son voyage. Edward m'avait laissé mener la conversation sans même dire un seul mot. Je lui expliquai que je ne pouvais pas remplacer sa mère, que même si Tanya était souvent absente, elle l'aimait beaucoup. Elle me dit que son papa lui avait expliqué la même chose, mais elle voulait que ce soit moi qui lui dise, pour être certaine que je n'étais pas fâchée après elle. Elle s'était imaginée tellement de choses.

Je lui dit aussi que même si son papa et moi étions des amoureux, nous n'étions pas obligés de vivre dans la même maison. Je répondais à chacune de ses questions et j'étais bien avec ça. En même temps, ça me permettait de voir un peu où j'en étais avec mes sentiments et mes désirs dans cette relation.

Elle nous surprit tous les deux en nous disant que ça ne la dérangeait pas d'avoir deux maisons. Une avec son papa et une avec sa maman. Son amie Kristen dans sa classe a deux maisons et elle est bien chez sa mère et bien chez son père. L'amoureuse de son père lui fait plein de tresses dans les cheveux, elle est gentille. Elle ne comprenait pas pourquoi ses parents ne faisaient la même chose. Edward avait tellement eu peur qu'elle ne comprenne pas la séparation, même si elle savait qu'ils n'étaient pas amoureux.

Edward alla nous chercher des hamburgers et des frites, oui je sais, il y a mieux pour un diner, mais une fois n'est pas coutume, au coin de la rue me laissant seule avec Carlie.

-Bella, est-ce que tu es encore amoureuse de mon papa ?

-Oui.

-Pourquoi, vous n'avez pas fait de bisous alors ?

-Carlie, on n'est pas obligé de toujours se faire des bisous. Juste être avec lui ça me fait du bien.

-Tu vas revenir chez nous ?

-Non Carlie, enfin pas tout de suite. Avec ton papa, on a beaucoup de chose à discuter et juste lui et moi, tu comprends ?

-Des discussions d'adultes ?

-Oui, c'est ça, dis-je en souriant.

Elle se blottie contre moi et me raconta tout ce que j'avais manqué durant les deux dernières semaines. Edward revint avec les hamburgers et nous avons dévorés, tellement nous étions affamés. Il commençait à se faire tard et on devrait rentrer bientôt. Carlie alla se balancer 15 minutes avant de partir me laissant seule avec Edward cette fois.

Edward était nerveux et moi aussi…

-Edward je…

-Bella je…

Nous avions parlé en même temps. Je lui souris avant de reprendre la parole.

-Edward, je suis désolée de ne pas t'avoir appelé…

-Bella, ne t'excuse pas. Je comprends très bien que tu n'aies pas envie de t'embarquer aussi vite dans le peu de relation que je peux t'offrir. J'aurais du y penser à deux fois avant de t'exiger autant.

-Edward, je me suis laissée emporter moi aussi sans penser aux conséquences. On n'a pas évalué la façon dont Carlie réagirait. Sa mère n'étant pas là, on a un peu exagéré dans la façon de vivre notre quotidien. Je m'en veux de lui avoir fait de la peine.

Il s'approcha lentement.

-Bella, je peux… je peux te prendre dans mes bras.

-Edward, je …

-Bella… juste te serrer contre moi… rien de plus… s'il-te-plaît.

Je hochai la tête et doucement il enroula ses bras autour de moi faisant se poser ma tête sur son torse. Je nichai mon nez dans ses vêtements et instinctivement je pris une grande inspiration humant son odeur et je sentis Edward faire de même. Je ne sais plus combien de temps nous étions restés comme ça, mais je savais que ça m'avait manqué et que j'étais bien.

-J'attendrai que tu m'appelles, me dit-il en me faisant la bise avant de partir.

J'embrassai Carlie et ils partirent. Je me dirigeai vers mon appartement en voiture où je trouvai Emmet devant la télé.

-Hey, ma petite sœur, dit-il en me souriant.

-Salut mon grand frère, où est Rose, dis-je en me laissant tomber sur le sofa, à côté de lui.

-Elle est déjà au lit et je suis certain qu'elle dort profondément.

-Les bébés lui demandent beaucoup d'énergie ?

-Oui, le gynéco dit qu'au premier trimestre, la femme enceinte est beaucoup plus fatiguée. Et avec 3 bébés, elle doit se reposer encore plus. Tu sais qu'il va bientôt la mettre au repos ?

-Non, je ne savais pas.

-Elle va avoir besoin de toi pour le travail. Elle pense à engager quelqu'un pour t'aider. Elle voudrait que tu la remplaces et engager une nouvelle secrétaire.

-Tu es sérieux ? Je ne peux pas faire ça ?

-Bella, tu sais tout ce que Rosalie fait, tu l'assistes dans toutes ses fonctions. En plus elle sera au bout du fil si tu as un problème. Ça ira très bien.

-Je ne sais pas Emmet.

-Bella, elle est déjà angoissée avec les bébés et on n'a pas encore trouvé de maison, tu ne peux pas lui dire non ?

-D'accord, laisse-moi y penser.

Emmet changea de chaîne et mit son bras autour de mes épaules.

-Tu sais que je suis là pour toi hein ? Même si tu je ne veux aucun détail croustillant sur ta vie sexuelle…

Il fallait toujours qu'il nous sorte une phrase pour faire moins sérieux.

-Oui, je sais…

Le silence revint, mais Emmet gigotait tellement que je savais qu'il n'avait pas terminé de me parler. J'attendais donc patiemment qu'il me livre ce qui le travaillait.

-Bella, tu vas le rappeler quand Edward ? Tu déprimes, il te manque, tu lui manques Alice nous l'a dit… Qu'est-ce que tu attends ?

-Je ne sais pas Emmet, soufflais-je.

Je me mis à lui raconter tout ce qui s'est passé aujourd'hui. Carlie, le parc, Edward et j'essayais, mais je n'étais pas capable de mettre le doigt sur ce que je voulais vraiment. Est-ce que j'étais prête à tout pour être avec Edward. Quand il était devant moi, j'en étais certaine, mais quand je repensais à tous les problèmes, j'étais perdue. Est-ce que je me battrais avec lui pour qu'on lui accorde son divorce ? Est-ce que j'étais prête è m'investir où je savais que peu importe mes sentiments envers moi, son choix sera toujours le bien-être de Carlie avant le mien avant le sien et avant le notre ? Est-ce que j'étais prête à subir les frasques futures de Tanya ? Parce que divorce ou pas, elle restera toujours la mère de Carlie. J'avais envie de me lancer, d'aller de l'avant et croire que notre amour était plus fort que tout. Qu'aucune barrière ne pourrait faire obstacle à notre bonheur. Que Tanya prendrait son reste et retournerait à Cuba, laissant Carlie à son père.

Quoi je peux rêver non ?

Mais ce n'était pas si simple...

-Bella, je ne comprends pas pourquoi tu hésites ? Tu n'as pas l'habitude de te retenir lorsque tu crois que tu es amoureuse. Ou alors, il ne vaut rien au lit?

-Emmet ! je suis amoureuse de lui. C'est juste que je veux que ce soit la bonne cette fois-ci. Et crois-moi au lit, c'est merveilleux, le meilleur mec que je me suis faite.

-Et tu crois que c'est en passant tes soirées avec ton grand frère et Mojito (qui venait de se pointer le bout du nez) que ça va s'arranger ? Tu crois qu'en t'éloignant de lui comme tu le fais, ça va arranger les choses ? Que lui envoyer un silence radio comme réponse ça va arranger ta relation ? C'est un mec Bella ! Est-ce que tu attends qu'il se tape la pire des pétasses avant de régir ? Il y a assez d'une femme entreprenante entre vous, faudrait pas lui laisser la chance qu'un coup d'un soir s'amourache de lui, tu me comprends ?

-C'est bon… j'ai compris, je fais encore tout de travers ! m'énervais-je.

-Écoute Bella, je ne suis qu'un grand frère et qui plus est un mec, alors tu peux penser que je suis un idiot, mais je crois que tu fais une grosse bêtise de le laisser en plan. Ce mec est fou de toi, et en plus, il est tout ce que tu cherches. Pourquoi tu t'entêtes à le repousser ?

-Je ne le repousse pas et puis qu'est-ce que t'en sais toi, qu'il est fou de moi ?

-Bella, faudrait être aveugle pour ne pas le voir, dit-il en se levant. Je vais dormir, essaie d'en faire autant ria-t-il.

-Comme si j'allais pouvoir dormir après cette discussion, bougonnais-je.

-Ouvre les yeux Bella, c'est LUI, c'est l'homme de ta vie… souffla-t-il avant de m'embrasser la joue et disparaître vers sa chambre.

L'homme de ma vie ! Comment est-ce qu'Emmet avait vu ça ? Pourquoi je ne pouvais pas le voir moi ? Jasper savait qu'Alice était la femme de sa vie. Emmet et Rosalie le savait depuis longtemps qu'il ferait leur vie ensemble, mais moi, à chaque fois que je pensais, ne serait-ce qu'un instant qu'un mec pouvait être le bon, il me tombait une tuile sur la tête.

Je voulais être certaine qu'Edward était le bon, mais on fait comment pour le savoir ?

Je décidai donc de chasser mes pensées et de me faire couler un bain moussant. Je me glissai dans l'eau et laissai mes pensées me transporter à la dernière fois que j'avais pris un long bain. Chez Edward… à ce qu'il avait fait pour moi, combien il avait respecté mon humeur, comment je me sentais, pour ne me faire que du bien…

Il me manquait… Je repensai au massage qu'il m'avait donné et surtout à combien le plaisir qu'on avait eu en faisant l'amour avait été fort. Je repensais à la façon dont il m'avait embrassé, la façon dont ses mains m'avaient touchée et à la façon qu'il avait de serrer la mâchoire quand son plaisir était au plus fort. Juste me remémorer ses moments, me mirent dans un état d'excitation extrême et j'avais envie de lui, de ses caresses, des sa bouche et de son sexe en moi, me faisant connaître des sensations extraordinaires.

Sans m'en rendre compte, je m'étais mise à me caresser, imitant les gestes d'Edward sur mon corps, m'imaginant que c'était lui qui me faisait du bien. Je fis rouler mes tétons qui s'étaient durcis entre mon pouce te mon index et je soupirai doucement. Mes mains descendirent sur mon ventre pour venir à la rencontre de mon sexe maintenant en feu. J'effleurai du bout des doigts mon clitoris avant de faire des cercles dessus. Je gémis alors que j'insérai un doigt à l'intérieur de mon vagin. J'étais tellement humide, et pas à cause de l'eau du bain.

Je m'activai sur mon sexe et j'étais encore plus excitée. Beaucoup d'images d'Edward me faisant l'amour avec sa bouche, avec ses mains et son sexe se bousculaient toujours dans ma tête, ce qui accentua mon envie de jouir. Je n'étais pas loin de mon orgasme. J'augmentai la pression et les mouvements et je jouie sur ma main quelques instants plus tard en pensant toujours que c'était la main d'Edward qui m'avait fait vivre ce moment et je fermai les yeux quelques instant pour vivre le moment de détente absolue avant de sortir du bain et me glisser sous les draps.


Alors comment vous avez trouvé ce chapitre ?

Je sais, la madame du service de garde n'a pas été prudente d'envoyer Carlie avec une femme qui n'avait pas son nom sur la liste des gens qui peuvent prendre Carlie, mais c'est une fic, alors…. ET pour celles qui se le demandent comment elle a fait pour joindre Bella… on va dire que Carlie l'a fait chercher dans le bottin en lui disant que Bella travaille où on achète des voiture Volvo… encore une fois, c'est une fic.

Pour celle que ça intéresse, je vous invite à lire mon One-Shot pour le concours Allocop, sur mon profil qui a pour titre : FAIS MOI REVIVRE FAIS MOI VIBRER.

A+

isasoleil