Salut les filles,

Chapitre un peu plus court qu'à l'habitude. J'espère que vous apprécierai le retour à la maison.

TinaLuxembourg : Merci beaucoup.

Sophie : Tu as raison, Tanya ne mérite que des claques… mais Bella n'a pas eu la chance de le faire... oui je sais, le lemon était tout petit… mais fallait que les somnifères agissent et Bella était inquiète, alors, c'était pas de lemon ou alors, une petite vite intense… lol… alors, tant qu'à rien avoir… lol… Je me reprends dans ce chapitre… Les parents d'Edward sont en ville ne l'oublie pas… Pour une nouvelle séance bachata/sexe… je te promets que je vais remettre ça… mais laisse le temps à Bella de se remettre de ses ecchymoses au dos…

Jo : Non, la fin de cette fic n'est pas sur le point d'arriver… enfin si je m'en tiens à mon plan du début… J'adore vraiment l'écrire et j'aimerais bien la continuer encore un bon bout. J'aviserai en début de chapitre quand je saurai combien il m'en reste. En attendant, tu peux toujours lire Espoir sur mon profil… elle est complète et a 28 longs chapitres…

Sam : je n'ai pas l'habitude de stopper un chapitre en plein milieu d'une intrigue, je crois que je l'ai fait une fois. Je crois que personne n'aime Tanya… lol…

Bonne lecture

A+

isasoleil


CHAPITRE 17 : MON SOULAGEMENT


Carlie s'était réveillée quelques minutes après moi. Elle avait mangé une espèce de bouillon de poulet avec quelques nouilles qui faisait office de soupe poulet et nouilles. Ça ne semblait pas très bon.

-Bella, tu veux bien me faire un gros sandwich quand on va rentrer à la maison s'il-te-plaît ???

-Bien sûr ma puce… tout ce que tu voudras !!!

Elle avait dit à la maison. Elle me considérait comme faisant partie de cette maison et par la même occasion de sa famille, bien qu'elle me l'ait déjà dit, j'adorais qu'elle m'inclut dans sa vie de tous les jours. J'eu un petit pincement de bonheur au cœur en découvrant une fois de plus combien cette fillette me rendait heureuse. Et combien cette fois je ne paniquai pas qu'elle m'accepte aussi facilement.

-Alors, je pourrais avoir un cornet deux boules fraise et chocolat ?

-On verra après ton sandwich…

-D'accord… on peut y aller maintenant, papa ?

-Oui, on peut quitter.

Edward mis les chaussures à Carlie et son chandail à capuche tandis que je faisais de même avec le mien. Edward était habillé d'un jeans et t-shirt qu'Alice lui avait ramené avec sa voiture. Je passai chez moi pour prendre quelques affaires supplémentaires et décidai de prendre Mojito avec moi. Il était souvent seul et j'étais presque toujours avec Edward. Je descendis retrouver Edward et Carlie et quand je donnai Mojito à Carlie, elle me remercia en serrant mon chat contre elle. Edward me fit un sourire qui voulait dire qu'il approuvait mon geste.

-Il était toujours tout seul… et je… je m'ennuyais de lui…

-Tu as très bien fait Bella. Carlie l'adore.

On rentra chez nous et les parents d'Edward, ainsi qu'Alice et Jasper, Emmet et Rosalie nous accueillirent chaleureusement. Carlie sauta dans les bras de sa mamie et lui présenta Mojito. Elle était très fière de pouvoir s'occuper de lui.

Mon grand frère me serra dans ses bras doucement faisant attention à mes blessures au dos et m'embrassant sur la joue. Il ne le dit pas, mais je savais qu'il avait eu peur pour moi. Il m'informa que mes parents et ceux de Rosalie et Jasper nous attendaient pour la soirée du nouvel an cette année puisqu'ils partaient en croisière mardi matin pour une semaine. Rosalie me prit également dans ses bras et me dit qu'elle s'était arrangée avec Angela pour les journées de travail au garage avant le congé de noël. Angela l'appellerait si elle avait un problème. Alice me serra un peu trop fort pour mon pauvre dos me faisant promettre de lui montrer ma blessure pour voir si elle devait changer le style de ma robe pour la fête de noël dans quelques jours. C'était sa façon à elle de s'occuper de moi.

Jasper me serra longuement contre lui, je m'accrochai à son cou et je le remerciai de m'avoir sorti de ma panique pour m'emmener faire des examens. Je dus m'éloigner de lui, parce que j'étais sur le point de lui déversai mon inquiétude pour Carlie avec mes larmes. Je le regardai droit dans les yeux et j'espérais juste qu'il comprenne que j'avais besoin de lui parler, j'avais besoin de savoir comment me comporter avec Carlie. J'avais peur qu'elle ait vécu un choc, et je voulais être à l'écoute de ses besoins et savoir déceler la moindre information sur un trouble quelconque.

-Je ne partirai pas avant qu'on se soit parlé, d'accord ?

-J'en ai trop besoin Jasper, merci.

-Je sais, Bella, je sais… dit-il en embrassant mon front avant de me sourire.

Edward n'avait pas manqué une seule seconde de notre échange et il remercia Jasper d'un hochement de tête avant de me ramener vers lui pour me présenter ses parents. Son père m'embrassa sur la joue, me remercia et me fit promettre de lui parler si j'avais un malaise physique quelconque. Sa mère me serra tendrement contre elle.

-Je suis heureuse de te rencontrer enfin Bella, Edward m'a tellement dit de bien de toi.

-Enchantée madame Cullen, ça me fait vraiment plaisir de pouvoir vous rencontrer également.

-Oh ma chérie, appelle-moi Esmée…

-D'accord… dis-je timidement.

-Je me suis permise de faire le diner, j'espère que c'est correct ? me demanda-t-elle.

-Oh c'est très gentil, je ne vous cacherai pas que j'ai une faim de loup.

Edward s'approcha de sa mère pour lui parler tout bas.

-Si ça ne dérange pas maman, Bella et moi, on va aller prendre une douche et se changer avant le dîner. Tu peux t'occuper de Carlie s'il-te-plait ?

Elle le regarda tendrement et posa une main sur sa joue en une douceur maternelle.

-Ne t'inquiète pas mon grand… prenez votre temps…

-Merci maman, dit-il en l'embrassant sur la joue avant de poser sa main au creux de mes reins pour me guider vers les escaliers.

J'entendis Emmet râler de la tape que Rosalie venait de lui mettre derrière la tête parce qu'il s'était aperçu qu'on s'éclipsait un moment. J'entendis Alice demander à son père de mettre une musique d'ambiance et je me doutais bien que c'était là sa deuxième « je t'en dois une ».

Je ne cacherai pas que j'étais on ne peut plus contente de me retrouver en tête à tête avec Edward, après tout ce brouhaha. Une douche me ferait le plus grand bien et j'avais hâte de revêtir des vêtements plus présentables et surtout de mettre des sous-vêtements.

Il me fit entrer dans la salle de bain de notre chambre après avoir fermés et verrouillés les deux portes derrière nous. Il dézippa mon chandail à capuche et le fit glisser sur mes bras pour qu'il tombe sur le sol. Il passa ses mains sur mon visage et du bout des doigts, il continua sa descente sur mes épaules, ma poitrine, mes seins, mon ventre. Il agrippa l'ourlet de mon haut de pyjama que je portais toujours et le fit passer par-dessus ma tête. Il sourit lorsqu'il vit que je ne portais pas de soutien-gorge. Il passa doucement ses mains sur mes seins pour les prendre en coupe et de se pencher pour les caresser avec son nez, humant mon odeur. Je passai ma main dans ses cheveux et le fit remonter pour l'embrasser passionnément.

J'avais tellement eu peur pour lui, pour Carlie. J'avais besoin de le sentir vivant, de sentir qu'il était là et qu'il n'avait rien. Je fis passer à mon tour mes mains sur son corps pour lui enlever son chandail et je l'attirai à moi pour sentir sa peau sur la mienne. Je gémis de douleur, lorsqu'il enroula ses bras autour de mon corps.

-Aie !!!

-Oh Bella, je suis désolé… Excuse-moi, mon amour… ça va ??? s'inquiéta-t-il.

-Oui, ça va aller, c'est juste sensible quand on y touche.

-Je suis tellement désolé Bella… je ne lui pardonnerai jamais le mal qu'elle t'a fait… dit-il en fermant les yeux et serrant les dents.

Je passai une main sur son visage et il ouvrit les yeux.

-Pour rien au monde, je ne regretterai d'avoir ses blessures. J'en aurais eu encore plus s'il avait fallu que ça aille plus loin. Je te jure Edward… je te jure que jamais… jamais je ne l'aurais laissé partir avec Carlie… jamais tu m'entends… finis-je des sanglots dans la gorge.

-Merci Bella, merci… si tu savais comme je te suis reconnaissant d'avoir protégé Carlie comme je l'aurais fait… tu as été parfaite…

Des larmes coulaient sur ses joues et je les essuyai avec mes pouces prenant son visage en coupe avant de poser mes lèvres sur les siennes.

-Je t'aime Edward…

-Je t'aime aussi Bella… si tu savais combien je t'aime…

Je brisai le baiser et j'enlevai mon jeans et mon boxer. Edward fit de même et nous glissâmes sous le jet d'eau de la douche. J'eu un mouvement de recul lorsque l'eau heurta la peau de mon dos. Edward me lava les cheveux d'une façon attentionnée, il fit mousser le gel de douche sur ma peau et me rinça délicatement avec le pommeau de la douche qu'il avait décroché et recouvert d'une serviette pour que le jet soit moins direct sur mon dos. Il remit ensuite la douche sur le crochet et il passa en dessous pour se laisser caresser par l'eau chaude sur son corps en fermant les yeux. L'eau qui coulait sur son corps le rendait tellement sexy. J'étais bien consciente que toutes les petites caresses anodines et les effleurements ne l'avaient pas laissé indifférent à son désir. J'aurais été folle de laisser passer la chance de pouvoir lui faire descendre la pression. Même si je savais que se serait la seule caresse qu'on pourrait se faire, et que je resterais probablement sur ma faim, j'avais envie de lui faire.

J'enroulai donc, ma main autour de son sexe tendu et dur comme du marbre et commençai des petits mouvements sur toute sa longueur. Edward ouvrit les yeux, je lui souris et augmentai la pression de ma main lui arrachant un gémissement avant même qu'il ne puisse protester. Je faisais des mouvements longs et lents pour ensuite en faire des courts et rapides. Edward balançait ses hanches en s'appuyant de ses mains sur les murs de la douche de chaque côté de lui. Dieu qu'il était sexy. Je passai mon pouce sur le bout de son gland faisant des cercles le faisant grogner. Il soufflait difficilement et je savais qu'il ne tarderait pas à jouir, lorsqu'il attrapa un de mes seins d'une de ses mains pour le palper et le pétrir. Il donna quelques coups de reins contre ma main toujours en mouvements et il se libéra, déversant sa jouissance sur ma main qui ralentissait le mouvement pour lui faire savourer le moment de détente tant mérité après l'orgasme.

Il plongea son regard dans le mien et reprit peu à peu ses esprits et sa respiration.

-Bella… c'était… humm… c'était bon… merci…

-De rien… je ne voyais pas comment tu aurais fait pour le faire entrer dans ton jeans s'il ne s'était pas soulagé, riais-je.

-Tu vas me rendre fou… tu es vraiment la plus merveilleuse femme que j'ai rencontrée… Je t'aime.

Nous sortîmes de la douche et Edward m'attrapa par la taille et me souleva pour me faire asseoir sur le comptoir de la salle de bain. Il m'embrassa doucement et descendit rapidement vers mes seins pour s'en délecter amoureusement. Il continuait sa descente vers mon bas ventre et je le stoppai avec mes mains en relevant son visage vers moi.

-Edward… tout le monde nous attends…

-Ma mère a dit de prendre notre temps… argumenta-t-il.

-Edward… ils… ils vont nous entendre…

-Alice a fait mettre de la musique (smack)… c'est pratique d'avoir une sœur avec des pratiques d'obsédées finalement, dit-il en reprenant ses baisers en commençant par mon cou.

-Edward, je ne pourrai pas résister si tu continues.

-C'est le but… (smack) laisse-toi aller… (smack) ne pense à rien d'autre qu'au plaisir que je vais te donner… (Smack) Crois-moi… (smack) ça fait un bien fou…

Il s'agenouilla et il plongea son visage dans mon entre jambe en écartant ces dernières de ses mains sur mes genoux. Il embrassa mon sexe comme s'il embrassait ma bouche, et je rendis les armes en prenant appuis sur mes coudes, en les plaçant derrière moi faisant attention pour ne pas coller mon dos sur le miroir derrière moi. Edward remonta mes jambes pour lui donner plus d'accès en posant mes pieds sur ses épaules. J'étais complètement et totalement offerte pour lui et c'était assez excitant comme position, complètement à sa merci.

Il fit tournoyer sa langue autour de mon clitoris qui était gonflé d'excitation. Il glissa sa langue sur toute la longueur de ma fente déjà humide pour lui. Il lécha, suçota et mordilla mon sexe avant de me pénétrer avec sa langue.

Il revint titiller mon clitoris de sa langue et inséra un doigt en moi, puis deux et les fit courber vers le haut frappant sur mon point G décuplant mon plaisir, me rapprochant de plus en plus vers mon orgasme.

-Oh oui… Edward… soufflais-je.

Il avait raison, j'étais bien et je ne pensais qu'au plaisir qu'il me procurait. Je serrai mes cuisses sous l'effet du plaisir, coinçant son visage à l'endroit où il le fallait. Edward gémit contre mon sexe à cet instant et augmenta la pression de sa langue sur mon bouton de plaisir et celle de ses doigts à l'intérieur de moi en même temps. Je partis dans une vague de plaisir, libérant mon suc sur la bouche de mon amant en m'accrochant les doigts à ses cheveux sous la force de ma jouissance.

-Oh putain… Edward… ouiii…

Edward termina en lapant tout mon sexe de son nectar et téta langoureusement mon clitoris pour prolonger ma jouissance.

Il m'aida à me remettre sur mes jambes en me tenant par la taille. Je me laissai aller contre son torse en soupirant.

-Waouh… tu avais raison… c'était vraiment bon… merci…

Merde, j'avais juré comme un mec tellement ça avait été bon !!!

-Tout le plaisir était pour moi. Viens mettre des vêtements…

J'essayai de mettre un soutien-gorge, mais ce fut peine perdue. L'attache faisait une pression et une friction que je ne pouvais pas tolérer. Edward descendit et m'envoya Alice qui lui avait dit m'avoir emmené des vêtements à l'hôpital. Peut-être elle aurait une solution.

-Hey Bella… tu vas bien ?

-Ça va… je vais m'en remettre.

-Alors, mon frère s'est bien occupé de toi ? dit-elle avec un sourire espiègle.

-Vous nous avez entendu ? paniquais-je.

-Non… mais… c'est écrit sur ton visage…

-Oh… Emmet va flipper… riais-je.

-Rosalie lui a déjà enfilé 3 tapes derrière la tête parce qu'il se plaignait que votre douche était longue…

Nous pouffâmes toutes les deux.

-Merci pour la musique… on est quitte maintenant…

-Oui, mais rien nous oblige à arrêter de se rendre service…

Je lui pris la main et la serrai dans la mienne.

-Merci Bella… merci pour ce que tu as fait… je…

-C'est bon Alice… Carlie est importante pour moi… je l'aime beaucoup…

Elle me serra la main à son tour.

-Tiens, je t'ai apporté ça. C'est une camisole avec un soutien-gorge intégré à l'avant… pas de couture ou d'agrafe au dos… ce sera plus confortable.

-Merci Alice… je savais que tu saurais quoi faire…

-Bella, je suis heureuse que mon frère t'ait rencontré… tu es celle qu'il lui faut…

-Merci Alice… Je crois qu'on a tous trouvé la personne qu'il nous fallait pas vrai ?

-Absolument… Tu nous rejoins en bas… dit-elle souriante en sortant de la chambre.

J'enfilai la camisole et j'avoue que c'était vraiment très confortable pour ma blessure. Je mis un chandail manche courte et col en V par-dessus et un jeans. Après avoir attaché mes cheveux en un espèce de chignon lâche sur ma nuque, je descendis rejoindre les autres.

Carlie m'accueillit à bras ouverts et je la pris sur mes genoux nous assoyant sur le canapé. Mojito vint s'installer sur nous. Carlie passa son bras autour de mon cou et déposa sa tête au creux de celui-ci.

-Merci Bella… je t'aime… souffla-t-elle.

Je levai les yeux cherchant ceux d'Edward. Ils étaient remplis de larmes, attendrit devant le geste de sa fille. Esmée avait porté la main à sa bouche et des larmes menaçaient de couler. Edward l'enlaça tendrement en l'embrassant sur la tempe et la serra contre lui.

-Moi aussi je t'aime Carlie… soufflais-je à mon tour en déposant un long baiser sur le haut de sa tête.

Carlie releva sa tête pour me regarder.

-Bella… on se fera un sandwich une autre fois d'accord ? Mamie elle a fait des lazagnes.

-Bien sur. On en fera une autre fois.

Edward s'approcha de nous et s'agenouilla pour nous enlacer toutes les deux, faisant fuir Mojito vers Jasper. Carlie rit en faisant un bisou à son père et elle s'accrocha à son cou pour le serrer très très fort.

-Venez mes amours, le diner est servi, dit Edward en se levant, Carlie toujours dans ses bras en me tendant la main.

Il m'attira à lui et embrassa mon front avant de me guider vers la salle à diner où tout le monde nous attendait. Nous prîmes places comme à l'habitude, moi, Edward et Carlie. Mais Carlie resta debout.

-Viens Carlie à côté de moi, dit Edward doucement.

-Non, à côté de Bella. Entre Bella et toi, dit-elle sérieusement.

-D'accord, céda-t-il.

Elle tassa sa chaise vers la mienne et fit suivre son assiette. Sans même m'en rendre compte, j'étais en train de couper les lazagnes de Carlie, alors qu'Edward lui versait du lait dans son verre. Rosalie assise à ma gauche, me fit un sourire rassurant quand je finis par reporter mon attention sur mon assiette. J'avais passé ma main dans les cheveux de Carlie et Edward leva les yeux vers moi lorsqu'il rencontra ma main sur la tête de sa fille. Il me sourit. Nous avions fait le même geste au même moment.

Le diner fut merveilleux. Esmée est une très bonne cuisinière. Elle avait même fait des crèmes caramel pour le dessert. Rosalie parla de sa grossesse et des maisons qu'ils avaient visitées dans les derniers jours, mais ils n'avaient pas encore trouvé. Carlie baillait, même si elle avait dormi une bonne partie de la journée. Edward l'emmena pour prendre son bain, mais une fois de plus, c'est moi qu'elle réclama. Edward n'y voyait pas d'inconvénients, mais Carlisle regarda Jasper et ce dernier hocha la tête. Entre médecin, ils devaient penser à la même chose. Alors que j'étais avec Carlie dans la salle bain, Jasper cogna à la porte. Je sortis pour lui parler pendant que la fillette se glissait dans l'eau recouverte de mousse.

-Essaie donc de la faire parler, je reste près de la porte. Elle s'accroche à toi et je voudrais juste comprendre ce qu'il se passe dans sa petite tête. Edward est d'accord.

Je hochai la tête. Jasper était toujours de bons conseils et il était un psychologue très en demande, malgré son jeune âge.

-Alors Carlie, tu es contente que les vacances de noël soient là ?

-Oh oui… Je vais pouvoir me coucher plus tard et me lever plus tard aussi. On va pouvoir faire des soirées pyjama télé plus souvent.

-Tu as raison, c'est génial les vacances.

Merde, je n'étais pas psy moi. je fais comment pour la faire parler…

-Dis-moi comment ça se passe noël chez ta mamie et ton papie ?

-Et bien… Alice nous fait toujours des vêtements super chics, tu vas voir c'est elle la meilleure pour faire des robes… on fait une chasse aux cadeaux dans toute la maison et c'est toujours moi qui gagne.

-C'est vrai ?

-Oui, mais je sais qu'ils me laissent tous gagnés… j'adore ça…

-Ensuite, il se passe quoi ? est-ce que le père noël vient vous rendre visite ?

-Non, plus maintenant… moi j'aimais bien quand Eléazar, le frère de mon papie, se déguisait, ça me faisait rire… mais Tanya, elle trouvait ça bébé et elle a fait une crise à papa en revenant pour ne plus avoir de père noël… c'est cette fois là aussi qu'elle m'a dit que ça n'existait pas, dit-elle tristement.

Tanya, elle l'avait appelée Tanya, pas maman… Jasper merde, j'espère que tu es encore là… Dans le fond, c'est tout ce qu'elle méritait de se faire appeler Tanya et non maman… Dire à sa fille de moins de 7 ans que le père noël n'existait pas… c'est une insulte.

-Je suis désolée… ma puce…

-Non.

-Non quoi ???

-Personne ne doit être désolée… à cause de Tanya… elle est méchante…

Je ne répondis pas. Je ne savais pas quoi dire.

-Bella… pourquoi tu es partie quand j'ai raconté ce que Tanya m'avait dit cette nuit ?

-Oh… euh… je ne voulais pas déranger… je voulais te laisser avec ton papa… pour lui parler en privé… juste lui et toi…

-J'aurais aimé que tu restes.

Je lui souris et j'espérais seulement que mon sourire ne paraissait pas faux. J'avais la gorge nouée et ça me faisait mal tellement je retenais mes larmes. Carlie me fixa de ses yeux verts… verts comme ceux de son père.

-Je t'ai demandé de prendre soin de mon papa, tu te souviens ?

-Oui, je me souviens.

-Je voudrais… que tu prennes soins de moi aussi… comme une maman… mon amie Kristen elle dit que c'est ok de te voir comme une maman… une deuxième maman…

Mon cœur se mit à battre dans ma poitrine. Je la regardais et elle continua de parler.

-Papa est d'accord, si toi tu es d'accord.

Elle fit une courte pause avant de reprendre et je me souvins qu'Alice et Edward m'avait dit qu'il ne fallait pas la stopper quand elle ouvrait son cœur et faisait des confidences.

-Est-ce que je peux te dire pour cette nuit ? Je ne veux plus avoir de mensonge avec papa et pas de mensonge avec toi.

-Oui, tu peux me dire pour cette nuit…

J'avais dit ça doucement. J'avais tellement peur de ce qu'elle allait me dire.

-Elle m'a réveillée et m'a dit que qu'on devait partir. Je ne voulais pas partir sans papa et pas sans toi. Elle s'est fâchée et m'a criée dessus parce qu'elle disait que c'était elle ma mère et pas toi… J'ai dit que je le savais… que je t'aimais comme j'aime marraine Alice…

Elle prit une grande respiration.

-Bella… Tanya elle a dit que tu ne m'aimes pas… que tu me volerais mon papa et que tu l'emmènerais loin pour ne plus que je le vois…

Ah la garce…

-J'ai pleuré et dis que ce n'était pas vrai… elle a dit que si je te réveillais en pleurant… que je ne reverrais plus jamais papa… elle est sorti de ma chambre et est revenue avec un yogourt… elle me faisait peur… Elle m'a obligé à manger le yogourt, même si je n'avais pas faim… il n'était pas bon et quand j'ai presque vomi à cause du goût… elle a mit sa main devant ma bouche pour ne pas qu'il sorte…

Elle avait le regard fixe et elle tremblait un peu… je voulais la prendre dans mes bras, la bercer… je ne fis rien… j'avais peur de briser son envol…

-Elle a mit le reste du pot de yogourt dans ma bouche avec la cuillère même si je gardais ma bouche fermée et elle a encore mit sa main sur ma bouche pour pas que je vomisse… j'avais peur… je pleurais beaucoup et elle s'est encore fâchée, m'a dit que j'étais un bébé… après… je me suis réveillée à l'hôpital…

Elle me regarda enfin, je pouvais maintenant parler et surtout la rassurer. J'aurais tellement aimé qu'Edward soit là.

-Carlie… je veux que tu saches… que je t'aime beaucoup… tu es une gentille petite fille… je ne te volerai pas ton papa… tu sais que c'est mon amoureux ?

-Oui.

-Tu es importante pour moi Carlie. J'aime bien quand tu es là. Je t'ai déjà dit que les amoureux ils avaient besoin d'avoir des discussions d'adulte. C'est la raison pour laquelle Edward et moi avons besoin d'être seuls des fois tous les deux. Je ne volerai pas Edward… il va toujours rester avec toi et revenir s'il vient chez moi sans toi, je te le promets.

-D'accord.

Je lui caressai le visage.

-Bella… je voulais savoir… savoir si tu m'aimais toujours… là je le sais… tu ne m'as pas repoussée, pas une fois ce soir… Tanya elle m'aurait repoussée après la deuxième fois… elle m'aurait dit d'aller voir mon père…

Elle avait fait exprès d'exagérer ses comportements affectifs envers moi ce soir. Pour vérifier si je la repousserais, pour vérifier si je l'aimais encore. Tanya avait foutu le bordel dans sa tête, elle avait mit le doute en elle. Une mère, une vraie mère ne devraient jamais mettre en doute les sentiments d'un enfant, c'est cruel.

-Alors, c'est d'accord Bella ? dit-elle me sortant de mes pensées.

Elle voulait une réponse à la question que j'avais laissée sans réponse.

-Oui, ma puce, c'est d'accord… je vais m'occuper de toi et prendre soin de toi comme une maman… je t'aime fort, ma chérie…

-Je t'aime fort aussi Bella…

Je la serrai dans mes bras et on se fit un gros câlin. Elle ria quand elle vit que mon chandail était tout mouillé à cause de l'eau. Je lui tendis le gel douche aux fraises

-Je reviens dans une minute ma puce.

Je sortis pendant qu'elle se lavait. Jasper était toujours là et je me jetai dans ses bras en pleurant. Edward était là lui aussi et il était figé sur place d'avoir entendu la conversation que je venais d'avoir avec sa fille. Il se leva pour aller sortir Carlie du bain. Il me caressa le bras au passage. Jasper m'emmena dans la chambre d'Edward, et on se coucha tous les deux sur le lit. Je me roulai en boule sur mon flanc et Jasper me laissa vider mes larmes sur sa chemise.

-Jasper, j'ai tellement eu peur…

-C'est fini Bella… ça va bien aller…

-Je veux te croire… je suis une vraie fontaine…

-Tu es fatiguée, demain ça ira mieux. Vous êtes en sécurité maintenant.

Je me blotti un peu plus contre lui et me calmai davantage.

-Tu te sens bien avec la discussion que tu viens d'avoir ? demanda Jasper.

-Oui. Je ne me voyais pas autrement que comme Carlie me voit. J'ai juste eu une fois de plus la confirmation que j'avais ma place avec eux. J'ai un amoureux formidable et une petite fille adorable.

-Tu viens de t'engager envers elle, tu le sais ? C'est important pour elle ce que tu viens de faire.

-Oui. C'est important pour moi aussi.

-Tu sais elle ne comprend pas tout ce qui s'est passé cette nuit. Elle a parlé avec Edward aussi et elle est juste inquiète de perdre ses repères, soit Edward et maintenant toi. Elle a besoin d'être rassurée pour l'instant. Si elle parle de Tanya, laissez là en parler, bon ou mauvais, il faut la laisser parler.

-Tu sais pourquoi elle l'appelle Tanya ?

-Je crois qu'elle a fait le lien avec la façon dont Tanya l'a traitée et la façon dont une mère, une maman doit se comporter.

-D'accord. Merci Jasper. Qu'est-ce que j'aurais fait si tu n'avais pas été là à chaque fois que j'en ai eu besoin ?

-Tu aurais passé toutes tes soirées d'adolescente dans les bras de mecs qui ne savaient pas y faire… tu aurais du t'acheter un nouveau « Georges » tellement il serait usé… et tu n'aurais pas le merveilleux privilège de me gâcher une chemise à chacune de tes peines… se moqua-t-il.

-J'ai eu de la chance de t'avoir et je te remercie d'être encore là.

-On a passé à une autre étape de notre vie maintenant… Je suis heureux pour toi, Edward te rend heureuse et je sais que c'est lui, c'est l'homme de ta vie…

-Oui... c'est lui...

Il y eut un silence et je reprit la parole, je voulais qu'on ait la discussion qu'on aurait du avoir il y quelques mois. La discussion qui mettrait fin à notre histoire d'amis "intimes". Même si tout avait toujours été clair entre nous, il fallait maintenant tourner la page sur notre adolescence qui s'était un peu attardée.

-Jasper… je n'ai jamais eu de regrets d'avoir partagé du sexe avec toi… c'était même très agréable…

-Je sais Bella… c'est pareil pour moi… je te remercie de m'avoir fait partager ces moments… je vais toujours en garder un bon souvenir…

-Et puis toi aussi, tu passes à la vitesse supérieure… tu as Alice maintenant.

-Oui… j'ai Alice et…

-Et quoi ?

Il sortit une petite boîte de sa poche.

-Regarde, dit-il en me la tendant.

-Oh mon dieu !!! tu va lui demander de t'épouser ??? dis-je en faisant l'aller-retour entre ses yeux et la bague..

-Oui… après le réveillon… juste avant de dormir…

Je le serrai dans mes bras.

-Je suis contente pour toi.

-Ouais… j'espère juste qu'elle va dire oui… dit-il nerveusement.

-Tu veux rire, j'espère ? Tu es son prince charmant, elle est complètement folle de toi, et…

-ET ???

-Tu baises comme un dieu… aucune raison qu'elle refuse… dis-je en souriant. Me rappelant qu'Alice m'avait déjà dit avoir raison sur la force des orgasmes que je lui avais promis si elle couchait avec Jasper. En plus de ce qu'elle avait dit à Edward pour le faire décrisper de les avoir surpris.

Nous avons continué à parler pendant presqu'une heure avant qu'on frappe à la porte. Edward s'excusa, mais Carlie voulait son bisou. Je me rendis dans la chambre de Carlie où elle était installée avec Mojito dans son lit. Je lui fis un gros câlin, et avec Edward, je retournai au salon.

Il se faisait tard, Rosalie et Emmet nous quittèrent, Rose était complètement sur le carreau. Alice ramassait la cuisine avec sa mère. Jasper et Carlisle discutait d'une nouvelle étude sur un antidépresseur. Edward s'installa au piano et je pris place à côté de lui. Nous n'avions pas parlé ni un ni l'autre et je posai ma tête sur son épaule tandis qu'il faisait promener ses doigts sur les touches noires et blanches. Je ne sais combien de temps nous étions restés là. J'avais complètement occulté le temps. Edward arrêta de jouer.

-Tu viens dormir ?

Je regardai autour de nous et tout le monde était parti.

-Ils sont tous parti ?

-Oui, mes parents dorment au sous-sol, Alice et Jasper viennent de partir.

Je hochai la tête et le suivi dans les escaliers. Je me dirigeai vers la chambre de Carlie pour vérifier qu'elle était correcte. La panique me gagna et je laissai sortir un « EDWARD » lorsque je vis qu'elle n'était plus dans son lit.

Il revint sur ses pas et entra dans sa chambre en courant, pour ensuite revenir vers moi. Edward m'attrapa et prit mon visage entre ses mains.

-Bella… elle dort dans notre lit… elle va bien…

Il déposa ses lèvres sur les mienne en un chaste baiser et m'entraîna dans la chambre. J'enfilai un pyjama et glissai sous la couette pour me blottir contre le petit corps chaud de Carlie.

-Papa ? Bella ?

-Oui, ma puce c'est nous... rendors-toi...

-Je peux rester avec vous Bella ?

-Oui, ma chérie

Edward fit le tour pour embrasser sa fille.

-Dors bien ma puce... je t'aime, dit-il en donnant un baiser sur son front.

-Je t'aime fort papa... merci Bella...

Edward se colla précautionneusement contre moi dans mon dos, il enserra ma taille et déposa un baiser sur mon épaule.

-Bonne nuit Bella…

-Bonne nuit Edward…

J'étais bien dans les bras protecteurs de mon amoureux et Carlie en sécurité dans mes bras. C'était là, ce qu'on aurait du faire hier soir...

Maintenant j'étais soulagée de pouvoir le faire et de le refaire à chaque fois que j'en aurais besoin pour me sentir bien.


Alors, là, j'ai vraiment hâte de savoir ce que vous pensez de ce chapitre.

Merci à toutes celles qui me laisse des reviews... j'essaie de répondre à tout le monde, mais le temps me manque... J'imagine bien pouvoir atteindre les 700 reviews pour ce chapitre...

Ma véronika crepuscule... je suis de tout coeur avec toi.

Merci encore de me lire

A+

isasoleil