Bonjour…

Voilà un chapitre attendu… un chapitre avec des nouvelles de Tanya… j'espère que les nouvelles sauront vous satisfaire. J'ai eu beaucoup de difficulté à faire ce bout de chapitre, je l'ai repris plusieurs fois… finalement je crois que j'ai fait le bon choix.

On avance encore dans ce chapitre et j'ai bien hâte de voir comment vous allez réagir… un chapitre moins lemoné qu'à l'habitude… faut pas les brûler ses pauvres enfants…lol… je trouvais plus important de faire ce chapitre plus concentré sur Tanya que sur les lemons…

Ne vous en faites pas… on se reprendra assez vite… vous comprendrez pourquoi à la fin du chapitre.

Gwendoline : Carlie est très attendrissante avec maman Bella… Edward est un chaud lapin effectivement…lol… mais Bella, elle adore ça…lol…

Lele33350 : Jasper et Bella on cette complicité de pouvoir parler de tout sans aucune gêne et sans même être mal à l'aise… Il n'y a pas juste les réveils d'Edward qui sont fantastiques…lol… lui l'est tout entier…lol… On ne changera pas Alice shopping avant tout… Merci pour les chansons, j'hésite toujours à les mettre, mais je vois qu'elles font plaisir… Pour le bébé, Bella va faire ça comme une grande ne t'inquiète pas…

Ousna : Tu n'es pas la seule à avoir eu chaud à ce qu'il paraît… merci beaucoup…

Lalilia : Merci beaucoup.

Veronica : Trop drôle ton histoire avec la chanson… Merci d'adorer autant mes écrits…

Bébé23 : Robert est très efficace effectivement… Tu n'es pas la seule à avoir eu chaud…lol…

Matrineu54 : Désolée, mais il n'y aura pas de grossesse surprise dans cette fic…

Bonne lecture

On se voit en bas.


CHAPITRE 26 : NOTRE BONHEUR


3 mois plus tard. (eh oui il faut bien qu'on avance un peu dans le temps)

Nous étions à la fin de mai, les vacances d'été approchaient pour Carlie et Rosalie était de plus en plus grosse. L'arrivée des triplés était prévue dans 6 semaines, mais le gynéco doutait de pouvoir se rendre à cette date. Une grossesse de triplés est rarement menée à terme et déjà qu'à 34 semaines c'était pratiquement un exploit. Son gynécologue visait de l'emmener jusqu'à 34 semaines et à partir de cette date, les bébés n'auraient presque aucune séquelle d'un accouchement trop prématuré, alors, elle attendait patiemment la naissance de ses bébés.

Je travaillais encore comme une abeille avec Angela. On pensait même à engager une nouvelle personne. Jacob s'absentait un peu plus souvent pour Leah qui avait besoin de lui. J'étais un peu moins fatiguée, Edward avait reprit son rythme de travail régulier, ce qui fait qu'il m'aidait plus dans les tâches ménagères. Il m'avait toujours aidé, mais les dernières semaines il avait prit Carlie tous les soirs et je travaillais plus tard qu'à l'habitude. Il faisait le repas, donnait le bain de Carlie et j'arrivais juste à temps pour lui raconter une histoire avant qu'elle ne dorme.

J'essayais de prendre plus de temps pour le passer avec Edward et Carlie. J'avais discuté avec Edward sur le fait que Carlie parlait de moi comme de sa maman. Elle ne m'avait pas encore appelé maman directement, et je vous avouerai que je commençais à m'y habituer. C'est fou comment j'étais heureuse de savoir que cette fillette me considérait comme sa mère, mais je le serai encore plus, lorsqu'elle m'appellera maman directement. Parce que j'avais fait mon choix, j'étais prête, je voulais être une maman. D'abord en rendant ça concret avec Carlie, et ensuite, avec un petit bébé à moi, plus tard.

Angela s'était absentée pour aller nous acheter un café latté, j'avais mes règles, Edward m'avait fait un merveilleux massage hier soir et ce matin, j'avais besoin du réconfort d'un bon café latté saupoudré de cannelle. Me voilà donc assise à son poste de travail pour répondre au téléphone à sa place. Ça ne me dérangeait pas, c'était mon travail avant.

-Phoenix Volvo, Isabella, bonjour…

-Isabella... s'il te plaît ne raccroche pas…

-Et pourquoi je t'écouterais…

-C'est important, je n'ai pas beaucoup de temps, s'il te plaît Isabella…

-J'ai beaucoup de travail…

-Ça ne prendra que quelques minutes…

-Fait vite Tanya… me résignais-je.

-Je veux juste savoir comment elle va… savoir si je l'ai traumatisé et si… et si… elle me demande… finit-elle en murmurant.

Je soufflai bruyamment avant de lui répondre. Je ne savais pas si je devais lui dire. Je ne savais pas si Edward serait d'accord que je lui dise.

-Isabella?

-D'abord qu'est-ce qui te dit que je suis toujours avec Edward et que je sais comment va Carlie ?

-J'en suis certaine, la façon dont il te regardait… et… et… tu as défendu Carlie comme si c'était ta propre fille… plus que ce que moi j'aurais fait… Tu l'as défendu comme une mère défend son enfant… Dis-moi comment elle va ?

-Tu aurais du appeler Edward. Ce n'est pas à moi de te donner ces informations.

-J'ai eu peur qu'il me coupe la ligne Il doit m'en vouloir… S'il te plaît…

-Il t'en veut énormément… Tu es toujours en prison ? demandais-je.

-Oui… à Cuba… je suis sobre depuis l'arrestation… je fais une thérapie… je… s'il te plaît Isabella, dis-moi comment elle va ? Je regrette ce que je lui ai fait… je n'ai jamais été là pour elle et j'ai voulu lui enlever son père, la personne la plus importante pour elle, c'est important pour moi de savoir si elle va bien...

-J'en parle à Edward avant, tu n'as plus aucun droit sur elle, Edward est la seule personne qui peut décider pour elle. Mais à mon avis, tu devrais appeler Edward.

-Non, pas Edward… je… je pourrais te rappeler dans une semaine à la même heure, je ne lâcherais pas Isabella, Carlie est encore ma fille et je veux essayer de me faire pardonner.

-Rappelle-moi et je te donnerai les informations si Edward m'y autorise.

-Merci Isabella.

-Ne me remercie pas…

Et je raccrochai. Je me laissai tomber sur la chaise derrière moi. Les autres lignes téléphoniques sonnaient, mais je n'étais pas capable de répondre. J'avais la gorge nouée et mes yeux piquaient des larmes qui s'y formaient. Angela arriva et répondit au plus de ligne qu'elle le pouvait avant de mettre la boîte vocale.

-Bella… qu'est-ce qui ne va pas ? c'est Carlie ?

Je secouai la tête. Je ne pouvais pas croire qu'elle avait osé m'appeler moi. Angela passa sa main sur dans mon dos et me fit quelques mouvements circulaires pour que je me calme.

-Chérie, ça va ? s'écria Jacob qui venait apparemment d'entrer dans le bureau.

Je me jetai dans ses bras et me remis à sangloter. Il me serrait fort et caressait mes cheveux en embrassant ma tête.

-Calme-toi chérie… dis-nous ce que tu as… tu m'inquiètes…

-Je dois… parler… à Edward… dis-je en lui tendant mon portable la main tremblotante.

Il prit mon téléphone portable et composa le numéro d'Edward à l'aide de mes contacts. Pauvre Jacob toujours là à faire le pont pour appeler une autre personne.

-Edward c'est Jacob, désolé de te déranger mec, mais Bella a besoin de toi…

-Elle est en larmes.

-Elle te demande… oui… je vais lui dire… non, ne t'inquiètes pas, je reste près d'elle…

Il ferma le téléphone et le mit sur le bureau.

-Angela, tu veux bien aviser que je ne peux pas venir dans le garage, que j'ai des choses à régler avec Bella.

-D'accord, dit-elle avant de sortir du bureau.

Jacob me prit sur ses genoux et me berça doucement, caressant mes cheveux et les embrassant doucement. Il me laissait verser mes larmes sans me demander ce que j'avais, me murmurant des mots doux pour me réconforter.

-Edward… soufflais-je entre mes sanglots.

-Il s'en vient chérie… ne t'en fait pas… il sera là dans quelques minutes… ça va aller…

Je m'accrochai à Jacob. Il était mon ami, pas un ami comme Jasper, mais un ami avec qui je pouvais me laisser aller à mes larmes. Qu'est-ce qu'elle voulait ? Elle est en prison, je n'accepterai pas qu'elle bouleverse Carlie une fois de plus. Elle se figeait encore quand elle voyait des bimbos blondes au teint hâlé. Elle ne mettrait pas la merde encore une fois dans le cerveau de ma fille. C'est moi sa maman maintenant. Ce n'est plus elle qu'elle présente comme sa mère, c'est moi. On est ensemble tous les trois et on forme une famille unie, Tanya n'a jamais voulu de cette famille.

-Pourquoi ? m'écriais-je.

-Chut, chérie… il s'en vient… ça va aller…

-Elle n'a pas le droit… c'est moi… plus elle…

-Chutt….

-BELLA… Jacob, qu'est-ce qu'elle a ??

-Aucune idée mec…

-OH Ed… wwaaaarrrrrdddd, sanglotais-je.

Il me prit dans ses bras et m'enlaça resserrant ses bras autour de moi avec force.

-Jacob… elle t'a dit ce qu'elle avait ? pourquoi elle pleure autant ? paniqua Edward.

-Non…. Elle a Juste dit… pourquoi et … elle n'a pas le droit que c'est moi, plus elle…

-Edward… tu ne la laisseras pas faire hein ???

-Dis-moi pourquoi tu pleures mon amour ?

-Hey je vous laisse, prends soin d'elle Edward…

-C'est bon, t'en fait pas Jacob… Merci de m'avoir appelé…

J'étais incapable de m'arrêter de pleurer. Edward essayait de me calmer, mais il n'y avait rien à faire. J'avais tellement peur que Tanya revienne hanter ma petite Carlie.

-Bella, calme-toi… il faut que tu me dises ce que tu as…

J'inspirai calmement et expirai. Je levai les yeux vers lui et rencontrai les siens. Il y avait de la tristesse mais surtout de l'inquiétude. J'étais en train de lui gâcher une chemise et lui essayait de me réconforter. Il fallait que je lui dise que Tanya m'avait appelé.

-Edward…

-Dis-moi mon bébé… dis-moi pourquoi tu pleures ??? souffla Edward.

-C'est Tanya…

-Tanya, mais qu'est-ce qu'elle a Tanya ??? Bella elle est à Cuba…

-Elle vient de me téléphoner… dis-je avant de me remettre à sangloter.

Edward me regarda, ses yeux sont presque sortis de leurs orbites.

-Comment ça elle t'a appelé. ?

-Elle voulait des nouvelles de Carlie. Elle m'a supplié de lui dire qu'elle allait bien. Elle m'a dit qu'elle était en thérapie, que Carlie était sa fille et qu'elle avait bien l'intention de se faire pardonner vis-à-vis d'elle.

-Pourquoi elle ne m'a pas appelé moi ? elle n'avait pas le droit de te mettre dans un état pareil, dit-il furieusement.

-Je lui ai dit, mais, elle avait peur que tu lui coupes la ligne…

-Et c'est ce que j'aurais fait… putain…

-Edward… elle va me rappeler la semaine prochaine à la même heure…

-Pourquoi ?

-Parce que je ne lui ai pas dit ce qu'elle voulait entendre... Je lui ai dit que je t'en parlerais d'abord… que c'est toi qui avait la garde et que c'était seulement toi qui décidais pour elle. Elle ne lâchera pas Edward…

-Ça va aller Bella… je vais appeler Alec… il va nous aider.

Edward prit son portable et fixa un rendez-vous avec Alec pour le lendemain. Edward me prit contre lui et embrassa mon front.

-Je te ramène, dit-il en passant son bras autour de mes épaules.

Je le suivis sans dire un mot. Je fis signe à Angela que mon portable restera ouvert et parti avec Edward. Jacob vint me serrer dans ses bras avant de refermer la porte de la voiture d'Edward.

Nos rentrâmes à la maison et Edward me fit couler un bain moussant dans lequel il se glissa avec moi. Nous sortîmes et c'est en pyjama qu'il nous installa sur le canapé devant la télé avec un chocolat chaud. Le film à la télé tournait pour rien. J'avais les yeux dans le vide et je ressassais mes idées

-Bella, dit Edward en levant mon visage avec son doigt sous mon menton.

Je le regardai.

-Je suis désolé…

-Ce n'est pas de ta faute Edward.

Il baissa les yeux. Et ce fut plus fort que moi, j'explosai toute ma frustration.

-Pourquoi ?? Pourquoi elle se rend compte maintenant que Carlie existe ?? m'écriais-je. Elle est en prison, merde… je n'accepterai pas qu'elle bouleverse Carlie une fois de plus.

-Bella… calme-toi… je vais faire tout ce que je peux, je te le promets…

-Edward… je refuse qu'elle mette la merde encore une fois dans le cerveau de ma fille. C'est moi sa maman maintenant. Ce n'est plus elle qu'elle présente comme sa mère, c'est moi. On est ensemble tous les trois et on forme une famille unie, elle n'a jamais voulu de cette famille, c'est la mienne, hurlais-je en m'écroulant sur son torse pour verser un torrent de larmes.

-Chut… mon amour… Carlie le sait que c'est toi sa maman… Elle sait que tu fais tout pour elle et que tu t'en occupes comme ta propre fille.

Il prit mon visage en coupe.

-Bella… tu es la mère de Carlie dans son cœur. Tu es celle qu'elle a choisi, elle aurait pu t'en vouloir d'entrer dans notre vie… elle t'aime et tu es importante pour elle. Ne doutes jamais de ça, compris ?

Je hochai la tête. Edward essuya mes larmes avec ses pouces.

-Nous sommes une famille unie, Bella. Toi, moi et Carlie, tous les trois nous sommes une cette famille unie et je ne laisserai plus Tanya la briser.

-Je suis désolée Edward. Ça me fou la trouille quand Tanya débarque…

-Essaie de dormir un peu… tu es épuisée… On en reparlera plus tard…

-D'accord.

Je m'installai sur le divan la tête sur les cuisses d'Edward. Il mit le jeté sur moi et je m'endormi sous les caresses d'Edward sur mes cheveux, espérant que je ne ferais pas de cauchemars impliquant une bimbo blonde.

Cinq jours, cinq jours que j'angoisse, que je surprotège Carlie, que j'ai refait un speach sur la sécurité de Carlie à l'école et au service de garde, que je me réveille mille fois par nuit pour aller vérifier si Carlie est dans son lit et que je fais des crises de larmes à Edward tous les soirs avant de dormir. Rien n'y fait. Jasper a essayé de me parler, me rassurer, Edward m'a câliné de toutes les façons qui soit, en me massant, en me caressant, en me serrant dans ses bras, .il a même essayé de me faire l'amour et je n'ai pas pu. C'était pathétique…

J'avais une migraine d'enfer tous les matins en me levant et tous les soirs en me couchant. J'étais épuisée de me torturer avec l'idée que Tanya pourrait nous reprendre Carlie.

Edward ne cessait de me répéter qu'il avait un jugement en sa faveur, que Tanya n'avait plus aucun droit sur Carlie mais rien n'y faisait. Alec était venu à la maison pour m'expliquer une fois de plus le jugement favorable d'Edward. J'avais été rassurée, mais pour quelques heures seulement. L'angoisse me rongeait de l'intérieur et j'étais pire qu'une loque humaine. Nous étions samedi matin et Edward venait de partir reconduire Carlie au ballet avec sa copine Kristen. Le père de cette dernière devait les prendre et les emmener au cinéma voir le nouveau film pour les fillettes.

Je me dirigeai vers la douche et m'y glissai, laissant couler l'eau chaude sur mon corps. Je fit mousser mon shampooing dans mes cheveux et me rinçai sous le jet. Je sentis un courant d'air froid et ensuite le bruit de la porte de douche se fermer. J'ouvris doucement les yeux. Edward se tenait devant moi le sourire fendu jusqu'aux oreilles. Je lui fis un sourire timide.

-Ton frère vient de téléphoner. Les bébés sont nés, dit-il fièrement.

-C'est vrai ?? quand ??

-Ce matin, à 06h01, 06h03 et 06h07.

-Ils vont bien ? Rosalie, elle est comment, elle va bien… il faut que j'y aille….

-Oui… tout le monde va bien… à part peut-être Emmet qui chialait… trop emu… dit-il en souriant toujours.

-Mon frère doit être perdu avec Rosalie qui n'est pas en état de prendre les commandes… je vais m'occuper de lui….

Je pris le gel de douche à la fraise et me lavai en vitesse voulant aller voir mes neveux et ma nièce.

Enfin une bonne nouvelle !!!

Edward me stoppa en m'attrapant les mains. Je levai le visage vers lui en haussant les sourcils. Je ne comprenais pas du tout pourquoi il me stoppait de la sorte.

-Ils ont passé la nuit debout… Tu ne crois pas, que Rosalie a besoin de se reposer, et qu'Emmet fera la même chose ?

-Oh… peut-être… tu crois ???

-Moi… ce que je crois… c'est, que nous devrions profiter d'être seul tous les deux… après on ira chercher Carlie et voir les bébés en après-midi… dit-il les yeux ancrés dans les miens collant son corps contre le mien.

-Je suis désolée, Edward… j'ai été une petite amie atroce cette dernière semaine, soufflais-je en l'attirant à moi en passant mes mains sur sa nuque pour accrocher ses cheveux et l'embrasser.

Edward ouvrit les lèvres avant même que je demande la permission d'y entrer avec ma langue. Il prit le contrôle de la situation assez rapidement en insérant sa langue dans ma bouche.

Dieu qu'il m'avait manqué !!!

-Tu m'as tellement manqué Bella…

-Je suis désolée, mon amour… dis-je en reprenant ses lèvres.

Il pressa son érection sur mon bas ventre et je gémis dans sa bouche.

-Sors-moi d'ici… on va se prendre une débarque, soufflais-je entre deux baisers.

-T'inquiètes mon amour… je vais te tenir… dit-il en me prenant par les fesses pour me coller contre le carrelage.

Il plia un peu ses genoux et dans un merveilleux coup de rein, il me pénétra, nous faisant gémir tous les deux. Ses mouvements étaient longs et profonds tout en roulant des hanches pour créer une friction contre mon clitoris déjà gonflé de plaisir.

-Edward… c'est si bon…

-Humm… oui c'est tellement bon ma Bella…

Il m'embrassait partout dans le cou, me faisant frissonner. Il accéléra ses mouvements en reprenant ma bouche pour m'embrasser langoureusement. J'en voulais plus, plus de lui, plus de ses coups de rein, plus de ses baisers… j'étais en manque de lui et c'est là que je m'en apercevais.

Non mais qu'elle conne j'ai été… cinq jours à nous priver de ce bonheur d'être l'un contre l'autre.

Je pris son visage en coupe et accrochai mes yeux aux siens.

-Edward… tu me promets qu'on ne laissera rien lui arriver…

-Oh ma chérie… je te le promets… tout va bien aller…

Il replongea sur mes lèvres et accéléra la cadence. Ses mains toujours sur mes fesses pour me maintenir contre le mur, me palpaient et malaxaient habilement. Il laissa mes lèvres pour embrasser mon cou, ma poitrine et il cajola mes seins de sa langue avant d'en mordiller la pointe.

-Oh oui… Edward…

Il remonta et nicha son nez dans mon cou pour accélérer une fois de plus la cadence de ses mouvements en moi.

-Plus fort Edward…

Il se retira complètement et entra avec force buttant contre mon point G.

-Oh mon dieu… Edward… encore…

Il refit le même mouvement quelques fois et je m'excitais encore plus tellement les sensations étaient bonnes.

-Bella… jouie bébé…

-Plus vite mon amour… haletais-je au bord de la libération.

Il s'exécuta et ses mouvements qui devinrent sauvages, bestiaux me firent exploser en hurlant mon plaisir.

-OH OUIII EDWAAARRD

Il cogna encore quelques coups et se déversa au fond de moi en grognant. Doucement Edward me fit redescendre et ajusta l'eau qui s'était refroidie. Il nous rinça et nous sortîmes de la douche pour rejoindre les draps de notre lit. Il m'attira à lui.

-Bella… ne me prive plus jamais de toi aussi longtemps…

-Je sais, je suis désolée… ne m'en veut pas… je suis là maintenant…

Il me caressa longuement en silence avant de reprendre la parole.

-J'y ai beaucoup réfléchis et je vais aller avec toi… je vais lui parler moi-même…

-Edward… et si tu empirais les choses en lui parlant…

-Alec m'a suggéré de lui dire comment va Carlie… mais il veut aussi connaître ses intentions… pour se préparer à toutes éventualités.

-D'accord… et Carlie… on va lui dire ???

-Je ne crois pas non… Jasper m'a dit d'attendre de savoir ce que veut vraiment Tanya avant de lui dire.

-Il a peut-être raison… pauvre puce, je n'ai pas été très présente cette semaine…

-Je lui ai dit que tu étais fatiguée. Tu devrais peut-être faire une sieste. J'appelle de père de Kristen pour lui dire qu'on va passer prendre Carlie vers 14h00 pour aller à la maternité.

-Edward, t'es un amour… soufflais-je fermant les yeux, callant mon visage dans mon oreiller.

J'ai du m'endormir parce que je sentais juste un effleurement sur ma joue. J'ouvris doucement les yeux et vis une merveilleuse petite fille me sourire.

-Bella… réveille-toi…

-Salut ma puce… tu t'es bien amusée ?

-Oui… papa il dit que tu dois te lever, pour aller voir les bébés... dit-elle.

-Bien sur… fais-moi un bisou et je me lève.

Elle me donna un gros bisou sur la joue et me serra contre elle en me soufflant un je t'aime. Mon cœur se serra d'amour et je compris la façon dont je devais me faire rassurer, lui demander des câlins et des bisous.

Je me préparai rapidement. Edward nous emmena manger un sandwich et une salade avant de nous rendre à la maternité. Carlie était excitée de pouvoir prendre un bébé dans ses bras. Je lui avais tout de même expliqué que les bébés étaient nés un peu trop tôt et que peut-être nous ne pourrions pas les prendre.

Elle avait avec elle 4 sacs qui contenaient des cadeaux de naissance. Un pour chacun des bébés, soit un petit pyjama, une camisole, des chaussettes et un petit bonnet pour chacun des bébés, un ensemble bleu, un vert et un rose pour la fillette. Pour Félix notre filleul à Edward et à moi, nous avions mis un camion en plastique mou. C'est Carlie qui l'avait choisi. J'avais lessivé toute la layette avec du savon doux pour bébé avant de les mettre dans des sacs, donc, ils étaient prêts à mettre aux bébés.***

On toqua à la porte de la chambre et je passai la première pour entrer doucement.

-Hey bonjour vous deux… ça va ?? dis-je en entrant doucement.

-Bella… viens-là ma petite sœur.

Il me prit dans ses bras et je l'embrassai pour le féliciter. Je me retournai pour voir Rosalie donner le sein à un des trois bébés. Les deux autres étaient dans des incubateurs à côté du lit, les trois incubateurs alignés sur le mur. Elle souriait. Elle avait l'air épuisée, mais elle avait un sourire collé au visage, un sourire de pur bonheur. Je ne l'avais jamais vu aussi heureuse de toute sa vie, même pas le jour de son mariage. Emmet avait le même sourire lui aussi. Je ne pus que penser que je pourrais avoir le même sourire que Rosalie, qu'Edward aurait le même qu'Emmet et que Carlie sourirait elle aussi de voir sa famille s'agrandit et d'être une grande sœur.

Je me dégageai de l'étreinte de mon frère. Je pris la main de Carlie et me dirigeai vers le lit pour embrasser Rosalie. J'entendais Edward féliciter Emmet et lui remettre les cadeaux de naissances.

-Félicitations Rosalie… ça va ? demandais-je ne l'embrassant. Carlie en fit de même.

-Merci Bella… je suis tellement heureuse… si tu savais… dit-elle en pleurant de joie.

-Je sais Rosie… je suis fière de toi…

-Ils sont beaux… il s'appelle comment celui-là Rosalie ? demanda Carlie en montant sur

-Lui c'est Félix… c'est le plus gourmand… dit-elle en riant.

-Laissez-moi faire les présentations… Alors voici, la petite Emma Alice née la première à 06h01, ici dans les bras de sa maman, il y a Félix Edward né à 06h03 et le petit dernier, là, Alec Jacob né à 06h07, dit Emmet en pointant les incubateurs.

-Je peux le prendre, demanda-t-elle timidement.

-Oui, attends il va bientôt terminer de téter.

-C'est bien que tu puisses les allaiter, ça va leur faire un bon départ… lui dis-je doucement.

-Ouais, j'avais peur de ne pas pouvoir, vu qu'ils sont trois… les médecins me l'avaient déconseillés, mais, j'ai une tête dure, alors…ça fera le temps que ça durera… pour l'instant, je ne fais qu'en profiter et eux aussi…

Elle me parlait et faisait des gestes de tendresse et d'amour, lui caressant les cheveux, le bout du nez, le bébé agrippait son doigt et elle se penchait pour embrasser le sommet de sa tête. Elle me montra les breloques qu'elle avait acheté pour mettre sur les petites chaînes en or que je leur avais offert à noël. Il y avait un cœur pour Emma, un nounours pour Félix et un petit chaton pour Alec.

Le bébé se détacha du sein et Rosalie le mit en position pour lui faire faire son rot. Edward s'approcha et tendis les bras vers le bébé.

-Je peux…

-Oh oui… prends-le… dit-elle en lui souriant.

Edward prit le petit Félix dans ses bras et alla s'asseoir sur une chaise. Il assoya le petit sur ses genoux en position assise et prit son menton entre le pouce et l'index de ses grandes mains. Il fit quelques cercles dans le dos avec son autre main pour aider Félix à laisser sortir l'air de son petit estomac.

J'étais obnubilée et émerveillée par la facilité d'Edward à prendre un si petit bébé avec lui. Un autre bébé se mit à pleurer doucement. Emmet se dirigea vers lui et ouvrit la petite porte pour le prendre dans ses bras. Emmet murmura des mots doux au petit Alec qui se calma tout de suite. Mon frère avec ses grosses mains tenait le petit et je fus ému de le voir calmer son fils avant de le passer à Rosalie pour le nourrir.

Il le mit dans les bras de Rosalie qui le mit au sein. Carlie s'installa sur le lit tout près de Rosalie et regarda doucement comment elle s'occupait de son petit bébé. On entendit Edward féliciter Félix en faisant éclater tout le monde.

-Hey petit bonhomme… tu vas battre ton père à ce rythme là…

Il souriait devant les grands yeux tout ouverts du bébé. Il le changea de position, pour le mettre sur son épaule et se leva pour le bercer doucement, comme il m'avait raconté qu'il faisait avec Carlie. C'était tellement naturel pour lui. Il avait une telle facilité avec les enfants s'en était déstabilisant.

J'étais déçue pour Carlie, elle n'avait pas pu prendre le bébé. Je m'approchai d'Edward et lui chuchotai à l'oreille.

-Carlie ma chérie… tu veux bien le prendre…

-Oui… dit-elle en se levant pour venir rejoindre son père.

Elle s'assoya dans le fauteuil berçant et Edward déposa le bébé dans ses bras. Son visage s'illumina. Edward s'agenouilla devant elle, pour s'assurer que le bébé était bien.

-Papa… je pourrai être une grande sœur ???

-Oh euh… je sais pas… un jour peut-être…

-Tu crois que je serai bonne pour être une grande sœur ??

-Tu seras une grande sœur formidable Carlie… répondis-je à la place d'Edward, ce qui me valu d'avoir tous les visages tournés vers moi.

Je souris à mon amoureux dont le visage s'était éclairé d'espoir en un seul instant. Je crois que je vais devoir répondre à ces allusions devant Edward ce soir…

-Alors Rosalie… ils sont en bonne santé ?? vont-ils avoir des complications, dont les médecins avaient parlés pendant ta grossesse, vu qu'ils sont prématurés ?? demandais-je.

-Le pédiatre est passé avant que vous n'arriviez… Ils vont nous garder plus longtemps pour pouvoir faire une observation afin de vérifiez justement s'ils auront des conséquences dus à leur prématurité.

-Et alors ?

-Oh, les médecins avaient prévus un accouchement prématuré alors, ils m'avaient fait des injections de cortisones pour la maturation des poumons des bébés, alors, tout semble correct.

-Dieu merci, soufflais-je.

Nous ne restâmes pas trop longtemps pour laisser Rosalie se reposer. Carlie était heureuse de sa visite et d'autant plus qu'elle a pu prendre les deux garçons dans ses bras et elle a aidé Rosalie à mettre la layette, que nous avions acheté, à Emma. Edward s'était fait un plaisir de changer la couche et de mettre la layette verte à Félix et moi j'avais eu besoin de l'aide d'Edward pour faire la même chose à Alec. Ça m'avait un peu découragée et je me remettais en question une fois de plus sur ma capacité à être maman d'un petit bébé.

C'est tranquillement et en passant par le supermarché qu'on rentra à la maison. On fit des steaks et des pommes de terre avec une salade verte pour le diner. Carlie était devenue une merveilleuse cuisinière pour faire les desserts. Alors, elle nous a fait un pouding au chocolat, elle était très fière.

Depuis noël, nous avions fait presque toutes les recettes de desserts du livre qu'elle m'avait offert. Elle avait pris beaucoup d'assurance et elle pouvait faire les plus facile à réaliser toute seule.

Nous mangeâmes tous les trois et après les bains, nous écoutâmes un film tous les trois enlacés sur le divan. Quand nous nous glissâmes dans notre lit et Edward m'attira à lui pour que je le regarde. Il scruta mes yeux et il se lança.

-Tu veux bien m'expliquer la raison pour laquelle tu as répondu à Carlie qu'elle sera une grande sœur formidable ??? parce que moi j'y ai cru l'espace d'un instant…

-Je suis désolée… je ne voulais pas te faire un faux espoir que je pourrais vouloir un enfant maintenant… j'ai juste dit la vérité… Carlie sera une grande sœur formidable…

-Bella… je l'ai vu dans tes yeux que tu en as envie… pourquoi tu refuses de faire un bébé ???

-J'ai peur…

-Peur de quoi ?

-Peur de ne pas être à la hauteur, je te lai déjà dit…

-Bella, mon amour… tu seras la mère la plus attentionnée et la plus merveilleuse qu'un enfant pourra avoir… Carlie t'adore et te considère déjà comme sa maman.

-Je sais tout ça… mais si je n'y arrive pas…

-Je serai là pour t'aider… j'y suis arrivée une fois tout seul, j'y arriverai avec toi.

-Edward… si je n'y arrive pas et que tu dois t'occuper de ce bébé tout seul une fois de plus… je ne veux pas te décevoir… surtout pas sur ce sujet…

-Bella… comment est-ce que tu pourrais me décevoir. Si on a un enfant ensemble, on fera tout à deux. Le bébé, la grossesse, l'accouchement, l'allaitement, les couches, le bain, les purées et la discipline, même si c'est la partie la moins intéressante, on va la faire ensemble, je ne doute pas de toi.

-Edward… comment tu fais pour être aussi confiant…

-Je t'aime et je sais qu'on peut traverser les épreuves mais aussi les étapes de la vie ensemble.

-Je t'aime aussi, dis-je avant de l'embrasser doucement.

Edward pressa ses lèvres plus fort sur les miennes et descendit ses mains sur mes fesses pour me rapprocher de lui.

-Bonne nuit mon amour.

-Bonne nuit mon chéri.

C'est blotti contre Edward que je m'endormis ce soir-là.

Ce matin, nous étions le jour où Tanya devait appeler à mon travail pour prendre des nouvelles de Carlie. C'était aussi le matin où je devais recommencer ma pilule contraceptive. Sans en parler à Edward, j'avais laissé la petite pilule dans son emballage, remettant à ce soir la décision de la prendre ou non.

Edward m'accompagnait et nous parlerons tous les deux ensembles à Tanya en conférence dans mon bureau. J'étais tellement angoissée, j'appréhendais de savoir ce que Tanya voulait vraiment.

Nous étions dans mon bureau prenant un café latté attendant qu'Angela me transfère l'appel. J'avais les mains moites et je bougeais ma jambe nerveusement. Edward posa sa main sur ma jambe pour me calmer quand mon téléphone sonna.

-Calme-toi… ça va bien se passer.

J'appuyai sur le bouton pour répondre au téléphone.

-Isabella Swan, directrice commerciale, bonjour.

-Isabella, bonjour c'est Tanya…

-Bonjour…

-J'ai plus de temps aujourd'hui, je n'ai pas fait d'autres appels cette semaine… Alors, tu as discuté avec Edward ?

-Oui, j'ai discuté avec Edward… d'ailleurs, il est avec moi et tu es sur haut-parleur… il t'entend…

-Oh… Salut Edward.

-Tu veux quoi Tanya ?

-Edward je suis désolée…

-Désolée… Tanya bordel, tu l'as carrément traumatisée… elle fait encore des cauchemars et elle se fige à chaque fois qu'elle voit une grande blonde aux cheveux longs… et toi tu ne fais qu'être désolée… tu te fous de ma gueule…

-Elle va mieux ?

-Et pourquoi je te le dirais ? tu te soucies d'elle maintenant ? Tu ne t'es jamais occupé d'elle, tu as préféré faire la fête et me laisser Carlie sur les bras… moi aussi Tanya j'avais 20 ans quand elle est née. Et tu sais quoi ? j'ai pris mes responsabilités je ne me suis pas dérobé…

-Tu ne t'es occupé que d'elle… tu ne t'es jamais occupée de moi… tu étais fâché après moi d'être tombé enceinte… tu as toujours mis le blâme sur moi, j'étais la fautive et toi tu étais le papa merveilleux qui s'occupait de sa fille…

-Tu ne vas pas me faire une autre crise de jalousie… j'y crois pas… j'étais fâché c'est vrai, comment voulais-tu que je réagisse… tu en étais à 7 mois de grossesse quand je l'ai appris et je n'étais même pas certain que cet enfant était de moi alors… me fais pas chier…

-Je vais raccrocher… c'est à Isabella que je voulais parler… pas à toi… tu es de mauvaise foi…

-Tanya, dis-je en mettant ma main sur la bouche d'Edward, lui faisant des gros yeux pour qu'il se taise.

Elle ne dit rien.

-Je n'avais pas d'autre choix que de prendre ton appel avec Edward. C'est lui qui est responsable de Carlie… c'est lui et lui seul qui décide si je te donnes des nouvelles de Carlie.

-C'est bon… je voulais éviter ce genre de discussion, c'est pour ça que je t'ai appelé toi, mais je comprends… je veux juste savoir si elle va bien… si j'ai ruiné sa vie… si elle pourra vivre normalement… dit-elle la voix qui tremblait un peu.

Je regardai Edward qui avait mis ses coudes sur ses genoux et sa tête entre ses mains, avant de répondre. Il me fit un petit signe de la main pour m'autoriser à parler avec Tanya.

-Elle va mieux… elle est suivit par un bon psychologue qui est en fait mon meilleur ami, Jasper… elle peut lui parler autant de fois qu'elle le veut… il lui a fait comprendre beaucoup de chose… surtout en ce qui concerne le comportement de mère que tu avais envers elle…

-Génial… vous lui avez dit que je suis folle…

-Pas du tout… même si on l'a pensé... Jasper lui a expliqué, dans des mots d'enfants, que tu avais probablement fait une dépression post-partum après sa naissance… que tu avais vécu beaucoup de choses difficiles et que tu aurais eu besoin de quelqu'un comme lui pour t'aider à comprendre ce qu'il se passait dans ta tête…

-C'est ce qu'il pense votre ami ?

-Oui… d'après la description de tes comportements… mais Edward et sa famille étaient tous trop occupés avec Carlie et la frustration d'Edward pour t'apporter l'aide dont tu avais besoin… Carlisle s'en veut de ne pas avoir vu ta détresse…

-Vous direz à votre ami Jasper qu'il a fait un bon diagnostic… d'après les séances avec mon psy ici… en lui racontant tout depuis ma grossesse, il en a déduit que c'était probablement ce qui m'était arrivé… que j'avais eu une période plus calme durant les 2 années où Edward a essayé de faire de nous une famille… je souffrais sans m'en rendre compte par la suite, j'étais toujours dépressive et je me vautrais dans l'alcool, la drogue et le sexe… mais je suis replonger à fond quand Edward t'a rencontré… je savais qu'il était amoureux et que l'illusion était fini pour moi… je faisais tout pour qu'il me donne de l'attention et ce même si c'était me prendre la tête avec lui…

-C'est aussi ce qu'on en a déduit…

-Edward ?

-Oui…

-Je te demande pardon… j'aurais dû te rendre ça plus facile… si je ne m'étais pas voilée la face en me persuadant que j'étais amoureuse de toi… nous n'en serions pas là aujourd'hui…

-Écoutes Tanya… tu as juste oublié que ce n'était pas de sa faute à elle… Tu ne lui as jamais fait de câlin et tu t'en occupais le moins possible… tu voulais me faire payer à moi et par le fait même, tu le faisais payer à Carlie… Elle l'a comprit assez tôt que j'étais la stabilité… je suis triste que ça se soit terminé de cette façon… je n'ai jamais voulu priver Carlie de sa mère… tu ne m'as pas laissé le choix… tu voulais l'enlever…

-Je sais… si tu savais comme je regrette… tu as fait ce qui était bon pour elle… tu as toujours su faire ce qui était le mieux pour Carlie.

-Je voulais la protéger de tout ça… de nos chicanes et d'une séparation douloureuse… mais tu as tout fait foiré…

-Vous vivez tous les trois ensembles ???

-Oui…

-Elle me demande… je veux dire… est-ce qu'elle sait où je suis ?

-Oui… elle le sait…

-Tu crois qu'un jour elle va me pardonner de lui avoir fait ça ???

-Je ne sais pas… on n'en est pas rendu là dans son cheminement.

Edward, tout comme moi, avait les yeux remplis de larmes qui menaçaient de s'échapper. Je m'avançai vers lui et pris place sur ses genoux. Il nicha son nez dans mon cou et inspira un grand coup. Je décidai de prendre la parole puisque Tanya pleurait elle aussi à l'autre bout du fil.

-Tanya pour le moment, on essait de lui donner une vie stable qui correspond à la vie normale d'une fillette de 7 ans. En plus de ses cours de piano, elle prend des cours de ballet avec une amie de sa classe… ses résultats scolaires sont très bons et son comportement n'est pas problématique… mis à part quelques cauchemars…

-Elle va bien… elle va vraiment bien… est-ce qu'elle parle de moi ?

-Pas souvent… et quand elle le fait elle t'appelle Tanya…

-Elle t'appelle maman ?

-Non, mais elle me présente comme sa maman… elle me considère comme sa maman, mais ne m'appelle pas maman… j'imagine qu'elle ne veut pas raconter toute l'histoire et répondre où elle est sa maman…

-Je vois que vous vous occupez bien d'elle… je ne serai qu'un souvenir alors ?

-Tanya… jamais on ne lui a dit des méchancetés sur toi… on lui dit la vérité… dit Edward doucement.

-C'est vrai ??? vous ne lui avez pas dit de m'oublier ??

-Non… et je n'ai pas enlever tes photos dans les albums… je ne t'ai pas effacé de sa vie… elle t'a seulement mise de côté, elle se protège de cette façon pour l'instant et Bella et moi en font de même également.

-Si un jour elle demande à me parler ou à me voir… tu lui permettras ???

-Si elle est prête pour ça… probablement… mais pas avant qu'elle ne puisse prendre une décision réfléchie… Je ne laisserai plus rien de traumatisant lui arriver... j'espère que je me fais bien comprendre…

-Oui… je comprends Edward… j'ai beaucoup cheminé avec la thérapie ici… je comprends bien des choses… ça me fait du bien… j'aurais du faire ça bien avant… je dois raccrocher, il ne me reste que 5 minutes… je peux rappeler de temps en temps pour prendre de ses nouvelles ???

-Oui… mais de façon normale… je ne veux pas que tu nous harcèles… je te rappelle que j'ai la garde exclusive de Carlie et que je ne suis en aucun cas tenu de te donner de ses nouvelles, ni Bella d'ailleurs…

-Je m'en souviendrai… une dernière chose.

-Oui…

-Si je vous laisse mon adresse courriel, vous pourriez m'envoyer des photos ? je n'en ai aucune ici… quelques unes… celles qui marqueront les bons moments de sa vie ???

-D'accord… souffla Edward.

-C'est le personnel administratif qui s'en occupe. Je ferai appeler ta secrétaire Bella… je peux t'appeler Bella ???

-Oui…

-Merci beaucoup… ça me fait du bien de savoir qu'elle va bien…j'ai tout fait foiré, et c'est maintenant que je m'en rends compte… je dois vivre avec ça aujourd'hui et l'accepter… tu as tout fait pour que je sois bien dans cette situation… tu te préoccupais de mon bien-être… tu as toujours été un papa merveilleux Edward, ne doutes jamais de toi d'accord…

-Oui… on va bien s'en occuper… ne t'en fait pas pour elle…

-Bella… j'en ai pour presque 7 ans ici… alors… je te confie ma fille… j'ai vu comment tu l'as défendu contre moi… tu ne m'aurais jamais laissé partir avec elle… j'espère que tu lui apporteras tout ce dont je n'ai pas su lui donner et tout ce dont elle a besoin dans sa vie… toute la présence maternelle qu'elle n'a pas eu…

-Merci Tanya… ça me touche vraiment beaucoup… je m'occupe d'elle.

-Au revoir dit-elle juste avant de couper la ligne.

Oh mon dieu, si je m'attendais à ça !!! nous venions de parler avec une Tanya transformée…

Edward était figé les yeux dans le vide, le visage rempli de larmes. Je passai mes mains sur son visage pour le prendre en coupe. Il me regarda avant de me serrer contre lui. Nous déversâmes un torrent de larmes laissant sortir toute la pression de la dernière semaine. Je n'arrivais pas à croire que Tanya m'avait confiée sa fille.

Longuement après cet appel, Edward et moi avions pleuré. Nous étions resté enlacés longtemps sans rien dire. Je ne sais pas si Edward réalisait ce qui venait de se passer. Moi je ne savais plu quoi penser. Être heureuse de cet appel, pouvoir vivre en sachant que toute tentative méchante de la part de Tanya est maintenant quaisi impossible, ou voir cet appel comme une tentative de mieux nous amadouer pour mettre le grappin sur Carlie, dès que nous aurons le dos tourné.

Edward resserra sa prise sur moi avant de prendre la parole.

-J'arrive pas à y croire…

-Moi, non plus Edward, j'y crois pas…

-Je ne l'ai jamais entendu parlé comme ça… sauf peut-être à Cuba… avant Carlie… avant tous les problèmes…

-Elle était comment à 19 ans ???

-Oh… pleine de vie… fougueuse… déterminée… une jeune femme survoltée qui aimait faire la fête et aller danser la salsa et le merengue… elle avait toujours des idées farfelues… même Alice s'entendait avec elle…

-Tu veux rire ???

-Non… elle s'amusait beaucoup quand on faisait la fête…

-Je croyais qu'elle avait toujours été chiante ???

-Aux États- unis oui… À Cuba, elle était différente… elle aidait sa mère, ses sœurs et les enfants de ces dernières… les hommes travaillent très fort pour faire vivre leur famille et les femmes s'occupent des enfants… Elle s'occupait des enfants et travaillait à la boîte où je l'ai rencontré…

-Différente ouais…

-Ça prit une tournure épouvantable quand elle m'a dit qu'elle était enceinte de moi… je ne voulais pas la croire… je n'avais même pas penser à Tanya en revenant là… j'avais une petite amie depuis quelques mois à Seattle qui m'attendait pour aller passer le reste de l'été au chalet de ses parents…

-Elle a du être anéantie quand elle t'a vu rentrer avec Tanya ?

-Ouais… Je lui ai dit que je ne voulais plus d'elle, que je ne l'aimais pas…en fait ça faisait 2 mois que je sortais avec elle, je lui ai dit qu'elle ne m'avait pas manqué et bla bla bla… elle a eu une grosse peine d'amour… ses parents ont même appelés Carlisle pour savoir pourquoi j'avais fait croire à leur fille que j'étais amoureux d'elle, tellement elle était anéantie.

-Tu ne lui a pas parlé de Tanya et du bébé ???

-Non… je n'étais pas capable… je l'ai dit juste à James et Victoria, tant que je ne savais pas si Carlie était ma fille… cette pauvre fille a eu le cœur brisé à cause de Tanya… j'avais la rage au ventre à cause de Tanya… mes parents étaient dépassé par les évènements à cause de Tanya… Alice est partie de la maison à cause de Tanya… bref… j'ai tout mis sur la faute de Tanya et je ne l'ai pas aidée au début comme je l'aurais dû… c'était moi qui était chiant…

-Bref, c'était un foutu bordel !!! soufflais-je.

-Ouais… c'est vrai qu'avant Carlie, à Cuba, elle a essayé de me faire voir le bon côté des choses… elle était prête à tout pour avoir une famille avec moi… j'ai été con…

-Edward, tu avais 19 ans… on ne pense pas plus loin que le bout de son nez à cet âge… tu l'as dit toi-même… tu voulais juste la baiser parce qu'elle était canon, pas pour la marier…

-Sauf que j'aurais pu lui faire la vie plus facile au début… c'est juste après la naissance de Carlie… mon père m'a fait un speach sur les responsabilités familiales et là j'ai acheté une maison et je me suis occupé de Carlie… laissant Tanya vouée à son propre sort… dans une dépression post-partum qui nous a mené à vivre toutes ces atrocités…

-Edward… ne te mets pas tout le blâme sur toi… Tanya a ses torts elle aussi…

-Je sais… mais j'étais tellement convaincu qu'elle le faisait pour me faire payer de ne pas être amoureux d'elle que ça n'a fait qu'empirer la situation… on s'est enlisé dans une vie et une routine qui était la notre, avec ses disputes, ses je m'en foutisme de l'autre et j'en passe… Les seules fois où on pouvait paraître normale comme famille, c'était quand on faisait des sorites les trois ensembles… au resto, au parc, au cinéma… mais à la minute où Carlie était dans une autre pièce, on finissait par se marcher sur les pieds…

-Tu crois qu'elle était sincère ?? Qu'elle pense vraiment tout ce qu'elle a dit ?

-Je voudrais bien le croire… je vais demander à Alec s'il peut vérifier si elle suit vraiment une thérapie et si elle nous a dit la vérité pour Carlie... Ensuite, on verra ce qu'on décidera pour lui donner des nouvelles de temps en temps…

Je hochai la tête.

-Bella ?

-Oui…

-Je ne veux plus que tu paniques de la sorte. J'ai passé une semaine d'enfer. Et même si je t'avais promis de ne plus avoir peur que tu me quittes… j'avoue que ça m'a empêché de dormir ces dernières nuits…

-Je suis désolée... je ne voulais pas te faire paniquer… j'étais effrayée de me retrouver sur le carreaux… je n'ai pas de document qui dise que je suis la mère de Carlie dans son cœur… J'ai une fille et j'ai bien l'intention d'être là pour elle…

-Merci d'être encore là… vous êtes toutes ma vie…

-Je serai toujours là Edward…

Il embrassai mon front et me fit lever.

-Je dois aller travailler, on se voit ce soir…

-D'accord… bonne journée, dis-je après l'avoir embrassée.

Je retournai à mon travail jusqu'au dîner que je pris avec Angela. Je lui racontai alors tout ce qui s'était dit avec Tanya et Edward. Elle pensait que c'était une bonne nouvelle pour nous. Jacob vint m'embrasser et s'assurer que j'allais bien, me faisant promettre de le tenir au courant de ce qui allait s'en suivre avec Tanya.

Je terminai ma journée de travail et parti chercher Carlie au service de garde. Edward rentrerait aux mêmes heures et nous préparerons le souper ensemble.

Après le souper et le bain, Edward et Carlie jouèrent quelques morceaux de piano pour moi qui les écoutaient en sirotant ma coupe de vin. Ils étaient ma famille, ma fille, mon amoureux, ma famille.

Carlie alla se coucher. Je l'accompagnai et lui lu une histoire d'un livre qu'elle avait emprunté à la bibliothèque de son école. Edward nous laissa seule toute les deux pour aller terminer une affaire pour son travail le lendemain, n'ayant pas eu le temps de la terminer à cause de sa présence pour le téléphone de Tanya. Je regardais Carlie qui s'était endormie et je soupirais en repensant que je ne pouvais qu'être heureuse maintenant et que les problèmes laissaient la place au bonheur, à notre bonheur.

Je passai par la salle de bain avant de rejoindre Edward qui avait terminé son travail et m'attendait pour discuter avant de dormir. Je regardai la plaquette de contraceptif dans ma main. Je devais recommencer aujourd'hui. Je ne réfléchis pas plus longtemps, j'avais pris ma décision, je balançai tout le contenu dans les toilettes et jetai la plaquette dans la poubelle.

À nous le bonheur...


Voilà… je vous ai mis une fin avec une scène où Bella nous fait tout un revirement de situation et là vous comprenez pourquoi ils vont se reprendre pour les lemons…lol…

*** Ma mère avait fait ça avec un ensemble layette jaune qu'elle avait acheté pour mon deuxième garçon. Vu que j'avais repris les vêtements de mon garçon le plus vieux… elle voulait que mon bébé ait un vêtement neuf juste pour lui… ça m'avait fait vraiment plaisir****

Je tiens à vous préciser, que je ne voulais pas mettre les bébés en danger même s'ils étaient nés prématurément. Ils seront suivis plus rigoureusement par les pédiatres, mais n'auront pas les difficultés ni les petits poids des prématurés, d'ailleurs je n'ai pas parlé de leur poids… Je ne voulais pas non plus mettre trop d'emphase sur ces bébés, même s'ils ont été importants dans la décision de Bella…

J'ai recommencé à travailler… donc j'écrirai moins le soir avant de m'endormir… ce sera peut-être long avant de poster… ne vous inquiètez pas… je vais poster les reviews une journée ou deux avant le chapitre… teaser somme à l'habitude à la centaine…

J'espère que vous me direz combien vous avez apprécié en faisant péter ma boîte courriel… Merci pour tous ces mots d'encouragement, vous me faites chaud au cœur et ce sont ma récompense pour vous écrire ces chapitres…

Pardonnez-moi si j'ai laissé quelques fautes dans ce chapitre, je l'ai posté rapidement et pas relu autant que d'habitude...

Je profite de l'occasion pour vous souhaiter une merveilleuse année 2010.

Au plaisir

Merci de me lire

isasoleil