Bonjour, bonsoir !
Voilà le deuxième chapitre.
Je suis ravie d'avoir eu 3 reviews pour le premier chapitre,
je ne m'attendais à en avoir moins. Merci !
Pour répondre à Jade: Merci beaucoup pour ta review, ça m'a vraiment fait plaisir ! Je voulais que mon héroïne est un certain problème pour expliquer un peu son comportement (je parlerai de ça un peu plus tard). J'espère que la suite te plaira encore plus que le début. ;)
Pour répondre à Darkangel: Moi non plus, je trouve qu'il n'y a pas assez de fic sur Remus (en tout cas comparée aux Dramiones et aux Drarrys). C'est une des raisons pour laquelle j'ai choisi d'en faire une. J'espère que la suite te plaira tout autant et merci beaucoup pour ta review !
Enjoy :)
Les voisins
- Make him addicted to you -
Je sirotai mon milkshake au chocolat en me prélassant sous le soleil radieux de cette fin de juillet en costume de bain et lunette de soleil. Bonnie lisait à voix haute Sorcière Hebdo en commentant les potins.
- Non ! Je n'y crois pas, lança-t-elle les yeux grands ouverts.
Je me redressai sur mes coudes et levai mon sourcil droit pour plus d'information.
- Mike Sean sort avec Katrina Miles.
Elle ponctua le dernier nom avec une mine dégoûtée.
- Oh, ce n'est pas si pire. La dernière fois, il sortait avec Patti Avila, tu te rappelles ?, lui répondis-je en me couchant aussitôt.
- Oui, mais chérie, il est à moi, dit-elle en mettant une main sur son cœur.
J'éclatai de rire en me moquant d'elle. Elle enfonça son ongle fraîchement manucuré sur ma hanche et je partis dans un fou rire incontrôlable étant la plus chatouilleuse de toutes. Elle referma le magazine et m'adressa un regard circonspect.
- T'en as embrassé combien ?, me demanda-t-elle.
Je savais très bien de quoi elle parlait.
- Dix-huit, décrétai-je
- Vingt et un pour moi.
- Non, pas encore !
Elle me dédia un sourire machiavélique et elle fit sa petite danse de la joie, j'étais décidément foutue. Depuis qu'on avait eu l'âge de sortir en boîte, celle qui embrassait le plus de garçons en une soirée avait le droit de faire une conséquence à l'autre. C'était encore une fois à mon tour de subir une de ces conséquences et disons que Bonnie n'était pas reconnue pour sa compassion.
- Bon..., commença-t-elle.
J'essayai de me faire petite.
- Tu vas sortir dehors en sous-vêtements et te croire spider-man, termina-t-elle.
Ouf, ce n'était pas si pire. La dernière fois, elle m'avait obligé à pincer les fesses d'une vieille dame. La honte que j'aie eu quand elle s'était retournée pour m'asséner des coups de sacoches sur la tête et tout ça en pleine foule.
- Maintenant ?, osai-je demander avec précaution.
- Non, pas tout de suite, je n'ai pas envie de me lever.
- Tant mieux. Tu verras la prochaine fois, ça sera toi et je ne te ferai pas de cadeau, lui assurai-je.
Je lui lançai ma paille sur la tête et elle me regarda consterner pour après sauter sur moi et me chatouiller. Je riais à mort incapable de respirer convenablement.
- Pst, les filles !, lança quelqu'un.
On se retourna vers le bruit et vîmes les têtes des Maraudeurs au-dessus de la clôture séparant la maison de Bonnie de celle de James. On se leva et avec un sourire complice, nous nous précipitâmes à leur rencontre. James fut le premier à escalader la clôture de manière agile suivi de près par les trois autres. J'admirai subtilement leurs muscles bien dessinés pendant l'effort.
- Oui ?, sourit Bonnie en s'approchant sensuellement de Sirius pour poser ses lèvres sur les siennes.
- On voulait savoir si ça vous tente de venir à la fête qu'on va préparer chez moi en l'absence de mes parents, ajouta James en ignorant l'échange saliveux.
- Une fête ? En l'honneur de qui ?, questionnai-je en jetant des regards à Remus.
Celui-ci m'ignorait royalement.
- De personne. Juste comme ça, rajouta Peter.
- On est toujours partante pour une fête !, se réjouit Bonnie.
Elle me fit un clin d'œil, je répondis par un grand sourire.
- Vous venez dedans? Je vais vous servir à boire, proposa-t-elle en amenant Sirius à sa traîne.
Peter et James suivirent, je restai seule avec Remus et je pris cela pour un coup de chance. Je m'approchai de lui avec ma démarche la plus sexy que j'avais en réserve. J'avais conscience que mon costume de bain aidait dans tout cela, car le petit évitait d'observer ma poitrine. Je me collai à son corps maigre et nerveux, pris son menton entre mon pouce et mon index. Il mesurait quelques centimètres de plus que moi, son souffle m'arrivait au front. J'allais appliquer mes lèvres sur la commissure de sa bouche sauf qu'il m'arrêta d'un geste brusque, la main sur mon poignet.
- Ne joue pas à ce jeu avec moi, me menaça-t-il d'une voix contenue.
Je frissonnais par son ton grave. Il n'était pas sensé se contrôler, il devait succomber comme avec tous les garçons avec qui je jouais.
- Et pourquoi ?, répliquai-je dégageant ma main pour la laisser tomber le long de mon corps.
Il ne répondit pas et il partit dans la maison de Bonnie. Je souris, je le tenais presque. Auparavant, je n'accordais aucune importance à Remus Lupin le pensant timide et peu intéressant. Je m'étais clairement trompée, il ne cédait pas comme les autres et j'adorais ça. D'habitude, les hommes tombaient facilement et rapidement dans mes filets, mais je sentais que celui-ci allait me donner du fil à retordre. J'avais encore la chance de prouver que la séduction était mon jeu de prédilection.
Le jour de la fête chez James, Bonnie et moi nous nous préparions dans sa chambre tout en écoutant de la musique.
- Je suis comment ?
Bonnie fit un tour sur elle-même et j'admirai ses longues jambes. Elle avait opté pour une courte robe bleu nuit mettant en valeur ses magnifiques yeux bleus.
- Tu es parfaite, lui assurai-je.
Elle me plaqua un bec sonore sur la joue.
- Et moi ?, demandai-je.
- C'est quoi cette question ? Tu l'es tout autant et même plus, me rassura-t-elle.
Je me contemplai dans le miroir. Mes talons hauts rouges pétants, mon pantalon moulant, ma chemise noir et mon ruban rouge dans les cheveux me donnaient l'air d'une professionnelle. Est-ce qu'il serait fier de moi ? Et pour la millième fois, je me demandais pourquoi il était parti. Je soupirai et ce fut à ce moment-là que le téléphone sonna. Bonnie alla répondre, sa mère étant parti acheter des cigarettes dans le coin moldu.
- Oh, bonjour Mme de Silva. Oui, je vais bien. Je vous la passe.
Elle me tendit l'appareil et c'était d'une voix quelque peu chevrotante que je répondis.
- Allô, maman.
- Querida, est-ce que tu vas bien ?, me demanda ma mère.
Une bouffée d'amour pour elle me submergeât.
- Ça pourrait aller mieux, lui répondis-je avec toute sincérité.
- Tu sais que ton père ne te veut pas de mal.
- Oui, je sais, mais...
- Il faut le comprendre, il ne veut pas perdre un autre enfant..., ajouta-t-elle la voix coupée par la tristesse.
Une lame de couteau s'installa dans ma gorge et je déglutis avec difficulté.
- Je ne veux pas te perdre, continua ma mère avec plus d'assurance.
- Mais vous n'allez pas me perdre, lui chuchotai-je.
Elle ne répondit pas, mais j'entendais son souffle.
- On t'aime ma belle, reprit-elle.
- Moi aussi, soufflai-je.
- Reviens-nous vite.
Elle coupa la communication et je restai là, accrocher au téléphone, jusqu'à ce que Bonnie me l'enlève des mains. Je respirai un grand coup, je ne devais pas penser à lui, à eux. Ce soir, je devais m'amuser.
- Pourquoi avez-vous un téléphone ?, dis-je soudainement contrariée.
- Eh bien parce que ma mère est née-moldue, mais tu le sais ça, renchérit Bonnie.
- Oui, mais grâce à ça, mes parents peuvent me rejoindre, lançais-je en croisant les bras.
- Ah ben, c'était à toi de ne pas avoir des parents moldus.
- Pfff.
Devant la porte de la famille Potter, j'appuyai sur le timbre. Un petit elfe de maison vint nous accueillir, on le salua poliment. Il nous emmena dans une vaste salle où normalement le salon s'y trouvait. J'étais venue trois fois chez James et, à chaque fois, je m'émerveillais face à la beauté de sa grande maison. Les couleurs harmonieuses, les meubles anciens et l'odeur du foyer me remplissaient les yeux d'un bonheur que j'aurais voulu posséder dans ma propre famille, mais dans la mienne, il manquait quelqu'un.
- Milky vous laisse, Milky doit aller préparer à manger pour les jeunes gens.
On le remercia et il nous sourit imperceptiblement. Le salon avait été transformé en une piste de danse, il y avait aussi des sofas et des tables réparties dans tous les coins. De la fausse neige tombait du plafond, mais s'évanouissait avant de toucher les têtes des gens et puis, il y avait beaucoup de monde. Tous des élèves de Poudlard que je reconnaissais.
- Eh, mais si ce n'est pas mes amours !
Fabien, un Serdaigle de notre année, nous rejoignit tout sourire. On se fit la bise et il emmena Bonnie loin de moi, c'est-à-dire sur la piste de danse. Au lieu de paniquer parce qu'on avait emporté ma meilleure amie, je me faufilai entre les tables et m'assis dans celle qu'occupait les Maraudeurs. Juste en face de Remus, je lui souris et il fronça les sourcils.
- Voyons Remus, ce n'est pas comme ça qu'on accueille les belles filles, s'exclama Sirius en me faisant un clin d'œil.
Remus grogna et croisa les bras en évitant de me regarder. Je trouvai la situation franchement hilarante jusqu'à ce qu'un troupeau de filles décident de venir s'agglutiner autour de la table des rois. Une blonde invita Sirius à danser et une autre invita Peter. Remus refusa l'offre d'une fille que je reconnue comme étant une sixième année de Serdaigle. Je lui lançai un regard venimeux qu'elle ne vit pas. James, cependant, n'arrêtait pas de jeter des coups d'œil à droite et à gauche.
- Rem', est-ce que tu penses que Lily va venir ?, demanda-t-il.
- Honnêtement, non, mais si Chelsea la force, oui, répondit Remus.
- Je vais aller voir par la fenêtre si elle arrive.
James ignora son ami qui secoua la tête de manière exaspérée. On se retrouva seul à seul, mais malheureusement pour moi, des filles de Griffondor vinrent s'installer à notre table et je me trouvai coincer entre deux hystériques. Je m'amusai donc à écouter la conversation qu'elles entretenaient avec le maraudeur.
- Alors Remus, qu'est-ce que t'as fait cet été?, questionna Lina Wood en clignant des paupières.
- Eh bien, je suis allée voir ma famille.
- Oh et ta mère va mieux ?, s'inquiéta Elie Guard.
Elle mit sa main sur l'épaule de Remus et il baissa légèrement les yeux.
- Pas vraiment non, répondit-il finalement.
Il releva la tête et je rencontrai ses yeux d'un ton brun miel qui me firent frémir légèrement.
- C'est nulle ça !, s'exclama Janice Buller.
- Parlons d'autre chose. Est-ce que tu savais que Meredith sort maintenant avec...
Je n'écoutai plus la fin de la phrase à Wood, car j'avais trouvé quelque chose de plus divertissant. J'enlevai mon pied de mon talon haut et vu que la table était recouverte d'une nappe blanche jusqu'au plancher, ce que je m'apprêtais à faire n'allait certainement pas être découvert. Fébrile et bouillante d'anticipation, je posai mon pied nu sur le tibia de Remus. Celui-ci, à mon contact, sursauta légèrement et il regarda les nombreuses filles autour de lui. Je fis semblant de contempler mes ongles manucurées et j'avançai tranquillement mon pied sur son tibia pour le déposer sur son genou. Je vis Remus se crisper et sans pouvoir m'en empêcher, je pouffai discrètement de rire. Quand il poussa mon pied hors de son genou avec sa main, l'effleurement causé me donna une crise de rire que je tentai vainement de cacher en mettant une main sur ma bouche. Chatouilleuse que j'étais... Remus remarqua mon état et haussa un sourcil interrogatif. Il n'avait pas encore pigé que j'étais l'auteure de son malaise. Je retentai le coup et plaçai mon pied directement sur sa cuisse. Il rougit et je savourai cette mini-victoire.
- Remus, Remus... est-ce que tu m'écoutes ?, s'énerva Buller.
- Euh, oui, oui, déglutit Remus d'une voix rauque.
Je me décidai et mis mon pied sur son entre-jambe. Remus devint écarlate et il passa une main nerveuse derrière sa nuque. Il bougea un peu sur son siège.
- Ce que tu es mignon quand tu rougis, lança Guard battant outrageusement des cils.
- Euh... merci.
J'éclatai d'un rire sonore et toute la tablée se retourna vers moi. Remus me regarda et je lui fis un clin d'œil aguicheur, il me retourna un regard noir. Il se leva brusquement et partit hors de la salle sans un mot pour les filles qui l'observaient s'en aller. J'eus exactement l'effet escompté, je remis mon talon haut et me levai dans l'intention de le suivre.
- Mesdames, ce gars-là, annonçai-je en pointant le dos de Remus, est à moi.
Ma déclaration fut suivie de plusieurs visages estomaqués par mon culot. Je partis et un sourire satisfait pointa le bout de son nez. Ce que je pouvais être détestable quand je voulais ! Au moins, j'étais bien claire. Gare à celles qui me contredisaient, je pourrais très bien sortir mes griffes.
Est-ce que je mérite une review ? Merci d'avoir lu en tout cas !
