Tatadam... je vous présente le troisième chapitre !

Alors, je voudrais remercier AliceDansLaLune,

Yasmine HP et Marianne

pour leurs reviews du dernier chapitre.

Merci :)

Je vous laisse donc à la lecture !


Conséquences

- You make a fool of me -

Je parcourus la salle pour rejoindre Remus, mais Bonnie m'arrêta en chemin, un verre d'alcool dans sa main.

- Christina, je te cherchais... où est-ce que tu t'en vas comme ça chérie ?, me demanda-t-elle voyant que je partais.

- Je vais faire des trucs.

Je lui fis un grand sourire.

- Oh, ma coquine !, ria-t-elle jetant sa tête en arrière dévoilant ainsi son cou d'une blancheur éclatante.

- Je te raconterai plus tard, lui assurai-je.

On se fit un clin d'œil complice et elle but de sa boisson alcoolisée. Je la laissai sans me soucier de son taux d'alcoolisme, pourtant, j'aurais dû. Je vis Remus tourner à gauche et le suivi le plus discrètement que je pouvais avec le bruit de mes talons hauts. Il pénétra dans une salle de bain aux couleurs beiges et bleus et sans fermer la porte, il entreprit de se rafraîchir le visage avec de l'eau. Toujours aussi silencieuse, je m'accoudai sur le chambranle de la porte et contemplai, pendant un moment, cet homme. Derrière sa chemise blanche, on pouvait deviner un dos magnifiquement bien dessiné et même s'il était plutôt maigre, il était très bien foutu. C'était particulièrement ses mains viriles qui me fichaient des frissons. Je les imaginai sur mes hanches au lieu de son visage et une force inconnue m'attira à lui. Étant dos à moi, il ne s'aperçut pas de ma présence et il prit une serviette à sa droite pour s'essuyer. Je m'avançai et posai mes mains délicatement sur le bas de son dos. Remus sursauta et en lâcha la serviette, il se retourna vivement. Il se dégagea de moi comme si j'avais la peste et j'eus un étrange sentiment de rejet. J'en étais presque triste, mais je n'en démordais pas pour autant. Je pris sa cravate dans ma main et fis descendre son beau visage à ma hauteur. Les yeux dans les yeux, je m'approchai tranquillement de ses lèvres. Il avait des cernes sous ses iris et je lui repérais un air fatigué, mais, à cet instant, je le trouvais merveilleusement beau. Complètement hypnotisé, Remus ne bougea pas d'un pouce et je le poussai contre le lavabo me dégageant ainsi de lui. Surpris, il grogna un mauvais mot et je fermai la porte.

- Non, mais diable ! Qu'est-ce que t'as à me courir après ?, s'énerva-t-il non sans raison.

Je lui souris.

- Tu m'intéresses.

Je préférais être directe et précise que lui tourmenter l'esprit pour une question aussi simple quoique j'aime cela, torturer l'âme des hommes. Je m'approchai de lui avec une très grande sensualité et je le vis déglutir difficilement. Je me délectai de sa nervosité grandissante et me mis sur la pointe des pieds pour lui chuchoter à l'oreille en prononçant distinctement chaque mot:

- Je gagne toujours.

Je mordis son lobe et descendis toute sa mâchoire en lui déposant des baisers. Je le sentais crispé et soudainement un soupir d'aise lui échappa. Je savais cependant qu'un combat intérieur se déroulait en lui et finalement, il me repoussa avec une force surhumaine.

- Je ne cèderai pas, déclara Remus bêtement en s'éloignant.

Je fis une moue boudeuse et il croisa les bras, beaucoup plus confiant maintenant qu'il était loin de moi.

- C'est ce qu'ils disent tous, dis-je en lissant mes cheveux avec mes doigts.

- Qui ça ils ?

Je voyais bien qu'il essayait d'avoir une attitude désintéressée, mais ça ne lui réussissait pas.

- Les hommes, répondis-je.

- Je ne suis pas comme les autres hommes, m'annonça-t-il sèchement.

- Ah non ?, jouai-je en m'approchant de lui.

Il recula.

- Non.

Je tentai encore de m'approcher et il ne recula plus. Je déposai finalement un bisou sur son nez et le laissai pantois dans la salle de bain. Je partis m'amuser sur la piste de danse spécialement heureuse. Dans pas longtemps, il allait clairement céder.

Remus

Cette fille... Je passai une main sur mon visage. Elle allait me tuer, je ne pouvais décidément pas flancher devant ce jeu stupide qu'elle entretenait. Elle ne faisait que s'amuser, mais elle était si captivante. Elle éveillait mes sens et ça me troublait intensément.

Une envie irrésistible d'aller la retrouver me prit la tête, mais je m'en empêchai ardemment. Un loup-garou ne pouvait se permettre de sortir avec quelqu'un, je m'en étais toujours interdit. C'était pourtant à cause de ma condition que je commençais à fléchir en même temps de la repousser. Une partie de moi la voulait entière et l'autre ne voulait rien lui céder. Le dilemme allait persister, c'était certain. Je savais très bien qu'elle n'allait pas s'arrêter maintenant. Christina possédait la capacité d'ensorceler les êtres faibles comme moi et je la détestais plus que tout pour cela.

- Hey, Rem', m'interpella James qui passait par là.

Je relevai la tête et lui offris la mine de déterrer que je devais clairement faire.

- Ça ne va pas ?, se soucia-t-il.

- Oui, oui ça va. T'inquiètes pas, c'est juste bientôt la pleine lune et tu sais...

Je me culpabilisai pour lui avoir sortit une excuse aussi minable. James me regarda compatissant et lâcha :

- Si tu veux, tu peux aller te reposer.

- Oui, je pense que je vais faire ça, répondis-je.

- Je te laisse alors, Lily vient d'arriver, sourit-il.

Je ne pus m'empêcher de lui sourire et je fus content pour lui. Il partit presque en sautillant rejoindre la fille dont il était amoureux et j'espérai de tout cœur que Lily ne lui fasse pas de mal avec ses gifles et ses refus.

Christina

La fin de la soirée approchait et je n'avais plus revu Remus. Je ne me fichais pas complètement de lui, mais j'aurais encore aimé joué un peu plus avec ses sentiments. J'étais cruelle et je l'assumais pleinement. Je dansai alors pendant le reste de la soirée et bus quelques verres. Sans même me rendre compte de ce que je faisais, j'embrassai un gars qui m'avait attiré à lui pour un slow. Ma tête tournait et les lèvres de l'inconnu me faisaient chavirer d'émotions excitantes. Il mit sa main sur ma hanche et je rêvais qu'il était Remus. Il n'avait rien de lui ni le physique ni le mystère qui le caractérisait si bien.

- Qu'est-ce que tu fais ?, cria une voix suraigüe.

Le gars se détacha de moi et me poussa presque à terre. Je me retins sur le bras de quelqu'un.

- Je ne fais rien, mentit le garçon.

Je contemplai la fille, elle avait les poings serrés et de la fumée aurait pu sortir de ses oreilles si on avait été dans des dessins animés.

- Tu n'es qu'un salaud !, hurla-t-elle, la rage aux yeux.

Elle partit comme un coup de vent.

- Bébé, attends. Je vais tout t'expliquer...

Le gars partit aussitôt, lui courant après. J'émis un petit rire nerveux et passai ma main dans mes cheveux. Pour ma défense, je ne savais pas que ce gars était pris et en plus mon esprit embrumé m'empêchait de penser nettement. Je me rendis au bar et bus d'une traite le whisky pur feu qu'on me tendait. Quand je fis un pas pour retrouver Bonnie, les murs tanguèrent brusquement et je ris. Les gens avaient toutes des doubles têtes ! Je marchai donc pour chercher ma meilleure amie quand une fille quelconque m'apostropha et on dansa ensemble durant une chanson. Ensuite, je la laissai et m'étalai sur un sofa déjà occupé par un couple bienheureux qui échangeait leurs haleines buccales. Ils rirent à ma vue et je ne pus m'empêcher de faire pareil. Je leurs baragouinais un truc que je ne compris pas moi-même.

- 'Tina !, s'écria ce que je pensais être Bonnie.

- Noui..., répondis-je le visage écrasé sur la cuisse de la fille.

- Je te cherchais !

- Chui ici.

Le couple s'en alla et ma tête retomba sur le sofa, j'avais les jambes dans les airs et le sang m'arrivait dans mon cerveau déjà engourdis par tant d'alcool ingurgité. Bonnie avait deux nez et quatre yeux ce qui me fit éclater d'un rire suraigu. Elle ria étant aussi soûle que moi, même pire. Elle s'assit sur mon dos et je poussai un cri.

- Haha, 'Tina ! Arrête.

On rit pendant une heure jusqu'à ce que je me relève et que Bonnie tombe du sofa. Toutes deux debout, ma meilleure amie me prit la main et me tira je ne sais où. En passant entre un groupe de filles, je frappais l'une d'elles sans me rendre compte et avant qu'elle n'ait le temps de m'insulter, Bonnie m'entraînait déjà vers la porte de l'entrée. On sortit dehors, il y avait quelques jeunes qui traînaient sur la pelouse des Potter. Je vis James avec Lily et son amie Chelsea. Je les saluai et Bonnie tira la manche de ma chemise. Je me rappelai après coup qu'elle détestait Lily et Chelsea par-dessus tout. Oups.

- Allez 'Tina !, s'exclama Bonnie quand on fut arrivé là où elle désirait, c'est-à-dire sur la rue.

- Quoi ?

Je la regardais et elle me fit un sourire espiègle.

- Fais Spiderman, s'il-te-plait...

- Hein, quoi?

Je n'avais pas compris. Elle me dédia une moue de petite fille capricieuse.

- Tu sais. Spiderman.

Elle imita ledit Spiderman et une partie de mon cerveau crut comprendre.

- Aaah ok !, dis-je finalement d'un ton enjoué.

Je me déshabillai alors et Bonnie m'aida voyant que j'avais de la misère à enlever mon pantalon. On ria quand on s'aperçut que ma culotte possédait des têtes de chats vraiment mignons. J'entendis quelqu'un me siffler et je lui envoyai mon doigt d'honneur. En sous-vêtements, chaussé de talons rouges flamboyants, soûle et avec ma meilleure amie, je me pris pour l'homme-araignée.

- 'Nie, regarde...

Je montai sur le pilier d'un voisin représentant un lion la gueule ouverte et sautai par-dessus sa tête en croyant fortement que je lançais de la toile d'araignée. Je tombai et ma cheville se tordit un peu, je poussai quand même un cri de douleur exagéré.

- Faudrait peut-être l'aider !, s'écria Lily la main sur la bouche.

Je me relevai et commençai à sautiller sur un pied. Bonnie riait tellement qu'elle était tout bonnement à terre.

- Attention Dr. Octopus, j'arrive !

Je lançai de la toile imaginaire avec la fameuse position de la main. Je courus jusqu'à la pelouse de James, je voyais plusieurs visages à gorge déployée. On riait de moi et je ne comprenais pas pourquoi. Je dansai sur moi-même et les gens autours dansaient aussi. Je ne savais pas si j'hallucinais ou s'ils dansaient réellement. J'arrêtai et vis Bonnie en sous-vêtements. Je la pointai du doigt et me mis à rire comme une hyène, puis, je sentis une main sur mon bras. C'était James ou Peter ou Sirius. En tout cas, il possédait plusieurs têtes.

- Christina, tu vas attraper froid. Il faut que tu rentres.

Je ne l'écoutai pas et me dégageai de lui pour rejoindre Bonnie.

- J'suis Superman, m'annonça-t-elle.

- Et moi Spiderman.

- Oui, je sais !

- Moi aussi !

On sautait avec nos mains jointes et on fit des folles de nous, l'une se croyait hyper forte et l'autre pensait qu'elle volait. On s'amusait comme des petites filles pendant quelques minutes où la plupart des gens se concentraient sur notre délire. Ma folie s'arrêta quand je vis le regard de désapprobation de Remus à travers la grande fenêtre de l'entrée. Je me sentis démunis sous ses yeux mielleux et pour une raison que j'ignorais, des larmes menacèrent de couler.

- Allez les filles, on rentre, dit quelqu'un au loin.

Bonnie me prit la main et je me laissai diriger vers sa maison avec une démarche chancelante. Sirius qui apparut de je ne sais où nous accompagna et prit nos vêtements. Des larmes s'écoulaient de mes yeux quand Sirius m'aida à me coucher en-dessous des couvertures, il parlait à Bonnie. Leur conversation m'échappait et je fermai les yeux avec l'image d'Alessandro, mon frère, dans ma tête. Avant de m'endormir, je sentis le baiser de Sirius et Bonnie sur mon front.


J'espère que ça vous a plu :) À bientôt !