À la demande de Yasmine HP,
je poste ce chapitre un jour à l'avance.
(Suis-je gentille ? Si si !)
Encore un grand merci à AliceDansLaLune,
Yasmine HP et Marianne.
Je suis ravie que ça vous est plue !
D'ailleurs le moment dans la salle de bain à eu un moment de gloire, héhé :D
Et... merci à Lilibeth ! :)
Voilà donc la suite.
Garçons
- La passion nous brûle, la tendresse nous étreint -
Le lendemain matin, une douleur assourdissante m'atteignit au niveau du crâne. La lumière aveuglante du soleil qui pénétrait par la fenêtre ne m'aidait pas à me sentir mieux. J'avais la bouche pâteuse et une envie pressante de vider ma vessie me fit lever du lit où je dormais. Les yeux à demi ouverts, ma main sur mon front moite, je parcourus la pièce pour aller à la salle de bain. Dans le chemin m'y menant, je percutais le coin d'un meuble et je ne pus m'empêcher de pousser un juron. Une fois ma vessie vidée, j'aspergeai mon visage d'eau pour me réveiller. Ce fut alors que je remarquai la chemise d'homme que je portais. Curieuse, je touchais le tissu, à qui appartenait-elle ? À ce que je sache, je n'avais couché avec personne ses dernières heures. Du moins, je croyais. Je partis le cœur battant dans la chambre me demandant l'identité de cet inconnu. Quand je rentrai, je fus tout un coup soulagée, Sirius dormait torse nu sur le lit de Bonnie. Il avait un pied à terre et la bouche ouverte. Qui avait dit qu'il était sexy ? Peu importe, j'ôtai la chemise et entrepris de farfouiller ma valise à la recherche d'un vêtement confortable. Je pris un chandail et mon pantalon de pyjama. Je me dirigeai ensuite à la salle de bain pour une douche. Quand je retournai dans la chambre, Bonnie et Sirius dormait toujours, chacun dans son coin du lit. J'entendis soudainement la mère de mon amie monter les escaliers. Anxieuse, j'essayai de les réveiller, je savais que sa mère n'aimait pas quand sa fille invitait des garçons à la maison sans sa permission.
- Hum, laisse-moi, grogna Bonnie.
Elle se cacha en-dessous de l'oreiller.
- Sirius, allez réveilles-toi, dis-je en le secouant frénétiquement.
Il ne réagit pas.
- Bonnie, Christina, faîtes le ménage et ce n'est plus l'heure de dormir, ordonna sa mère.
Elle passa devant la porte entrouverte et je priai pour qu'elle ne voie pas Sirius. Je n'eu pas de chance, elle l'aperçut et s'arrêta. Elle fronça les sourcils et je fus tentée de fermer les yeux. Ce qui allait suivre n'allait pas être beau à voir. Elle murmura un accio balai et attendit que l'arme arrive. Je voulais réveiller les dormeurs sauf que je ne désirais pas m'attirer les foudres de madame Coldin. Elle prit le balai et fonça droit sur sa fille et le maraudeur. Elle asséna deux coups de balai sur le torse dénudé de Sirius. Celui-ci se réveilla en sursaut en criant au meurtre. Quand il vit son agresseur, il sauta du lit. Bonnie alertée par le bruit s'éveilla à son tour.
- Maman, qu'est-ce que tu fais ?, s'écria-t-elle complètement affolée par ce réveil brutal.
Sa mère sacra un coup sur la tête du malheureux élu et il se protégea le visage.
- Tu ne touches pas à ma fille, jeune homme, avertit-elle furieusement.
- Ma' arrête ! Il ne m'a rien fait !, cria Bonnie en l'empêchant de le frapper encore.
Je décidai de sortir du décor par la porte en essayant d'être la plus subtile de toutes.
- Madame, si vous permettez..., commença Sirius.
- Je ne vous permets pas, coupa-t-elle sèchement.
Il allait répliquer, mais elle entreprit de lui donner des coups de balai. Sirius prit ses jambes à son coup et s'enfuit en courant vers la sortie suivi de Mme Coldin et de Bonnie qui essayait de lui en empêcher.
- Reviens ici tout de suite si t'as assez de couilles pour ça !, entendis-je la mère de Bonnie s'exclamer.
Je pouffai de rire et ne pus éviter de trouver tout cela franchement amusant. J'arrêtai de me marrer quand je vis la mine de déterrer de ma meilleure amie qui venait de s'affaler sur le lit.
- Argh ! Je déteste ma mère, se plaignit-elle.
J'entrepris de faire mon lit et de ranger les vêtements que j'avais sortis. Je ne pipai mot ne voulant pas l'encourager à dire du mal de sa mère même si elle n'était pas la meilleure.
- Je ne comprends pas... Elle se fout de moi, mais quand ça lui plait, elle a le droit de frapper mon petit-ami..., continua-t-elle.
- Voyons donc Bonnie, elle n'est pas... Attends, tu sors avec Sirius ?, m'exclamai-je surprise.
Elle releva la tête vers moi et me fixa avec un grand sourire.
- Oui, répondit-elle.
- Depuis quand ?
Elle adorait garder le mystère.
- Depuis hier soir avant que je me bourre la gueule, déclara-t-elle en riant légèrement.
- Alors, c'est sérieux ? Vraiment sérieux ? Il t'a demandé comment ?, la questionnai-je en m'assoyant sur le lit avide de réponses.
Bonnie s'étira paresseusement et me fixa avec un énorme sourire. Je lui tapai la cheville pour qu'elle se dépêche.
- Eh bien... On a dansé pendant un moment, on s'est embrassé, puis il m'a sorti une phrase comme: Je te trouve belle. Est-ce que tu voudrais sortir avec moi ?
- Hein, c'est nul !, m'indignai-je.
Ne pouvait-il pas être un peu plus romantique ?
- Oui, je sais, mais on n'est pas toutes comme toi, répliqua Bonnie.
- De quoi comme moi ?
- Oh chérie. Ne me cache pas que t'adore le romantisme et que t'attends toujours qu'on te tourne autour du pot sinon tu deviens une vraie tigresse. Grrr, sortit-elle en sortant ses griffes imaginaires.
Je lui assénai un petit coup sur la jambe et elle éclata de rire.
- Et toi, hier ?, dit-elle soudainement.
Ah, non ! Je pensais qu'elle allait oublier. Merde, va falloir que je lui raconte tout et elle n'arrêtera plus de se moquer de moi après ça.
- J'essaie de conquérir le cœur de Remus, avouai-je après quelques hésitations.
- Remus comme Remus Lupin le maraudeur ?, s'exclame-t-elle en s'assoyant sur le lit.
- Oui, Remus comme Remus Lupin le maraudeur, affirmai-je.
- OUUUUUUH !
S'ensuit alors un questionnaire de haut en large sur le comment du pourquoi et de quelle façon allais-je le faire succomber. La dernière question était très simple, j'allais simplement jouer avec ses hormones mâles.
Après avoir mangé, fait le ménage et discuter sur différents thèmes, Bonnie et moi sortîmes dehors. On s'assit en costume de bain sur le rebord de la piscine les pieds dans l'eau.
- Comment est-ce que Sirius s'est retrouvé dans ton lit?, demandai-je subitement à Bonnie.
- Figures-toi que je ne m'en rappelle plus. La dernière chose que je me rappelle c'est quand... En faite non, je ne me souviens pas.
- C'est clair, ironisai-je.
Elle me poussa et je faillis tomber dans l'eau.
- Heille fait attention !
Elle me tira puérilement la langue et je l'éclaboussai en éclatant de rire.
- Oh oui, il y a quelque chose qui me revient !, s'exclama-t-elle.
- Quoi donc ?
Personnellement, le dernier souvenir que j'avais de la soirée c'était quand j'avais embrassé le garçon qui était déjà en couple. Un souvenir que je voudrais bien effacer de ma mémoire.
- Ta culotte avait des petits chats, répondit-elle.
Je fronçai les sourcils abasourdie. Hein ? Bonnie haussa les épaules.
Plus tard, après s'être baignée, nous décidâmes d'aller chez les Potter pour aider James à ranger les dégâts d'hier soir s'il y en avait. La vérité étant que Bonnie ne pouvait attendre un jour de plus pour voir son Siri d'amour et s'excuser de la brutalité de sa môman. On cogna à la porte et ce fut James qui ouvrit. Il avait l'air plutôt content de nous voir.
- Salut les filles, rentrez, nous signala-t-il.
Dedans, c'était la pagaille totale. Des confettis, des déchets et de la nourriture traînaient par terre. À voir notre tête, James s'empressa de dire:
- Je ne voulais pas que Milky range tout alors je lui ai juste demandé de sortir les invités et de les apporter chez eux.
- On peut aider ?, proposai-je.
Il regarda le bordel.
- Oui, merci. Deux pairs de mains ne nous fera pas de mal. Hey les gars, les filles viennent nous donner un coup de main, cria-t-il vers le couloir.
On entendit deux voix venir du salon.
- Allez, on a déjà commencé, dit-il.
On le suivit vers le salon. On trouva Sirius et Peter entrain de ranger les sofas, ils nous saluèrent et Bonnie s'empressa d'aller embrasser son nouveau petit-ami. J'espérai secrètement que ce n'était pas sérieux. La seule fois où Bonnie était sortit avec un gars pour une relation sérieuse, celui-ci lui avait brisé le cœur en la trompant avec une pétasse. J'entrepris de balayer les confettis et de ramasser les coussins qui traînaient à terre. On ne pouvait pas utiliser la magie, la seule personne majeure était Bonnie et celle-ci ne connaissait pas de sort ménager.
- Il est où Remus ?, demanda Bonnie en me faisant un clin d'œil.
Elle m'ôtait carrément la question de la bouche.
- Il dort dans ma chambre, il est malade, nous informa James qui nettoyait les tables.
- Oh, Christina pourrait aller voir s'il a besoin de quelque chose. Pas vrai 'Tina ?, ajouta ma supposée meilleure amie.
Je lui jetai un regard noir. La subtilité, elle ne connaissait pas ça ?
- Ça serait bien. Ça te dérange pas ?, me demanda Peter.
- Non, non, j'y vais.
- Ma chambre s'est la première porte à gauche au premier étage, rajouta James.
Je montai alors les escaliers en espérant qu'il dormait réellement. Je ne voulais pas lui parler pour autre chose que le séduire. J'avais l'impression que je pouvais devenir vulnérable s'il ne l'était pas avant moi. Je pénétrai tranquillement dans la chambre sans faire le moindre bruit. Il était couché sur un lit double et j'entendais sa respiration paisible. Je m'approchai un peu plus, ses yeux étaient fermés. Il avait un visage d'ange et je ne pus m'empêcher de toucher sa joue mal rasée avec une infime délicatesse. Je m'assis sur le lit redoutant qu'il se réveille, mais rien ne se passa. Ses cheveux d'un châtain pâle presque blond formaient comme une aréole autour de sa tête, il était beau. Je caressai alors son nez étroit, ses joues pâles, ses cernes violets, sa mâchoire, son menton, son front et ses lèvres extrêmement douces. Je me surpris à penser que j'aimerai que cet instant dure pour l'éternité. Sans me rendre compte ou peut-être que si, je déposai délicieusement mes lèvres sur les siennes comme pour un baiser. Je le sentis remuer dans son sommeil et, avec une certaine nervosité, je priai pour qu'il ne s'éveille pas. J'appliquai ensuite des baisers sur son cou pâle, calmement et avec tendresse. Je ne comprenais pas pourquoi je faisais cela, mais d'une quelconque manière cet homme m'attirait inexorablement à lui. Quand je remontai mon visage pour toucher encore une fois à ses lèvres, je vis qu'il avait les yeux ouverts. Presque avec horreur, je le fixai et il fit de même. Soudainement, sans s'apercevoir de ce que nous faisions, de ce qui allait se passer, on s'embrassa avec passion avec tendresse comme si on s'aimait réellement. Je mis mes mains dans ses cheveux et il s'agrippa à ma taille me collant ainsi à lui. Je frissonnais, frémissais à son toucher. Il mit ses mains chaudes en-dessous de mon chandail et je sentis mon corps s'éveiller pour la première fois. Ma peau brûlait sous son contact et je m'enivrai de son odeur et de son souffle. J'avais l'impression qu'on n'allait jamais s'arrêter. Jamais.
- Christina, on a besoin d'aide en bas ! Est-ce que Remus va bien ?, entendis-je Sirius demander.
Il montait les escaliers et ça nous prit que cela pour se décoller à la seconde près. Un froid immense se répandit entre nous que j'en avais la chair de poule. Je partis rejoindre Sirius sans un regard vers Remus. J'eus peur qu'il voit à quel point j'étais chamboulée.
- Il n'a besoin de rien, informai-je à Sirius quand je le croisai.
Je baissai les yeux, les joues rouges, ne voulant pas qu'il s'aperçoive que j'étais toute retournée par son ami. Je me demandai toutefois ce qui se serait passé si Sirius ne nous avait pas coupés à ce moment-là. On serait rendu où dans notre échange ? Faudrait que je dise à Bonnie à quel point son Siri d'amour était idiot !
La nuit, couchée dans nos lits, je racontai à Bonnie ce qui s'était passé entre Remus et moi. Elle n'arrêtait pas de se moquer de moi, elle disait que j'allais bientôt tomber amoureuse de lui si je continuais comme ça, mais je lui fis clairement savoir que c'était lui qui allait céder en premier. Ensuite, elle s'endormit tandis que je me remémorais le baiser passionnel. Je voudrais tellement qu'il soit collé à moi en ce moment, à nous embrasser. Je me callai un peu plus confortablement sous mon oreiller et un hurlement de loup déchira la quiétude de la nuit. Quand je me retournai dans mon lit, je vis la lune. Pleine.
- Psst 'Tina, chuchota Bonnie.
Dans l'obscurité, je vis seulement ses pupilles brillées.
- Mmm.
- J'ai peur, tu viens dormir avec moi. S'iiil-teu-plait, ajouta-t-elle.
Je ris sous cape et me faufilai dans ses couvertures chaudes. Le loup hurla pour la deuxième fois et Bonnie se colla à moi. Un autre hurlement retentit et je fermai les yeux.
Vous avez aimé ? Alors à vos claviers pour des gentilles reviews ! ;)
