Allô la compagnie ! :)
Alors, juste préciser qu'au début j'avais dit qu'il n'y aurait que 7-8 chapitres. Eh bien, j'ai changé d'avis.
Eh oui tout ça grâce à vous et parce que je suis bien inspirée aussi :p
Merci infiniment à capulisa, Marianne, Yasmine HP et Isbm.
Vos encouragements me font toujours autant sauter de joie ;)
Pour répondre à Marianne: Merci, merci ! Oui, tu peux la poster sur Hpfanfiction tant que tu mettes que c'est de moi et tout et tout. Je voulais juste savoir c'est quoi ton pseudo là-bas et aussi, j'ai vu que vous pouviez mettre des images, est-ce que tu peux en mettre une pour moi ? (tu choisis laquelle ;D )
Ah oui, j'oubliai presque. Un peu de pub:
Il existe une Carte de Localisation des membres.
C'est un site où vous pouvez savoir quels sont les auteurs et lecteurs francophones qui habitent proche de chez vous. C'est vraiment très amusant. Si vous voulez vous inscrire, j'ai le lien dans mes favourites stories et ça s'appelle Exprimez-vous ! de Locaffnet.
Si vous êtes déjà inscrite ne tenez pas compte de ça. Sinon, je vous invite à essayer. Ça peut vous surprendre :D
Bonne lecture !
Dispute
- I will never let you go -
Je portai ma tasse de thé à mes lèvres et bus une gorgée qui me brûla la gorge. Cela m'apaisa. J'adorais cette sensation, celle de s'enflammer de l'intérieur et, boire de cette boisson, m'avait toujours réconforté d'une certaine manière.
Depuis que je doutais de la lycanthropie de Remus, je ne savais plus quoi penser. Je me trompais sûrement sur son compte. Sa réaction exagérée ne démontrait pas l'hypothèse qu'il soit un loup-garou et pour m'en assurer, j'étais allée chez Fleury et Bott pour me procurer un livre et m'informer un peu plus sur ces créatures dangereuses. Je n'avais pas appris grand-chose. La plupart des auteurs dépréciaient les loups-garous et les dépeignaient donc comme des monstres sanguinaires sortis tout droit de l'enfer. D'autres les décrivaient seulement pendant leurs transformations qui d'ailleurs semblaient atrocement douloureuses. Ce n'était donc, en aucun cas, des descriptions flatteuses et j'avais décidé d'attendre la prochaine pleine lune pour observer si certains phénomènes ou attitudes étrangères apparaissaient sur Remus. Pourtant, ça me semblait fortement impossible qu'il le soit. Il paraissait si inoffensif, mais s'il en était vraiment un? J'eus un frisson. S'il y avait une minime chance, je pense bien que j'aurais peur. Les loups-garous ne couraient pas les rues et ils pouvaient devenir des vrais meurtriers en présence d'humains, ça ficherait la frousse à n'importe qui. Si Remus l'était, alors il était certainement dangereux. Bizarrement, à cette pensée, ça le rendait que plus intéressant et inatteignable et, seul Merlin savait à quel point j'adorais le danger.
- Christina ! Viens ici.
Mon père coupa cours à mes pensées. Son ton de voix ne me disait rien qui vaille. Il avait l'habitude d'être autoritaire, mais pas aussi tranchant. Je me levai à contrecœur et me rendit dans la cuisine en me demandant ce que j'avais bien pu faire. Je retrouvai mes parents assis autour de la table. Mon père me regardait sévèrement tandis que ma mère se trémoussait légèrement sur sa chaise. Une scène normale tout compte fait, sauf qu'il y avait quelque chose de changer : ils semblaient tous les deux mal à l'aise.
- Oui ?, m'enquis-je.
- On voulait te parler, commença mon père.
L'atmosphère sembla étouffer la pièce d'un seul coup.
- De quoi ?, demandais-je même si j'aurais préféré aller me terrer dans ma chambre.
- On a décidé, ta mère et moi,...
Ma mère fut sur le point d'intervenir, mais mon père la fit taire d'un mouvement de main. Indubitablement, elle n'avait rien décidé du tout.
- ...que tu n'iras plus à Poudlard, finit-il.
- Quoi?, m'écriai-je abasourdie.
Je ne pus en croire mes oreilles. M'avait-il réellement sorti cette stupidité ?
- C'est pour ton bien. Il ne t'arrivera rien si tu restes ici, s'expliqua-t-il le visage grave.
Je sentis la colère bouillonner dans mes veines.
- Non, il ne m'arriverait absolument rien vu que je vais rester enfermer ici, dis-je avec sarcasme.
- On préfère te garder à l'œil alors tu resteras que ça te plaise ou non, répliqua-t-il d'une voix ferme et dure.
- Et, moi, j'irais que ça vous plaise ou non, cinglais-je aussi mordante que lui.
- Ne sois pas insolente avec moi. Tu restes.
Ils me faisaient une blague, n'est-ce pas ? On ne pouvait pas être plus absurde.
- Et mes études ? Vous avez pensé à ça?, demandai-je furieusement.
- Tu auras des cours à la maison. Tes professeurs peuvent très bien te les envoyer.
- Ça ne fonctionne pas pareil chez les sorciers. On n'a pas le droit de faire de la magie en dehors de l'école tant qu'on n'est pas majeur, ripostai-je les bras croisés.
Nous nous toisâmes du regard. Aucun de nous n'allait flancher, j'en aurais parié.
- Alors tu ne feras plus de magie, lâcha-t-il comme une bombe.
Cette réponse fit éclater la colère que je retenais depuis le début de cet affrontement.
- Vous ne m'empêcherez jamais de faire de la magie. Jamais. Vous m'entendez? J'irais à Poudlard même si vous me l'interdisez.
- Saches jeune fille qu'on fait cela pour ton bien, riposta mon père d'un ton impérieux.
- Vous ne savez même pas ce qui est bien pour moi. Depuis qu'il est parti, vous ne voulez qu'une chose. C'est de m'enfermer dans cette maison comme dans une cage pour épier mes moindres faits et gestes, mais vous savez quoi ? Vous vous trompez sur toute la ligne comme vous l'avez fait avec lui !
J'avais hurlé les derniers mots ce qui arracha un sanglot à ma mère. La rage monta aux yeux de mon père et je sus que j'avais dépassé les bornes.
- Tu vas rester ici, m'as-tu bien compris ? Ton insolence te coûteras chère, s'écria-t-il la colère déformant ses traits.
J'émis un petit rire hystérique.
- Vous n'avez aucun pouvoir sur moi.
Sur cette réplique, je partis m'enfermer à double tour dans ma chambre. S'ils croyaient que j'allais jouer la petite fille obéissante, ils se trompaient clairement sur mon compte. Et pas parce qu'ils n'avaient pas vu venir le coup d'Alessandro que j'allais faire de même. Ne voyaient-ils donc jamais rien ?
Avec des gestes brusques, je remplis ma valise sans trop me soucier de ce que je mettais dedans. J'essuyai rageusement mes larmes de colère. Je fuguais encore une fois, mais qu'aurais-je dû faire sinon ? Personne n'allait m'interdire de retourner dans ma vraie maison. Personne, et j'allais commencer par sortir de cet enfer.
Remus
- Viens te baigner Rem' ?
Je tournai la tête vers Peter.
- Non, ça va. J'aime mieux rester ici, répondis-je plissant mes yeux pour mieux le regarder.
Je m'ajustai sur la chaise et observai mes amis s'amuser joyeusement dans la piscine de Bonnie. Assise à côté de moi, celle-ci léchait sa cuillère remplie de crème glacée à la fraise tout en admirant son cher Sirius.
- Le ballon, le ballon !, gueula James en direction de Peter.
Le ballon avec lequel ils jouaient tomba hors de la piscine et rebondit sur le gazon plusieurs fois avant de s'arrêter.
- Quelqu'un peut aller le chercher ?, demanda Sirius plutôt pressé de retourner à son jeu.
Bonnie décroisa ses longues jambes bronzées, se leva et ramassa le ballon. James le prit, mais Sirius et Peter lui sautèrent aussitôt dessus pour le saisir. Je souris, mes amis pouvaient être très gamins quand ils le voulaient. Bonnie revient s'asseoir et elle me sourit gentiment. On se parlait peu n'ayant en commun que Sirius. Christina ? Non, bien sûr que non. Je n'en avais parlé à personne de ce qu'elle essayait de me faire et que j'avais finalement fini par faire. Je fermai les yeux au souvenir de notre baiser. J'en avais encore des frissonnements de plaisir tout le long de mon corps. Pourtant, je savais que je n'aurais pas dû rentrer dans son petit jeu. Elle allait devenir encore plus aguichante et ça avait le don de me troubler énormément. Qu'allais-je faire ? Elle s'amusait, j'étais son jouet. Je ne pouvais décidément pas la laisser gagner, je me détesterai. Sauf que je me détestais déjà d'avoir flanché aussi vite et moi qui disait que je n'allais jamais au grand jamais lui cédé. À croire que le loup en moi dominait l'homme que j'étais. Ça faisait mal à l'orgueil d'un coup.
Christina
Je descendis du magicobus et me dirigeais à grands pas vers la maison de ma meilleure amie. Ce chemin, je le connaissais par cœur pour l'avoir marché à des innombrables reprises. Mes yeux rougis me picotèrent et je frottai ardemment dessus. Je n'aimais pas pleurer et, ces temps-ci, j'avais toujours l'impression que je ne faisais que ça. Je respirais et tentai de ne penser à rien. Peine perdue. L'image de Remus me remplit l'esprit très rapidement. J'essayai de le chasser de ma tête, ce n'était vraiment pas le moment de penser à lui.
Je cognai à la porte plusieurs fois, mais personne ne répondit. Je supposai alors qu'elle était soit dans la cours soit partie avec Sirius faire une ballade romantique. Je pouffai de rire, le romantisme ne caractérisait pas ce couple. J'ouvris la petite porte séparant l'allée et la cours arrière et priai pour qu'il y ait quelqu'un chez elle. J'entendis aussitôt les rires de Peter et James. Je m'arrêtai net, je ne voulais pas les voir, pas maintenant. Je ressemblais strictement à rien et les Maraudeurs voudraient immédiatement savoir ce que j'avais. Je me faufilai entre un arbuste et le coin de la maison en tentant télépathiquement d'informer Bonnie que j'étais là. Malheureusement, elle ne regardait pas vers moi, mais semblait concentrée à contempler son copain. Je soupirai, je devais donc me montrer. Je baissai les yeux, laissai ma valise derrière moi et marchai d'un pas assuré.
- Ah non pas encore, s'exclama trsitement Bonnie à ma vue.
Pour un peu, je l'aurais tuée. Les Maraudeurs se tournèrent pour me regarder. Merde. Je fis signe à l'idiote de s'approcher. Quand elle fut à un mètre de moi, je l'empoignai par le bras et nous nous éloignâmes le plus possible.
- Qu'est-ce qu'il y a ?, demanda-t-elle en chuchotant.
- Mes parents ne veulent plus que j'aille à Poudlard, murmurai-je.
- Quoi ? Mais ils ne peuvent pas t'en empêcher !, s'écria-t-elle.
- Je sais, c'est pour ça que je suis venue ici. Ça te dérange ?
Il fallait bien que je m'assure qu'elle n'ait aucun problème à m'héberger.
- Voyons chérie, t'es toujours la bienvenue ici, dit-elle en m'offrant un sourire resplendissant.
Je la pris dans mes bras et empoignai ensuite ma valise.
- Je ne veux pas que les Maraudeurs sachent, lui avouai-je en regardant autour pour voir s'ils nous écoutaient, ils en seraient très bien capables.
- Je comprends.
Je la laissai rejoindre les garçons et partis vers l'entrée où je traînais ma valise avec toutes les forces qui me restaient. Je la déposai finalement dans la chambre de mon amie et me dirigeai tout de suite après vers la salle de bain. Le miroir me renvoyait l'image d'une fille aux yeux noirs, gonflés et rougis ainsi qu'un teint atrocement blafard. J'aspergeai mon visage d'eau froide pour tenter de me départir du désordre qui régnait dans ma vie. Je soupirai lourdement et passai une main dans mes cheveux pour les démêler. L'envie de pleurer me revint, mais je m'en empêchai ardemment.
Un cri venant de la cours me fit sursauter, je tournai la tête vers la fenêtre et aperçus Sirius qui avait attrapé Bonnie et la plongeait maintenant dans la piscine. J'esquissai un sourire accablé, ce que je les enviai... Leurs vies étaient tellement plus insouciantes que la mienne, tellement moins déchirantes. Peter qui riait aux plaisanteries de James, Sirius et Bonnie s'embrassant comme des fous et Remus. Je ne distinguais pas ce qu'il faisait, mais il paraissait regarder ses amis, tout comme moi. Je le vis relever la tête et, sans que je sache comment il sut, il me regarda. Il était beau et, même si sa beauté n'était pas aussi charmeuse que celle de Sirius ou James, il avait quelque chose qui n'appartenait qu'à lui. Ce quelque chose dont je ne pouvais pas décrypter, car elle se cachait au plus profond de son regard. On s'observa, inconscients du temps et de tout, jusqu'à qu'on réalise ce qu'on faisait.
Bon, je vais essayé de poster le prochain chapitre plus tôt parce que je pense que je vous fais trop attendre entre deux. Reviews ? :)
