Salut tout le monde !

Alors un grand merci à

feufollet, Lilibeth, Marianne

Capulisa, Yasmine HP et pomegranatesss.

Merci beaucoup beaucoup pour vos encouragements positifs !

Je n'ai pas eu trop de le temps de vous ponderez un magnifique chapitre alors

j'espère que vous allez l'aimer pareil.

Lilibeth: Tu n'es pas la seule à ne pas avoir trop de temps ;) Merci beaucoup de me suivre, j'apprécie énormément (L).

Marianne: De rien, je devrais plutôt te remercier ! Au juste, je ne vois pas l'image, est-ce normal?

Capulisa: Héhé, les parents ne comprennent pas souvent les vrais besoins de leur enfant, mais c'est normal surtout que eux ils sont moldus. Tu verras dans quelques chapitres :D J'espère que celui-ci va te plaire tout autant. Milles mercis !

Bonne lecture !


Poudlard Express

- Amour: Sentiment intense qui incite les êtres à s'unir -

J'ouvris les rideaux et une éclatante lumière pénétra dans la pièce, soulevant les infimes particules de poussière. Je souris au spectacle s'offrant à ma vue : un ciel océanique agrémenté de nuages par-ci par-là. Cette journée s'annonçait radieuse et, encore plus, depuis qu'il ne restait que deux heures avant le départ du Poudlard Express. Septembre commençait déjà et le beau temps ne voulait pas nous quitter. Ce n'était sans doute pas pour nous déplaire.

- Je prends ma douche et tu y vas ensuite, déclara Bonnie.

J'hochai la tête, c'était notre routine depuis que j'étais venue m'installer chez elle une semaine et demie auparavant. Pendant qu'elle prenait sa douche et s'habillait, je devais faire le petit-déjeuner. Sa mère qui même si désertait plusieurs fois la maison ne voyait aucun inconvénient à ce que je restais ici et j'appréciais cela, car, chez Bonnie, il y avait une certaine liberté que je n'aurais jamais eu dans ma propre maison. Une furtive pensée diriger à mes parents me traversa l'esprit, je devais les appeler avant mon départ quoique je ne fusse enchanté par ce devoir de fille. Par contre, si je ne leurs disais pas au revoir, je me sentirais mal pendant tout le trajet me menant à mon château adoré. Je pris donc le téléphone et composai le numéro en prenant une bonne bouffée d'air qui j'espérais me donnerait le courage pour affronter ce qui allait suivre. À la deuxième sonnerie, j'entendis une respiration dans l'appareil.

- Maman?

- Querida*, souffla ma mère.

- Oui, c'est moi, affirmai-je en tripotant le coin de mon chandail dans un geste nerveux.

- Je sais.

- Je pars aujourd'hui, lui annonçai-je.

Il eut un moment de silence entrecoupé par nos respirations respectives.

- J'aurais bien aimé pouvoir t'embrasser avant, avoua-t-elle quelques secondes après.

- Moi aussi maman, moi aussi.

- Ton père ne voulait pas que tu t'en ailles, tu sais, dit-elle.

Elle prenait sa défense comme toujours. Je soupirai.

- Bien sûr que non, il voulait me laisser enfermer, ne pus-je m'empêcher de m'exclamer.

Elle ne répondit pas preuve qu'elle savait que je n'avais pas totalement tort.

- Il ne pensait pas mal. Il souffre, admit-elle.

- Moi aussi j'ai mal, rétorquai-je la gorge nouée.

- On a tous mal.

Je fermai les yeux. Ce que je pouvais parfois être égocentrique. Ma mère et mon père souffraient autant que moi et, quelques fois, cette pensée ne me traversait jamais l'esprit. Il n'y avait pas que moi qui supportait la douleur d'une perte. Nous appartenions tous dans le même camp.

- Je suis désolée, vraiment. Pour tout, m'excusai-je.

- Tu n'as pas à être désolé querida. Tu ne sais pas combien de fois j'ai prié pour qu'il nous retourne, mais il est parti et ne reviendra jamais.

« Mais il vit dans nos cœurs », aurais-je voulu dire, mais la force me manquait.

- Maman, je dois te laisser. Tu diras à papa que je l'aime, d'accord? Je vous aime tous les deux, lançai-je.

- Nous t'aimons encore plus. Amuses-toi ma belle et ne pense qu'à toi, entendu? Tu mérites ce qui a de mieux.

Nous raccrochâmes. C'était faux, je ne méritais rien.

Les deux heures suivantes passèrent à une grande vitesse. L'atmosphère était chargée d'une tristesse cachée, l'ambiance d'un au revoir avec sa famille et d'un départ loin de sa maison. Je regardais les parents donner un dernier adieu à leurs enfants et je regrettais de ne pas avoir les miens comme dans les années précédentes. Je fermai les yeux et, dans ma tête, je vis mon père, ma mère et mon frère, comme avant. Mon père me souriait de ses yeux ridés, ma mère agitait sa petite main et mon frère m'offrait un si joli sourire. L'image était floue, mais je les sentais si proche de moi, comme s'ils étaient là. Le sifflement strident du train me réveilla de ce doux songe et j'ouvris instantanément mes paupières.

- Fait attention à toi et pas de bêtises, avertit Mme Coldin.

- Oui maman, je sais tout ça, répliqua Bonnie avec une moue contrariée.

Elle avait hâte de rentrer dans le train, tout comme moi. Mon amie embrassa sa mère, elles semblaient toutes les deux inconfortables devant cet échange qui ne leurs était certainement pas naturel. Je regardais dans une autre direction pour ne pas les gêner, puis Bonnie prit mon bras et nous nous dirigeâmes avec empressement dans le train. Nous montâmes difficilement avec ses trois valises et la mienne.

- Tu es vraiment la seule folle qui apporte trois valises, lançais-je un peu essoufflée d'avoir à porter une des siennes.

- Pff, arrête de te plaindre, rétorqua-t-elle.

Je lui donnai un petit coup sur son bras et elle me poussa avec son coude. Je faillis tomber sous le poids de nos valises, mais me retins à temps sur le mur.

- Mesdames, puis-je vous aider?, entendîmes Fabien nous demander.

Je soupirai, enfin un beau jeune homme prêt à secourir des belles donzelles. Bonnie et moi lui offrîmes les quatre valises d'un seul coup. Elle lui jeta par la suite son sac à main et il parut abasourdi par notre culot. Il fallait bien en profiter, n'est-ce pas?

- On sera dans le dernier compartiment à ta droite, lui informa-t-elle.

- Et ne prends pas trop de temps, lui avisai-je.

Fabien hoqueta de surprise, il ne s'attendait sûrement pas à ça. Bonnie et moi nous nous retournâmes et partîmes vers le dernier compartiment, éclatant de rire devant notre chance.

- C'est un gentil Serdaigle, pas vrai chérie?, dis Bonnie avec un grand sourire.

- C'est sûr.

Le compartiment qu'on prenait était toujours le même depuis notre deuxième année. C'était le dernier du train et le premier où la bonne femme traînait le chariot de sucreries. Je m'étalai sur la banquette, mes pieds sur la vitre, prenant ainsi mes aises. Bonnie ouvrit la fenêtre, sortit une cigarette de sa poche et l'alluma. Je lui fis une moue réprobatrice.

- C'est ma dernière, promit-elle.

- J'espère bien. La cigarette ne te sied pas au teint.

- De toute façon j'allais arrêter. Ça me donne des boutons, dit-elle, plissant les yeux au rayon de soleil qui lui barrait la vue.

Je chantai alors un air qui me vint à l'esprit, Bonnie me suivant de prêt jusqu'à ce qu'elle faussa horriblement une note.

- À qui appartient cette douce voix? N'est-elle pas celle de ma bien aimé?, se moqua Sirius qui venait juste d'arriver avec le reste de sa bande.

Je souris intérieurement en voyant Remus, j'avais encore une occasion de lui démontrer qu'on ne me résistait pas longtemps. Je m'assis correctement et Peter prit la place à côté de moi. Sirius voulut embrasser sa petite amie, mais s'arrêta dans son élan quand il vit qu'elle tenait une cigarette.

- C'est quoi ce truc ?, s'exclama-t-il en fronçant le nez sous l'odeur désagréable qui s'en émanait.

- Ça s'appelle une cigarette, lui dit Bonnie.

- Et... c'est quoi?, demanda-t-il encore une fois, ne saisissant pas totalement.

J'éclatai de rire suivi de près par ma meilleure amie.

- Laisse faire, je t'expliquerai une autre fois, s'enquit-elle aussitôt qu'elle s'arrêta de rire.

Sirius haussa les épaules et lui donna un bisou sur la joue. Pendant la moitié du trajet, nous discutâmes sur plusieurs thèmes, riant et plaisantant aux blagues idiotes de James et Sirius. L'autre moitié fut plus tranquille, Peter et Sirius jouaient aux échecs, Bonnie somnolait et Remus lisait un autre bouquin. Je me limais les ongles tranquillement, n'ayant vraisemblablement rien à faire.

- Il est où Cornedrue?, demanda soudainement Peter.

- Il est parti chercher Lily dans les autres compartiments, répondit Remus sans relever la tête de son livre.

- Mais ça fait une heure de ça?, s'écria Sirius, réveillant en même temps sa douce moitié qui lui lança mollement sa chaussure sur la tête pour qu'il parle moins fort.

Il esquiva l'objet et regarda ardemment Remus.

- D'accord, je vais le chercher, soupira son ami.

Remus se leva et partit trouver le Maraudeur perdu dans le train. J'attendis deux minutes et me levai à mon tour.

- Tu vas où?, me questionna Peter.

- Aux toilettes.

- Oh, est-ce que tu peux me rapporter des patacitrouilles?

- Bien sûr.

Il n'y avait personne dans le couloir quand je partis de mon compartiment. Où était Remus? Je marchais vers les toilettes, confiante de le croiser à un moment. Il fallait bien, il avait quand même qu'un couloir. Pourtant il n'était nulle part, je regardais à travers les vitres. Pas de Remus ni de James. Étrange. Je tirai le loquet des toilettes et une main surgit du noir agrippa durement mon bras. Je poussai un cri de surprise.

- Est-ce que tu pourrais arrêter de me suivre?

- Quoi? Je ne te suis même pas. J'allais aux toilettes figure-toi, répliquai-je avec empressement.

Je ne voyais pas son visage aussi clairement que je l'aurais souhaité. Je cherchais alors l'interrupteur, mais Remus bloqua ma main.

- Ne me prends pas pour un imbécile. Je sais très bien que tu me suis.

Que devrais-je répondre à ça?

- D'accord et si même je le faisais, que fais-tu cacher dans les toilettes? Dans le noir en plus de ça, rétorquai-je.

Je perçus une légère hésitation.

- Je t'attendais, avoua-t-il après réflexion.

- Pourquoi?

Curieusement, mon cœur battit plus vite, appréhendant peut-être sa réponse.

- Le baiser que je t'ai offert à la plage ne voulait strictement rien dire.

Je sentis une lourde pression sur ma poitrine, mais je ne me laissai pas déconcentrer pour autant. J'avais décidé de mettre mon meilleur plan en exécution.

- Bah ce n'est plus important de toute façon vu que j'ai trouvé un autre garçon pour me distraire, dis-je avec désinvolture.

Je sentis son corps se tendre et, même s'il essayait de paraître désintéressé, je savais que ce n'était qu'une image.

- C'est qui?, demanda-t-il.

- Le nouveau garçon?

- Oui, souffla-t-il.

Il fallait que je trouve ce fameux garçon en vitesse.

- Tu le sauras bien assez tôt, lui mentis-je aisément.

Un silence désagréable s'installa. Était-il fâché contre moi?

Remus

Ce fut comme si on m'étouffait la cage respiratoire, comme si je n'avais plus d'oxygène. Comment se faisait-il qu'elle soit aussi...aussi... je ne trouvais pas de mot pour décrire à quel point elle me donnait envie de l'étriper en même temps que je voulais l'embrasser à n'en plus finir. Et si elle se jouait encore de moi?

- Je ne te crois pas, lâchais-je.

- Eh bien, crois moi ou non, j'en ai plus qu'assez de..., commençai-t-elle.

- De quoi? De te jouer de moi? De me prendre comme distraction?, l'interrompis-je sèchement

- Non...

- Parce que moi j'en ai plus qu'assez que tu me prennes comme ton stupide objet de distraction, rétorquai-je durement.

Ma respiration se fit plus saccader, l'énervement avait pris le dessus. J'aurais voulu voir la réaction de Christina, mais on était plongé dans le noir. Je sentis soudainement sa main se faufiler dans la mienne.

- Embrasse-moi, ordonna-t-elle subitement.

- Quoi?

Je n'avais pas bien compris, voulait-elle vraiment que je l'embrasse?

- Embrasse-moi, répéta-t-elle.

Non, je ne cèderais pas. Je me l'étais promis. Pourtant, la tentation était trop forte pour que je la vaincre. Pourquoi me faisait-elle autant d'effet quand je savais qu'elle ne voulait que profiter de moi? Et voilà que je déposais un léger baiser sur la commissure de sa bouche. Le goût exquis de ses lèvres me donna des frissons de la tête aux pieds. Elle poussa le baiser plus loin et je m'enivrais de son odeur. Je n'avais jamais sentis un sentiment aussi fort que celui quand je l'embrassais. Les jambes qui flageolaient, mon cœur qui ratait plusieurs battements, mes mains moites et ses frémissements. Cette passion qu'elle mettait dans un seul baiser me faisait chavirer, m'excitait, me donnait chaud, j'en devenais complètement fou... que m'arrivait-il?

Christina

Voilà, il était parti chercher James après un quart d'heure à explorer la bouche de chacun. Mon plan marchait à la perfection et je le tenais plus que jamais, mais pourquoi ça ne me réjouissait pas plus que ça? Pourquoi avais-je le terrible sentiment d'être une profiteuse de première? C'était la première fois que je me culpabilisais autant. Normalement, je me jouais des gars et j'en éprouvais un malin plaisir, mais lui c'était différent. Avec lui, tout était différent, mes émotions, mes sensations et mon envie n'étaient plus les mêmes. Je changeais littéralement et j'aurais dû me préparer à ce qui allait suivre.


*Querida = Chérie

C'est tout. Vous avez apprécié ? Une review serait extra. :D