Bonjour le monde !

Je sais que j'ai été plutôt longue pour ce chapitre, mais

j'adore vous faire attendre.

Non, en fait, je ne savais pas comment terminer le paragraphe à la fin.

J'espère que ça vous plaira quand même.

Milles mercis à

feufollet, AliceDansLaLune, Marianne

Pimy, capulisa, Yasmine HP et Roselia001.

Ah et à ma chère soeur ;)

Marianne: Hum, je pense que j'aurais entre 12 et 15 chapitres, je n'en suis pas si sûre. Sinon, merci vraiment pour ta review ! J'adore.

Enjoy !


Invraisemblable

- Even if it sounds crazy darling -

Je me promenais dans les couloirs. Mon sac à bandoulière chargé de manuels pesait ardemment sur mon épaule droite.

- Alors, alors... qui va être ta prochaine conquête? C'est quoi le secret pour tes beaux cheveux?, me questionnait une fille légèrement ronde.

Cette Serdaigle me collait à la trace depuis ma sortie de cours, elle voulait des réponses auxquelles je répondais de manière distraite. Paraîtrait qu'elle se prenne pour une journaliste...

- Le prochain sera un blond aux yeux verts. Le secret, c'est de leurs donner beaucoup d'amour, lui dis-je.

Elle griffonna mes réponses dans un bloc-notes et je remarquai qu'elle devait être qu'en quatrième année, pas plus. Ses magnifiques yeux azurs effaçaient le fait qu'elle soit un peu boulotte.

- As-tu des conseils beauté pour la gent...

- C'est quoi ton nom?, l'interrompis-je.

Elle rougit, je souris mentalement.

- Anastasia O'connell, bafouilla-t-elle.

- Alors Ana, tiens-toi droite, lui ordonnais-je pendant qu'on rentrait dans la Grande Salle.

Elle fit ce que je lui dis, brave petite. Avant de se séparer pour rejoindre nos tables respectives, je lui souris et rajoutai :

- La beauté se retrouve seulement dans les yeux d'une personne. Il n'y a aucun conseil beauté, lui dis-je avec un clin d'œil.

Elle rougit de plaisir et je lui souris gentiment. En arrivant près de ma table, j'entendis la voix contrariée de Mcgonagall et celle furieuse de Bonnie. Et ça recommençai...

- Miss Coldin, vous connaissez le règlement ! La jupe doit arriver à la hauteur des genoux et non en bas des fesses, s'écria notre professeure de métamorphose.

- Mais à la hauteur des genoux c'est en bas des fesses Madame, riposta Bonnie.

La plupart des élèves écoutait leur dispute de manière peu subtile, quelques uns mêmes se dévissaient la tête pour regarder la hauteur de la jupe de Bonnie. Ils se demandaient aussi qui allait gagner cette fois-ci.

- Ne soyez pas insolente avec moi. Ce n'est pas une retenue le premier jour de classe que vous voulez, n'est-ce pas?, répliqua sévèrement Mcgonagall.

Bonnie ronchonna pour elle-même et Mcgonagall remarqua enfin ma présence.

- Et vous Miss de Silva, enlevez-moi ces horribles talons hauts, s'enquit-elle.

- Je crains Madame que dans le règlement rien ne spécifie qu'on n'y a pas droit, rétorquai-je avec un sourire malin.

Elle me fusilla du regard, mais ne rajouta rien et partit d'un pas rigide. On s'assit et Bonnie fit semblant d'étriper sa fourchette comme si c'était la prof. Quelques uns de nos camarades pouffèrent de rire tandis que je la regardais d'un air amusé.

- Laisse la fourchette tranquille, elle ne t'a rien fait, me moquai-je.

- Ah et c'est toi qui dit ça. Elle ne te dit jamais rien, se plaignit-elle.

- Parce que je suis parfaite.

Elle me lança un bout de tarte et j'éclatai d'un rire franc. Je soupirais de contentement, Poudlard m'avait manqué, mes camarades et même mes professeurs quoique, dans quelques jours, je ne dirais certainement pas la même chose.

- Hey Coldin !, s'exclama Christopher Walden, un serpentard de septième année.

- Oui?

Elle se retourna, légèrement crispée. Walden prit la place à côté d'elle.

- Je voudrais bien refaire la nuit de l'année passée, tu te rappelles?

Je ricanai sans pouvoir m'en empêcher et le serpent m'asséna un regard noir qui aurait pu terrifier une première année. Bonnie, trop abasourdie, ne pipa mot.

- Eh bien, qu'est-ce que t'en dis ?, demanda-t-il en se pressant sur le corps devenu raide de mon amie.

- Il faudrait mieux que tu la laisses tranquille avant..., commençai-je en voyant arriver deux des Maraudeurs.

- Ce n'est pas à toi que je parle, m'interrompit-il.

Je n'insistai pas, s'il voulait se faire étriper par Sirius qu'il se fasse donc étriper. Je n'allais pas être contre.

- Pourrais-tu me faire de l'espace? Et oui je me rappelle de cette nuit où tu as passé la majorité de la soirée à me coller dessus comme une ventouse et où à la fin tu t'es endormi comme une masse sur mon pauvre bras. Ah et à la mollesse de ta capacité, répliqua sèchement Bonnie.

Walden se renfrogna, la colère brûlant dans ses prunelles d'acier. Il se leva et rajouta furieusement avant de partir :

- Mon talent venait sûrement de la médiocrité de ton aptitude au lit, asséna-t-il.

Je m'apprêtai à défendre mon amie, mais celle-ci m'arrêta d'un geste de la main. Elle ne semblait pas offusquer comme je l'étais.

- Si j'aurais été médiocre au lit, il ne serait pas venu me voir pour une autre nuit, chuchota-t-elle à l'approche de son amoureux.

Elle me fit un clin d'œil, elle avait bien raison. Sirius s'assit et enroula ses bras autours des hanches de Bonnie.

- Qu'est-ce qu'il te voulait ce sale Serpentard ?, demanda-t-il en jetant des coups d'œil vers leur table.

- Rien qui ne vaut la peine de répéter mon amour, le rassura-t-elle.

Je retournai à mon petit-déjeuner quand ils se mirent à se bécoter devant moi.

Quand la cloche annonçant la fin de la journée sonna, je soupirai d'allégresse. L'Histoire de la magie était peut-être un cours qui me fascinait il était aussi très épuisant. C'était donc d'un pas léger que je me faufilai entre mes camarades pour me diriger à la tour de Griffondor. Je sentis une main sur le bas de mon dos et, en levant les yeux, j'aperçus Alec Goyette, un garçon avec lequel j'adorais flirté.

- Ma belle Christina comme ça fait longtemps !, s'exclama-t-il.

- Que deux mois mon cher Alec, souris-je.

- Pour moi, ça correspond exactement à l'éternité.

Je roulai des yeux, que des beaux mots celui-là. Il descendit sa main vers mes fesses, mais je l'empêchai immédiatement de la poser dessus.

- Dis-moi que viens-tu faire loin de ta salle commune ?, demandais-je.

- Oh, je voulais juste te déshabiller et poser mes mains sur...

- Voyons Alec, tu sais que je déteste quand tu me débites des horreurs pareilles.

Il éclata de rire et j'en fis autant. Pour la plupart des gens, on pouvait sembler assez intime, mais la vérité étant que ce jeune homme était depuis longtemps amoureux d'une fille qui je croyais n'en valait pas la peine. Avant de partir, Alec posa un bec sonore sur ma tempe et, les joues rosies, j'aperçus du coin de l'œil Remus appuyé sur le mur. Il avait les bras croisés, la tête basse et le visage sombre, il semblait attendre quelqu'un. Mon cœur pour une raison inexplicable fit un bond et je me sentis soudainement coupable. Quand je passai devant lui, je tentai tant bien que mal de ne pas m'arrêter à sa hauteur et d'oublier ses doux baisers de la veille.

- Alors c'est lui, lança-t-il dans un murmure.

Au premier coup, je ne saisis pas ce qu'il voulait dire par-là, mais je me rappelai ensuite de ce que je lui avais dit dans le train à propos du nouveau garçon.

- Non, dis-je malgré moi.

Je ne pouvais décidément pas rajouter une couche sur ce mensonge. S'il me fallait un autre garçon, je n'allais certainement pas choisir Alec. Ça serait mal d'engager mon ami dans une affaire qui me concernait. Remus ne rajouta rien et je pris parti qu'il n'allait pas continuer la conversation, mais à ma grande surprise, il prit la parole.

- Pourquoi voulais-tu m'embrasser hier?, demanda-t-il.

Et si je lui disais que je ne le savais pas? Ou que le seul fait de me tenir près de lui me donnait envie de l'embrasser furieusement? Était-ce une bonne réponse?

- Pourquoi m'as-tu embrassé?, rétorquai-je en évitant de regarder dans ses iris de peur de voir à quel point il paraissait accablé.

Il rit sans émotion. Nous restâmes dans le silence pendant plusieurs minutes. Je ne savais pas quoi dire, quoi faire, tout ce que je voulais c'était le serrer dans mes bras très fort. Pour une raison que j'ignorais, j'avais besoin de son corps près du mien, mais je ne fis rien de tout cela. Au lieu, je le laissai planter là, sans me retourner.

En montant les escaliers vers mon dortoir, j'entendis des rires aigus à travers la porte. Au son, je devinai que Bonnie devait être avec Sirius. Je m'assis donc sur une marche, je ne voulais pas me sentir comme une intruse dans leur couple et, pendant un moment, la solitude me rongea. Les pensées tourbillonnèrent alors dans mon esprit et je ne pus mettre un doigt sur mon malaise, celui qui me démangeait depuis hier dans le train. Le visage triste de Remus me poignardait le cœur, m'étouffait la cage thoracique, pourtant je continuais à me servir de lui.

Je n'avais plus envie de jouer avec lui. Voilà, c'était tout. Je ne voulais plus, la culpabilité me dévorait de l'intérieur parce que je savais que je lui faisais du mal. Beaucoup de mal. Je me sentais étrange depuis cette demande où je le suppliai presque de m'embrasser, ça ne faisait pas partie de mon plan. Comment se faisait-il qu'il provoque chez moi des reéactions aussi puissantes? Et des sensations inconnues? Je ne pouvais identifier cette bouffée de tendresse qui m'envahissait à chaque fois que je le voyais ou que même quand j'étais avec d'autres gars beaucoup plus intéressant je ne pensais qu'à lui. Il y avait un truc qui clochait. Peut-être que je devrais en parler avec Bonnie parce que ce n'était sûrement pas normal comme comportement. J'avais toujours adoré m'amuser avec le sexe opposé et les jeté par la suite, mais Remus m'obsédait et ça me terrifiait littéralement. Oui, je devrais en discuter avec Bonnie.

Je me levai, ouvris la porte en grand, surprenant mes deux tourtereaux dans une position peu catholique, mais je ne pris pas mes jambes à mon coup même après le grand malaise que je venais de jeter dans la chambre.

- Sirius, il faut que je parle à ma meilleure amie, c'est urgent, dis-je désemparée.

Bonnie sut immédiatement que je n'étais pas dans mon état habituel. Elle se releva, ses cheveux en pagaille et ses lèvres gonflées par tant de baiser me firent penser à un épouvantail, mais je retirai aussitôt cette idée de ma tête. Les épouvantails m'avaient toujours fait peur. Sirius grogna, pas content de se rendre compte que sa copine me préférait en ce moment. Il partit, nous laissant seules.

- Je suis désolée d'avoir interrompu une future partie de jambes en l'air, m'excusai-je en m'assoyant sur le lit de mon amie.

- Ne t'inquiètes pas chérie, on en aura plein d'autres plus tard, me pardonna-t-elle.

Une image plutôt ignoble traversa ma tête, je la chassai illico.

- Alors qui avait-il de si urgent?, me questionna-t-elle.

Elle se mit en position assise. Par où commencer ?

- C'est Remus, lâchai-je.

Elle leva un sourcil signe qu'il lui fallait plus d'explications.

- À chaque fois que je le vois, j'ai envie d'être dans ses bras et de l'embrasser pendant des heures. Ses lèvres sont absolument délicieuse, son odeur également. Quand je suis avec d'autres garçons, je ne pense qu'à lui et je me sens vraiment coupable de me jouer de lui. Tu comprends ?, débitai-je rapidement, sans prendre mon souffle une seconde de peur qu'elle me prenne pour une folle.

Elle hocha la tête lentement et fini par éclater d'un rire hystérique. La mine renfrognée, je croisai les bras. Ce n'était certainement pas drôle. En voyant mon visage, Bonnie reprit son calme sans pour autant se départir d'un sourire moqueur, j'avais l'impression que Sirius déteignait sur elle.

- Tu es tellement mignonne 'Tina, s'exclama Bonnie.

Je retroussai mon nez par l'insulte qu'elle venait de proférer. Je détestais qu'on me dise que j'étais mignonne. La fille sexy, c'était moi, pas la fille mignonne comme un cœur. Beurk.

- Donc...

Ne pouvait-elle pas me dire ce qui clochait chez moi au lieu d'allonger le suspense ? J'en avais horreur.

- Est-ce que ton cœur bat plus vite quand tu le vois?, demanda-t-elle.

- Hum, je crois, oui, répondis-je les sourcils froncés.

- Est-ce que tu te sens complètement à côté de la plaque quand tu lui parles?

- Non, j'ai juste envie de lui sauter dessus. Dans le bon sens, bien sûr.

- Est-ce qu'il se passe une journée sans que tu ne penses pas lui?

- Mais je te l'ai dit que je ne pensais qu'à lui, rétorquai-je impatiente qu'elle finisse son interrogatoire. Allez, accouche !

Bonnie fit semblant d'accoucher et je lui assénai un coup de poing sur le bras.

- T'es dégueu, m'écriai-je.

- Bon d'accord, d'accord. Ta psychologue, moi en l'occurrence, a diagnostiqué ton problème qui implique ledit Remus...

Je secouai la tête, elle était vraiment irrécupérable.

- ... et elle croit que tu as la maladie de l'amouuuur. Tu es donc officiellement amoureuse ma chère 'Tina !, m'apprit-elle d'un ton théâtrale.

Ce fut mon tour de rire de manière hystérique. Elle me faisait une blague, je ne pouvais décidément pas être amoureuse. Et puis c'est quoi ce mot, amoureuse ? C'était mièvre et dégoulinant de guimauve. Un peu plus et j'entendais les cloches sonnées pour le mariage, ah et n'oublions pas ces colombes blanches. Amoureuse? Pouah, je ne connaissais pas et je ne voulais pas l'être. Bonnie vit que je ne la croyais pas.

- Si je te le dis, c'est que c'est vrai, ajouta-elle.

- L'amour c'est idiot, répliquai-je en me jetant sur mon lit et en enfouissant le visage dans mon oreiller.

- Peut-être, mais c'est beau.

- Et toi tu es amoureuse de Sirius?, maugréai-je de mauvais poil.

- Il se peut bien. Bon, je te laisse réfléchir. Je vais aller chercher mon amoureux.

Elle prononça fortement le dernier mot. Pff qu'elle s'en aille. Elle n'avait réussi qu'à m'emmêler encore plus. Si j'étais amoureuse, je me serais rendue compte. Enfin, je pense.

Je sortis une photo de mon frère que je gardais précieusement dans le tiroir de ma table de chevet et observai son visage espérant trouver toutes les réponses à mes questions. Je ne réussis qu'à m'apercevoir que mon frère me ressemblait dans certains traits. On avait les mêmes yeux bruns caramel, le même teint exotique et les mêmes cheveux fins quoique je les aie plus foncés que lui. Je fermai les yeux, pensant au souvenir de mon défunt frère. Une boule s'installa dans ma gorge. S'il avait connu Remus, je crois qu'ils auraient pu bien s'entendre. Ils étaient tous les deux aussi réservés et mystérieux. Je soupirai.

Le mystère m'avait toujours attirée et j'adorais me mettre dans des situations compliquées où j'embrouillais les hommes et où je me sentais victorieuse. Remus me rendait confuse, il me laissait dans le doute le plus profond et le contrôle m'échappait alors totalement. Je ne pouvais donc pas être amoureuse de lui, mais si Bonnie avait raison ? Si tous les sentiments qui me désarçonnaient depuis quelques temps étaient la preuve que j'étais amoureuse de lui. Si toutes ses sensations qui explosaient à chaque fois que j'étais avec lui étaient le signe que j'étais tombée sous son charme. Si la seule pensée de Remus me donnait envie d'être dans ses bras, c'était peut-être parce que je le voulais vraiment, peut-être que jouer ne m'amusait plus parce que cela ne suffisait donc plus. Encore une fois, je ne comprenais rien. J'aurais voulu que mon frère soit là pour m'aider.


J'espère sincèrement que ça vous a plu. À bientôt !