Bonjour ou bonsoir,
Me revoilà, après une longue disparition...
Et j'en suis sincèrement désolée.
Il s'est passé tellement de choses dans ma vie que je n'ai pas réussi à trouver le temps à consacrer à ma fiction.
Je m'en excuse.
Je remercie tout particulièrement
Pimy, feufollet, Yasmine HP,
lilynx88, capulisa et Yamatouki !
Et je remercie aussi à tous ceux et celles qui me rajoutent à leur favorites ou author alerts.
Merci à tous !
Idée géniale ou pas
- How long we can call this love ?-
On était samedi et mes cheveux virevoltaient dans tous les sens. Le vent, puissant et légèrement chaud, me faisait sentir aussi libre que les papillons donnant leur premier coup d'ailes. Je m'assis sur le tapis vert glacé et les fleurs autour de moi dégagèrent un arôme doux et âcre à mon passage. Je soupirai et trempai ma plume d'encre, je commençai alors mes interminables devoirs. Selon les professeurs, la septième année était une des plus importantes. Celle qui déterminerait ce que nous serons plus tard dans un avenir proche. Alors voilà, j'essayais le plus possible de m'éloigner de Remus. Être amoureuse et, par le fait même, me compliquer l'existence n'étaient pas mon but dans la vie, car pour cette septième et dernière année à Poudlard, j'avais décidé de me consacrer corps et âme à mes études. Pourtant, il y avait bien une partie de moi qui ne croyait pas si bien à ma belle résolution, même qu'elle se moquait cruellement de moi. Effectivement, plus j'essayais de ne pas penser à un certain garçon, plus la vie se bornait à le mettre dans mon chemin. J'avais la preuve juste sous le nez: les maraudeurs s'étaient, par je ne sais quelle envie, installés sous un arbre devant moi. Ma vie devenait de plus en plus pathétique, surtout depuis que Bonnie me faisait signe de les rejoindre. Je n'avais clairement pas le choix, soit j'y allais, soit la mort venait à moi par les traîtres mains de ma meilleure amie. Je me résignai donc d'avance et, calmement, presque comme si j'allais à un abattoir, je me rendis sous l'arbre. Bonnie tapota l'endroit où je devais m'asseoir. Je lui assénai mon regard qui tue et elle me sourit de toutes ses dents. Elle allait me le payer.
- Woah, 'Tina ! T'es capable de faire tes devoirs un samedi ?!, s'exclama Sirius, très surpris.
Ouais, bon, faut le comprendre, je n'étudiais jamais un samedi.
- Eh bien, j'étais capable jusqu'à qu'on vienne me déranger, répondis-je en fixant sérieusement Bonnie qui, semblait-il, avait développé un nouveau plaisir à regarder les oiseaux en plein air.
Je jettais un coup d'oeil discret à Remus. Les reflets du soleil parsemaient ses cheveux châtains d'un blond doré et sa chemise bleu faisait ressortir ses magnifiques yeux bruns pâles. Oh la la, ne pouvait-il pas être plus beau? Tout d'un coup, je me sentis toute molle comme si j'allais craquer à tout instant devant son coprs savamment sculpté. Il croisa mon regard que je détournai immédiatement. Prise en flagrant délit d'absurdité obsessionnelle ! Je développai alors la même passion que Bonnie et me mis à admirer les oiseaux. Un soupir m'échappa. Dans quelle situation m'étais-je fourrée? Car il fallait bien le reconnaître, je m'étais mise toute seule dans ce pétrin en embarquant Remus avec moi. J'en étais là dans mes pensées quand soudain mes parchemins s'envolèrent dans un violent coup de vent, décrivant un arc presque parfait. Ils s'éparpillèrent et s'écrasèrent dans toutes les directions.
- Argh, ne pus-je m'empêcher de crier.
Nous nous levâmes tous, certains avec plus de paresse, et nous mîmes à courir après mes précieux devoirs. Je devins rouge de gêne en voyant Remus lever les yeux au ciel.
- Suis-je vraiment obligée ? J'aime pas courir, se plaignit Bonnie.
En passant près d'elle, je lui pinçai le bras et elle continua à ronchonner, mais elle comprit mon message subtile. Celui de se taire avant que je devienne folle. D'ailleurs, qu'est-ce qui m'avait pris de sortir dans le parc en talon aiguille de dix centimètres? Je n'arrêtai pas de m'enfoncer dans la terre à chaque pas que je faisais. Ça m'apprendra! Finalement, nous regroupâmes toutes mes feuilles et, soulagée, je partis me refugier au château. J'avais décidemment assez fait de dégâts pour aujourd'hui et, puis, je devenais particulièrement stupide en la présence de Remus. Mon Dieu, je me sentais comme une petite fille devant son premier amour.
Je couvris mes bras de mes mains et entrepris la longue marche vers Poudlard. Une certaine tristesse m'envahit quand, en écoutant les arbres, je perçus leurs murmures comme s'ils chantaient à mon passage. Je crus entendre mon frère décédé me chuchoter à l'oreille et, je me rendis compte que je n'étais pas seule dans cet immense univers. Il serait toujours là, m'observant de haut. Les sons aigus de mes talons contre les dalles s'entrechoquèrent, remplissant le grand couloir d'un bruit presque infernal, et je me fis toute petite.
En retrouvant mon lit à baldaquin, je m'étalai de tout mon long. Je pris la photo de mon frère que je gardais sur ma table de chevet et, pour la enième fois, je contemplais son visage d'ange. « Tu me manques, reviens-moi », aurais-je voulu lui dire, mais il ne me restais qu'une pâle copie de ce qu'il avait été.
- Pour combien de temps est-ce que tu vas rester aussi coincée et ennuyante ?
Je poussai un cri de surprise en apercevant Bonnie au coin de mon lit. Elle venait de casser mon ambiance et je replaçai donc la photo sur le bois poli.
- Alors, réponds ?, exigea-t-elle, croisant les bras.
- Je suis pas du tout aussi ennuyante et coincée que tu le penses, répliquai-je.
Elle leva ses deux sourcils, elle ne me croyait pas.
- Tu ne me feras pas avaler ça ! Depuis que je t'ai dis que t'étais amoureuse de Remus, tu évites tous le monde...
- Je ne vois pas de quoi tu parles, interrompis-je.
- ...et, en plus, tu ne fais que tes devoirs! Je comprends que les ASPICS soient importants, d'ailleurs ils le sont pour tout le monde, mais là je trouve que t'es devenu carrément anormale à toujours les faire. Tu ne t'amuses même plus comme avant !, continua-t-elle sur sa lancée.
Bon, je ne pouvais plus faire semblant. Elle m'avait prise de court, je ne trouvais même pas d'arguments assez fort pour me défendre. Elle avait raison.
- Bon ok, t'as raison !, m'écriai-je, mais qu'est-ce que tu veux que je fasses ? Il ne m'aime pas et ne m'aimera jamais, pas après ce que je lui ai fait enduré. Je m'en veux, tu comprends ! Je suis quelqu'un d'affreux et d'égocentrique !
Ma tirade fut suivie d'un long silence où, Bonnie et moi, nous nous regardâmes dans le blanc des yeux.
- Wow 'Tina... Tu as réussi à me cacher tout ça pendant des semaines ?!, fit-elle.
Elle s'assit sur mon lit et m'entoura de ses bras frêles. J'enfouis ma tête sur son cou, respirant son odeur sucrée, et je sentis soudainement l'horrible manque de serrer ma mère tout contre moi. Après un laps de temps à écouter la respiration de l'autre, Bonnie se détacha de moi et me regarda.
- Tu sais ce qu'on va faire..., commença-t-elle d'une voix optimiste.
- Non.
- On va montrer à ce cher Remus que tomber amoureux de toi peut être l'expérience de sa vie !
Son sourire fit grandir le mien.
- Et comment on va faire ça ?!, demandai-je, très curieuse.
- On va faire ceci...
Le lendemain...
Bonnie et moi étions dans le parc derrière un arbuste à la lisière de la forêt. Nous attendions d'accomplir la phase numéro un de son plan, mais il nous manquait notre proie à attaquer. D'ailleurs, je m'estimais plus confiante après la conversation avec Bonnie et j'étais plus que déterminée à conquérir le coeur de mon Remus.
- Repérage de l'ennemi, repérage de l'ennemi à onze heures, m'informa ma meilleure amie.
- Reçu cinq sur cinq, répondis-je en jettant un coup d'oeil dans la direction qu'elle m'indiquait.
Effectivement, on voyait les Maraudeurs descendre la minuscule pente pour aller s'installer proche du lac.
- À ton tour soldat, n'oublies pas, agis comme le vautour, s'exclama-t-elle.
- Oui, mon capitaine.
Je ne pus m'empêcher de m'étrangler de rire devant le ridicule de la situation. Bonnie me poussa à terre et je me levai prestement. Je me lissai les cheveux avec mes doigts et entrepris de me diriger vers les Maraudeurs d'une démarche assurée.
- Le vautour 'Tina, me chuchota Bonnie assez fort pour que je l'entende.
Je levai les yeux aux ciel. Un sourire s'étampa sur mon visage à l'approche de plus en plus vite de ma proie. Quand je commença à me déhancher de manière plutôt provocatrice, je sentis une caillou atterir sur mon dos. Ouch, ça c'était Bonnie. J'adoptai alors une démarche plus candide et davantage normale. Selon Bonnie, les hommes préféraient les femmes naturelles et spontanées. Je devais donc être moi-même. À un mètre de Remus, je sentis pointer une certaine nervosité dans mon estomac et mon coeur rata un battement. Le plan était tout simple, je devais passer à côté des Maraudeurs, leur sourire et saluer Remus d'un geste de la main. Pourquoi alors ça me semblait aussi compliqué qu'un examen théorique de métamorphose ?! Bon, courage Christina. Tu n'es pas à Griffondor pour rien.
- Salut 'Tina, s'exclama Peter en me voyant.
Les autres Maraudeurs me saluèrent, seul Remus répondit dans un grognement. Cela me suffit à me rompre le coeur et je fus sur le point de défaillir, mais je me redressai à temps. Je leur fis finalement un sourire éclatant.
- Tu viens nous tenir compagnie ?, demanda Sirius, tout sourire.
Je souris encore plus, Sirius avait suivi les consignes de Bonnie.
- Non, désolé. J'ai déjà dis à d'autres amis que j'allais les rejoindre, fis-je de mon ton le plus doux.
J'aperçus les yeux de Remus se poser sur moi et mes mains devinrent moites. Je me tournai, me dirigeant vers le château et, d'un geste de la main, saluai Remus. Dans mon sourire, je mis toute ma sincérité et, du regard, je lui fis savoir que j'étais extrêmement désolée du gâchis que j'avais causé. J'espérai qu'il ait compris. Je retrouvai Bonnie devant la Grande Salle. Mon coeur à tout rompre et la fébrilité grandissante, je lui dis:
- Ce que c'est nul d'être amoureuse.
Elle éclata d'un rire franc.
Mardi: étape deux du merveilleux plan de Bonnie.
J'étais entourée de mon groupe d'amis, composé d'Alec, de Fabien, de Bonnie et d'Anastasia, la petite de quatrième Serdaigle qui bossait dans le journal de Poudlard. D'ailleurs, qui aurait cru que Poudlard aurait sa propre Gazette? Cette dernière m'avait suivie après mon cours de sortilège et je l'avais invitée par pure gentillesse. Ne suis-je pas la meilleure? M'enfin, l'important dans tout ça c'était que Remus était assis à quelques mètres de nous. Il fallait donc que j'attire son regard vers notre direction pour qu'il voit à quel point j'étais heureuse avec mes amis.
- Alors, je lui ai avoué que son aptitude au lit craignait un max, raconta Bonnie.
Je plissai du nez en me rappelant de Christopher Walden essayant de coucher une fois de plus avec ma meilleure amie. Elle avait toujours eu le don de prendre des gros connards comme partenaire.
- Oh mon Dieu, tu parles bien de Walden?, demanda Anastasia d'un ton surexcité.
- Oui, bien sûr, pourquoi?, répondit Bonnie.
- Eh bien, parce que maintenant il sort avec Gwen Curtiss et qu'il lui a dit qu'il n'avait jamais couché avec personne. Oh mon Dieu, oh mon Dieu...
Elle devint toute rouge devant l'information qu'elle détenait. Je partis à rire.
- J'aime bien cette petite, s'exclama Alec en ébourifiant les cheveux d'Ana.
Elle passa de rouge à écrevisse.
- Mais Gwen Curtis, ce n'est pas la fille du pasteur qui a avoué n'avoir jamais donné sa fleur à quiconque?, rajouta Fabien interrogatif.
- Celle qui veut rester vierge jusqu'au mariage, ouais c'est celle là, confirma Alec d'un hochement de tête.
- Attendez... qu'est-ce qu'il fout avec elle ?, s'écria Bonnie, les yeux ronds de stupeur.
- Paraît qu'il est tombé amoureux..., dit Ana.
Nous restâmes quelques minutes en silence, puis, quelques secondes plus tard, nous fûmes secouer de rire tellement ça paraissait improbable. Un Serpentard, vicieux et dragueur, tombant amoureux d'une Poutsouffle prude et bonne?
Remus
Des rires fusant à quelques mètres de moi me fit relever la tête dans cette direction. J'aperçus Christina, rouge de plaisir, entourée de ses amis. Je ne pus m'empêcher de ressentir une légère pointe de jalousie en voyant qu'elle riait de quelque chose qu'avait dit un de ses compagnons. J'aurais aimé être le garçon qui la faisait rire ainsi. Elle paraissait si heureuse en ce moment, plus heureuse que quand elle tentait de me séduire par tous les moyens. Je me sentis soudainement un peu de trop devant ce spectacle, mais en même temps, j'aurais voulu aller la voir et pouvoir embrasser ses lèvres rosées des millions de fois.
Depuis quelques semaines, elle m'avait évité, tellement que je ne l'avais vu qu'en cours seulement. Cependant, depuis samedi, je la voyais tous les jours et elle semblait étrangement différente comme si on avait remplacé la Christina que je connaissais en quelqu'un de complètement nouveau. Pourtant, j'aimais bien cette Christina. Elle semblait plus épanouie et davantage elle-même, mais cela renforçait encore plus l'obsession que j'avais développé au cours des ces derniers mois.
Elle m'obsédait carrément. J'étais tombé dans le piège d'une prédatrice et, maintenant, je ne savais pas à quel jeu elle jouait.
Je partis, espérant qu'ainsi elle libérerait l'emprise qu'elle avait sur moi.
Christina
Je remarquai le départ pressé de Remus et mon coeur éclata en morceau. Étais-je allée trop loin ?
Je suis désolée d'avance pour les fautes d'orthographes, je n'ai plus de correcteur dans mon word.
Une review serait grandement appréciée. Est-ce que ce chapitre colle bien avec le reste de l'histoire ? Parce que j'ai une certaine crainte d'avoir perdu le fil après tout ce temps. Merci infiniment d'avoir lu sinon ! :)
P.S: La suite sera pour très bientôt !
