Bonjour la compagnie !
Merci énormément à
Nanou, Lyne Stevens, Pimy et Lollie Lovegood
pour leurs reviews.
Merci aussi à tous ceux qui prennent la peine de me lire (:
Pour répondre à Nanou : Merci infiniment, tu ne sais pas à quel point j'étais heureuse de voir que tu as apprécié le dernier chapitre.
Alors, voilà, je vous présente le chapitre 12,
Bonne lecture !
Questions sans réponses
-Maybe I just fell in love -
- Bonnie, j'ai une question importante à te poser, dis-je en l'apercevant assise sur un sofa de la salle commune.
Elle feuilletait un de ses innombrables magasines pour filles moldues.
- Laquelle?, questionna-t-elle en changeant de page avec son doigt vernis d'un rose pâle.
Hum, comment le lui dire?
- Crache le morceau.
- D'accord, quel type de fille crois-tu que Remus aime le plus?, demandai-je finalement.
Bonnie ferma son magasine d'un coup sec, releva la tête et me fit un gros sourire coquin.
- Pourquoi me demandes-tu ça?, dit-elle en étouffant un gloussement.
- Ok, j'aurais dû rien te dire si c'est pour se moquer de moi !, m'exclamai-je vexée.
Je fis mine de tourner les talons.
- Non 'Tina, désolée, je me moque pas de toi ! Je te le jure. En fait, je trouve que c'est une bonne question. Elle mérite qu'on s'y attarde un peu. Assis-toi, se rattrapa-t-elle.
- Alors, selon toi?
- Hum, je te dirais qu'il n'a pas de type de fille, répondit-elle après réflexion.
Euh... C'était tout ? Ne pouvait-elle pas développer ? J'haussai un sourcil pour des informations supplémentaires.
- Remus semble être quelqu'un de timide, de réserver. Quelqu'un qui ne va pas vers les gens, mais qui attend qu'ils viennent vers eux. N'as-tu jamais remarqué qu'en dehors de ses devoirs de préfet et de ses amis les Maraudeurs, il ne sort pas de son petit monde?
Elle avait complètement raison, comment se faisait-elle qu'elle ait toujours raison?
- C'est bien vrai. Il est plutôt discret aussi, dis-je.
- Oui, et, puis, on dirait qu'il est tout le temps sur ses gardes. J'ai même l'impression que des fois il calcule ses gestes ou ses paroles avant des les émettre. Il paraît peu affectueux..., continua-t-elle.
Une pensée attendrissante s'imposa à moi. Celle où Remus me dessinait des cercles sur ma peau après l'annonce du décès de mon frère. Peut-être que je le changeais. C'était bien beau de rêver !
- Mais en quoi tout cela nous mène à son genre de fille?, remarquai-je.
- Attends un peu. Tu ne l'as jamais vu avec une fille? À part pour son rôle de préfet, pas vrai?
J'hochai la tête en signe d'affirmation, mais me renfrognai en me rappelant de toutes celles qui ont voulues sortir avec lui auparavant.
- Je ne crois pas qu'il se fait une idée générale des filles, qu'il est un type. Je crois qu'il attend la bonne, c'est tout, finit-elle après un silence tenu en haleine.
Woah, je l'applaudis jusqu'à ce que je reçoive des regards mauvais de la part de Lily Evans la préfète. Rabat-joie. Bonnie éclata de rire et je fis tinter le mien en écho.
- Bon, maintenant, as-tu d'autres choses à me dire? Je suis en overdose de Remus !
Elle m'en dira tant.
- Je crois savoir c'est quoi. Attends-moi ici, je reviens tout de suite, ajoutai-je en me rappelant que je voulais demander son avis pour une autre chose.
Je montai les escaliers des dortoirs des filles et rentrai dans le mien. Fouillant dans mes effets personnels, je trouvai ce que je cherchais, le brandissant tout haut comme si j'étais l'heureuse gagnante d'un quelconque concours.
Bonnie grimaça quand ses cuisses tremblèrent sous mon poids.
- Tu penses que je devrais prendre quel blouse? La bleue pâle ou la verte eau?, demandai-je, lui montrant un magasine qui vendait des vêtements.
- Ah, voilà une bonne question, dit-elle en m'arrachant le magasine des mains pour mieux observer les deux blouses.
/
Une certaine peur m'envahissait à chaque fois que je pensais au plan que Bonnie avait élaboré. Celui où Remus tombait follement amoureux de moi. Et si ça ne marchait pas? Si, au contraire, cela ne le faisait que me détester encore plus? Je ne saurai pas le supporter. Ce fut dans ces pensées noires que je me rendis dans la bibliothèque pour exécuter l'étape trois du plan. Mon sac pesait lourd sur mon épaule en raison des tonnes de devoirs que nous avaient donnés les professeurs. J'allais finir par me décourager devant autant de parchemins à rendre et de ne plus pouvoir m'amuser aussi librement qu'auparavant.
Les murs gris de Poudlard m'accompagnèrent jusqu'à la bibliothèque, augmentant mon humeur morose. Avant de pénétrer, je pris un souffle d'air pour me donner le courage de faire ce que je devais.
La bibliothèque avec ses hauts murs, ses étagères remplies à craquer, ses livres se rangeant par soi-même, ses élèves chuchotant et cet atmosphère paisible effacèrent immédiatement mes angoisses profondes. Cet endroit était tellement magique qu'on ne pouvait pas rester sans s'émerveiller et, pourtant, ce n'était pas comme si je ne venais jamais. Je trouvai une table libre et, avec soulagement, débarrassai mon dos meutri du lourd sac. Ma matière la moins forte étant métamorphose, je commençai tout de suite à m'appliquer dans ce devoir. Tôt ou tard, j'eus besoin de renseignements. Je me levai donc et me dirigeai dans la section consacrée à la métamorphose. Deux ou trois rangées ne suffisaient même pas à combler l'information sur cette matière, je soupirai. Ce fut à ce moment que je m'aperçus que Remus m'observait d'une table où il avait déposé des dizaines de livres. Je fis semblant de ne pas l'avoir vu, mais souris intérieurement. Je pouvais dorénavant débuter mon plan. Je m'attachai les cheveux en une queue de cheval d'où quelques mèches s'en dégageaient. Prenant quelques livres pris presque au hasard, je passai devant Remus en prenant soin de rouler des hanches et les plaçai sur ma table. Ensuite, je partis en récupérer d'autres et m'appliquai tranquillement à farfouiller dans les rangées sans toutefois perdre Remus de vue. Un coup d'oeil m'indiqua qu'il continuait à m'observer. Je me mordis alors la lèvre inférieure et tournai la page. Les lignes se fondaient entre elles signe que ma concentration déviait. J'émis un léger rire, anxieuse. Quand je me plaçai dans la direction du point de mire de Remus, je remarquai qu'il n'était plus assis là où il devrait. Paniquée, je regardai dans tous les sens, mais pas de trace de lui. Où était-il?
- Alors qui est-ce que tu cherches?
Je sursautai presque, mais me retournai en lui offrant mon plus beau sourire.
- Ou plutôt quoi. À vrai dire, je cherche un livre, répondis-je tout simplement.
Remus
Mensonges. Elle avait toujours eu ce regard quand elle mentait. Elle était venue pour moi, j'aurais mis ma main au feu. Elle se remit à chercher des manuels en laissant courir ses doigts sur les reliures comme pour me prouver qu'elle disait bien. Ses cheveux attachés en une longue queue passèrent juste sous mon nez et je frémis devant l'arôme fruité qui s'en dégageait. L'approche de la pleine lune ne m'aidant pas à contrôler mes pulsions, je me mis à la désirer toute entière. Je passai une main lasse sur mon visage fatigué en proie à une folie. Retiens-toi, retiens-toi...
- Pourquoi restes-tu ici?, me demanda-t-elle en me faisant face.
C'était bien vrai ça, pourquoi diable restai-je auprès d'elle?
- Je veux savoir à quel jeu tu joues cette fois, m'exclamai-je d'un ton qui ne laissait aucune échappatoire.
- Je ne joues à aucun jeu, pourquoi le ferai-je?
Elle détourna son regard du mien, les joues légèrement teintées de roses. C'était quoi ça? Depuis quand était-elle gênée ou mal à l'aise devant ma présence?
- C'est à toi de me donner les raisons.
- Cette fois-ci c'est pour de vrai, dit-elle en réponse à aucune de mes questions.
Je fronçai des sourcils, que voulait-elle dire par là? De quoi parlait-elle? Je croisai ses yeux chocolats et y dénotai une réponse. Elle voulait me dire quelque chose, mais je n'y comprenais rien. Je sentis l'urgence du moment quand elle se retourna et s'éloigna de moi. Je pris alors délicatement son poignet et la remis face à moi tout aussi doucement.
- De quoi est-ce que tu parles?, lâchai-je dans un murmure.
- Que je veux que ça soit pour de vrai, fit-elle de nouveau.
- Mais quoi?, lui chuchotai-je.
- Ceci.
Et elle m'offrit le baiser le plus doux qui soit. Aussi léger qu'une plume et aussi beau qu'une fleur. En rouvrant les yeux, Christina s'était volatilisée. Le loup enfoui en moi hurla de douleur.
Christina
Cachée derrière une étagère, je remarquai le visage de Remus se décomposer peu à peu. Je fermai les yeux, espérant de tout coeur n'avoir rien gâcher.
/
Mon dos me fit terriblement souffrir quand je m'affalai sur un divan de la salle commune. Portée des talons aiguilles n'étaient certainement pas une bonne idée, surtout en botanique où les élèves restaient debout pendant le cours en entier.
- Tu sembles fatiguée, fit remarquer Peter.
Je lui jetai un coup d'oeil. Il était couché sur le tapis et faisait ses devoirs de potion.
- Je suis plutôt très, mais très, épuisée, déclarai-je dans un soupir d'agonie.
Il me fixa de ses yeux bruns et me fit une moue désolée.
- Dit peux-tu m'enlever mes talons hauts? Je ne suis plus capable de rien, s'il-te-plait?, lui suppliai-je avec mon regard de biche.
Peter sembla sur le point de dire non, mais se leva finalement et s'assit sur le divan à côté de moi. Mes jambes atterirent sur ses cuisses potelées et j'attendis qu'il détache mes talons. Il parut ébahit tout d'un coup en voyant les interminables lacets qui s'entrecroisaient. Au lieu de l'aider, j'éclatai de rire et fermai les paupières. Les détachant minutieusement, Peter me parla de tout et de rien, mais je ne l'écoutai que d'une oreille. Les plumes grattant les parchemins, les rires de mes camarades griffondoriens et le crépitement du feu engourdirent mon cerveau. Ma douce somnolence dura jusqu'à que je m'endorme complètement.
Le bruit d'un livre s'écrasant durement sur le plancher me réveilla en sursaut. La salle commune était plongée dans le noir, il n'y avait qu'un mince filet de lumière qui se dégageait d'un feu presque éteint. Je parcouru la pièce des yeux et ne remarquai rien de particulier. Pourtant, les pages du livre aplaties face au plancher n'étaient pas le fruit de mon imagination. La Grosse Dame ouvrit la porte à quelqu'un dans un bruit sinistre. Je frissonai à l'instant où je m'aperçus que personne n'avait pénétré dans la pièce.
En bonne griffondorienne que j'étais, je me levai sans hésitation et parcouru le chemin jusqu'à la sortie de la salle commune. La Grosse Dame m'ouvrit la porte avec quelques protestations dans laquelle elle m'avisait de ne plus la réveiller à une heure aussi tardive, mais je ne l'écoutai pas. Les couloirs étaient seulement éclairés par une ou deux torches, projetant des ombres sordides autour de moi. À mesure que je marchais, je me surpris à penser que le mystérieux inconnu qui avait fui la salle commune ne pouvait être que Remus. Je chassai cette idée de la tête, mais d'où me venait-elle? Je retournai dans mon dortoir quand je me rendis compte que je n'allais rien trouver de toute façon. Il faisait trop sombre pour qu'on y voit quoi que ce soit et l'envie de me faire prendre aussi tard après le couvre-feu ne m'encourageai guère à avancer. Une phrase me revint soudain à la mémoire:
Les loups-garous se transforment une fois par mois à chaque pleine lune.
Et, puis, d'autres encore qui se mélangeaient, s'imposaient dans mon esprit. Je mis une main sur mon coeur et montai les marches de mon dortoir quatre à quatre. La lune dans sa forme la plus complète me narguait derrière la vitre. Un mauvais pressentiment me noua la gorge.
J'espère que ça vous a plus et n'hésitez surtout pas à reviewer ! Merci d'avoir lu sinon :)
