Bonjour tout le monde !

Le cégep m'a pris du temps ainsi que de l'énergie, c'est donc pour ça que je ne poste que maintenant.

Je suis aussi une auteure impardonnable parce qu'en plus de prendre du temps entre

deux chapitres, ceux-ci sont hyper courts. Mais voilà j'aime ce qui est précis et concis :)

Donc un grand merci à

Lyne Stevens, Lollie Lovegood, feufollet,

Manon, Pimy et Eternel3007.

Pour répondre à Manon: Ta review m'a fait rire. Oh que oui...elle va foncer. ;)


Parce que je le sais

- Say that you love me more -

Je me réveillai avant Bonnie le lendemain. L'horloge indiquait 6h28. Deux minutes de plus et l'alarme que j'avais réglée la veille aurait résonné dans le dortoir, réveillant au passage mes camarades de chambre. La ferme idée de surprendre Remus descendre de son dortoir s'était implantée hier quand la lune ronde m'avait sauté aux yeux. Je craignais le pire.

Je descendis donc dans la salle commune, bien résolue à attendre que Remus fasse son apparition. J'avais ressassé mes souvenirs de la journée antérieure, notant parfaitement la coïncidence qu'il y avait entre le fait que Remus soit malade et celle où la lune brillait dans toute sa splendeur. Et, puis, toutes ses phrases qui me revenaient en mémoire, celles qui me parvenaient de son livre. Je me rappelai nettement la tête que faisait Remus quand il m'avait surpris lisant ses phrases surlignées d'un marqueur jaune. Au début, je ne m'en étais pas inquiétée même si sa réaction m'avait semblée excessive, mais ensuite, j'avais essayé de découvrir la vraie raison d'un tel comportement. Je voulais me tromper. Croire que Remus Lupin soit un loup-garou m'était impossible, mais en même temps je ne croyais pas que c'était aussi important, si grave qu'il en soit un. Ce n'était pas comme s'il allait me sauter dessus à n'importe quel moment et m'égorger vivante. Si? Je chassai ses idées morbides de mon esprit. Peut-être qu'il n'en était pas un et que je m'inventais des histoires pour rien. Comment se compliquer la vie pour des simples soupçons...

Les élèves commençaient à se réveiller, se dirigeant d'un pas de mort-vivant vers la Grande Salle. Je restai, les minutes passaient et la faim me tiraillait l'estomac. Les Maraudeurs firent leur entrée une heure plus tard, je m'étais donc levée beaucoup trop tôt. Un bâillement m'échappa quand je m'approchai des garçons. À l'instant où je posais les yeux sur le groupe, je remarquai immédiatement l'absence de Remus.

- Hey, ça va ?, me demanda Sirius en m'apercevant.

- Où est Remus ?, dis-je de but en blanc, faisant abstraction de sa question.

Peter sembla fuir mon regard pendant quelques secondes tandis que James détourna son attention de Lily Evans vers moi et que Sirius me répondit:

- Voir sa mère bien sûr.

Une partie de moi voulait le croire, mais l'autre me criait que ce n'était que des balivernes.

- Je ne vous crois pas, m'exclamai-je.

- Pourtant, c'est bien vrai, répondit James, les mains dans les poches.

Un mensonge, j'aurais mis ma main au feu.

- D'accord... Alors, où est-ce que je pourrais le trouver?, demandai-je innocemment.

- Chez lui, répondit Sirius en levant les yeux au ciel.

- As-tu d'autres questions? Parce que sinon on va aller manger, continua James, le regard noir.

- Non ça va, vous pouvez y aller.

Les Maraudeurs se défilèrent et je sentis au plus profond de moi qu'il y avait anguille sous roche. Les trois garçons passèrent le tableau de la Grosse Dame et, dans un geste impulsif, j'agrippai Peter par le col de sa robe de sorcier.

- Hum Peter, commençai-je d'une voix mielleuse.

Son regard fuyant le mien, je sus que je tenais une proie facile.

- Pourrais-tu me dire où se trouve Remus ?

- Chez lui, tu n'as pas entendu Sirius, bafouilla-t-il.

- Oui, mais tu sais, je sais exactement ce qu'il est maintenant, lui informai-je le regardant droit dans les yeux.

Il devint soudainement très rouge.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, nia-t-il.

- Oh, mais moi je sais que oui, alors ?, répliquai-je.

Sa bouche resta obstinément fermer. Je tentai alors le tout pour le tout.

- Ne m'oblige pas à le dire. Il est...

- Arrête ! Il est à l'infirmerie, lança-t-il en m'interrompant d'un couinement suraigu.

Avant qu'il ne se rende compte de la bêtise qu'il venait de commettre, je le laissai et couru jusqu'à l'infirmerie. Je passai devant un groupe d'élève de Poutsouffle et en bousculai un par accident. Il m'injuria, mais je continuai ma course folle. Quelques couloirs avant d'arriver devant l'infirmerie, je repris mon souffle en marchant de manière calme et décontractée, mais mon cœur battait cent à l'heure. Les images d'un Remus blanc et tremblant de douleur sur son lit d'hôpital me traversèrent l'esprit. Je le voyais pousser des hurlements d'agonie et j'eus soudainement peur de le retrouver sans vie. Qu'est-ce qui me prenait tout d'un coup? Ce n'était pas comme si se transformer en loup-garou tuait la personne? Je veux dire, combien de fois l'avait-il fait auparavant et pourtant il était bien vivant les jours d'après. Des frissons me parcoururent l'échine quand je réalisai qu'il en était vraiment un. Peter me l'avait confirmé croyant que je le savais aussi. Oh mon Dieu...

Je respirai un bon coup et pénétrai doucement dans l'antre de Madame Pomfresh. À l'intérieur, le silence régnait en maître et je fis doublement attention où je mettais les pieds. Dans l'infirmerie, seuls deux lits étaient utilisés. L'un était occupé par une première année couverte de pustules et le teint d'un orange vif tandis que l'autre avait les rideaux fermés. Je pariai que Remus se cachait dans celui-là. Pomfresh n'était nulle part et je pris cela comme un coup de chance. Je surpris le regard étonné de la petite fille et je lui fis un clin d'œil en lui intimant de se taire avec mon index sur mes lèvres. Une de ses pustules éclata et je réprimai un air de dégoût. Le rideau blanc s'enroula autour de ma main et je l'écartai d'un geste rapide me retrouvant face à face avec deux grands yeux fatigués. Je fermai le drap derrière moi pendant que Remus se remettait de mon apparition soudaine.

- Qu'est-ce que tu fais ici?, demanda-t-il d'une voix enrouée.

Je le vis du coin de l'œil prendre sa baguette et lancer un Assurdiato. Sage décision.

- Tu n'étais pas chez ta mère?, fis-je d'une mine surprise, préférant y aller doucement dans le vif du sujet.

- Euh, oui, mais comme je me sentais pas bien, je suis revenu ici, expliqua-t-il rapidement.

- Oh et là ça va mieux?, demandai-je.

Il fronça les sourcils. Comment lui dire que j'avais des soupçons à propos de sa soi-disant lycanthropie? Si ce n'était que des suppositions alors il allait mal le prendre, mais si c'était vrai alors je ne sais pas de quoi il serait capable. Sa toux me sortit de mes interrogations.

- Je vais mieux, mais puis-je savoir ce que tu fais ici?, me questionna-t-il.

Je mis une main sur mon cœur, indignée.

- Je me préoccupe de toi, c'est tout, déclarai-je.

Il ne me croyait pas, je le voyais bien. La nervosité me rongeait intérieurement. Comment le lui dire? J'inspirai et lâchai finalement le morceau.

- Es-tu un loup-garou?, demandai-je d'une toute petite voix, ayant brusquement peur de sa réaction.

Il blêmit et devint impassible à la minute suivante me donnant l'impression que j'avais imaginé sa soudaine pâleur.

- Qu'est-ce qui te fait croire ça?, m'interrogea-t-il après quelques minutes de silence.

- Ta manière d'agir, répondis-je, la façon dont tu disparais à chaque pleine lune.

- Je ne disparais pas à chaque pleine lune, je vais voir ma mère. Tu sais, elle est malade, m'affirma-t-il comme s'il parlait à un enfant de deux ans.

Je secouai la tête, se moquait-il de moi?

- Non, tu ne dis que des sottises, m'exclamai-je.

Peter me l'avait dit alors un des deux devait me mentir.

Remus

Des sueurs froides coulaient le long de mon dos. Étais-je en train de faire un cauchemar épouvantable? Avait-elle réellement deviné ma condition de loup-garou? Ou elle me blaguait? Si c'était cela, je ne trouvais pas ça très drôle.

- Je suis quand même certaine que tu me mens, m'avoua-t-elle la mine résolue.

- Si je te dis que je ne suis pas un loup-garou, c'est que je n'en suis pas un, dis-je sèchement, mes yeux dans les siens.

Nier, toujours nier. Il fallait qu'elle tombe dans ce mensonge éhonté. Elle ne devait surtout pas savoir que j'étais ce monstre sanguinaire.

- Ah d'accord, mais même si tu le serais, je m'en ficherai parce que… parce que…, fit-elle d'une toute petite voix

- Ne dis pas ça, l'interrompais-je.

Elle baissa la tête et je me sentis instantanément coupable. Je pris son menton dans mes mains dans un geste tendre. Ses yeux sombres brillaient intensément et je sus que j'avais déjà succombé. Que nous avions succombé tous les deux, mais je ne pouvais pas. Non, un monstre ne méritait rien. Rien qui ne soit aussi beau qu'elle.

Christina

Je frissonnais sous son regard d'ange et, ne pouvant m'en empêcher, je lui offris un baiser. Il l'accepta, mais se détacha aussi vite.

- On ne peut pas, je ne peux pas, déclara-t-il.

Une plainte déchirante me traversa la poitrine.

- Pourquoi ?, demandai-je, la voix fébrile.

- Parce que ce n'est pas bien.

Meurtrie par ses paroles, mes yeux s'embuèrent de larmes.

- Tu ne m'aimes pas, c'est ça?, lançai-je furieuse.

- Non, ce n'est pas ça, répondit-il, la mine grave.

Alors il m'aimait donc? Je perçu un infime espoir.

- C'est quoi ton excuse alors? Qu'est-ce qui est si mal qu'on ne puisse pas être ensemble?, demandai-je.

Mais il n'avait pas à me le dire parce que je le savais.

- Tu sais que je n'abandonnerai pas, lui affirmai-je.

Il m'accorda un sourire, mais la joie ni était pas.

- Je sais, mais je ne mérite rien.

- C'est ce qu'on va voir, dis-je.

Je détournai mes talons et partis. J'avais abandonné mon frère, mais je ne ferai pas deux fois la même erreur. Les gens méritaient qu'on les aime et Remus devait s'en rendre compte. C'était alors mon devoir de lui ouvrir les yeux, la partie n'était donc pas finie. Oh que non mon petit loup…

Remus

Je soupirai, qu'avais-je fait? Je l'avais décidément provoquée et son petit jeu n'allait que devenir encore plus intense maintenant qu'elle savait que je l'aimais. Mais dans quel pétrin me suis-je encore une fois fourré?

Christina

Remus m'évitait depuis quelques jours et je désespérai presque devant son attitude bornée. Je me retrouvai donc à faire mes devoirs sur mon lit, mais je n'y arrivais pas. Mes pensées se dirigeaient tout naturellement vers Remus me rappelant constamment ses baisers. Je poussai un soupir.

- Oh, oh, je sens une personne amoureuse par ici, chantonna Bonnie en rentrant dans le dortoir suivi de près par Anastasia.

Je lui jetai mon oreiller sur son visage de poupée.

- La ferme, m'exclamai-je, le regard noir.

- Oh, s'écria-t-elle la main sur la bouche.

Anastasia gloussa et je lui souris remarquant au passage qu'elle tenait une radio magique.

- Que comptez-vous faire?, demandai-je en désignant l'objet.

- Nous allons mettre de l'ambiance et te faire oublier cet imbécile de Remus, déclara Bonnie enjouée comme jamais.

Je grognais au terme imbécile, mais me levais tout de même.

- Ah oui? Et comment allez-vous réussir à faire ça?, répondis-je totalement sceptique.

- Hum en faisant les folles, dit Ana avec sa bouille toute mignonne.

Elle plaça la radio sur la table de chevet de Bonnie et l'alluma. Une chanson résonna à travers la pièce. Bonnie attrapa sa peluche, une espèce de serpent vraiment laid, et commença à chanter. J'essayai ardemment de ne pas rire devant sa concentration extrême et l'incohérence de ses paroles avec celles de la chanson. Ana se mit à sauter sur le lit voisin, celui qu'occupait Lily Evans. Ses cheveux tourbillonnaient autour de sa tête fouettant son visage par moment. Leurs voix retentissaient à l'unisson, échos des notes que jouait la radio ensorcelée. Quand le lit de Lily craqua sous le poids d'Ana, j'eus peur qu'il se brise.

- Houhou

- Yeah baby !

Bonnie secoua sa longue chevelure blonde comme une petite folle tandis qu'Ana levait ses bras le plus haut possible. Je faillis éclater de rire devant ce spectacle, mais je gardais la bouche obstinément fermée. Soudain, Ana s'élança dans les airs et atterrit durement sur le plancher dans un bruit sourd, ressemblant étrangement à une poupée de chiffon. Elle se releva comme si rien n'était arrivé et, voilà que je hurlais de rire. Les filles continuèrent leur danse et je respirai tant bien que mal. Je me levais ensuite et entrai dans leur manège. J'adorais ces filles.


C'est tout pour ce chapitre, j'espère sincèrement que vous avez aimé ! Merci d'avoir lu ! :)