Hello people !
Voici le dernier chapitre, j'espère que vous aimerez.
J'ai eu de la difficulté parce que je ne savais pas comment finir parfaitement.
D'ailleurs, je ne suis toujours pas satisfaite, mais c'était le mieux que je pouvais faire.
Merci à Lyne Stevens pour sa gentille review
et à tous ceux qui me suivent ! :)
Enfin
-Make you feel my love-
Je courrai comme une dératée à travers les couloirs du château. Dans ma course folle, je manquai de percuter deux morpions de Poutsouffle. Lorsque j'arrivai dans la salle de classe pour le cours d'étude des moldus, je soufflai un coup et passai une main dans mes cheveux dans une vaine tentative de les recoiffer. Je me dépêchai et allai m'asseoir à côté d'Alec qui me reçut avec un sourire en coin.
- C'est ça oui, moque-toi de moi, lui assénai-je grincheuse.
Il secoua la tête, prêt à se tordre de rire. La situation ne pouvait qu'empirer. Aujourd'hui, notre cours s'agissait de faire des exposés oraux, ce que j'avais en horreur. Ça me rendait tellement nerveuse que je me sentais au bord de la nausée. Bien sûr, mes amis proches connaissaient ma gêne démesurée et ne pouvaient s'empêcher de s'amuser de cela. Je ne comprenais pas comment les autres, surtout Alec, semblaient s'en soucier comme de l'an quarante. Avec tout ce stress, j'avais oublié mon affiche et, au lieu de prendre le risque de me la faire voler avec un accio, j'avais piqué un sprint pour la récupérer. Mon affiche montrait des images du téléphone et de son inventeur. Le but de ces exposés était de montrer à nos camarades les inventions moldues, leurs usages ainsi que les conséquences de leur création dans leur monde et dans le nôtre. Tout cela devait être dit en trois minutes, pas plus, selon notre professeure, Madame Davidson. Cette dernière était une femme tout en rondeur, gentille, mais sévère. Ce dernier point de sa personnalité ne manquait pas de rajouter une couche de plus à ma nervosité déjà grandissante. Les présentations durèrent un bon bout avant que ce fût mon tour. Quand Davidson appela mon nom d'une voix retentissante, je crus un instant que j'allais perdre pied. Les jambes légèrement flageolantes et le cœur battant, j'accrochai mon affiche au tableau avec un sortilège de colle. Je me retournai, des dizaines de paires d'yeux, pour la plupart ennuyés, me fixaient. Alec me fit un clin d'œil de soutien et je tentai de suivre le conseil de Bonnie, c'est-à-dire imaginer mes camarades avec des sous-vêtements multicolores, mais ça ne fonctionna pas. Les mains crispées sur ma robe, je raclai ma gorge.
- Salut, tout le monde, aujourd'hui, je vous présente le téléphone comme vous pouvez le voir sur mon affiche. Hum, ce fut Alexander Graham en 1876 qui l'inventa. Euh… c'est… le but du téléphone est de permettre la communication entre deux euh personnes à distance…, commençai-je pathétiquement.
Trois minutes plus tard, j'avais fini mon exposé, rouge et embarrassé. Alec me frotta le dos gentiment.
- Tu vois ce n'était pas si pire, tu étais même très bonne, me rassura-t-il.
- Parle pour toi, j'étais morte de trouille, répondis-je.
Je lâchai enfin un sourire, le stress que j'avais depuis deux jours était définitivement parti. Le reste du cours se déroula sans anicroche et j'en sortis prestement, sans dire au revoir à Alec, car j'eus une envie pressante d'aller vider ma vessie.
Cela allait paraître pathétique, mais j'avais mis en dessous de ma robe de sorcière une nuisette d'un violet pâle. Elle était censée me donner du courage pour mon exposé oral, car quoi de mieux que de se sentir sexy pour être à l'aise? Elle n'avait eu hélas pas le résultat escompté même si elle rehaussait parfaitement mon teint hâlé. Et dire que j'étais capable d'user de mes charmes sur les hommes sans en sentir le moindre embarras, mais quand il était question de m'exposer devant tout le monde, je me mettais à bafouiller comme une tarée. Tout ceci pour finalement dire que la dentelle de cette nuisette me piquait affreusement la peau et que je ressemblais plus à un chien grattant ses puces que d'une bombe sexuelle. C'était d'ailleurs en soulageant mes démangeaisons que Peter et Sirius, les bras remplis de chocogrenouilles et autres friandises, me trouvèrent.
- Remus te cherche, lança Sirius.
J'avais dû faire un regard étonné, car Peter s'empressa de rajouter :
- Ce n'est pas une blague. Il est dans le dortoir et il t'attend.
Ils m'avaient littéralement bouché un coin. Remus comme Remus Lupin? Le garçon qui ne voulait pas sortir avec moi? Bon, d'accord, il m'avait consolé et on avait parlé il y a deux semaines de cela, mais il n'avait jamais, durant toute notre relation, cherché à me voir. Plus qu'intriguée, je laissai les deux gourmands à leurs oignons et partis d'une démarche rapide vers la salle commune des Griffondors. Arrivée à destination, je cognai deux fois. J'entendis Remus me faire signe de rentrer et je m'exécutai. Il était assis sur son lit et il tapota la place à côté de lui. Mes mains devinrent soudainement moites et des papillons s'envolèrent de part et d'autre de mon ventre.
Remus
Voilà, on y était. Il fallait que je le fasse. James allait demander à Lily de sortir avec lui pour la énième fois et, moi, je devais de mon côté donner une chance à Christina. Sirius, James et Peter m'avaient donné des conseils pour accomplir ce que je devais faire. Ils étaient tous d'accord pour dire que Christina était géniale, car elle n'avait pas eu peur lorsqu'elle avait découvert que j'étais un loup-garou. Je le considérais totalement et j'en étais même absolument ravi, mais une peur subsistait toutefois, cette peur de ne pas être assez bon pour elle. Je continuais à penser que je n'étais pas l'homme qu'il lui fallait et, même si la seule certitude que je possédais était celle que je l'aimais, j'avais aussi peur d'être rejeté comme un vulgaire jouet. Par ailleurs, j'avais adoré notre moment ensemble, il y a déjà deux semaines. Depuis, on se saluait gentiment comme des amis et c'était pendant ces semaines que je m'étais rendu compte que pour moi être ami avec Christina n'était pas suffisant. J'en voulais plus, je voulais d'elle, de sa présence, de son rire, de son regard et de ses caresses. Les craintes partaient quand elle était là, mais revenaient au galop lorsqu'elle n'était plus. Et puis, au final si elle se moquait de moi, j'aurais au moins tenté quelque chose et je n'aurais pas à regretter une relation qui n'avait jamais vu le jour par ma faute parce que j'avais des appréhensions.
- On peut attendre si tu veux, finit-elle par dire après un long moment de silence où j'avais été accaparé par mes pensées.
Elle avait le regard fixe, ses yeux sombres papillonnants, et j'avais une envie furieuse de l'embrasser parce qu'elle était adorable et belle, parce qu'elle était juste là. Son parfum frétillait mes narines, le loup grognait, il la voulait. Elle possédait la capacité de réveiller mes instincts, mes pulsions que j'avais toujours tenté de refouler au plus profond de moi. En sa présence, je passais maître du contrôle, mais j'aurais voulu laisser aller mes désirs inassouvis. Elle se gratta les hanches et mes mains se crispèrent sur un pan de ma robe de sorcier. Elle était délicieusement provocante. Je me raclai la gorge, ayant l'impression d'avoir perdu ma voix.
- Non, je ne veux plus attendre, répondis-je tout simplement.
Et c'était la stricte vérité, c'était ce que je sentais. Je ne voulais plus attendre, je l'avais déjà assez fait. Je m'élançai vers sa bouche, avide, quémandant son amour.
Christina
Sa bouche s'écrasa contre la mienne et je restai deux longues secondes les yeux ouverts dans une mimique surprise. Puis, lentement, comme il bougeait, je lui offris en retour son baiser. Son souffle était chaud, je sentais son cœur battre la chamade, j'agrippai son cou dans un geste de possession et il me prit la taille. On s'écrasa contre son lit, lui sur moi. C'était doux et excitant, magique même. Ce n'était pas pareil que les autres fois où on s'était embrassé. Cette fois-ci, c'était vrai. Il le voulait autant que moi. Et je ne m'y attendais pas. Je pensais qu'il voulait qu'on reste un semblant d'amis.
- Je ne veux plus qu'on soit simplement des amis, dit-il faisant écho à mes pensées.
Il se détacha de moi et je sentis immédiatement un vide. Je pris sa robe de sorcier entre mes mains et l'approchai, son torse s'écrasant contre ma poitrine et ses mains reposant au côté de mon visage.
- Moi non plus, et je sais que tu as des craintes, mais je veux être franche, il n'y a rien qui puisse garantir qu'entre nous ça fonctionnera, qu'on soit finalement qu'une relation parmi tant d'autres, qu'on ne se séparera pas, qu'on se verra plus, mais pour ça, ne faut-il pas essayer?, répondis-je le regardant droit dans les yeux.
Il hocha légèrement la tête.
- Il faut que tu fasses confiance, d'accord? Que tu arrêtes d'avoir peur, continuai-je.
Pour toute réponse, il déposa un tendre baiser sur la commissure de mes lèvres et des papillons prirent leur envol dans le creux de mon ventre pour remonter au niveau de ma poitrine. Je mis une main sur sa joue caressant sa peau rugueuse, ce qui le fit frissonner. Je m'approchai, essayant de capter tous les micros détails de lui : son odeur, la courbe de ses cils, ses lèvres minces, ses jolis yeux couleur ambre. Il caressa mes cheveux et je scellais finalement mes lèvres aux siennes, savourant la douceur de ces dernières. Une immense allégresse m'envahit, il m'aimait. J'eus envie de le dire, de le crier, de le hurler au monde entier, que tous sachent qu'on était ensemble pour de bon. Je souris sous notre baiser, je fus prise de tremblotement, le fou rire me gagnait et je laissai libre à ma joie.
- Qu'est-ce qu'il y a? J'embrasse mal, s'étonna Remus.
Mon rire augmenta en volume et je cachai mon visage de mes mains. Croyait-il vraiment qu'on serait rendu là s'il embrassait mal? Une minute passa, je me calmai.
- Il ne se passe rien, je suis heureuse, c'est tout. Et tu embrasses très bien, alors montre-moi encore ton talent, lui dis-je en souriant franchement.
Il s'exécuta le sourire au coin des lèvres et se mit à m'offrir tout plein de bisous sur mon visage et mon cou. Je recommençai à rire de plus belle.
- J'aime ton rire, avoua-t-il.
J'enroulai mes bras derrière sa nuque et l'embrassai avant qu'il ne puisse dire autre chose, le remerciant en même temps du compliment. Il posa une main sur ma cuisse et l'autre sous ma tête. Je frémis, vibrai sous ses caresses. Je sentis ma robe de sorcière s'ouvrir légèrement sur le côté, car le froid pénétra soudainement ma peau. Remus me fit rouler par-dessus lui et je me retrouvai bien vite à califourchon. Quand il se détacha de mes lèvres pour aller explorer mon cou à nouveau, il vit ce que je portais en dessous de la robe de sorcière, c'est-à-dire la nuisette dont je m'étais affublée, celle qui était censée me donner du courage. Il se redressa vivement, les joues rouges.
- Tu, tu…, bafouilla-t-il.
Je vis à son visage décomposé qu'il avait mal interprété le pourquoi je portais cet habillement. Je lui pris les mains.
- Ce n'est pas ce que tu penses.
- Alors, qu'est-ce que c'est?, demanda-t-il en détournant le regard.
Ce fut à mon tour de détourner le regard, le visage en feu. Remus attendait avec curiosité que je lui réponde.
- C'estparcequejevoulaismesentircourageusependantloral, répondis-je rapidement.
Il souleva les sourcils en signe de point d'interrogation.
- C'est parce que je voulais me sentir courageuse pendant l'oral en étude de moldus, articulai-je difficilement.
Je baissai les yeux, pris d'un malaise grandissant. Il rit doucement et souleva ma tête avec sa main.
- Tu es adorable.
Terriblement gênée, je lui donnais deux coups sur le torse et m'étalai sur les couvertures que nous avions défaites. Il m'observa, les yeux remplis d'une gourmandise qui me fit frissonner. Il était diablement beau, diablement excitant. Son côté animal l'était autant plus. Je fermai les yeux lorsqu'il passa ses doigts sur mon ventre, caressant la moindre parcelle de peau. Il toucha mes côtes et je freinai un fou rire, chatouilleuse que j'étais. De sa main, il s'approcha de ma poitrine, fit couler ses doigts sur mes démangeaisons et cela me piqua affreusement. Je ne pus donc m'empêcher de me gratter et il stoppa mon mouvement.
- Mais c'est affreux, tu es toute rouge à cause de ce truc, s'exclama-t-il, inquiet.
- Oui, je sais, c'est la dentelle.
- Pourquoi tu ne l'enlèves pas?, demanda-t-il sérieusement.
J'ouvris les yeux, frappée de stupeur. Avais-je bien ouïe? Voulait-il que je me dénude devant lui?
- Tu veux que je l'enlève, là, tout de suite?, m'étonnais-je.
- Eh bien, ça te donne des rougeurs, répondit-il comme seule explication, la mine encore inquiète.
- D'accord, comme tu veux.
Je souris avec espièglerie, enlevai ma robe et glissai les bretelles pour pouvoir ôter plus facilement la nuisette. Il écarquilla les yeux.
- Je…tu…Je n'ai pas dit ici!, s'écria-t-il en se levant et en essayant de regarder n'importe où sauf dans ma direction.
- Tu es vraiment un petit coquin, ris-je.
Je me rhabillai pour ne plus le déconcerter et rajustai ma robe de sorcière. De toute manière, on avait encore du temps pour en arriver là et, si j'en croyais mon expérience, Remus n'avait jamais rien fait avec une fille. Il fallait que j'y aille en douceur, à moins, bien sûr, que lui ne décide de me sauter dessus sans ménagement.
- Bon, tu peux me regarder maintenant, lui assurai-je.
Il me reprit dans ses bras, cachant son visage dans mon cou et huma mon odeur. Je me sentais si bien avec lui, plus de soucis, plus d'inquiétudes. Il était apaisant. Ce fut à ce moment que James fit irruption dans le dortoir.
- Vous savez quoi?, s'écria James avec un immense sourire plaquer sur le visage.
Remus et moi secouâmes la tête en signe de dénégation.
- Lily a dit oui, cria-t-il en s'arrachant les cordes vocales.
Peter et Sirius arrivèrent au même instant et, voilà qu'on se retrouva tous à hurler des hourras, lançant des confettis avec notre baguette. Nous applaudîmes, félicitâmes James qui se trouva planté debout, rouge de joie. Je le serrai dans mes bras.
- Bravo James, je te l'avais dit, dis-je souriante.
- Merci, attendez, je vais aller la chercher, répondit-il tout bonnement heureux.
Il partit pendant que les trois Maraudeurs restants s'organisaient déjà une petite fête. James arriva finalement avec sa nouvelle petit-amie et nous recommençâmes à les féliciter et à leur lancer des confettis. Peter faisait aussi des sons de trompettes, tandis que Sirius inventa une chanson sur le thème «Enfin, ce jour est arrivé». Lily devint rouge, ce qui jura drôlement avec ses cheveux roux. Soudainement, Bonnie rentra avec fracas dans le dortoir.
- C'est quoi tout ce bruit? On vous attend depuis la salle commune, et pourquoi ces confettis? Et qu'est-ce que James fait à tenir la main à …, commença-t-elle d'un air ahuri.
Sirius s'élança vers elle et l'embrassa à pleine bouche, la coupant ainsi dans son monologue. Je détournai prestement les yeux, dégoûtés, pour m'apercevoir que James et Lily en faisant autant. Je fis une grimace et m'aperçut du coin de l'œil que Remus observait la scène avec un regard tendre. Je lui tendis ma main et ce fut à notre tour de profiter de nos lèvres. Quelques confettis atterrirent sur mes cheveux et sur mes épaules et j'entendis légèrement Peter doubler les sons des trompettes.
- Ce fut à ce moment que Peter Pettigrow se sentit seul au monde, dit Peter d'une voix fataliste.
Nous éclatâmes de rire et l'encerclâmes pour un câlin de groupe. Bonnie sauta sur l'occasion pour me prendre à part.
- Il va falloir que tu m'expliques tout à propos de Remus et toi, déclara-t-elle.
Je lui fis un grand sourire et elle s'employa à m'ôter les confettis. Les Maraudeurs s'occupèrent de pousser les lits et nous nous assîmes en rond. On parla, on ria, on s'amusa, on se bourra de friandises, tous heureux d'être entourés de gens aussi géniaux, sentant que la vie était devant nous. Je me collai contre Remus, profitai de pouvoir l'avoir aussi proche de moi, savourant l'idée de passer des jours, des semaines, des mois en sa compagnie, et confiante dans la perspective que notre amour ne puisse que croître.
Merci à tous pour avoir lu ! N'hésitez pas à laisser une review. L'épilogue sera mis en ligne au plus tard dimanche prochain ! Bonne journée/bonne soirée/bonne nuit. :D
