Une petite idée qui m'est venu l'autre jour. J'ai repensé que quelqu'un m'avait demandé de faire un onehsot où Amu et Ikuto ne se connaissent pas. C'est de là qu'est parti mon idée.

Et ceci mes amis n'est pas un oneshot ordinaire :P En fait, j'ai eus envie de faire un oneshot, mais vu à travers les yeux de nos deux tourtereaux. Donc, ce oneshot donne le point de vue d'Amu sur les évènements que je raconte^^ Celui d'Ikuto sera immédiatement après :)


Summary: La fête de fin d'année du lycée est l'évènement de l'année. Amu va passer une soirée bien meilleure ce que à quoi elle s'attendait, surtout quand son amour secret apparait.


DISCLAIMER: I DO NOT OWN SHUGO CHARA! NOR THE CHARACTERS!


La perle dans l'huitre

POV Amu

Mon nom est Hinamori Amu. Je suis en dernière année au lycée Seiyo High et, dans quelques jours, je serai diplômée. Le jour suivant, il y a aura la fameuse fête de fin d'année, l'évènement que tous le monde attend avec impatience dès la première année. Moi aussi, je suis impatiente, mais j'ai aussi très peur. Voyez vous, je ne suis pas vraiment la plus belle fille du lycée. Non, ce titre revient à Hoshina Utau, la magnifique ex-mannequin et chanteuse populaire. Elle a des cheveux blonds aussi brillants et beaux que ses yeux couleur améthyste, elle est grande et élancée, pas un seul défaut sur son visage angélique, et elle est si intelligente. C'est la fille qui recevra le plus de demande pour le bal. Je me demande si un seul garçon songera à m'inviter avant la dernière minute.

Comme dit, je ne suis pas spécialement mignonne. Mes cheveux de cette étrange couleur rose sont souvent relevés dans une couette qui les fait partir dans tous les sens, mes yeux dorés sont cachés par une paire de lunettes qui, même si elles sont assez fines, restent des lunettes et me donne un air idiot. Mes vêtements souvent longs couvrent toujours la quasi-totalité de mon corps, même en été. Et vous voyez ces filles coincés, les intellos à grosses lunettes avec un appareil dentaire et des tâches de rousseurs dans les films ? Mise à part l'appareil dentaire et les tâches de rousseurs, et la taille des lunettes, je suis le cliché même de ces filles. Oh bien sûr, je ne rie pas comme une idiote, ou du moins on ne me l'a jamais fait remarquée, et je ne suis pas si maladroite que ça. Mais, voilà, c'est moi ça.

Et, vu que j'en aie déjà tant dis sur moi, autant continuer, par le secret. Oui, mon secret, mon premier amour et le garçon qui aura marqué à jamais mes années de lycée. Il a été dans ma classe chaque année depuis notre entrée au lycée, il est beau, grand, fort, drôle et si craquant. Il a des cheveux d'un bleu foncé profond qui le fait ressembler à un chat dans la nuit, ses yeux violet brillant dans la nuit comme deux joyaux, son sourire séducteur faisant craquer toutes les filles, y comprit moi. Ce garçon parfait, c'est Tsukiyomi Ikuto. Et, vous ne me croirez peut-être pas, mais il est le frère d'Hoshina Utau. Pourquoi deux noms différents s'ils sont frère et sœur ? Et bien, il parait que lui n'a pas voulu abandonner son nom quand sa mère s'est remariée. Pas que je m'en soucis, je serai ravie de porter le nom de Tsukiyomi, ça lui va tellement mieux que Hoshina.

Mais bien entendu, comme il est beau et populaire, il attire toutes les filles. Lui aussi va être assailli par les demandes. Je ne me fais aucune illusion. Il ne sait même pas que j'existe. Mais je sais à qui il va demander de l'accompagner, et cette idée de déchire le cœur. Parce que la personne qu'il aime, je la retrouve en face de moi tous les jours à l'heure du déjeuner et elle se place à côté de moi en cours. Cette fille, c'est ma meilleure amie, Mashiro Rima. Elle est aussi très belle, comme une poupée en porcelaine, elle attire tous les garçons, leurs fait faire ses quatre volontés, mais aucun n'a jamais susciter son attention. Enfin, peut-être Fujisaki Nagihiko, elle réagit bizarrement avec lui. Enfin bref, vous voyez ma meilleure amie, en face de moi, à manger son bento en enfonçant ses baguettes dans son riz en maudissant Nagi de ci et de ça, alors qu'à une autre table, Ikuto la regarde intensément. Elle est toujours de dos, elle ne voit rien. Et quand je lui en parle, elle ne me croit pas. Mais il la regarde tout le temps, avec un sourire amusé. Il va bientôt lui demander, je le sais.

Moi dans tout ça ? Mais ne croyez pas que je n'ai pas essayé ! Bien avant cette fête, j'ai plusieurs fois essayé de débuter le dialogue avec lui. Mais je suis cloche, oui cloche. A chaque fois, soit un de ses amis arrive et je préfère ne pas les déranger, soit je tombe stupidement à quelques mètres de lui et doit m'enfuir pour ne pas avoir l'air encore plus stupide. Et aussi, il y a quand des filles lui court après. J'ai eus souvent l'envie de lui parler, quand nous étions seul à seul, mais comme je n'étais pas prête dans ses moments-là, je préférais me taire. Oui, je sais c'est absolument ridicule.

Et puis un jour, 2 jours avant le bal pour être exacte, c'est tombé. La rumeur selon laquelle il avait invité une élève d'université, une fille avec qui il était sorti quelques temps plus tôt. Mon cœur s'était brisé en mille morceaux. Rima avait bien essayé de me consolé, mais impossible. Je ne me suis ressaisit qu'en sachant que de nombreuses filles devaient se sentir aussi en détresse que moi. Mais je ne suis pas une petite fille faible et pleurnicharde. Non ! Je suis plus forte que ça. Alors j'ai décidé de faire de mon mieux. Et au final, je vais aller au bal avec mon meilleur ami, Hotori Tadase. Il devait y aller avec sa petite amie, mais celle-ci à attraper la grippe la veille, et avec 39 de fièvre, impossible de danser. Je sais qu'il a accepté pour me faire plaisir, il voulait rester avec elle pour ne pas la laisser seule. Je me sens coupable maintenant que je me regarde dans la glace, mais il est déjà en bas, prêt à partir, alors je ravale mes larmes et pose un sourire sur mon visage. Si Ikuto me voit ce soir, il pensera probablement que je viens d'un autre lycée. J'ai du mal à croire que c'est moi.

Moi qui étais si… banale, j'ai l'impression que je vais rendre jalouse Hoshina Utau. Ma mère est entrée dans ma chambre cet après-midi et elle m'a relooké de la tête aux pieds. Mes cheveux raides sont désormais ondulés et relevés avec deux petites barrettes sur mes tempes, mes lunettes ont disparu au profit de lentilles de contact, quant à la robe noir que j'avais choisi, ma mère l'a remplacé par une robe rose et blanche descendant jusqu'à mes genoux avec des chaussures ouvertes à talons hauts. Et pour la touche final, elle m'a mit du rose sur les paupières, du noir sur les cils, un gloss rose brillant et un peu de poudre rose sur les joues. Je crois que même Rima ne me reconnaitra pas, vu que Tadase avait l'air très déstabilisé en me voyant.

Et nous voici devant la salle. Je suis si nerveuse. Je me demande tout à coup si je suis vraiment si jolie que ça. Tadase posa sa main sur mon bras et m'emmène doucement de l'autre côté des portes. Je crois que personne ne me reconnait. Ils sont tous à demander qui je suis, d'où je viens et pourquoi Tadase est venu avec moi plutôt que sa petite amie. Rima arrive… au bras de Nagihiko ?! Je n'en crois pas mes yeux, elle qui disait qu'elle lui arracherait les yeux s'il venait à lui demander.

-Tadase, je croyais que tu avais promis de venir avec Amu ! s'offusque Rima. Espèce de…

-Rima-chan, c'est Amu, fait Nagihiko en souriant.

Rima est choquée bien au-delà des mots. Elle a la bouche grande ouverte, c'est si marrant de la voir ainsi, elle qui fait tout pour avoir l'air neutre tout le temps. Un reflet blond passe au coin de mes yeux et je remarque Utau assise plus loin.

-Qui l'accompagne finalement ? demandais-je en la pointant d'un coup de tête.

-Vous ne devinerez jamais ! fait Nagihiko en montrant le buffet. C'est Souma Kukai, le capitaine de l'équipe de football.

-Quelle faux-cul ! Elle qui disait qu'il serait bien le dernier à l'approcher d'aussi près, fait Rima entre ses dents.

-Tu n'es pas mieux placée Rima, toi qui disait que tu arracherais le yeu…

Rima me fait ce regard noir qui fait taire tout le monde. Nagi la regarde du coin des yeux en riant. Il le sait, n'est-ce pas ? Tadase touche mon épaule et m'indique un coin plus loin dans l'autre sens de la salle et mon cœur s'arrête. Là se tient Ikuto, dans un pantalon moulant noir et une chemise bleue marine, les deux boutons du haut défait, montrant son torse si bien formé. Si je ne bave pas encore, ça ne devrait pas tarder. Rima suit mon regard et nous fait signe de se rapprocher. Elle murmure ensuite.

-Il est arrivé seul il parait. Il prétend que sa cavalière n'est pas encore arrivée, mais ça va bientôt faire une heure qu'il est là et personne. C'est TRES louche.

-Clairement, Rima-chan pense qu'il n'est pas accompagné, explique Nagi.

Je le regarde encore en me redressant et… non, il regarde vers moi ! Non… il… il ME regarde, MOI ? Non, c'est impossible. Je détourne les yeux et voit un groupe de filles entrer. Il regardait sûrement pour voir si sa cavalière arrive, n'est-ce pas ?

Après quoi, nous nous sommes mit à danser, tous les quatre, jusqu'à ce qu'un slow soit lancé. Si Rima a hautainement acceptée de danser avec Nagi, moi et Tadase en avons profités pour aller nous asseoir. Mais juste avant qu'il ne se retourne pour s'asseoir, son téléphone portable sonne. Il s'éloigne un instant et, au vu de sa tête, je peux dire que c'est sa copine, Yuriko. Il a l'air triste mais fait l'effort de sourire en lui parlant. Je ne pense pas qu'elle ignore qu'il soit désolé, il ne sait pas mentir quand il parle, on peut ressentir ses émotions dans sa voix. Il revient vers moi et essaye de sourire. Mais c'est moi qui lui souris.

-Tadase-kun, tu devrais y aller maintenant.

-Quoi ? Mais je…

-Tu m'as accompagné, et c'est l'essentiel. J'avais si peur de venir seule, mais… grâce à toi, je pense que la soirée ne sera pas trop mal. Je vais rester avec Rima et Nagi, je sais que tu veux retrouver Yuriko-san.

-Amu-chan… m-merci, merci beaucoup ! fait-il en s'inclinant. Je ne saurais jamais assez te remercier.

Nous nous disons au revoir et il s'éclipse. Je me lève pour rejoindre ces deux là, quand je vois qu'ils sont ni plus ni moins en train de s'embrasser. Là, en plein milieu de la piste de danse, en plein slow. Je pince mes lèvres et me dirige lentement vers une sortie. J'ai besoin d'air… de beaucoup d'air même. Je rejoins enfin un banc dans le jardin derrière la salle et m'y installe. Mais j'ai beau inhaler et exhaler, j'ai encore un poids considérable sur la poitrine en repensant à Nagi et Rima s'embrassant. Peut-être parce que j'aimerais faire comme eux, embrasser Ikuto au milieu de tous le monde. J'entends des pas derrière moi et tourne la tête.

-Utau ?

Elle me regarde bizarrement, comme si elle n'en croyait pas ses yeux. Oh oui, c'est vrai, je ressemble plus à l'image de la lycéenne parfaite ce soir. J'oubliais presque. Elle tourne autour de moi après que je me sois relevé et soupire lourdement en posant une main sur sa hanche.

-Et moi qui ne voulais pas le croire…

-P-pardon ?

-Kukai, il m'a dit que cette fille qui accompagné Hotori c'était bien toi Hinamori Amu, mais de loin, je ne pensais vraiment pas que… C'est inouï, on dirait deux personnes différentes…

Elle posa un doigt sur ses lèvres et me regarde encore de la tête aux pieds. Ça commence à devenir gênant.

-Tu sais, il suffirait que tu enroules tes cheveux le soir avant de dormir et mettre un peu de maquillage et tu serais plus attirante.

-H-heu…

-Bon, si tu veux bien m'excuser, je dois aller étriper mon cavalier qui m'a apporté un soda au citron au lieu d'un soda sans sucre. Et au fait, bravo !

Et elle disparait en un rien de temps. Bravo ? Pour ma transformation ? Peut-être a-t-elle raison, si je faisais un tout petit peu plus attention, je pourrais être plus belle. Je me rassois en regardant la lune. Oui, en y réfléchissant, je pourrais… oh mais à quoi bon ?! C'est le dernier soir, le dernier que je vois Ikuto. Et il gardera à jamais l'image de la fille stupide avec ses lunettes et ses cheveux en pagaille trop stupide pour lui décocher un seul mot en trois ans ! Alors quoi ? Quelqu'un se racle la gorge derrière moi, ce qui me fait sursauter. Je me retourne pour voir de qui il s'agit.

Ikuto.

Je me demande s'il se doute de qui je suis. Il m'étudie comme Utau puis s'approche et me prend la main. Waw ! Il me fait un baiser main. Je crois que mes joues sont plus rouges qu'une tomate, c'est si gênant et, en même temps, c'est comme un rêve qui se réalise. Il me regarde. Je lui plais j'ai l'impression. Oh non, je n'y tiens plus, il faut que je détourne le regard, je n'ai pas l'habitude que ses beaux yeux soient tournés vers moi, c'est si gênant. Puis il met un doigt sous mon menton et m'oblige à le regarder.

-Pourquoi me fuir petit chaton ? Je ne vais pas te manger, promis.

J'ai l'impression d'être une de ses stupides groupies qu'on voit s'évanouir à la télé, parce que je suis à deux doigts de fondre dans ses bras. Oh oui, j'ai omis de préciser qu'il a passé son autre bras dans mon dos pendant que son index se trouve toujours sous mon menton. Finalement, il prend ma main et m'emmène gentiment à l'intérieur. Il y a un nouveau slow et il m'entraîne au centre de la piste. Il pose mes mains sur ses épaules et glisse ses bras autour de ma taille. Nous dansons lentement et, c'est stupide mais, je n'arrive pas à le regarder dans les yeux. Il me serre un peu plus dans ses bras. Pitié, mon dieu, si je rêve, que personne ne me réveille, surtout pas maintenant. C'est comme si mes prières avaient été entendu. Je suis dans ses bras, ses bras à lui, Ikuto, mon si beau et parfait Ikuto. Je sais, il n'est probablement pas parfait, mais je veux juste qu'il me regarde, qu'il m'aime… même si c'est juste ce soir. Même si au douzième coup de minuit, je redevenais la banale Hinamori Amu. Sans m'en rendre compte, j'ai posé ma tête sur son torse. Il est si chaud, je peux entendre son cœur battre. C'est bizarre, il bat plus vite que la normale, pourtant nous ne bougeons presque pas.

La musique redevient alors quelque chose sur lequel on a envie de se trémousser. Je m'attends à sortir d'un instant à l'autre de cette transe, de me réveiller sur le banc, toute seule et frigorifiée. Je rouvre les yeux, je suis effectivement à l'extérieur, mais toujours dans ses bras. Je relève la tête et rencontre immédiatement ses yeux brillants. Je recommence à rougir, quand sommes-nous sortit ? Ne me dites pas que… je me suis assoupie ?!

-L'alcool ne te réussit pas on dirait, tu t'es presque endormit debout sur moi, fait-il en souriant.

L'alcool ? Celui du ponch que nous avons bu ? Maintenant qu'il le dit, je me sens toute drôle. Je me redresse lentement. C'est alors qu'il pose ses mains sur mes joues et tourne mon visage vers lui. Je rougis encore plus, je le sens. Il me caresse la joue du pouce puis, on dirait qu'il est en train de décider de ce qu'il va faire, il me regarde dans les yeux avec un air absent. Puis, ses mains resserrent légèrement leur étreinte sur mes joues et il sourit. Il s'approche de mon visage… Mon dieu, il va m'embrasser !!! Je ferme les yeux, sent son nez contre le mien, mais il ne bouge plus après ça. Alors je rouvre les yeux, il me fixe toujours.

-Tu me permets ? demande-t-il.

Je hoche légèrement la tête et ferme les yeux. Il ne tarde pas à combler la distance entre nous. Mes mains trouvent presque naturellement leur chemin vers son cou et ses cheveux, pendant que sa langue fait une percée dans ma bouche. Je n'ai jamais embrassé de garçon, mais je sais que c'est comme ça le baiser parfait. Un baiser gentil, un faible contact avec les lèvres, qui devient, lentement, gentiment, un peu plus profond, avec les langues qui jouent entre elles et la chaleur, la douce chaleur du corps qui se répand et vous inonde de bonheur. A cet instant, tout ce que je sais, c'est que je suis heureuse. Quand nos lèvres se séparèrent, parce que nous manquons d'air, il me tire contre lui et embrasse mes joues et mon cou. Pitié, je ne veux pas être Cendrillon, que minuit ne sonne pas tout de suite. Je suis si bien dans ses bras, si protégée et heureuse.

La prochaine chose que je sais, c'est que je me réveille sur le siège passager d'une voiture, une veste sur moi. Je tourne mes yeux vers le conducteur, il s'agit d'Ikuto. Il est trop concentré sur la route pour voir que je me suis réveillée. Je ne dois vraiment pas supporter l'alcool pour avoir oublier qu'il m'a mise dans sa voiture. D'ailleurs, celle-ci vient de s'arrêter. Il se tourne vers moi et me sourit.

-Comment tu te sens ? me demande-t-il.

-Un peu fatiguée… quelle heure est-il ?

-Pas loin de 2h du matin.

Il fait le tour de sa voiture et ouvre ma portière.

-Je t'ai ramené chez moi, tes parents m'ont permis.

-Mes parents ?

-Oui, fait-il en me prenant dans ses bras, telle une princesse de conte de fée. J'ai de la chance de ne pas être tombé sur des flics jusqu'ici, si j'avais été contrôlé maintenant…

Il n'a pourtant pas l'air si bourré que ça. La preuve, il marche droit tout en me portant. Il me conduit dans sa maison, grande et belle je dois dire, me pose sur son lit, un lit double devrais-je préciser. Des idées peu convenables me viennent en pensant à ce qu'il pourrait bien faire à une fille dans un si grand lit. Il pose un t-shirt et un short à côté de moi.

-Mets donc ça pendant que je me change. Et n'hésite pas à te coucher si tu as trop sommeil.

Il se retourne et, pour une raison inconnue, ma main agrippe sa chemise. Il tourna son visage étonné vers moi. Si je dois vraiment être la Cendrillon d'un soir, je veux en profiter. Oui, parce que c'est la dernière fois que je le verrais après ça, il ne se souviendra même pas de moi. Je tire un peu sur sa chemise et il se mit à côté de moi. Il me regarde avec gentillesse alors que je sens mes joues reprendre cette vilaine teinte rouge. De quoi j'ai encore l'air ?! Je baisse la tête, puis, prenant mon courage à deux mains, je fais quelque chose que j'avais envie de faire tout à l'heure déjà. Je l'embrasse avec passion. Il répond immédiatement au baiser et me tire contre lui, je passe mes bras dans son cou pour le sentir tout prêt de moi. Il est si doux et chaud, je veux savourer jusqu'à la plus petite miette de ces instants, si je ne peux plus les ressentir après demain matin. Avec une certaine hésitation, je descends mes mains jusqu'aux boutons de sa chemise et en défait un quand il me prend les mains et brise tendrement le baiser.

-Tu es sûre que c'est ce que tu veux ?

-Oui. Cette nuit est à moi, je veux faire tout ce que je ne ferais plus après ça.

Il me regarde avec interrogation puis sourit gentiment, m'embrasse puis, gentiment, m'allonge sur son lit et commence à déposer de multiples baisers sur mon corps. Je me souviens que nous nous sommes déshabillé à tour de rôle, qu'il a passé ses lèvres sur pratiquement tout mon corps, que j'ai essayé d'en faire de même avant de m'offrir à lui. C'était douloureux au début, mais j'étais si bien dans ses bras, j'avais l'impression que rien ni personne ne pourrait me faire du mal. Je me souviens de ses bras chaud autour de moi, de son nez dans mon cou après l'amour et de son odeur enivrante contre ma peau tandis qu'il me serrait dans ses bras.

Quand je me réveille le lendemain, toujours dans ses bras, je sors lentement, très lentement du lit, surtout pour ne pas le réveiller. Je récupère mes affaires et va dans sa salle de bain. Voilà, la nuit est finie, tout comme mon rêve. Je suis réveillée maintenant, et quand j'aurais enlevé ce maquillage et lavé mes cheveux, la belle jeune fille de la veille n'existera plus. Fini, partie, envolée. Je me regarde dans la glace. Si je pouvais, je resterais cette fille, mais sans Ikuto, ça n'a pas de sens. Mes yeux me piquent, j'enlève vite les lentilles et sors mes lunettes de mon sac. Mais je ne peux pas m'en empêcher, j'ai envie de pleurer. Je pensais que je serai heureuse après cette nuit à être l'unique objet d'attention d'Ikuto, mais je me rends compte maintenant que je veux plus. Oh quelle idiote je suis ! Je fais de mon mieux pour ne pas pleurer, je cligne rapidement des yeux, je penche la tête en arrière, je respire à fond, mais je vais bientôt craquer. Je prends un mouchoir en papier et absorbe le surplus avant de craquer pour de bon. Je dois me préparer pour partir avant qu'Ikuto ne se…

-Qu'est-ce que tu fais ?

… réveille.

Je n'ose pas me tourner. Mon mascara, dernière trace de mon maquillage de la veille, est presque complètement parti maintenant, mes lunettes sont sur mon nez et mes cheveux sont à nouveau en pagaille, ondulés mais en pagaille. S'il me voit maintenant, il me reconnaitra et… non, je préfère ne pas m'imaginer ça. Il pose une main sur mon épaule. Sa main est toute chaude, il pose quelque chose sur mes épaules, un peignoir. Sans le regarder, je le remercie en ajustant l'habit.

-M-merci. M-maintenant si tu… voulais bien sortir… je… je voudrais finir de me préparer.

-Te préparer à partir comme une voleuse ? demande-t-il.

Je ne crois pas qu'il soit en colère, sa voix semblait plutôt… triste ? Peut-être que je devrais me retourner, qu'il comprenne son erreur et me fiche à la porte. Comme ça, au moins, tout sera clair. C'est alors qu'il me fait sursauter en se collant à moi par derrière.

-Tu n'étais pas si nerveuse hier soir. Qu'est-ce qui t'es arrivé petit chaton ?

C'est machinal, je pose ma main sur la sienne. J'avale ma salive et décide de me lancer. Plus vite ce sera fini, plus vite nous pourrons tout oublier.

-Tu… tu sais q-qui je suis ? Je… je suis…

-Hinamori Amu. Oui, je l'ai su dès le moment où tu es entrée dans la salle.

Je crois n'avoir jamais réagis aussi vite de ma vie. Ma tête baissée se redressa en un instant et je me retournai aussi vite que l'éclair. Il me regarde avec étonnement, ses bras toujours autour de ma taille.

-Tu… tu savais… et pourtant tu…

-Bien sûr que je savais. Personne n'a voulu me croire mais je n'en aie rien à faire.

-Attends un instant ! dis-je en m'extirpant de ses bras. Tu savais depuis le début que c'était moi, et tu m'as quand même fait danser, tu m'as embrassé et… et…

-Je dois prendre ça comment ? fit-il en arquant un sourcil avec un air mécontent.

Je baisse les yeux. Et zut, maintenant il est en colère contre moi. Bravo Amu ! Je sens qu'il va bientôt me mettre à la porte… M-minute, je rêve ou… ?

-Kya ! Met quelque chose ! Pervers !

Après un court instant, il éclate d'un rire joyeux, un rire que je n'ai jamais entendu auparavant. Il ne rie jamais vraiment, juste de petits rires légers, alors c'est une grande première. Je retourne ma tête vers lui et j'ai juste le temps de le voir fondre sur moi qu'il est de nouveau coller à moi, son sourire moqueur diriger vers moi.

-Il me semblait que tu n'étais pas si gênée de me voir nu hier soir.

-H-hier soir, c'était autre chose !

Je suis sûr le point de lui redire de s'habiller quand il met ses doigts sous mon menton, relève mon visage puis plante à nouveau ses lèvres sur les miennes. Il glisse presque instantanément sa langue dans ma bouche et commence à jouer avec ma langue, me faisant oublier le sujet de ma colère, ou était-ce de ma gêne ? Je ne sais plus vraiment. Sa langue fait danser la mienne artistiquement, comme s'il avait fait ça toute sa vie. Une pointe de jalousie me prend en pensant qu'il a du pas mal s'entraîner avec d'autres filles avant moi. Après plusieurs minutes à m'abandonner dans ses bras, il brise le baiser pour nous laisser respirer, et glisse ses mains sous mon peignoir.

-N-non ! Ikuto, arrête !

Il obéit instantanément et le remet correctement sur mes jambes. Il pose sa main sur ma joue et me fait le regarder.

-Je suis désolé. J'aurais du comprendre que tu étais bourrée hier soir. Pardon… tu sais, j'ai mis une capote alors… mais si… si tu veux porter plainte je comprendrais…

-Mais je… Non, attends, il faut qu'on parle là.

Après lui avoir expliqué que j'étais parfaitement consciente la veille et que je m'étais sentie très bien, je crois qu'il s'est senti plutôt fier de lui, vu le sourire narquois qu'il se lança à lui-même. Puis, je lui aie expliqué que je pensais que s'il connaissait mon identité, il n'aurait jamais eus envie de moi. En revanche, j'ignore si je dois prendre le rire qui suivit mon explication mal ou bien. Quand il s'est calmé, il m'a bloqué avec ses bras de chaque côté de moi et s'est mit à quelque centimètres seulement de mon visage. Il m'a murmuré à l'oreille qu'il m'aimait depuis la première année. Qu'il m'avait trouvé mignonne et qu'il avait vu à travers mon apparence. Il disait qu'il aimait mon rire, qu'il lui donnait des frissons de joie dans le dos, que mon sourire illuminait sa journée, même s'il ne lui était pas destiné, que croisait mon regard lui donnait envie d'aller me voir, mais avec mes amies toujours là, il préférait ne rien tenter. Il était comme moi alors ? Trop timide pour y aller franchement ? Je lui aie donc dis que moi aussi je l'observais de loin, que je l'aimais depuis tout aussi longtemps. Il s'est mis à frotter son visage contre le mien, comme deux chats se câlinant, doucement, tendrement, délicatement. Puis il m'a prise dans ses bras et nous a allongés sur son lit, pour m'embrasser, encore et encore, encore et encore, encore et encore.

Puis il me murmure qu'il veut encore sentir ma peau contre la sienne, de la façon la plus intime. Cette idée fait brûler immédiatement mon corps de désir. Oui, de désir. C'est pourquoi, je m'abandonne dans ses bras sans retenue.

-I-Ikuto, je t'aime.

-Et oh combien je peux dire que je t'aime aussi.

Je le serre encore plus fort contre moi. Il me sourit et m'enlace plus fort en m'embrassant à son tour.


La fin d'Ikuto est bien meilleure, vraiment.

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Edit: J'ai complètement oublié hier soir, mais je voulais préciser quelques points. Déjà, la tenue d'Amu est inspiré de cette robe: .com/albums/qq330/Watachan/Mon%20site/robeverte. jpg (enlevez l'espace avant jpg) en plus court et en rose et blanc.

Ensuite, soit disant qu'Ikuto regarde Rima tout le temps. Et bien, la vérité est qu'il regarde Amu, mais comme Rima est toujours à côté d'elle, elle se méprend.

Et oui, j'ai beaucoup changé de style d'écriture pour ce oneshot. Je vais vous dire, il faut bien que j'essaye d'autres trucs^^ ça fait du bien de changer son style d'écriture parfois. Déjà c'est un exercice pour l'auteur(moi) et puis ça change pour les lecteurs, non?