Suite, si on peut dire, de la précédente histoire du même titre. Celui-ci est du point de vue d'Ikuto.
Summary: La fête de fin d'année du lycée est l'évènement de l'année. Ikuto trouve une opportunité de séduire la fille qu'il aime depuis des années.
DISCLAIMER: I DO NOT OWN SHUGO CHARA! NOR THE CHARACTERS!
La perle dans l'huitre
POV Ikuto
Je sais ce que l'on dit sur moi dans les couloirs du lycée. Tsukiyomi Ikuto, le playboy, le don juan, le dragueur invétéré, celui qui sort chaque week-end en boite et rentre chez lui pour se faire sa conquête de la soirée. Vous voulez savoir ? Je suis puceau ! Oui, le grand Tsukiyomi Ikuto n'a jamais fait l'amour de sa vie. Et bien figurez vous que j'en suis fier. Je préfère encore ça que ma réputation de coucheur sans moral. Je hais ce genre type, les poils dans mon dos se hérissent rien que d'y penser. Et pour clarifier aussi ce point, je ne drague pas à la pèle… Bon, j'agis comme si je draguais, je reconnais, mais je n'ai sincèrement pas dragué durant mes années de lycée. Pourquoi ? Parce qu'aucune fille ne m'intéressait… en dehors d'elle.
C'est assez incroyable, mais mon dévolu s'est jeté sur la fille la plus inimaginable vu mon profil. Cette fille, c'est Hinamori Amu. Vous voyez les premières de la classe nunuche et limite folle dingue dans les séries américaines à la télé ? Et bien, les gens de notre classe la considèrent comme tel. Je dois dire qu'elle leur ressemble, mais en bien plus mignonne et bien plus intéressante. Ses cheveux d'un rose bubble gum sont toujours dans tous les sens, mais quand ils sont relevés, il révèle sa nuque, qui me fascine et m'hypnotise à chaque fois que je pose mes yeux sur elle. Oui, elle a une nuque absolument magnifique. J'ai parfois l'impression d'être un vampire près à mordre. Et ses yeux, brillants et pétillants comme des étoiles, ils sont si beaux, si intrigants, mais mes yeux ne croisent les siens que très rarement, je dois vraiment l'intimider. Comme la plupart des filles de ce lycée il faut dire. Et puis, quand on est en sport, malgré son t-shirt, je peux voir une jolie petite poitrine, juste ce qu'il faut pour une fille de sa corpulence. Oui, c'est une réflexion de pervers, mais je n'en aie rien à faire. Elle est vraiment mignonne malgré ses cheveux ébouriffé, ses lunettes et son attitude un peu gaffeuse. Oh oui, je ne l'ai pas précisé, mais cette année, elle semble beaucoup tomber dès qu'elle s'approche de moi. Elle se redresse rapidement et s'enfuit sans me regarder, alors que je n'ai pas loupé ses yeux braquer sur moi juste avant sa chute. Ce qu'elle est mignonne !
Et puis, ce que je redoutais arriva. La fête de fin d'année. Alors pour vous qui êtes normaux, ça ne serait pas un problème, mais pour moi, et ma sœur Utau, c'est le début de l'enfer. Voilà que toutes les filles à proximité se lancent vers moi et me demandent de les accompagner au bal. L'une après l'autre, je les éconduis poliment. Et comme j'ai un œil de lynx et des oreilles de chat, il suffit qu'elle me donne leur prénom pour que je leur conseille un autre cavalier. Oui, les mecs gardent bien ces choses-là secrètes aussi, qu'est-ce que vous vous imaginiez ? Et puis est arrivé cette fille, une petite peste comme j'espère ne plus en revoir. Non seulement elle m'a demandé plusieurs fois de l'accompagner, mais en plus, elle s'est vengée. Comment ? Elle a répandu une rumeur selon laquelle j'avais invité une élève d'université à m'accompagner. Comment je sais que c'est cette fille ? Parce que c'est ce qu'elle m'a hurlé quand je lui aie bien mis les point sur les i la dernière fois. Quoi qu'il en soit, après ça les filles ont arrêtés de me harceler. Et c'est après ça que j'ai entendu de Fujisaki Nagihiko, le capitaine de l'équipe de basket, que son ami Hotori Tadase avait invité Amu au bal. Si je n'avais pas été dans ma chambre en apprenant ça, je crois que je serai allé casser la gueule de ce petit con. Pourquoi est-ce un petit con ? Parce qu'il a une copine et qu'il invite quand même Amu. Oui, sa copine est clouée au lit, mais quoi ?! Si Amu était ma petite amie et qu'elle ne pouvait pas sortir de chez elle, je passerai la soirée avec elle, quitte à tomber malade moi-même ! Ça m'a tellement démoralisé, j'attendais avec impatience le lendemain pour prendre Amu à partie et lui demander de m'accompagner. L'après-midi du bal, j'ai vraiment songé resté chez moi, je ne pensais vraiment pas que voir MA future copine au bras de ce type déjà casé m'aiderait à contrôler mes nerfs. Mais Kukai et Utau m'ont forcé la main. Et qui sait, peut-être que je pourrais la lui voler pour une ou deux danses ?
Alors me voilà, à attendre la plus mignonne des mignonnes en disant que j'attendais ma cavalière. Personne n'a besoin de savoir que je n'en aie pas en réalité, parce que de toute façon, ils peuvent tous aller se faire voir. Et puis, Tadase est entré avec… une princesse ? Ma princesse… Je crois avoir lâché mon verre en la voyant. C'était comme une véritable transformation. Ses lunettes avaient disparus, ses cheveux avaient été bouclés et remontés –j'allais pouvoir admirer sa si belle nuque- et la robe qu'elle portait était tout simplement splendide. C'est comme si elle était enfin à l'image de ce que j'avais toujours vu en elle : une perle dans une huitre. Lorsqu'elle s'est éloignée avec ses amis pour danser, Kukai m'a rejoint, commentant que Tadase ne perdait pas le nord. Ai-je précisé qu'il est comme un frère pour le petit blond ?
-En tout cas, je me demande où il est allé la chercher. Elle n'est pas du lycée, ça c'est sûr.
-Détrompes-toi, c'est Hinamori Amu, lui dis-je.
Il manque de recracher sa gorgée de ponch et me regarde étonné avec les joues gonflées. Il avale et se retourne vers moi en s'essuyant le menton.
-Amu ? Celle qui traîne sans arrêt avec Mashiro Rima ?
-Tu en connais beaucoup des Hinamori Amu toi ?
Il la regarde encore en plissant les yeux puis secoue la tête.
-Ouais, ça se pourrait bien… Elle lui ressemble… en plus canon et attirante.
-Elle a toujours été comme ça…
-Tu as dis quelque chose ? me demande-t-il en s'approchant.
-Laisse tomber.
-Il faut que je le dise à Utau ! C'est trop incroyable !
Et il s'enfuit chez sa cavalière. Je ne sais pas comment prendre le faite que ma petite sœur sorte avec un de mes amis, surtout Kukai. Mais je ne pense pas que je doive m'en faire, elle sait le mener à la baguette, vu qu'il a fait exactement ce qu'elle voulait depuis que nous sommes arrivés. Je vois Amu aller se remplir un verre de ponch. Ce n'est pas juste moi, ses joues sont de plus en plus rouges ? Elle retourne ensuite danser avec ses amis, puis un slow commence et elle s'éloigne pour s'asseoir avec Tadase. Il se relève alors et sort son téléphone. Vu la tête qu'il fait pendant la conversation, je n'ai pas l'impression qu'il y ait de bonnes nouvelles. Puis, après avoir discuté une ou deux minutes avec Amu, il s'en va. Elle se relève pour retourne danse je pense, puis elle se fige. Qu'est-ce qu'elle a ? On dirait qu'elle a vu un fantôme. Elle se pince les lèvres et s'en va d'un pas pressé. Je décide de la suivre, maintenant qu'elle est toute seule et en beauté, dieu sait ce qui pourrait lui arriver. Je perds sa trace un instant puis la retrouve derrière le bâtiment, Utau avec elle. Attendez, Utau ? Qu'est-ce qu'elle fiche là ? Je ne vais pas tarder à le savoir, elle retourne vers la salle de bal. Je l'appelle et elle se retourne.
-Oh, Ikuto. Tu avais raison, c'est bien Hinamori Amu là-bas.
Je lui lance un de mes regards désintéressé, le genre que je lance quand quelqu'un dit quelque chose d'évident. Elle me sourit. Hein ?
-Tu avais raison, elle est très jolie en fait. Tache de bien t'occuper d'elle, elle a l'air assez mal.
Puis elle me fait un clin d'œil et retourne en salle. Je soupire, Utau peut vraiment être pénible. Mon attention se porte à nouveau sur ma petite perle. Et en effet, elle a l'air triste. Je parie que c'es à cause de l'autre idiot qui est parti sans demander son reste ! Bon, et bien s'il me laisse le champ libre, je ne vais pas reculer cette fois. Il y a tant de choses que nous pourrions faire ce soir. Je m'approche d'elle et me racle la gorge pour ne pas l'effrayer. Elle se retourne et semble surprise de me voir. Je ne peux m'empêcher de la regarder à nouveau de la tête aux pieds. Qu'elle est belle. Je m'approche et lui prend la main, pour faire quelque chose que j'ai toujours voulu faire, lui baiser la main. Elle est terriblement gênée, je le vois et le sens. C'est sûrement la première fois qu'un garçon s'intéresse d'aussi près à elle. Elle détourne les yeux lorsque je la fixe trop. Non, non ma jolie, je ne vais pas te laisser partir. Je vais te faire craquer, je vais faire en sorte que tu m'aimes et que cette soirée te soit inoubliable. Je glisse mon index sous son menton et l'oblige à me regarder. De si beaux yeux, je pourrais me noyer dedans sans problème. Je glisse mon autre bras dans son dos et la colle doucement à moi, assez pour la sentir contre moi et pas trop pour qu'elle ne croit pas que j'ai de mauvaises intentions.
-Pourquoi me fuir petit chaton ? Je ne vais pas te manger, promis.
Elle semble à la fois gênée et aux anges. Mais je vais peut-être bien en manger un peu de ce chaton si mignon. Mais plus tard, pour l'instant, je vais t'emmener danser Amu-chan. Je la libère gentiment et enroule mes doigts dans sa main. Je l'entraîne sur la piste de danse. Un slow débute juste à notre arrivée. Parfait. Je prends ses mains et les mets sur mes épaules, tandis que je passe mes bras sur ses hanches et commence à la guider. Je remarque que tous les regards sont tournés vers nous. Je lance mon regard spécial, celui qui glace le sang de tout le monde, et ça marche, plus personne pour nous observer. A part peut-être ma sœur qui me sourit, pendu au cou de Kukai qui fait de son mieux pour se grandir, comme s'il avait peur qu'elle l'embrasse par surprise. Je regarde Amu, elle semble songeuse. Ou alors grave-t-elle ce moment dans sa mémoire ? Qui sait. Je la prends un peu plus dans mes bras et, après quelques instants, elle pose sa tête sur mon cœur. Bien malgré moi, mon cœur bat la chamade. La fille de mes rêve est tout contre moi, sa tête sur mon épaule et soupire de contentement. Comment est-ce que je pourrais rester calme ? Peut-être va-t-elle lever la tête vers moi, avec des yeux implorants et me suggérer de l'embrasser ?
C'est alors que la musique change du tout au tout, on passe d'un slow à une musique pop rock. Les couples se séparèrent pour danser les uns à côté des autres et se mélangent entre eux. Amu est toujours contre moi et, quand je lui demande si ça va, elle manque de tomber par terre. Elle s'est endormit. Je jette un regard mauvais aux bols de ponch puis la prend dans mes bras et sort, sous les regards des autres élèves. Qu'ils pensent ce qu'ils veulent ceux-là, je me fiche bien de leurs commentaires. Je retourne au banc où je l'ai trouvé et nous installe, Amu contre mon épaule. Gentiment, je caresse sa joue, qui est toute chaude. Maintenant que j'y pense, sa peau est plus chaude qu'avant. Peut-être qu'elle a prit un coup de chaud ? Il fait plutôt chaud à l'intérieur. Je la sens remuer et la tient pour qu'elle ne tombe pas. Elle inspecte les environs puis croise mon regard. Elle a l'air un peu bourrée, en effet.
-L'alcool ne te réussit pas on dirait, tu t'es presque endormit debout sur moi, dis-je gentiment.
Elle rougit un peu et baisse la tête. Elle ignorait qu'elle supportait mal la boisson, hein ? Encore quelque chose de mignon chez elle. Je n'en reviens pas de l'effet que cette fille a sur moi ! Elle est vulnérable maintenant, mais je ne peux m'empêcher d'avoir une envie pressante, quelque chose pour lequel je me suis entraîner des semaines afin d'être au top le moment venu. Ce moment est maintenant. Sauf si elle refuse. Je lève lentement mes mains vers son visage et les laqua contre ses joues pour qu'elle me regarde. Elle écarquille les yeux et rougit. Si belle, si attendrissante, si mignonne… Inconsciemment, mon doigt caresse ses joues. Je me demande comment elle va réagir ? Je suis l'un des plus beaux mecs du lycée, mais est-ce qu'elle veut vraiment de moi ? Le fait qu'elle ne me repousse pas est déjà un bon signe, mais est-ce qu'elle m'aime ? Et puis zut ! On verra ça plus tard ! Je n'ai qu'une envie maintenant, c'est l'embrasser. Bon, c'est décider ! Je vais m'arrêter juste avant de l'embrasser et si elle refuse, alors je n'insiste pas et la ramène chez elle. Mais je réessayerai, jusqu'à ce qu'elle craque pour moi. Je souris à cette idée puis m'approche de son visage. Elle ferme les yeux, les lèvres finement pincées. C'est pas possible, je vais craquer de la voir si attendrissante. Mon nez touche le sien et elle ouvre lentement ses si beaux yeux. Des yeux comme deux joyaux qui scintillent dans cette nuit de pleine lune.
-Tu me permets ?
Elle me fixe un instant puis hoche gentiment la tête. Cette fois, ça y est, je vais l'embrasser. Elle ferme ses magnifiques yeux et, avec une pointe d'anxiété, je comble la distance me séparant d'elle. A l'instant même où mes lèvres touchent les siennes, une sensation électrisante passe dans mon corps. C'est doux mais vivifiant. Ça me donne envie d'en prendre plus, de gagner plus de terrain. Et c'est ce que je fais, je lèche sa lèvre inférieure, qui s'ouvre lentement et me laisse passer sans problème. Je touche bientôt sa langue et l'entends soupirer, ou est-ce un gémissement ? Peu importe, vu que ses mains sont maintenant dans ma nuque, elle est officiellement d'accord. Je fais danser sa langue lentement, comme nous tout à l'heure sur la piste de danse, tout en passant mes mains sur sa taille. Elle me rapproche d'elle et approfondit le baiser. Elle aussi veut en profiter, n'est-ce pas ? Quoi qu'il en soit, son initiative me donne des idées, le genre d'idées que je ne devrais pas avoir. Mais je n'y peux rien, une fois qu'elle se sépare de moi pour reprendre son souffle, je ne peux m'empêcher, je descends lentement son cou, déposant baiser sur baiser. C'est quand mes lèvres touchent le tissu de sa robe que je me réveille. Je relève les yeux vers elle, espérant qu'elle ne va pas m'en vouloir. Je rie de stupéfaction. Elle s'est à nouveau endormit. Mes bras sont donc si confortables que ça ? Je rie pour moi-même et la reprend dans mes bras. Je fais le tour du bâtiment, pose Amu sur le siège passager, met ma veste sur elle, envoie un mail à Utau pour lui dire que je rentre puis, je réalise que peut-être quelqu'un l'attend. Je la secoue gentiment, ce qui la réveille.
-Amu... Amu. Est-ce que tes parents viennent te chercher ?
-N-non… Tadase… me raccompagne.
-Il est parti Amu. Il ne reviendra pas ce soir.
-Hum ? dit-elle en me regardant encore à moitié dans le gaz. Alors, dis à papa et maman que je dors chez toi.
Et avant que j'aie le temps de répliquer, elle se blottit contre ma veste et semble se rendormir. Je baisse la tête et soupire lourdement avant de prendre son sac à main et de chercher son portable. Après une rapide vérification, je trouve le numéro de sa mère et appelle.
-Allo ? fait une voix à l'autre bout du fil.
-Hum… madame Hinamori ?
-Oui… qui est à l'appareil ? Pourquoi avez-vous le téléphone de ma fille ?
-Je m'appelle Tsukiyomi Ikuto. Je suis un ami d'Amu et… elle est un peu ivre… elle m'a dit de vous appeler.
-Amu-chan ? Ivre ?! Mais... mais elle va bien ?
-Elle est endormi. Hum… comment dire ça…
-Oui ? fait la voix de l'autre côté avec patience.
-Elle m'a dit de vous dire qu'elle dormira chez moi… je… devrais probablement la ramener ?
Un instant de silence passe jusqu'à ce que j'entende un rire, ce qui me perturbe.
-Tsukiyomi Ikuto, c'est ça ? Oui, j'ai entendu parler de toi ! Amu-chan m'a dit beaucoup de bien sur toi.
Je suis assez étonné je dois dire. Amu a parlé de moi à ses parents ? Ou du moins sa mère. Celle-ci rie encore un coup, un rire bienveillant.
-Tu viendras déjeuner demain en ramenant Amu-chan dans ce cas. Je suis impatiente de te rencontrer.
-M-minute, vous n'avez pas peur que je… enfin, je veux dire…
Je me frappe mentalement. Crétin !
-Si tu n'étais pas quelqu'un de bien, tu n'aurais pas appelé pour prévenir de l'état d'Amu-chan, non ?
-Et bien…
-Allez, je ne vais pas vous retarder plus longtemps. Dis à Amu-chan de m'appeler demain matin quand elle sera réveillée.
-Oui, mais…
-Sayonara !
Et elle raccroche sans me laisser plus de temps. Suis-je le seul à penser qu'elle m'a fait confiance un peu trop facilement ? Je me demande ce qu'Amu à bien pu lui dire à mon sujet pour qu'elle ne pose pas de question.
-Ikuto…
Je me tourne vers Amu. Elle sourit en serrant ma veste contre elle. J'imagine qu'elle m'aime bien de toute façon. Peut-être qu'elle m'aime tout court ? J'ose à peine y croire, pourtant ça serait bien possible. Je me frotte les yeux, me tape les joues pour m'éveiller puis démarre ma voiture et nous ramène chez moi. Mes parents ne sont pas là ce soir, ils savent qu'Utau et moi sommes à la fête. Je crois que je ne m'avance pas en disant qu'ils sont allés dans un Love Hotel. Depuis que mon père est revenu de son voyage d'affaire il y a 2 semaines, je les trouve bien câlins. Enfin bref, nous voilà devant le garage, ma place de parking. Je coupe le moteur et regarde Amu, qui me fixe avec des yeux endormit. Je lui souris, comme elle est mignonne.
-Comment tu te sens ?
-Un peu fatiguée, dit-elle en se frottant les yeux. Quelle heure est-il ?
-Pas loin de 2h du matin.
Elle hoche la tête en s'étirant un peu. J'en profite pour la rejoindre de l'autre côté de la voiture.
-Je t'ai ramené chez moi, tes parents m'ont permis.
-Mes parents ? demande-t-elle avec étonnement.
-Oui.
J'enlève sa ceinture de sécurité et la prend à nouveau dans mes bras. Elle est douce et chaude, comme j'aimerais la serrer dans mes bras. Je me sens bailler. Comment ai-je fait pour conduire dans cet état ? Je suis à deux doigts de tomber de sommeil.
-J'ai de la chance de ne pas être tombé sur des flics jusqu'ici, si j'avais été contrôlé maintenant…
Je la sens incliner la tête sur le côté, mais je n'en aie pas grand-chose à faire. J'active l'alarme de la bagnole, ouvre la porte et nous monte directement dans ma chambre. Je la pose doucement sur mon lit. J'espère qu'elle ne pense pas que je veux… Elle n'a pas vraiment l'air de s'en soucier. Je fouille dans mes affaires et trouve un t-shirt et un short qu'elle pourra mettre. Je doute qu'elle veuille dormir avec cette jolie robe. Je les pose à côté d'elle, elle les regarde et me regarde à mon tour.
-Mets donc ça pendant que je me change. Et n'hésite pas à te coucher si tu as trop sommeil.
Je me retourne pour aller me changer, quand je sens qu'elle s'agrippe à ma chemise. Je me retourne avec surprise. Est-ce que quelque chose ne va pas ? Peut-être a-t-elle envie de vomir, ou bien elle se sent tout simplement mal ? Mal à l'aise peut-être même ? Elle me tire un peu plus vers elle. Je m'assois à côté d'elle, près à agir si jamais elle se sentait mal. Elle me regarde et j'en fais de même vers elle. Elle est si adorable, avec cette petite teinte rouge sur les joues, c'est si craquant. Elle baisse la tête.
-H-hé ! Est-ce que ça va ?
Elle ne me répond pas. Et à ma surprise, elle me saute dessus pour m'embrasser. C'est fait, je craque, je passe ma langue entre ses lèvres tout en la tirant contre moi, ses bras enroulés autour de son cou. Waw, je n'aurais jamais pensé finir la soirée par un baiser pareil. J'ai l'impression que si je le pouvais, je me mettrais à voler, c'est si bon. Après un moment, une chose me frappe : elle vient d'ouvrir un bouton de ma chemise. C'est vraiment ce qu'elle veut ? Je prends ses mains et la regarde.
-Tu es sûre que c'est ce que tu veux ?
Elle me regarde avec détermination et serre ses mains dans les miennes.
-Oui. Cette nuit est à moi, je veux faire tout ce que je ne ferais plus après ça.
Oui, c'est aussi ce que je m'étais dis. Et bien, si nous sommes deux à le penser, autant aller jusqu'au bout. Je l'embrasse à nouveau et l'allonge gentiment sur le lit, nos langues s'enflammant en quelques secondes. Quand l'air nous manque, je commence à parcourir sa peau exposée de mes lèvres, étant récompensé par quelques gémissements et des soupire. Cette fois, ça y est pour de bon : je bande.
La nuit a été tout simplement merveilleuse. Je n'oublierais jamais les courbes de son corps, les sons qu'elle a produits pendant que je la préparais et les sensations qu'on a échangé. C'était comme ça que je voulais que ça se passe. En douceur, en confiance, en chaleur. Le doux parfum de sa peau et l'odeur sucré de ses cheveux, tout ça restera aussi gravé dans ma mémoire. Et tandis que je rêve qu'elle est dans mes bras, souriante et heureuse, je me réveille dans un lit vide. Je me redresse aussi vite que l'éclair. Ne me dites pas qu'elle est partie ?! Non !! Je me redresse et passe frénétiquement les pièces les unes après les autres, pour constater par ailleurs que ma sœur n'est pas rentrée, sûrement restée dormir chez Kukai. On verra ça plus tard.
Je m'approche alors de la salle de bain et entend de l'eau couler. Je m'approche, la porte est entrebâillée. Amu est là, se regardant dans le miroir en essayant de ne pas pleurer. Oh non merde ! Elle était probablement trop bourrée hier soir et elle regrette maintenant qu'on est couché ensemble ! Non, non, non !
-Bon ! On se calme, dis mon moi intérieur. Il est possible aussi que ce soit ses lentilles qui lui irritent les yeux, elle les a portés toute la nuit. Tu vas te calmer, aller lui parler, et si elle regrette vraiment cette nuit, tu aviseras bien !
-Avisera bien ? répondis-je sur le point de me taper la tête contre le mur. Non mais c'est quoi ce conseil de merde ?!
-Va lui parler crétin !
Bon, ben si je commence à parler avec moi-même… Allez, je vais tâcher d'être gentil. Courage Ikuto, tu es un homme ! Je prends une profonde inspiration et entre lentement dans la salle de bain. J'avale ma salive et…
-Qu'est-ce que tu fais ?
Bravo ! Quelle entrée en matière ! Je peux officiellement me frapper pour ma stupidité. Mais elle ne se retourne pas et… elle tremble ? Oh, oui, ça m'étonnerais qu'elle veuille se retourner si elle est en habit d'Eve. Je prends mon peignoir propre et m'approche d'elle sans trop la regarder, même si je serai tenté de jeter un coup d'œil à ces jolies fesses… Concentre-toi abruti !!! Je pose ma main sur son épaule, puis lui met le peignoir sur les épaules. En le mettant correctement, elle me remercie.
-M-merci. M-maintenant si tu… voulais bien sortir… je… je voudrais finir de me préparer.
-Te préparer à partir comme une voleuse ?
J'aurais pu le dire avec méchanceté, mais ma voix a craqué. L'idée qu'elle parte sans rien me dire, ça me brise le cœur. Elle tourne la tête sur les côtés, mais plus comme si elle était en train de réfléchir. Quelque chose en moi me pousse alors à la serrer dans mes bras, comme si je sentais qu'elle avait besoin de réconfort. Je sens ses cheveux, son odeur sucré qui m'enivre depuis hier soir que j'ai enfin pu la voir et la toucher de si près.
-Tu n'étais pas si nerveuse hier soir. Qu'est-ce qui t'es arrivé petit chaton ?
Elle posa sa main sur la mienne. J'ai l'impression qu'elle ne va pas tarder à pleurer. Je vais la bercer, ça va la calmer.
-Tu… tu sais q-qui je suis ?
Pardon ? D'où ça sort ça ?
-Je… je suis…
-Hinamori Amu. Oui, je l'ai su dès le moment où tu es entrée dans la salle.
Heureusement qu'elle est de dos, parce que je crois que je rougis là. Mais en un quart de seconde, la voilà face à moi, un visage plus étonné que jamais me fixant. Elle a remit ses lunettes, ça me fait fondre. Serai-je attirer par ses lunettes ? Crétin sonne une partie de moi.
-Tu… tu savais… et pourtant tu…
-Bien sûr que je savais. Personne n'a voulu me croire mais je n'en aie rien à faire.
-Attends un instant ! fait-elle en se séparant de moi. Tu savais depuis le début que c'était moi, et tu m'as quand même fait danser, tu m'as embrassé et… et…
-Je dois prendre ça comment ?
Vraiment, je dois prendre ça comment ? Est-ce qu'elle insinue que je ne voudrais pas coucher avec elle parce que c'est justement elle ? Oh la pauvre, si elle savait que je brûle d'amour pour elle depuis 3 ans… Elle baisse la tête et se met à hurler.
-Kya ! Met quelque chose ! Pervers !
Pervers ? Perv… Oui, peut-être bien en fait. Et va savoir pourquoi sa réaction me fait éclater de rire. Elle m'a vu complètement nu hier soir, elle a eut une belle vue sur ce qui fait de moi un homme et se trouve gênée maintenant ? Oui, c'est idiot, mais je trouve ça comique. Quand mon rire se calme enfin, je décide de la taquiner un peu. Je la plaque contre le lavabo, ses yeux dans les miens. Elle est pour le moins surprise, c'est évident dans son regard.
-Il me semblait que tu n'étais pas si gênée de me voir nu hier soir.
-H-hier soir, c'était autre chose ! fait-elle en baissant la tête et passant son regard sur le côté.
Tu crois ça mon chaton ? La seule différence est que cette fois, l'image de me voir nu restera imprimé dans ton esprit. Je peux comprendre que tu sois timide, mais ce n'est certainement pas ça qui va m'arrêter. Je la fais regarder vers moi et plante mes lèvres contre les siennes, profitant de sa surprise pour passer ma langue dans sa bouche. Elle sursaute et laisse passer un gémissement de ses lèvres, ce qui m'incite à continuer. Je sens bientôt ses mains sur mes épaules, ce qui me conforte encore plus dans mon idée. Ses mains tracent jusqu'à ma nuque et me tire vers elle pour approfondir le baiser, ce qui me satisfait pleinement. Je pourrais l'embrasser pendant des heures, et ce que j'ai envie d'elle. Je crois que je suis en train de retrouver la forme. C'est à ce moment que nous devons nous séparer pour reprendre notre souffle, son nez contre le mien. Je n'y peux rien, mes mains se glissent toutes seules sur ses jambes et son ventre, sous le peignoir. Elle me repousse alors.
-N-non ! Ikuto, arrête !
Je lui obéis immédiatement, cette fois bien convaincu qu'elle pense que j'ai abusé d'elle. Je remets son peignoir correctement. Elle me regarde faire, avec une expression entre la peur et l'incertitude. Je m'éloigne légèrement d'elle et lui caresse la joue. Je veux qu'elle sache que je suis sincère.
-Je suis désolé. J'aurais du comprendre que tu étais bourrée hier soir. Pardon… tu sais, j'ai mis une capote alors… mais si… si tu veux porter plainte je comprendrais…
-Mais je… Non, attends, il faut qu'on parle là, dit-elle en posant ses mains sur mes bras.
Je hoche la tête et retourne dans ma chambre, enfile un pantalon jogging pendant qu'elle se rassoit sur mon lit. Je la rejoins, près à écoute ce qu'elle a à dire. Elle se tortille les doigts puis prend une grande respiration et se tourne vers moi.
-Déjà, je ne t'en veux pas pour ce qui s'est passé. Je me souviens de tout… et j'étais parfaitement responsable de mes actes hier soir. Tu n'as pas à t'en vouloir. Je voulais vraiment que… enfin… oui, je voulais que tu… sois le premier.
-Je… me sens flatté.
-Je… je voudrais te remercier pour ça d'ailleurs… c'était… vraiment très agréable.
Je ne peux m'empêcher de sourire fièrement de cette confession. Je l'ai fait se sentir bien alors ? Certainement pas le « bien » sexuel, mais elle était bien dans mes bras, hein ? Elle se colle à moi, sa tête enfouit dans mon cou. Je vais encore perdre le contrôle, c'est pas possible de sentir aussi bon ! Je passe un bras sur sa taille et frotte ma joue contre ses cheveux.
-Tu… tu sais, j'ai… j'ai toujours pensé qu'aucun garçon ne… je veux dire, je ne suis pas très belle, et je fais des gaffes par moment, et…
Je ne peux empêcher un rire sincère de passer mes lèvres. Elle se redresse et me regarde comme si j'étais fou. Puis elle gonfle les joues. Oh, elle l'a mal prit ? Hum, je dois rétablir la vérité alors.
-Ne te dévalorise pas, tu es très bien comme ça.
-M-merci, dit-elle en rougissant.
-J'ai aussi quelque chose à te dire.
Je l'observe un bon moment, plongeant mes yeux dans les yeux, nos joues rivalisant de rougeur, mes bras touchant les siens alors que je la callais sur place.
-Je t'aime. Depuis que je t'ai vu, je t'aime. J'aime tes cheveux en désordre, ton rire qui me fait frissonner de bonheur, tes joues qui deviennent roses d'embrassement, ton sourire qui illumine mes jours, tes yeux qui me donnent du courage chaque jour…
-Du courage ?
-Oui. Même si ça n'a pas été suffisant jusqu'à présent. Je voulais te parler depuis longtemps, me présenter, t'inviter à sortir, t'embrasser, te serrer contre moi… tout quoi.
-Malgré mon apparence ?
Je lui souris en me penchant vers son oreille. Je sens sa peau frissonner et son souffle s'arrêter.
-Ça fait longtemps que je sais que tu es superbe et brillante comme un diamant sous cette apparence de gamine. Depuis le tout début…
-I-Ikuto…
Elle est vraiment en train de fondre comme neige au soleil. Je peux sentir son corps se liquéfier dans mes bras. Et moi, plus je la regarde, plus je veux continuer ce que nous avons commencé dans la salle de bain. Je repense à ce que j'ai vu hier soir et des idées malsaines s'incrustent dans mon esprit, comme la plaquer sur le lit et la prendre sans plus de discussions. Je chasse cette idée perverse de mon esprit, juste à temps pour la voir se pencher vers moi et déposer un rapide baiser sur ma joue. Elle passe ses bras autour de mon torse et soupire.
-Moi aussi je t'aime depuis le début. Toutes les fois où je suis tombé devant toi, c'était parce que j'étais si nerveuse que… et après, j'avais si honte alors je… je m'enfuyais. J'avais peur que tu te moques de moi.
-Ah Amu…
Je frotte ma joue contre le sienne, puis commence à frotter mon visage contre le sien. Comme deux chats. Nos lèvres se touchent parfois furtivement et le désir monte rapidement en moi. Je la prends dans mes bras et l'allonge sur le lit en l'embrassant. Je ne la perdrais pas, je la garderais avec moi, soyez-en sûr. Et sur ce, je lui susurre à l'oreille ce que je veux faire, elle hoche la tête en rougissant et me laisse faire ce que bon me passe par la tête. Mais je ne pense pas que ça lui déplaise, vu qu'elle me serre dans ses bras comme si elle n'allait plus jamais me lâcher en gémissant mon nom.
Je l'aime, je veux la garder pour moi tout seul. Je ne la perdrais pas, je la chérirais comme une reine, c'est une promesse sur ma vie.
Bon, quelle est votre version préférée entre ces deux versions? :) Je suis curieuse^^
