Honte sur moi, l'idée de départ vient d'un oneshot que j'ai lu hier. Enfin bon, je l'ai quand même modifiée... un peu.
Summary: Amu commence à se demander ce qui cloche avec Ikuto. La considère-t-il vraiment comme une enfant?
DISCLAIMER: I DO NOT OWN SHUGO CHARA! NOR THE CHARACTERS!
Câlin
Ce n'était une surprise pour personne lorsqu'Amu et Ikuto avait commencé à sortir ensemble. Quand il prit un appartement, il donna immédiatement un double des clés à la jeune fille, qui avait prit pour habitude de lui préparer un bon diner avant qu'il ne rentre. Malgré ses talents culinaires limités. Ikuto ne lui avait fait que très rarement des remarques, et avec une voix douce et patiente. Les week-ends, ils cuisinaient ensemble, et parfois aussi faisaient un gâteau. D'ailleurs, quand les doigts d'Amu étaient couverts de pâte, il les prendrait dans sa bouche et les lécherait. C'était un des moments les plus érotiques pour ses deux là car, malgré le fait qu'ils étaient ensemble depuis un an, Amu était toujours vierge. Ce facteur ne l'inquiétait pas outre mesure, jusqu'à ce qu'elle commence à se remettre en question. Un homme normalement constitué pouvait-il vraiment se retenir aussi longtemps, alors qu'il avait une petite amie ? Elle se demanda alors si elle ne l'attirait pas, si elle faisait encore trop gamine pour qu'il puisse la désirer. Après tout, depuis tout ce temps, il n'avait jamais essayé de passer une main sur ses fesses ou sous ses vêtements, il faisait très attention de ne pas la surprendre dans la salle de bain à moitié vêtue, et ne parlons même pas de lui susurrer des idées perverses à l'oreille.
Peut-être qu'il me voit vraiment encore comme une enfant et que ça l'empêcher d'avoir envie de moi ? se disait-elle après un bon moment. Elle enfouit sa tête dans ses genoux ce soir-là, se demandant comment elle pourrait lui montrer qu'elle était en âge de lui plaire. Elle se redressa promptement et se dirigea vers sa penderie. Elle chercha tout ce qu'il y avait de plus révélateur, mais trop non plus, dans sa garde robe. Elle se dit qu'en essayant de paraître plus sexy, elle obtiendrait au moins un geste déplacé signifiant qu'il l'aimait. Elle se retrouva donc avec un chemisier s'arrêtant 5cm avant son nombril, laissant les deux boutons du haut ouvert pour révéler sa poitrine, ainsi qu'une jupe courte en jeans avec écrit en stras SEXY sur le côté, ainsi que des chaussettes montant jusqu'aux cuisses. Elle releva ensuite ses cheveux en une haute queue de cheval, montrant sa nuque dénudée. Se regardant dans le miroir, elle se sentit confiante. Ikuto ne résisterait pas.
Et plus tard dans la soirée, alors qu'elle lui préparait le diner, elle se demanda tout à coup si elle n'en faisait pas un peu trop. Si d'autres hommes la voyaient comme ça, ils seraient tentés de la draguer, ce qui rendrait Ikuto furieux. Elle secoua la tête. Non, au contraire, si Ikuto devenait jaloux, c'était signe qu'il l'aimait vraiment et la voulait pour lui tout seul. La porte d'entrée s'ouvrit, elle l'entendit l'appeler. Elle éteint le feu et le rejoint dans l'entrée.
-Ta journée s'est bien passée ? demanda-t-elle avec enthousiasme.
-Comme d'habitude. J'hésite toujours à me pendre avec cette cravate, fit-il en faisant tomber ladite cravate au sol. Heureusement qu'il y a Amu-koi pour remonter le niveau…
Il se retourna et stoppa net tout ses mouvements en la voyant. Elle rougit légèrement en lui souriant. Il prit alors un regard dur et se plaça devant elle. Il referma les deux boutons ouverts et tenta de descendre un peu plus sa jupe.
-I-Ikuto-koi ?
-Sérieusement, tu veux te faire agresser ou quoi ? Ne portes pas ce genre de tenues, baka.
-H-hai, fit-elle en baissant la tête.
-Tu as oublié une jupe ici il y a quelques temps, mets-la pour repartir, ok ?
Elle hocha la tête, ne rencontrant pas son regard. Il passa à côté d'elle, son estomac criant famine, tandis qu'elle pinçait les lèvres pour ne pas pleurer.
-Cette fois c'est sûr, il ne voit qu'une gamine en moi… Je me sens si… si humiliée !
Il l'appela et elle secoua la tête. Elle se baissa et mets ses talons hauts. Elle était en train de prendre sa veste quand Ikuto se pencha à côté d'elle.
-Qu'est-ce que tu fabriques ?
-Je… je dois y aller, je dois… aider ma mère pour le diner de ce soir…
-Hum ? D'accord, si tu ne peux pas faire autrement, fit-il d'un ton neutre. Mais tu changes de jupe avant de partir, c'est compris ?
-Pourquoi ? Tu t'inquiètes de ma virginité maintenant ? fit-elle avec une voix chargé de colère.
-Q-quoi ? Amu-koi, j'ai bien entendu ?
Elle se retourna vivement et lui lança sa veste.
-Qu'est-ce que ça peut bien te faire, hein ? Tu t'en fiches de toute façon !
Et sur ce, elle prit son sac à main, ouvrit la porte et sortit en courant, des larmes commençant à inonder ses yeux. Elle descendit quatre à quatre les marches et courut le long de la rue de l'immeuble d'Ikuto, se demandant comment elle avait pu être aussi stupide. Elle s'arrêta finalement, reprenant son souffle en s'asseyant sur un banc. Elle prit le mouchoir dans son sac et épongea les larmes se formant dans ses yeux. Une fois calmée, elle leva les yeux au ciel, le couché de soleil donnant une magnifique couleur rose orangé aux nuages. Elle décida de rentrer, mais à peine eut-elle fait quelques pas qu'un homme commença à marcher à côté d'elle, se rapprochant un peu plus à chaque pas. Le voyant s'approcher vraiment trop près, Amu fit un bon de presque un mètre en regardant l'homme.
-Vous cherchez quelque chose ? demanda-t-elle en le regardant de travers.
-E bien, j'étais juste sur le point de vous invité à diner, mademoiselle.
-Désolée, ça ne m'intéresse pas.
Elle se retourna pour poursuivre son chemin lorsqu'elle sentit la main gigantesque de l'homme agripper son bras. Elle tourna la tête avec effroi en sentant qu'il intensifiait sa prise sur elle, commençant à lui faire mal au bras.
-Allons, ça ne prendrait que quelques heures de votre temps. Je suis sûre que vous ne le regretterais pas.
-Lâche-moi, espèce de pervers ! fit-elle en le griffant au visage.
Il la regarda avec des yeux noirs, leva sa main, près à la gifler, quand une poigne de fer attrapa son poignet et retourna son bras dans son dos.
-Ikuto-koi !
Il tira un peu plus sur le bras de l'homme, qui tomba un genou à terre en grimaçant.
-Hors de ma vue, ordure.
Il l'attrapa par le col de sa chemise et l'envoya un mètre plus loin, l'homme tombant tête la première dans les graviers. Amu se blottit immédiatement dans les bras de son sauveur, enfouissant sa tête dans son torse, quelques larmes coulant déjà de ses yeux. Il lui caressa la tête et la ramena à l'appartement. Une fois la porte fermée à clé, il la prit dans ses bras avec une telle force qu'elle crut un instant qu'elle allait suffoquer.
-Tu m'as fait peur, Amu-koi. Si je n'étais pas arrivé à temps…
-Je… je suis désolée… vraiment désolée…
-Tu vas mettre cette jupe alors ? demanda-t-il en caressant ses cheveux.
Elle hocha la tête et alla mettre ladite jupe avant de le rejoindre à la table pour manger. Vu qu'ils mangeaient assit de manière traditionnelle, il plaça Amu à côté de lui au lieu de sa place habituelle en face. Il passa un bras autour de ses épaules et caressa son bras, rappelant à la jeune femme que c'était son bras agressé. Elle fondit en larmes.
-Non Amu-koi, ne pleure pas, dit-il calmement en la serrant dans ses bras. Je suis là, personne ne te fera de mal mon chaton.
-Ikuto-koi… je suis si désolée… tout est de ma faute… S-si je n'avais pas étais aussi bête…
-Chut, ne penses plus à ça, reposes-toi.
Elle releva ses yeux inondés de larmes vers lui, sa main agrippé à son t-shirt. Elle se redressa légèrement pour embrasser le jeune homme, qui se laissa emporter dans ce baiser. Il caressa son dos pendant qu'Amu passait ses bras autour du cou du bleuté, se redressant, collant sa poitrine contre le torse du jeune homme. Ikuto brisa gentiment le baiser et invita Amu à manger avant que leur repas ne refroidisse. Ils s'exécutèrent, un large sourire sur le visage de la jeune femme, contente d'avoir senti la main d'Ikuto presque toucher ses fesses lorsqu'elle avait frotté ses seins contre lui.
Une fois la vaisselle terminé, Amu appela chez elle pour prévenir qu'elle dormirait une fois encore chez Ikuto. Si sa mère acceptait toujours avec enthousiasme, son père en arrière-plan pleurait en hurlant que son petit oisillon le délaissé. Pauvre homme. Amu raccrocha en soupirant, quand elle sentit Ikuto la tirer par derrière, la plaçant sur ses genoux dans le canapé. Elle le regarda avec étonnement, il n'avait jamais fait ça auparavant. Il la tourna de telle sorte que ses jambes soit sur la gauche du jeune homme, tandis qu'elle était quasiment face à lui. Il prit son menton entre deux doigts et planta un baiser fougueux sur ses lèvres, le genre de baiser si intense que vous ne pensez plus à rien. C'était là aussi une première, mais Amu ne s'en plaignait pas. Sentir la langue de son petit ami jouer aussi sauvagement avec la sienne lui prouvait encore une fois qu'elle avait été idiote, mais elle était ravie de s'être trompée. Elle se laissa faire jusqu'à manquer d'air, elle brisa la baiser pour respirer, se rendant alors compte qu'un léger filet de salive coulait de sa bouche jusqu'à son menton. Elle n'eut pas le temps de bouger qu'elle sentit les dents d'Ikuto sur son oreille, la mordant gentiment. Elle gémit en sentant le contact, puis soupira en sentant ses lèvres descendre le long de son cou, déposait de multiples baisers le long de sa peau douce.
-Ik-Ikuto-koi !
Elle se sentit alors tomber en arrière et se retrouva allonger sur le canapé, son petit ami à côté d'elle, ses jambes entremêlées dans les siennes. Elle rougit quand il posa sa tête dans son cou.
-Vraiment Amu-koi… Tu es un cas.
-Ikuto-koi ?
-Je voulais attendre tes 20 ans pour ça, mais tu m'as fait perdre le contrôle. Amu-koi… si je ne me calme pas tout de suite, je vais…
-Tu… tu voulais attendre encore 6 mois ?
Il releva la tête et montra des yeux brillant, de luxure. Elle rougit en le voyant déposer un baiser sur son décolleté.
-Oui. Ça fait plusieurs de 6 mois que je prends chaque soir une douche froide pour éviter de te sauter dessus… mais là, s'en est trop… Pourquoi as-tu mis ses fringues ?
Elle sourit et le serra dans ses bras, le surprenant. Il releva ses yeux vers elle, ses sourcils froncés. Elle se baissa et l'embrassa gentiment en caressant sa joue.
-Je voulais être sûr que tu m'aimais. Je trouvais étrange que tu n'aies jamais essayé de me toucher auparavant. J'avais peur… que tu me trouves trop gamine.
-Amu-koi…
Il les redressa et la serra dans ses bras, aussi fort et doucement que possible. Une fois leur câlin terminé, elle se remit sur ses pieds, enleva son chemisier et lui tira la langue avant de filer vers sa chambre. Ikuto ramassa le vêtement, qu'il ne put s'empêcher de sentir. Il y avait l'odeur enivrante de sa chère Amu. Puis il la suivit et la vit sous la couverture, dos à lui. Il nota que sa jupe et ses chaussettes étaient par terre. Il jeta le chemisier avec le reste de ses vêtements et se plaça au dessus d'Amu, qui tourna lentement sa tête vers lui avec un sourire. Il baissa un peu le haut de la couverture, révélant ses épaules et son dos nus, ce qui le fit sourire.
-Pourquoi es-tu dans mon lit dans une telle tenue, Amu-koi ?
Elle rougit tout en gardant son sourire, qu'elle élargit un peu, puis se rassit pour lui faire face, non sans se couvrir la poitrine de la literie.
-Si c'est Ikuto-koi, je n'ai pas peur de passer cette étape de notre relation.
Il sourit amoureusement et se pencha pour l'embrasser. Puis il la rejoint sous la couverture, câlinant la jeune fille dans une douce étreinte, lui murmurant des mots doux à l'oreille avant de l'embrasser passionnément. La nuit leur appartenait.
Rien à dire... trop envie de taper la tête contre les murs.
