Salut les gens! J'ai finalement trouvé du temps pour écrire cette petite idée qui me trottait dans la tête. Je conserve bien entendu mon point de vue sur Ikuto, qui est qu'il a peur de s'engager en tant que père de peur de mal s'occuper des enfants^^ On ne peut que le comprendre, son père a disparu quand il était tout jeune et en a beaucoup souffert. Il a peur de faire de même avec son propre enfant... Bien sûr, on sait tous que ce ne sera pas le cas :P


Summary: Amu est tombée enceinte. Comment pourra-t-elle le dire à Ikuto, qui ne veut pas avoir d'enfants?


DISCLAIMER: I DO NOT OWN SHUGO CHARA! NOR THE CHARACTERS!


Enceinte, et alors ?

Amu, 22 ans, se trouvait actuellement dans la salle de bain de son appartement, ou plus exactement, celui qu'elle partageait avec son petit ami, Ikuto. Mais elle ne s'y trouvait pas pour prendre un bain, se recoiffer ou soulager un besoin naturel. Non, elle était assise sur le rebord de la baignoire et fixait avec anxiété ce qui allait peut-être complètement bouleverser sa vie. Un test de grossesse. Elle regarda la notice.

-« Après apparition de la bande horizontale dans le carré gauche, une icône apparaitra dans le carré droit. S'il s'agit d'une barre horizontale, le test est négatif. S'il s'agit d'un signe plus, le test est positif » , lit-elle en tenant le bâton dans son autre main, tremblante. Si je suis enceinte… Ikuto va…

Elle prit une profonde inspiration pour essayer de se calmer. Mais le fait de savoir qu'Ikuto ne voulait pas d'enfants, du moins pas dans les prochaines années, lui donnait envie de pleurer, car quelque chose en elle lui disait que le test serait positif. Elle baissa les yeux, la première barre apparut. Elle laissa tomber la notice et tint des deux mains le bâton, tremblant comme une feuille. Finalement, le deuxième carré se remplit. D'un signe plus. Amu laissa tomber le test et plaqua ses mains sur sa bouche.

-Je suis enceinte, pensa-t-elle. Je suis enceinte… comment je vais pouvoir dire ça à Ikuto-koi ?

Trois semaines déjà s'était écoulées depuis qu'Amu savait qu'elle était enceinte. Elle avait entre temps était allé voir sa gynécologue, qui avait fait une échographie, et elle savait désormais qu'elle était enceinte de 8 semaines. La rosette voyait les jours passés et s'inquiétait de plus en plus du moment fatidique où elle devrait avouer sa grossesse à son petit ami. Elle redoutait tant sa réaction. Allait-il la quitter ? La forcer à avorter ? L'idée même qu'il prenne la nouvelle avec enthousiasme était impossible pour elle. Et si son bas ventre ne laissait encore rien paraître, certains signes ne trompaient pas. Par exemple, les terribles nausées qu'elle avait au cours de la journée et qui lui rendaient la vie impossible. Ikuto ne s'était encore rendu compte de rien car elle se laissait vomir quand il n'était pas là, soit toute l'après-midi, afin de faire bonne figure devant lui lorsqu'il était là. Mais un soir, alors qu'ils mangeaient, elle sentit lentement son ventre se tordre et un goût d'eau dans sa bouche, signe que ses nausées la reprenaient.

-Oh non, pas maintenant ! Pas quand c'est Ikuto-koi qui a préparé à manger…

Mais elle du bientôt porter sa main à sa bouche et courir à la salle de bain. Ikuto la regarda, étonné, puis la suivit lentement, pour la trouver en train de vomir dans le lavabo. Il s'approcha d'elle et releva ses cheveux puis lui caressa gentiment le dos.

-Ça va mieux ?

-Non… c'était très bon et j'ai… je suis désolée, fit-elle en fondant en larmes.

-Allez, ne pleures pas. Je déteste te voir pleurer, dit-il en posant ses mains sur ses joues.

-C'est… c'est ma faute, je suis allé manger en ville et… la nourriture était sûrement périmé, c'est sûrement pour ça, mentit-elle.

Il sourit et posa un baiser sur son front. Puis il la ramena gentiment au salon et l'installa sur le canapé. Puis il alla lui faire une infusion.

-Merci Ikuto-koi, tu es si gentil…

-Tout pour ma princesse, dit-il en caressant sa joue.

Amu avala un peu de thé tout en réfléchissant puis décida de parler à son petit ami.

-I-Ikuto-koi ? Si… hum… si je tombais enceinte dans les mois à venir… est-ce que… est-ce que ça te gênerait ?

Ikuto afficha d'abord un air surpris -rien d'étonnant vu la soudaineté de la question- puis il tourna son regard aux coins de ses yeux, comme si l'idée faisant passer un frisson dans son dos. Mais le fait qu'il fasse pendre sa lèvre dans l'autre sens donnait plutôt l'impression qu'il essayait de trouver les mots qui ne la blesserait pas, elle le sentait. Il pencha finalement la tête sur le côté en retournant son regard vers elle.

-On en a déjà parlé, je ne me sens pas prêt. Et puis, on vient à peine de s'installer… je suis sûr que tu préférerais être enceinte une fois mariée, né ?

Le sang d'Amu ne fit qu'un tour avant de s'échauffer à la vitesse de l'éclair. Elle posa la tasse sur la table basse, cassant presque la porcelaine, puis se leva et fit face au jeune homme qui était à genou devant elle.

-A peine installer ?! Une fois mariée ?! Dis plutôt que tu détestes les enfants, ça économisera nos deux salives ! On vit ensemble depuis 8 mois ! Et je sais très bien que tu ne veux pas m'épouser de si tôt ! ALORS LA FERME ! LAFERMELAFERMELAFERMELAFERME !!! LA FERME !!!

Ikuto tomba entre temps sur le sol, complètement pris de court par la réaction de la jeune femme, qui sauta par-dessus lui avant de s'enfermer dans leur chambre, donnant des coups de pieds à tout ce qui était malencontreusement au sol et jetant dans tous les sens oreillers et vêtements en grognant de frustration. Elle ignorait elle-même pourquoi la réponse de son petit ami l'avait mise dans un tel état, mais avec un peu de jujote, on pouvait penser qu'il s'agissait du résultat des hormones. Elle se laissa finalement tomber sur le lit, pour pleurer à chaudes larmes, honteuse de sa réaction.

Pendant plusieurs jours, Amu évita systématiquement le jeune homme, qui prit malheureusement l'habitude de dormir sur le canapé. Une chance qu'il soit très confortable, bien que moins accueillant que le lit ou les bras de sa petite amie dans ses bons jours. Et ce jour-ci, Amu était partie aussi vite et tôt que possible. Ikuto ne travaillant pas, elle refusait de passer la journée avec lui. Elle s'était calmée depuis mais son orgueil et la honte de ce qu'elle avait dit l'empêchaient de s'excuser. Alors Ikuto, en voyant la porte de la chambre ouverte et pas de rosette soupira en frottant ses cheveux.

-Elle ne peut pas rester fâchée toute sa vie… Peut-être qu'un diner romantique la calmera ?

Puis il alla se préparer dans la salle de bain. Il était sur le point de sortir quand il constata que la poubelle de la salle de bain était presque pleine. Il noua le sachet puis se rendit vers l'entrée pour la jeter dans la benne de l'immeuble quand il entendit plusieurs bruits qui le firent s'arrêter. Déjà, un déchirement, puis le bruit typique d'objets tombant au sol. Il ferma les yeux, se disant qu'il rêvait, puis tourna sa tête et releva le sachet… vide. Sur le sol, le contenu était répandu sur 10 cm. Il soupira en jetant le plastique avec le reste des ordures avant de chercher un autre sachet pour remettre tout dedans. Avec dégoût, il prit tous les cotons tiges usagés, une bouteille de shampoing vide, des bandes de cire d'Amu ainsi que des cotons couverts de maquillages et… une lame de rasoir. Il regarda celle-ci avec haine, comprenant que c'était à cause d'elle que le sac avait lâché. Il la poussa de côté du doigt puis attrapa quelque chose tout en la regardant avant de tourner son regard vers ce qu'il avait à la main.

-C'est quoi ça ?

Il tenait une boite en carton où il était clairement indiqué « test de grossesse » parmi tous les textes sur la boite. Il secoua légèrement et entendit le bruit de quelque chose à l'intérieur. Il l'ouvrit et le bâtonnet tomba dans sa main avec la notice. Il la déplia et écarquilla les yeux en lisant ce qu'Amu avait lu quelques semaines plus tôt. Il tomba sur les fesses.

-C'était donc ça ? Amu-koi…

Pendant ce temps, en ville, Amu avait rejoint Yaya et Rima et leur avait expliqué la dispute.

-Amu, il faut que tu expliques à Ikuto que tu as réagi aussi méchamment parce que tu ES enceinte !

-Mais Rima…

-Y'a pas de « mais » qui tienne ! fit la blonde en se redressant. Si ça continuant vous allez rompre ! Et je compte bien être ta demoiselle d'honneur à votre mariage !

-Rima-tan veut remettre Amu-chi et Ikuto ensemble juste pour ça ? fit Yaya en essayant de ne pas faire tomber la cuillère entre son nez et sa lèvre supérieure.

-Entre autre… et puis aussi parce qu'Amu ne sera jamais aussi heureuse et bien qu'avec lui !

-Rima… merci, dit Amu, touchée.

-Amu-chi, Ikuto est très très amoureux de toi, alors Yaya sait qu'il te pardonnera toujours tout !

-Pas une grossesse…

-On ne va pas recommencer du début, fit Rima avec une aura mauvaise autour d'elle.

Yaya se leva alors et alla posa une main sur le ventre d'Amu, surprenant les deux filles.

-C'est tout chaud, Amu-chi.

-O-oui ?

-Et il y a un bébé qui grandit doucement. C'est pour ça que c'est chaud, parce que le bébé est comme un rayon de soleil. Il apporte la chaleur et la joie sur tout le monde, dit-elle en regardant Amu. C'est pour ça qu'Ikuto ne se fâchera pas.

Elle sourit innocemment, le genre de sourire sincère qui vous réchauffe le cœur. Amu posa une main sur sa bouche, les larmes se formant dans ses yeux.

-Merci… merci beaucoup Yaya.

La cadette serra la jeune femme dans ses bras, rapidement suivit par Rima qui caressa également le dos de leur amie.

Il ne se passa pas une heure avant qu'elles ne se séparent, Amu rentrant chez elle, une main sur son bas ventre, confiante dans l'idée qu'Ikuto prendrait d'abord assez mal la nouvelle avant de se calmer et d'accueillir ce bébé comme s'il l'avait toujours attendu. Elle ouvrit la porte de la maison, claironna joyeusement « tadaima » puis mit sa veste sur le porte-manteau, Ikuto arrivant derrière elle.

-Amu, tu peux m'expliquer ça ?

Elle se retourna et suivit son bras tendu devant elle. Elle pâlit alors, toute confiance s'envolant en poussière en voyant le test de grossesse qu'elle avait jeté dans la main du bleuté, son regard irrité lui laissant peu d'espoir. Elle resta immobile, fixant le test, jusqu'à ce que sa vision se trouble. Elle porta ses mains à son visage, pleurant à chaudes larmes. Ikuto faillit reculer d'un pas en voyant la jeune femme fondre en larmes, il laissa tomber le bâtonnet par terre et enroula ses bras dans le dos de la jeune femme, la serrant le plus fort possible contre lui.

-Ne pleure pas. S'il te plait Amu-koi. Je déteste te voir pleurer…

-I-Ik-Ikuto-koi… Je s-suis désolée, si d-désolée ! Je n'ai ja-jamais voulu que ç-ça arrive. Je ne vo-voulais pas… c'est… pi-pitié, r-reste avec moi, sanglota-t-elle.

-Je ne vais nulle part, alors calme-toi, dit-il en caressant ses cheveux. On va aller dans notre chambre, on va se calmer ensemble, tout va bien aller Amu-koi.

Ses mots gentils et la douceur de ses gestes calmèrent sa crise de larmes, lui permettant de diminuer ses sanglots. Il la prit dans ses bras et la conduisit jusqu'au lit, la posant doucement. Il s'assit ensuite à côté d'elle et caressa sa joue, attendant calmement qu'elle se calme définitivement. Quand elle sécha finalement ses dernières larmes, elle leva ses yeux encore embués vers ceux compatissant du bleuté.

-Ikuto-koi… Je suis enceinte.

-Je sais. Comment ça a pu arriver ? Tu prends la pilule pourtant et on se protège toujours, fit-il en se grattant la nuque.

-Tu te souviens il y a deux mois quand j'ai du arrêter la pilule pour mes prises de sang ? Si tu te souviens bien, c'est juste pendant cette semaine…

-Qu'on a eut cette foutue capote qui a lâché, dit-il en fixant un point sur le côté comme s'il voulait que le mur s'enflamme. Quel imbécile…

-Je suis vraiment dés…

-Arrête de le répéter, je le sais très bien, dit-il en lui caressant les cheveux. Je ne t'en veux pas, vraiment pas.

-Je sais bien que tu es en colère… tu ne veux pas de ce bébé, non ?

Il ferma les yeux et fronça les sourcils en posant son front contre le sien, ses paumes sur les joues de la rosette. Il sentait la douleur dans sa voix, et ça le brisait de l'intérieur, voir la femme qu'il aimait s'en vouloir de porter la vie en elle, leur bébé à eux, à lui. Il posa son menton contre son cou, se demandant tout à coup s'il supporterait de voir son Amu, la femme de sa vie, se forcer à avorter pour qu'il ne se fâche pas contre elle. Il la serra dans ses bras avec force.

-N'avorte pas, Amu-koi, je ne veux pas que tu fasses ça, surtout pas pour un imbécile comme moi.

-Quoi ? fit-elle dans un souffle.

Il se dégagea pour la voir face à face.

-Je sens bien que tu ne veux absolument pas avorter. Je te connais, dit-il doucement. Et je ne veux surtout pas que tu te forces pour moi. Ça me tuerait que tu fasses quelque chose comme ça et que tu le regrettes jusqu'à la fin de ta vie.

Elle lui sourit timidement et essuya la larme qui avait coulé sur sa joue, à la grande surprise du bleuté.

-Mais tu ne veux pas de ce bébé, non ?

Il écarquilla les yeux, puis se leva soudainement, surprenant aussi bien Amu que lui-même, puis tourna autour du lit double à quelques reprises avant de s'asseoir du côté opposé à Amu et se laissa tomber sur le dos, sa tête au niveau de la rosette.

-Ikuto-koi ?

-Si.

-Pardon ? demanda-t-elle.

-Si, je veux ce bébé, dit-il en se redressant.

Il n'en revenait même pas de cette décision. Lui qui craignait d'avoir un enfant, de mal s'en occuper et que ce petit bout le déteste parce qu'il ne l'avait pas élevé correctement, il se jetait tête la première dans cette expérience qui lui donnait des frissons de peur dans le dos. Il était fou, complètement fou, bon pour l'asile. Amu passa ses bras autour de son estomac et enfouit son nez dans son cou. Elle embrassa son cou puis frotta son nez contre son oreille.

-Je t'aime, souffla-t-elle.

Il se tourna et l'enlaça à son tour en l'embrassant. Il la regarda ensuite avec inquiétude.

-J'ai tout de même peur de ce qui va arriver.

-Alors pourquoi tu acceptes ? demanda-t-elle.

-Parce que je t'aime et que je veux te voir heureuse.

Elle sourit à ceci et le serra aussi fort que possible dans ses bras.

-C'est une expérience à deux. Je serai là pour t'aider si tu n'as pas confiance. Je t'aime Ikuto-koi.

-Merci, répondit-il en caressant son dos. Heu… Amu ?

-Oui ?

-Si je te demandais en mariage maintenant, tu trouverais que j'exagère ? Ou tu comprendrais que ça fait plus d'un an que j'économise pour la bague ?

Elle resta d'abord la bouche grande ouverte comme un poisson rouge puis enfouit son visage dans l'épaule du jeune homme, essayant de retenir ses éclats de rire. Ikuto sourit en attendant que ses rires de joie se dissipent. Elle releva ensuite la tête et sécha une larme de rire.

-Tu es sérieux, né ?

-Oui. Tu peux choisir la bague quand tu veux mon chaton.

Elle lui sauta dessus, le faisant tomber sur le dos, et le serra dans ses bras en l'embrassant amoureusement. Il passa ses bras autour de sa taille, frottant son nez contre le sien.

-Tu veux voir les photos de l'échographie ?

-Je veux oui ! dit-il en souriant sournoisement.

Elle le laissa se lever et le guida jusqu'au salon, un large sourire sur leurs deux visages de futurs parents.


Pour la petite info, j'ai cherché et trouvé que l'avortement au Japon est de 9 mois! Et apparemment, on peut tuer l'enfant à la naissance sur demande de la mère... ça fait flipper Oo

Enfin bref, l'idée de la bague peut paraître un peu volage comme ça, mais j'aime l'idée qu'Ikuto économise pour offrir la plus belle bague possible à Amu^^ C'est une idée touchante et trop mignonne :D