Ce oneshot Amuto est un peu spécial par rapport au autre. Je ne devrais même pas le placer ici, mais je n'ai pas vraiment envie de le mettre à part, le couple prédominant est toujours Amu et Ikuto après tout...

Je vous invite vivement à consulter mon profil afin de trouver la vidéo qui m'a inspiré ce oneshot. Je précise que la traduction française a été faite par moi-même, et je ne sais pas si j'ai traduis correctement certains passages. Vous avez le droit de me corriger si vous pensez avoir une meilleure trad que moi^^


Summary: Oneshot cette fois concentré sur Utau, mais Amuto ending.


DISCLAIMER: I DO NOT OWN SHUGO CHARA! NOR THE CHARACTERS! LYRICS AND SONG NOT MINE EITHER!


Je n'arrêterais pas de chanter

Les légendes disent qu'au fond des océans résident des créatures mi-homme mi-poisson que l'on appelle « tritons » et des créatures mi-femme mi-poisson que l'on appelle « sirène ». Objet de légende ou réalité ?

tatoe awa ni narō tomo
watashi wa anata ga suki deshita
kono umi to sora ni tokete
anata o mimamoru wa

Même si je dois devenir de l'écume,

Je t'aime

Après m'être dissoute dans l'océan et le ciel

Je veillerais sur toi.

Au fond de l'océan en tout cas, Utau savait qu'elle était bien vivante contrairement à ce que certains humains voulaient bien dire. Elle avait en effet le partie supérieur du corps d'une humaine alors que le reste de son corps n'était qu'une longue et fine nageoire rose et mauve. Au fond de l'eau, elle était reconnue comme une des plus belles sirènes de leur domaine, qui s'étendait jusqu'à la mer du Sud. Avec ses sœurs Rima, Yaya et Lulu, elle était très heureuse, rien ne pouvant jamais les séparer. Elle était même fiancée à un jeune triton.

umi no soko de yume ni miteta
sora ni michiru aoi hoshi o
umi no naka de nozon de ita
toki ga michiru hi ga kuru made

Je voulais me rapprocher du ciel bleu étoilé

Au fond de l'océan.

J'attendais le jour

Où je pourrais enfin.

Le jour de ses 15 ans, comme l'autorise alors les anciens, elle put monter à la surface de la mer, chose qu'elle attendait depuis toute petite lorsque l'ancienne leur parlait de la terre et ses habitants. « Méfiez vous des humains ! S'ils vous attrapent, ils vous couperont la queue et la mangeront ! » disait-elle d'une voix menaçante. Utau pensait qu'elle exagérait, comme souvent. Ainsi monta-t-elle insouciamment jusqu'à ce qu'elle respire pour la première fois de l'air. Elle leva les yeux vers le ciel et son sourire réjouit se dissipa. Elle était venue pour admirer le beau ciel étoilé qu'elle voyait à travers le voile délicat de la mer, mais elle ne voyait que des nuages gris et menaçant. Elle sursauta en voyant un éclair passer au dessus de sa tête et faire un bruit assourdissant. Elle se retourna et vit un navire en feu. De tous les côtés, des humains sautaient à la mer ou descendaient dans des bateaux plus petits. Utau resta à distance malgré tout, ne voulant pas vérifier si les humains mangeaient vraiment les queues de sirènes. Elle les vit approcher et replongea. Elle regarda les débris s'enfonçant lentement vers le fond de l'océan, quand elle vit une forme qu'elle connaissait.

atsui kumo to nami ni hasama reta
soko de anohi anata to deau

Sous des nuages épais, au milieu des vagues

Je t'ai vu au fond ce jour-là

Un humain était en train de sombrer lui aussi. Elle nagea rapidement jusqu'à lui et le ramena à la surface malgré le fort courant marin. En remontant, elle se rendit compte qu'ils avaient dérivés à cause du courant, car le vaisseau et les autres humains étaient hors de vue et la côte était non loin. Usant de toute sa force, elle tira l'humain vers la plage de sable blanc alors que le jour commençait à poindre. Elle déposa l'humain aussi loin que possible de l'eau, à cas où la marée montrait, et le détailla. Il avait des cheveux de la couleur sombre de l'océan dans la nuit, des traits fins mais très exprimé, montrant à la fois qu'il était encore jeune mais déjà un homme. Utau sentit ses joues rougir en le détaillant de plus près. Elle caressa ses cheveux, aussi doux que certaines algues qu'elle cultivait avec ses sœurs dans leur jardin au fond de la mer. Elle était sur le point de caresser sa joue quand elle entendit des voix approchant. Elle s'empressa de rejoindre la mer mais ne put se retenir de se cacher derrière un rocher, pour voir ce qui allait se passer.

Une jeune fille de son âge, toute habillée de rose, arriva près du jeune homme, un humain aux longs cheveux violet derrière elle.

-Amu-hime ?

-Va chercher de l'aide Nagihiko, il n'a pas l'air blessé mais il va avoir besoin d'un médecin, dit-elle d'une voix assurée.

Le jeune homme hocha la tête et se mit à courir plus loin. A ce moment, le bleuté se réveilla lentement, ses yeux pas encore tout à fait ouverts. La jeune fille aux cheveux roses posa une main sur son front.

-Ne vous en faites pas, vous êtes sauvé.

Il hocha la tête et retomba dans l'inconscience. Utau joignit ses mains, heureuse de le savoir entre de bonnes mains. Elle replongea pour retrouver ses sœurs, à qui elle raconta son expérience avec cet humain.

hajimete shitta kono omoi ni
mune ga hari sake sō

Les premiers sentiments de ma vie

Comme l'amour est douloureux.

Mais après ceci, elle se trouva bientôt dans l'impossibilité d'oublier le jeune homme, ses pensées constamment tournées vers lui. Bien entendu, l'ancienne reconnu les symptômes de l'amour. Utau la supplia de lui dire comment faire tomber le bleuté amoureux d'elle, mais elle lui répéta que les humains n'aimaient pas les queues de poissons et qu'elle devait l'oublier. Ne pouvant en aucun cas le faire, elle se rendit à l'endroit le plus interdit et craint de ce royaume marin : l'antre du sorcier des mers. Utau frissonna en voyant ses yeux rouges sang se poser sur elle mais elle avança. Celui-ci sourit et l'invita à entrer.

-Il parait que tu as sauvé un humain et que maintenant, tu veux devenir humaine toi aussi.

-Oui. S'il vous plait, je vous en supplie, aidez moi !

Il regarda autour de lui, comme s'il cherchait quelque chose, et prit un flacon vide. Il la regarda à nouveau.

-Très bien, mais tu devras me donner quelque chose en échange.

-Je n'ai rien sur moi. Laissez-moi retourner à la maison, j'ai de l'or et des perles…

-Je me fiche bien de tes bijoux ! Je te propose à la place de me donner ta voix.

Utau porta ses mains à son cou.

-Ma voix ? Pourquoi ?

-N'as-tu pas la plus belle voix de l'océan ? dit-il en s'approchant soudainement d'elle.

Utau se recula puis regarda sur le côté. En effet, tout le monde disait que sa voix était la plus belle et mélodieuse qu'ils aient jamais entendu.

-Mais si je n'ai plus de voix… comment vais-je lui parler ?

-Ça n'est pas mon problème. Sois tu me donnes ta voix et je te change en humaine, soit tu suis les conseils de tes amis et tu oublies ce garçon. Que décides-tu ?

tatoe ashi ga itande mo
watasi wa anata ga suki deshita

Même si mes jambes me font mal

Je t'aime

Utau se traina le plus loin possible de la mer sur la plage appartenant au prince de son cœur. Elle prit ensuite le flacon à son cou et avala l'abominable substance qu'elle avait reçue en échange de sa voix de cristal. Elle jeta le flacon dans la mer puis sentit une terrible douleur envahir sa nageoire. Elle regarda et la vit se fendre en deux, la douleur presque insupportable. Elle s'évanouit.

A son réveil, elle se trouvait dans un lit, un jeune homme lisant un livre près d'elle. Il leva les yeux et la vit qui l'observer, encore à moitié endormie, alors il se leva et se dirigea vers une porte. Il appela une servante et lui ordonna d'aller chercher le prince. Celui-ci, le jeune homme qu'elle aimait, arriva bientôt et s'assit à côté d'elle.

-Comment vous sentez-vous ? Nous vous avons trouvé sur la plage ce matin.

Elle hocha la tête et lui sourit tendrement. Comme elle était heureuse de le voir, d'être à nouveau si près de lui. Il donna des instructions à ses domestiques puis partit poliment. Une fois tout le monde dehors, Utau découvrit ses nouvelles jambes et les observa. Elle sourit et se jeta sur ses pieds, pour manquer de hurler de douleur. Elle tomba à terre, se rappelant avec tristesse que, déjà, elle n'avait plus sa voix, mais qu'en plus, elle avait oublié l'avertissement du sorcier.

« -Une fois que tu seras sur terre, tu auras l'impression de marcher sur du verre brisé. A chaque pas, tes pieds souffriront comme s'ils allaient se fendre en deux. »

Elle pinça les lèvres et se redressa. Des heures durant, elle se mit à marcher en essayant d'ignorer la douleur. Après une nuit entière à marcher sans arrêt, elle surmonta la douleur, marchant presque normalement. Très vite, elle devint très proche du prince, qui l'emmenait un peu partout avec lui. Aux bals entre autre, où la jeune blonde ne pouvait que se contenter du rôle de spectatrice, ses pieds bien trop douloureux pour danser.

-Mais je ne regrette rien, je suis contente d'être avec lui. Je suis contente de connaitre Ikuto.

dance wa odore nai kedo
anata o mimamoru wa

Je ne peux pas danser

Alors je te regarde de loin.

Lors d'un autre bal cependant, le destin d'Utau se trouva scellé. Alors qu'elle osait pour la première fois accorder une danse à son prince, celui-ci s'arrêta net avant la fin de la valse, fixant quelqu'un derrière elle. Utau se retourna et découvrit la rosette qui avait prit soin du prince après qu'elle l'ait sauvé de la noyade.

shiro no naka de watashi wa shiru
sora no hoshi wa te ni tore nai

J'ai réalisé qu'il m'est impossible

D'être ton étoile dans le château

-C'est elle, la jeune fille que je vois sans arrêt dans mes rêves.

Utau baissa la tête. Depuis qu'il avait échappé à la noyade, il parlait sans arrêt d'une jeune fille qu'il avait entrevue avant de s'évanouir. Elle pensait qu'il s'agissait d'elle et qu'il ne s'en souvenait pas, mais visiblement, ce n'était pas le cas. Ikuto la lâcha et se dirigea vers la rosette, qui rougit en le voyant arriver. Utau se mordit inconsciemment la lèvre en les voyant danser. Ils étaient si mignons ensemble, on pouvait sentir l'amour qui les liait.

tatoe koe o hari agete mo
anata made wa todoka nai no

Aussi fort que je crie

Tu ne m'entends pas.

Utau se tenait près d'Ikuto et d'Amu, qui était désormais la femme du bleuté. Ils venaient tout juste d'être déclarés mari et femme et s'étaient juste embrassés, sous les yeux de la blonde. Elle conservait un sourire malgré ses yeux brillants ne demandant qu'à laisser couler ses larmes. Elle suivit les deux jeunes mariés en tant que demoiselle d'honneur sur le bateau où leur fête de mariage devait avoir lieu. Alors que la fête battait son plein, Utau s'éloigna, voyant les deux amoureux se diriger vers leur suite nuptiale. Elle tomba à genoux, une main sur le bord du bateau. Elle laissa alors seulement ses larmes envahir ses yeux et couler le long de ses joues froides. Les mots terribles du sorcier des mers lui revinrent alors en tête.

« -S'il arrive qu'il en aime une autre que toi, ton cœur se brisera le jour de leur mariage et à l'aube, ton corps se dissoudra et tu deviendras de l'écume. »

Utau regarda le jeune couple s'embrasser à travers la fenêtre de la chambre. Si seulement elle ne l'avait pas ramené du fond de l'océan ce jour-là, elle ne l'aurait pas aimé et n'aurait jamais été condamné à mourir d'ici peu. Le soleil n'allait pas tarder à se lever, elle allait disparaitre et personne ne se soucierait de savoir ce qui lui est arrivé.

-Utau ! Utau viens !

fune no ue de yobareru na w
ane ga motsu wa gin no knife

Sur le bateau, j'entendis les voix de mes sœurs

Elles me donnèrent un poignard en argent

La blonde se releva, sécha rapidement ses larmes et regarda par-dessus le bord du bateau. Yaya, Rima et Lulu nageaient devant elle. Mais ce qui la frappa fut leurs cheveux. Elles qui avaient de si beaux et longs cheveux les avait désormais seulement jusqu'à la nuque.

-Utau, nous ne sommes pas fâché contre toi ! dit Rima au bord des larmes.

Ses longs cheveux blonds ondulants en temps normal jusqu'à sa taille n'atteignaient désormais que ses épaules frêles.

-S'il te plait, Utau-chi, reviens avec nous !

Yaya et ses beaux cheveux roux remontés comme elle en deux couettes de chaque côté de sa tête, qui avait autrefois la même longueur que ses cheveux blonds, était désormais deux minuscules couettes presque invisibles.

Quand à Lulu et ses beaux cheveux blonds aux reflets vert, qui lui arrivaient elle aussi jusqu'à la taille, ses beaux cheveux n'arrivaient maintenant même plus à ses épaules. Elle leva sa main de la mer et lança quelque chose à Utau après lui avoir dit de faire attention. Utau regarda l'objet planté dans le bois et écarquilla les yeux. Un poignard en argent.

"kare o korose" ane no koe ni
watashi wa...

Elles me disent de le tuer

« Je… »

-Utau, le sorcier des mers nous a donné le moyen de te sauver, dit Rima.

-Yaya et les autres ont donné leurs cheveux pour pouvoir te sauver, dit à son tour la roussette.

Utau se mordit la lèvre. Ça aussi, c'était de sa faute.

-Utau. Va dans la chambre de l'humain et transperce-lui le cœur avec ce poignard ! Après ça, tu pourras sauter à la mer et tu redeviendras notre sœur adorée, dit Lulu, les larmes aux yeux. Dépêche-toi ! Tu n'as que jusqu'à l'aube !

Utau regarda l'horizon, qui était en train de s'éclaircir. Puis elle reporta son attention à ses sœurs.

-Dépêche-toi ! crièrent-elles ensemble.

Elle hocha la tête, prit le poignard et vit son reflet dans la lame. Elle n'aurait jamais du tomber amoureuse de cet humain. L'ancienne avait raison, les humains étaient des fléaux pour elles les sirènes. Incapable de comprendre les sentiments qu'elle dirigeait vers lui, il en avait aimé et épousé une autre juste sous son nez, comme pour la narguer. Son regard se durcit. Elle ne le laisserait pas lui voler sa vie. Elle lui prendrait la sienne en échange de l'avoir fait autant souffrir.

utae utae umi no soko de
utae utae omoi o komete

Chante, chante au fond de l'océan

Je mets mon cœur dans une chanson

Elle se glissa dans la chambre où le jeune couple s'était assoupit. Elle serra les dents en les voyant ensemble. Il était couché sur le dos, un bras autour de la taille de la rosette, dont le nez était dans le cou du bleuté, les deux dormant paisiblement. Elle prit une profonde inspiration. Si elle avait encore sa voix, elle aurait voulu crier de haine. Elle se plaça devant le jeune homme et leva le poignard.

-Pour m'avoir conduite au désespoir et avoir brisé mon cœur, je vais te tuer, HUMAIN !

Elle leva le poignard bien haut, pour être certaine de ne pas le manquer. Elle ne put cependant pas se convaincre de donner le coup fatal, son bras refusant de lui obéir. Les images de tous les moments heureux qu'elle avait passé avec lui lui revinrent en tête, comme un flux instoppable. Elle se souvint alors de ses sentiments pour lui, de sa joie lorsqu'il avait été hors de danger et lorsqu'il l'avait recueillit comme une sœur. Une sœur, un terme bien cruel, mais au moins elle représentait quelque chose à ses yeux. Il l'avait protégé des dire des hommes de la cour qui voulait la jeter dehors, des hommes qui voulaient la séduire pour l'éloigner de lui et lui avait montré toutes les merveilles du monde des humains. Elle baissa finalement le poignard et regarda à nouveau son reflet dans la lame.

-Qu'est-ce que j'ai failli faire ?

tatoe koe ga todoka nakute mo
watashi wa utai tuzuke masu

Même si tu ne peux pas m'entendre

Je n'arrêterais pas de chanter

Elle entendit alors un cri et vit Amu la fixant avec horreur, une main sur sa bouche. Utau vit alors Ikuto se redresser vivement, la bouche ouverte.

-Utau ?

Elle serra les dents, ses yeux s'emplissant de larmes. Elle jeta le poignard à sa droite et s'empressa de sortir. Elle entendit le bleuté l'appeler mais n'y fit pas attention. Elle monta sur le rebord du bateau, voyant ses sœurs la questionnant du regard.

-Utau, ne fais pas ça !

Elle se retourna et vit le jeune couple derrière elle. Le vent se leva et ses cheveux volèrent le long de son corps un instant. Ikuto s'approcha d'un pas et lui tendit la main.

-Donne-moi la main. Je ne veux pas te perdre.

-Utau, s'il te plait, ne meurs pas, dit Amu en pleurant.

La blonde sourit, ses larmes coulant elles aussi le long de ses joues.

Elle regarda ses sœurs, qui retenaient leur souffle, ne comprenant pas ce qui se passait. L'humain était encore en vie, alors pourquoi ? Elle reporta son attention vers le jeune couple, Ikuto tendant toujours sa main vers elle. Elle la regarda puis hocha négativement la tête. Il écarquilla les yeux et hocha à son tour la tête négativement, comprenant qu'elle allait quand même sauter.

kono kaze ni uta ga notte
anata o tsutsumu yooni

En espérant que ma voix

T'envelopperas avec le vent.

Elle se laissa lentement tomber en arrière, fermant les yeux. Ikuto et Amu se jetèrent le plus vite possible vers elle mais ne purent la rattraper. A la mer, Yaya, Rima et Lulu tendaient leurs bras pour récupérer leur sœur. Sous les yeux de tous, Utau se transforma en bulle et les sirènes ne purent même plus la toucher avant qu'elle ne soit complètement dissoute. Lulu regarda ses mains, contenant les dernières bulles en lesquelles sa sœur venait de se transformer.

-C'est impossible… Utauuuuuuu ! hurla-t-elle.

Yaya se jeta contre Rima et pleura dans ses cheveux, tandis que la petite blonde laissait ses larmes couler sur le bras de la roussette. Ikuto et Amu ne trouvaient pas la force de bouger devant ce qui venait de se passer. Amu craqua après quelques instants et enfouit son visage dans l'épaule du bleuté, qui la serra d'un bras contre lui.

tatoe awa ni naroo tomo
watashi wa anata ga suki deshita

Même si je dois devenir de l'écume,

Je t'aime

-Utau était donc une sirène, répéta Ikuto. C'est elle qui m'a sauvé ce jour-là…

-Elle a donné sa voix en échange de ses jambes. Si vous… vous ne vous étiez pas mariés, elle serait encore là ! hurla Lulu.

Les deux jeunes sœurs la retinrent. Il était de toute façon inutile de se disputer, Utau était partie, rien ne changerait ceci. Amu regarda le bleuté, qui se tenait une poignée de ses cheveux comme s'il allait essayer de l'arracher à tout instant. Elle posa ses mains sur celle fermée de son époux et le fit lentement lâcher. Elle le prit ensuite dans ses bras, sachant très bien à quel point il se sentait coupable.

kono umi to sora ni tokete
anata o mimamoru wa

Après m'être dissoute dans l'océan et le ciel

Je veillerais sur toi.

-On ne peut pas changer ces sentiments. Aimer quelqu'un est une chose merveilleuse.

Invisible de tous, Utau se trouvait devant le bleuté, deux grandes ailes blanches dans son dos. Elle s'approcha et déposa un baiser sur la joue du bleuté, puis sur celle de la rosette. Comme par magie, la culpabilité le quitta et la jeune fille sentit tout à coup une grande paix l'habiter. La blonde déposa ensuite un autre baiser sur les joues de ses sœurs, qui se sentirent mieux après quoi.

Elle se mit alors à chanter, un chant qui fut cependant entendu des cinq personnes présentes. Les jeunes filles se regardèrent, les larmes aux yeux. Amu et Ikuto comprirent eux même à qui appartenait la magnifique voix qu'ils entendaient. Ils se serrèrent l'un contre l'autre, certains maintenant qu'Utau était encore quelque part, à les regarder et veiller sur eux depuis cet endroit.

La, la la, la la la la…

La, la la, la la la la la…

La, la la, la la la la la…

La la, la la la la la…


Ouais, après ma longue absence dans cette catégorie, je vous donne du réchauffé... Oui, je suis une vilaine XD

Je travaille en ce moment à un oneshot avec des vampires! Mais non, Ikuto n'est pas le vampire dans l'histoire^^ Il est... autre chose! ^^

Je la poste le plus vite possible, en sachant que j'ai mon stage code lundi et mardi, donc coincé dans une salle de cours à 35° avec des ventilateurs qui brasse de l'air chaud TT"