Oui, oui, un autre oneshot tout de suite après, c'est possible^^ Je travaillais sur les deux en même temps, et comme je les aie fini tout à l'heure, ben voilà quoi^^

Je dois dire que j'ai été inspiré par l'image d'illustration sur mon profil, que je vous invite à regarder vu qu'il s'agit aussi des tenues des personnages pour ce oneshot^^


Summary: Les sentiments les plus secrets qu'elle cachait, son amour pour lui. Amu va tout écrire dans une seule lettre pour se confesser. Peut-être en fera-t-il de même?


DISCLAIMER: I DO NOT OWN SHUGO CHARA! NOR THE CHARACTERS!


Ma lettre d'amour

Pour Hinamori Amu, en 11e année au lycée Seiyo High, prendre le tramway tous les jours était devenu une habitude. Elle était bien loin de chez elle dans sa chambre d'étudiant, mais la chance qui lui avait été offerte était trop belle. Le lycée ne prenait que 40 élèves par années, ni un de plus, ni un de moins, en faisant un établissement apprécié et au combien convoité. Amu avait eut la chance d'être sélectionnée sur une liste de près de 200 élèves, elle s'en sentait heureuse et flattée. C'est pourquoi elle avait décidé d'aller s'installer dans une résidence étudiant le plus près possible de l'école, pile devant l'arrêt la conduisant à destination. Quelle chanceuse ! Elle était en plus devenue très amie avec ses colocataires, Rima et Yaya.

Elle se trouvait donc comme chaque matin dans le train, à relire ses notes en prévisions d'un contrôle. Près d'elle se trouvait un groupe de garçons. Fujisaki Nagihiko, capitaine de l'équipe de basket du lycée Souma Kukai, capitaine de l'équipe de football et enfin Tsukiyomi Ikuto, probablement le garçon avec le fanclub le plus important de l'école. Il suscitait l'attention de toutes les filles mais n'avait jamais accepté aucune d'elle. Amu le comprenait, elle aussi était souvent la cible de déclaration, mais aucun ne suscitait son intérêt. Sauf Tsukiyomi. Elle était venue dans cette école pour avoir un excellent bagage pour la suite de ses études, mais depuis qu'elle l'avait vu, c'était en partie pour lui qu'elle revenait chaque jour en cours. Il la fascinait et l'effrayait un peu en même temps. Il était un mystère vivant, ses yeux améthystes si beau brillant comme ceux d'un chat dans la nuit, ses cheveux couleur ciel nocturne aussi soyeux et brillant que ceux d'un vrai chat. D'où son surnom de « Chat noir ». Il ne laissait aucune fille l'approchait quand il ne le voulait pas, disparaissant quand bon lui semblait. Amu savait où il se cachait, sur le toit de l'école, pour ce qu'elle l'avait surpris une fois en essayant de se relaxer.

Elle releva ses yeux de ses notes et le regarda. Il discutait encore avec ses deux amis, riant de bon cœur. Il tourna alors son regard vers elle. Elle se sentit rosir légèrement puis reporta son attention sur ses fiches, comme si de rien n'était. Cependant, elle vit bientôt quelqu'un s'approcher. Elle releva les yeux et vit Ikuto.

-Il y a de la place à côté de toi. On peut s'installer ?

Elle regarda Nagihiko et Kukai, encore à la même place, se tenait aux barres horizontales.

-Oui. Ça ne me dérange pas, fit-elle de son ton indifférent.

C'était aussi la raison pour laquelle elle était appréciée. Elle montrait une façade rebelle et cool au lycée, les autres élèves ne voyant pas plus loin que ça. Elle était en réalité très timide et utilise ce côté indifférent pour ne pas montrer sa vraie nature. Les trois garçons s'installèrent donc en rang d'oignons à côté d'elle. Ikuto regarda par-dessus son épaule.

-Q-quoi ? fit-elle en rougissant légèrement.

-Tu as une très jolie écriture.

Elle rougit et détourna la tête, faisant comme si elle se fichait de son avis, mais en réalité, à l'intérieure d'elle-même, elle sautait de joie qu'il trouve son écriture jolie. Le train s'arrêta finalement et ils sortirent tous pour rejoindre leurs cours. Au moment de la pause déjeuner, Amu retrouva ses amis Rima et Yaya, ainsi qu'Utau, la sœur d'Ikuto. Bien qu'Utau soit d'un an plus jeune que son frère, elle était très avancée et avait sauté une classe, se retrouvant avec son frère et Amu. Et comme souvent, en voyant la rosette, elle la força à s'asseoir tout à côté d'elle et lui encercla la taille pour qu'elle ne se sauve pas.

-Alors ? Du progrès avec mon imbécile de frère ?

-E-et bien… il a… il a regardé mes fiches ce matin… il… il a dit que j'avais une jolie écriture…

La blonde la regarda comme s'il s'agissait d'une forme de vie primitive et stupide. La rosette rougit et se tourna vers les deux autres.

-Je n'y peux rien. Je n'arrive pas à lui parler, c'est trop dur !

-Pauvre Amu-chi… Je connais une amie qui était comme ça aussi. Mais elle a quand même réussi à exprimer ses sentiments à ce garçon !

-Ah oui ? fit Rima en arquant un sourcil.

-Oui ! Il lui a fait une déclaration écrite ! Genre lettre d'amour et ils sortent ensemble maintenant.

-MAIS VOILA LA SOLUTION ! lança Utau en se redressa d'un saut. Amu ! Tu vas faire une lettre pour Ikuto dans laquelle tu diras exactement ce que tu ressens pour lui !

Elle pointa la rosette du doigt, comme si elle la mettait au défi de refuser une telle idée. Puis elle l'attrapa par la main et la traîna jusqu'à une salle de classe vide. Amu commença à écrire, comme lui avait ordonné Utau, et regarda bientôt sa feuille. Il y avait des gribouillis partout et ses phrases étaient très mal tournées, presque enfantines. Elle chiffonna la feuille et baissa la tête.

-Ecoute, tu ne peux pas réussir une bonne lettre du premier coup, fit la blonde en lui mettant une main sur l'épaule. On va travailler dessus pour qu'elle soit parfaite et qu'elle fasse chavirer le cœur de mon idiot de frère !

-Merci Utau.

Pendant plusieurs jours, elles firent et refirent divers brouillons pour canaliser toutes l'intensité des sentiments de la rosette en une seule lettre d'amour. Mais quelque chose gênait encore la rosette, qui avait beau lire et relire ses lettres ne trouvait pas ce qui clochait. Utau ne pouvait plus l'aider, son inspiration s'était envolée. Alors elle travailla seule dessus un jour, pendant les heures de pause, quand elle sentit un regard par-dessus son épaule. Elle avala sa salive et, priant pour qu'il ne s'agisse pas d'Ikuto, leva les yeux.

-Tadase-kun ?

L'élève franchement transféré le mois dernier lui sourit gentiment et s'assit à côté d'elle.

-Je trouve que tu as un style très intéressant, fit-il comme si de rien n'était.

-M-mais… je n'ai pas en-encore fini…

Il se tourna vers le papier et le prit dans sa main, la regarda pour une approbation qu'elle donna puis porta la feuille vers lui. Après l'avoir lu, il se tourna vers elle.

-C'est très beau, presque de la poésie.

-M-merci… mais j'ai toujours l'impression qu'il manque quelque chose à cette lettre.

-Elle est pour Tsukiyomi-kun, n'est-ce pas ? fit-il en reportant son regard vers la feuille de brouillon.

-O-oui.

-Dans ce cas, j'ai peut-être une idée. Mais il faudrait que nous allions en ville après les cours acheter quelque chose.

-Hé ? fit-elle en penchant la tête sur le côté, intriguée.

Depuis l'encadrement de la porte, Ikuto avait vu –mais pas entendu- le duo et il avait actuellement les yeux très plissé, comme s'il espérait jeter un sort au jeune blond qui lui donnerait des dents de castor ou qu'une bouse apparaisse sur sa tête. Il disparut finalement, sa colère bouillonnant en lui.

Le lendemain, en voyant la jeune femme dans le train, il resta à distance, essayant de supprimer l'envie qu'il avait d'aller l'attraper par le menton et l'embrasser jusqu'à la limite de l'indécence. Il garda un bon moment ses yeux tournés vers Kukai et Nagihiko, le violet essayant de faire réviser leur contrôle du jour au brun, qui n'en avait pas grand-chose à faire. Il retourna son regard vers la jeune fille en soupirant, mais quelque chose clochait. Exceptionnellement, elle était debout, et elle semblait sur le point de s'évanouir, ses joues toutes rouges et ses yeux embués. Ikuto tourna complètement la tête et vit un homme derrière la jeune fille, qui semblait jouer avec les pointes de ses cheveux. Il lui tenait le bras droit, fermement vu les plis de son gilet, et le bleuté plissa les yeux. Elle sursauta quand cet homme bougea légèrement derrière elle. Ikuto ne voyait plus cette main jouant avec ses cheveux. Il se glissa jusqu'à la scène et attrapa la main baladeuse prête à se glisser sur la jupe de la rosette.

-Tsu-Tsukiyomi !

Il regarda ce pervers d'un regard noir, serrant chaque instant un peu plus son étreinte sur son poignet. A l'arrêt, qui vint quelques instants plus tard, Ikuto traîna littéralement l'homme dehors et l'envoya à un contrôleur, qui s'occupa de lui. Les portes du train se refermèrent et il repartit. Amu était maintenant assise, Nagi et Kukai à ses côtés. Le bleuté s'approcha et posa une main sur sa tête, simplement. Elle releva ses yeux inondés de larmes avant de les sécher.

-M-merci Tsukiyomi. J'ai… j'ai eus si peur…

Il s'installa à côté d'elle et la fit poser sa tête contre son épaule, la rassurant. Lorsqu'ils arrivèrent en vue du bâtiment scolaire, la jeune femme se précipita à la vue de Tadase, qu'elle traîna avec elle par les portes d'entrée sans lui dire un mot. Ikuto sentit ses cheveux ses dresser sur sa tête et ses dents se serrer les unes contre les autres, sa jalousie reprenant le dessus. Nagihiko se pencha vers lui.

-Si tu veux Amu-chan pour toi tout seul, tu n'as qu'à agir en premier. Il parait que Hotori-kun aurait des vues sur une fille de la classe B.

-Il « parait » ? rigola Kukai. C'est même sûr ! Dès qu'elle entre dans la classe pendant les cours en groupe, il ne regarde qu'elle !

Tandis que le brun continuait de rire aux éclats, Ikuto avançait sans attendre les deux autres. Il ne laissera pas la rosette sans avoir combattu.

Pendant ce temps, Amu avait expliqué à Tadase ce qu'il s'était passé dans le train. Si Tadase ne savait pas que les rumeurs se répandait vite, il aurait prit la jeune fille dans ses bras, mais il ne voulait en aucun cas qu'on les croit ensemble. Les rumeurs couraient très vite dans ce lycée. Elle reprit finalement une grande inspiration puis soupira avant d'ouvrir son sac et en sortit une enveloppe qu'elle posa sur son cœur.

-Tu comptes lui donner aujourd'hui ?

-Oui. A la sortie des cours. J'espère qu'il acceptera mes sentiments.

-J'en suis convaincu, dit-il avant de regarder son sac. Moi aussi, je donnerais ma lettre ce soir.

-Je suis ravie d'avoir pu t'aider, dit-elle avec un sourire.

Dans son sac se trouvait une lettre qu'il allait donner à la jeune fille de la classe B qu'il aimait.

La journée se passa calmement et la fin des cours retentit bientôt. Amu se leva, espérant attraper Ikuto avant qu'il ne quitte l'école, mais lorsqu'elle passa son regard vers sa table, il était déjà partit. Déçue, elle commença à sortir de l'école, sans vraiment se rendre compte qu'elle faisait un énorme détour. Quand elle s'en rendit compte, elle se trouvait au deuxième étage du bâtiment et s'apprêtait à monter au troisième.

-Mais quelle cruche… Quelle cruche ! fit-elle à elle-même.

Elle redescendit les escaliers et vit accourir Nagihiko et son amie Rima.

-Qu'est-ce qui vous arrivez tous les deux ?

-Amu-chan ! Il faut à tout prix que tu viennes ! Ikuto-kun est sur le point de se battre avec Hotori-kun !

-Quoi ? Mais pourquoi moi ?

-Parce que tu es la seule qu'Ikuto écoutera ! Il a parlé de toi en agressant Tadase, mais on n'en sait pas plus.

Amu resta bouche bée puis se tourna vers le violet, son regard déterminé.

-Emmenez-moi jusqu'à eux. Je vais régler ça.

Ils se dépêchèrent et arrivèrent avant que le premier coup ne soit partit, heureusement. Amu hurla aux garçons de ne pas se battre et ils tournèrent leurs regards vers elle. Elle s'avança et s'arrêta à quelques mètres d'eux.

-Vous n'avez pas le droit de vous battre dans l'école ! Et même si vous pouviez, c'est ridicule de votre part de vous battre. Je suis sûre que vos raisons sont ridicules.

-Je n'ai rien à voir là dedans Amu-chan ! annonça Tadase. C'est Tsukiyomi-kun qui m'a attaqué !

-Attaqué ? Tout de suite les grands mots !

-Tu es venu sur moi sans même me prévenir, tu as déchiré ma lettre et tu oses dire que tu ne m'as pas attaqué ?

Amu regarda l'un et l'autre, visiblement prêt désormais à se sauter à la gorge. Elle jeta son sac à terre et se plaça entre eux, face à Ikuto.

-Mais pourquoi est-ce que tu aurais fait ça ?

Il ne répondit pas, il se contenta de la regarder fixement, comme s'il voulait lui dire mais n'arrivait pas à formuler les mots. Elle sursauta en sentant quelques choses glisser de sa poche et rougit en voyant l'enveloppe contenant sa lettre d'amour flotter légèrement vers le sol. Elle la ramassa, essayant de la remettre dans son poche, mais Ikuto lui prit des mains et en deux coups, déchirer l'enveloppe et la feuille de papier à l'intérieure. Amu regarda avec horreur sa lettre déchirer par celui à qui elle voulait le donner, avant même qu'il ne la lise. Il regarda alors Tadase d'un regard noir en chiffonnant les deux morceaux dans ses mains.

-Je ne te laisserais sûrement pas sortir avec elle ! Amu est à moi !

La jeune femme sentit alors sa main atterrir sur la joue du bleuté, qui resta bouche bée. Puis elle commença à pleurer et le regarda droit dans les yeux.

-BAKA ! Tadase-kun n'est qu'un ami ! La lettre, ma lettre d'amour, ELLE ETAIT POUR TOI !

Utau, Kukai, Nagihiko et Rima, présents autour du trio, soit se mordirent la lèvre, soit pousser un cri de surprise. Derrière la rosette, Tadase pinçait ses lèvres, ne sachant pas quoi faire ou dire. Ikuto regarda Amu avec des yeux anéantit. Mais ses prochaines paroles lui brisèrent le cœur.

-Je ne veux plus jamais te revoir ! Je te déteste ! Ne t'approches plus jamais de moi !

Elle prit son sac et le poignet de Rima et s'enfuit avec ses deux amies blondes, laissant là le bleuté choqué et anéantit.

Après être rentrée chez elle, la jeune femme n'avait pas desserré les dents et n'avait laissé entré personne dans sa chambre, le douloureux souvenir d'Ikuto déchirant sa lettre lui revenant sans cesse en tête et la brisant un peu plus chaque fois. Elle qui avait tant travaillé, qui s'était tant appliquée et avait mit tous ses sentiments les plus secrets et intimes dans cette lettre, elle n'avait même pas eu le temps d'être lu qu'elle avait déjà été oublié. Elle enfouit sa tête dans son oreiller, la noirceur de sa chambre n'arrangeant en rien son humeur déjà sombre.

Elle se redressa légèrement en entendant un bruit sur son balcon et tourna la tête vers ses portes fenêtres. Une figure se dessina dans l'obscurité et elle commença à trembler. « Un pervers » fut sa première pensée et elle s'immobilisa complètement tandis qu'il entrait et refermait les portes derrière lui. Elle trembla sous ses couvertures et pria de tout son cœur pour que sa mère arrive à ce moment-là et lui fasse peur, afin qu'il s'enfuit sans demander son reste. Il s'avança, quelque chose en main et regarda la chambre. Amu vit qu'il était dos à elle. Elle prit le courage lui restant, ainsi que sa lampe de chevet et sortit du lit puis se lancer sur la silhouette. Elle manqua de l'avoir mais cette personne évita son coup avec la souplesse du félin et l'attrapa par la taille avant qu'elle ne tombe par terre.

-C'était quoi ça ? demanda une voix sensuelle.

Amu sentit le rouge lui remonter aux joues en reconnaissant instantanément la voix. Elle se dégagea de l'étreinte et fit volte-face à l'inconnu. Elle trouva l'interrupteur de sa chambre et alluma. Elle hoqueta en voyant la personne.

-Tsukiyomi ?

Il haussa les épaules avec un sourire un peu gêné puis posa son poing sur sa hanche.

-Surprise…

-Qu'est-ce que tu viens faire chez moi ? Je t'ai dis de ne plus m'approcher !

-Alors figure-toi que je ne compte pas t'obéir.

Il s'approcha d'elle, la coinçant un instant contre le mur, mais elle se faufila derrière lui et se retrouva devant son lit. Il s'approcha à nouveau et elle tomba sur le lit, se couvrant de peur.

-Qu'est-ce que tu me veux ?

Il s'immobilisa à un mètre d'elle et s'accroupit.

-Ecoute, je ne suis pas là pour te faire plus de mal que je t'en aie fais tout à l'heure.

Elle lui lança un regard noir, ses yeux recommençant à s'embuer. Il glissa sa main à l'arrière de son jeans et en sortit une feuille de papier bleue, déchiré en 5 morceaux, recollés au scotch, que la jeune fille reconnue immédiatement. Elle rougit et rentra la tête dans ses épaules.

-Qu'est-ce que tu fais avec ça ?

-C'est devenu mon porte-bonheur, je ne vais pas m'en séparé.

Elle rougit jusqu'aux oreilles puis détourna la tête. Comment osait-il lui sortir une réponse pareille après ce qu'il avait fait à cette feuille de papier ? Elle sécha ses larmes et allait lui dire de déguerpir sans ménagement quand elle sentit le bleuté dans son dos, son bras gauche s'enroulant autour de sa taille. Elle rougit et tourna lentement son regard vers lui. Il resta impassible et montra la feuille à la rosette.

-« Tes yeux me poursuivent jusque dans mes rêves et m'empêche de t'oublier. Je n'en aie jamais vu d'aussi profonds et beaux, j'aimerais qu'il ne regarde que moi toute la journée. »

Elle rougit encore plus et ferma les yeux.

-« Tu as les plus beaux cheveux que j'ai vu. Doux et léger, toujours en pagaille mais soyeux, j'aimerais pouvoir vérifier s'ils sont vraiment comme la fourrure d'un chat, comme le dit la rumeur. »

-J-je ne le pensais pas ! Ne va pas t'imaginer…

-Quoi ? Que tu me veux pour toi toute seule ? dit-il triomphalement.

-Tais-toi ! fit-elle, légèrement énervée.

-Pourtant, tu l'as écris. « Je ne suis pas spécialement jalouse, mais je déteste voir ses filles autour de toi. S'il te plait, prend en compte que je veux vraiment être avec toi parce que tu es une personne merveilleuse et non pas parce que tu es beau. C'est seulement secondaire. »

Elle plaqua ses mains sur son visage, rouge de honte à entendre ce qu'elle avait écrit. Il continua à lui énumérer des passages, jusqu'à ce qu'elle lui plaqua une main sur sa bouche pour le faire taire. Elle le regarda, essayant de lui dire de repartir s'il était là uniquement pour dire qu'il trouvait son style si terrible. Elle sentit alors ses lèvres contre la paume de sa main et rougit. Il venait d'embrasser sa main, n'est-ce pas ? Elle n'avait pas rêvé. Et comme pour le confirmer, il attrapa cette main et recommença à planter quelques baisers dessus, la rosette incapable de bouger. Elle se sentit alors tomber en arrière et bientôt trouva le bleuté au dessus d'elle, à quelques centimètres de son visage.

-S-s'il te plait, v-va-t-en.

Il la regarda avec intensité, puis posa la lettre à côté de ses cheveux roses, puis glissa sa main vers l'autre poche de son jeans et sortit une lettre rose. Il redressa Amu puis lui tendit la feuille.

-Je ne partirais pas avant que tu aies lu ça.

-Et si je refuse ?

Il sourit sournoisement et se pencha vers elle.

-Je passe la nuit chez toi et je te colle aux fesses jusqu'à ce que tu daignes la lire.

Elle frissonna en l'imaginant dans son lit, la serrant contre lui, ou la suivant comme son ombre, ne lui laissant presque pas d'espace pour se retourner. Elle rougit et déplia le papier.

-Je peux au moins savoir ce que c'est ?

-Ma lettre d'amour pour toi. Et par la même occasion, une lettre d'excuses.

Elle le regarda, ses yeux écarquillés. Il lui sourit faiblement, presque comme s'il la supplier. Elle baissa les yeux vers la lettre, ses joues reprenant cette délicieuse couleur rosée. Elle lu lentement la lettre, s'imprimant de chaque mot pour ne pas les oublier. Il disait à quel point il s'excusait de s'être comporté comme un crétin, qu'il avait laissé la jalousie prendre le dessus sur son bon sens, qu'il regrettait sincèrement de l'avoir fait pleurée, qu'il avait lui-même eut le cœur brisé en apprenant la vérité et qu'il lui demanderait pardon à front contre terre devant toute l'école s'il y était obligé. Il disait également qu'il avait toujours beaucoup aimé la jeune fille, la manière dont elle riait, ses yeux brillants de milles feux, ses cheveux toujours tressés qu'il savait doux et souples malgré qu'il n'ait jamais pu les toucher, sa peau de pêche qu'il n'avait eut que rarement l'occasion de toucher, la manière dont elle parlait, sa démarche gracieuse, son sourire chaleureux étaient autant d'éléments qui avait réussi à conquérir son cœur inaccessible. Elle arriva sur la fin de la lettre, où il lui demandait encore une fois pardon et disait qu'il l'aimait, vraiment, véritablement, comme il n'avait jamais aimé.

Elle rougit tout le long, émue et touchée. Elle baissa la lettre sur ses genoux et prit quelques instants pour réfléchir. Pouvait-elle lui pardonner comme il le demander ou devait-elle rester fâchée et lui donner une bonne leçon ? En même temps, il l'aimait, chose qu'elle n'avait que peu espérait jusqu'à présent. Alors devrait-elle vraiment laissé son orgueil lui dicter ses actions ?

Il se pencha vers elle pendant qu'elle réfléchissait, l'observant calmement mettre de l'ordre dans ses idées. Il porta son attention sur ses cheveux, attachés en deux nattes sur chacune de ses épaules. Il fit alors quelque chose qu'il voulait faire depuis longtemps. Il attrapa délicatement une natte, enleva l'élastique le retenant, ramenant par là même la rosette à la réalité, puis défit les cheveux noués. Il en fit de même pour l'autre natte, jusqu'à ce que les cheveux de la jeune fille soient égalisés dans sa nuque. Il se pencha vers elle, ses yeux dans les siens.

-J'ai toujours su que tu étais superbe les cheveux détachés.

Elle rougit jusqu'aux oreilles alors qu'il prenait une mèche de cheveux et la porta à ses lèvres. Il la regarda ensuite et se pencha dangereusement vers elle. Elle recula, toute rouge de son action si soudaine.

-A-attends… je…

Il se pencha tant qu'il toucha son nez. Elle ferma les yeux et se promit que s'il faisait ce qu'elle croyait qu'il allait faire, elle lui flanquerait la gifle de sa vie. Alors elle sentit bientôt les lèvres du bleuté… sur sa joue. Puis son bras passa autour de sa taille et elle se sentit pousser contre son torse.

-Tsukiyomi ? fit-elle, rougissant.

-Juste un petit instant. S'il te plait, répondit-il d'une voix calme.

Elle hocha la tête et sentit son autre main caressa ses cheveux. L'instant passa et se transforma en minutes, une bonne quinzaine de minutes même. La jeune fille posa gentiment sa tête contre son épaule, se sentant parfaitement bien et sécurisée, comme si un bouclier invisible venait de se former autour d'eux. Ses mains jusque là grossièrement posés sur son torse remontèrent et s'enroulèrent autour du cou d'Ikuto, qui écarquilla légèrement les yeux. Amu tourna sa tête vers lui et le regarda dans les yeux.

-Tu peux rester encore si tu veux.

Il sourit tendrement. Elle baissa ensuite les yeux et joua avec un fil tiré du pullover noir du bleuté. Il lui demanda ce qu'elle avait, mais elle ne répondit pas. Elle le regarda à nouveau puis ferma les yeux, ses lèvres légèrement tendues. Elle n'osait pas faire le premier pas, alors elle préféra l'inviter. Il se pencha lentement vers elle, déposa un baiser sur sa joue, puis la fit ouvrir les yeux. Ils se regardèrent encore un instant puis il prit son visage dans le creux de ses mains et se pencha vers elle, scellant leurs lèvres ensemble. La jeune fille eut l'impression que les portes du paradis venaient de s'ouvrir pour elle, le bonheur et une douce chaleur réconfortante l'envahissant. Elle avait l'impression que le temps s'était figé, que seul elle et lui pouvait encore bouger. Elle enroula lentement ses bras autour du coup du bleuté, qui descendit alors ses bras autour de la taille de la rosette, déterminé à ne pas la lâcher. Ils approfondirent le baiser après quelques instants, le bleuté passant gentiment sa langue sur les lèvres de la rosette, qui ouvrit la bouche et caressa de sa langue celle du bleuté. Un long frisson parcouru leurs dos respectivement à cet instant. Ikuto releva une main et la plaça tendrement derrière la tête de la jeune fille, ne voulant pas arrêter ce qu'ils étaient en train de faire. Elle répondit à ses inquiétudes en resserrant ses bras, l'amenant plus près d'elle, pour le rassurer. Elle non plus ne voulait pas stopper cet instant magique.

Après quelques instants cependant, trois petits coups retentirent à la porte de la rosette. Le couple se tourna vers celle-ci et Amu posa une main sur son cœur, affolée.

-O-oui ?

-Amu-chan. Le dîner est presque près.

C'était la voix de sa mère.

-O-oui, j'arrive tout de suite !

Les pas feutrés de sa mère disparurent dans les escaliers et les deux jeunes soupirèrent. Amu savait que sa mère serait plutôt contente de la trouver ainsi, mais elle n'était pas certaine que son père réagisse pareillement. Elle se tourna vers Ikuto, qui la tenait toujours par la taille et la regardait avec un léger sourire. Elle baissa la tête et enfouit son nez dans son torse.

-Il va donc falloir en rester là pour ce soir, hein ? dit-il finalement.

Elle se contenta de hocher la tête, de peur qu'il sente la tristesse dans sa voix si elle répondait. Elle sentit tout à coup son pouce et son index sur son menton, relevant son visage vers le bleuté. Il l'observa un instant puis se pencha vers elle et posa un baiser sur sa joue, puis sous son oreille avant de remonter pour poser un baiser éphémère sur ses lèvres. Ils se regardèrent ensuite, puis elle frotta son nez contre le sien en souriant.

-Et si on se donnait rendez-vous demain ?

Il sourit sournoisement.

-Hum ? Tu veux donc si désespérément sortir avec moi ?

Elle rougit mais garda son regard braqué sur lui.

-Tu peux parler ! Tu semblais tout aussi désespéré dans ta lettre !

-Ouais…

Il arqua la tête en arrière, regardant le plafond un instant, puis reporta son regard sur la jeune fille.

-Alors, demain. Où et quand ?

Elle sourit radieusement, ses joues rosées, puis commença à parler avec lui de ce qu'elle voulait qu'ils fassent, où elle voulait qu'ils aillent, ce qu'ils pourraient manger, un charmant sourire ne quittant plus ses lèvres alors que lui écoutait attentivement en hochant la tête si l'idée lui plaisait.


Ouais, le quiproquo ridicule entre Tadase, Amu et Ikuto est vraiment nul, je le sais bien, mais je voulais apporter une petite touche de tragique cette fois^^

Je vous remercie pour vos commentaires et votre fidélité tout au long de mes histoires déjantés^^ ça me fait plaisir de voir que ce que j'écris plait à d'autres personnes :) Je rappelle que je prends volontiers vos idées si vous n'arrivez pas à les coucher sur le papiers^^ Mais bon, vérifier avant que je n'ai pas déjà écrit un truc semblable dans mes précédents oneshots. Quelqu'un m'avait contacté et c'est ce qui s'était passé...