Et non, je ne suis pas morte^^ En revanche... mon fanatisme pour Shugo Chara! est quasi nul depuis le mois dernier. J'ai eus le malheur de tomber sous le charme d'un autre couple, et pas des moindre, un yaoi... chose qui ne m'était plus arrivé depuis que j'étais passé à Shugo Chara!, et donc depuis que j'étais devenue fan d'Amuto.

Si vous vous demandez quel couple... c'est SasuNaru ou NaruSasu(j'ai pas de préférence entre les deux) ... ça vous dis rien? C'est Naruto x Sasuke quoi XD C'est ça, rigolez, vous verrez quand ça vous arrivera à vous aussi! U_U

Enfin bref, j'ai cherché des tonnes de doujinshis et il y en a un, que vous trouverez comme d'habitude sur mon profil, qui m'a inspiré ce oneshot. Le titre est "At the prince's command", que j'ai traduit par le nom du oneshot... Y'a probablement mieux niveau trad, mais ça me semblait plus juste sur le coup. Alors, ne vous étonnez pas s'il y a des incohérences, parce que dans le doujinshi, c'est exactement la même chose...


Summary: Amu a prit l'Humpty Lock au prince Ikuto, mais elle prétend que ce bijou appartient à sa famille. Si Ikuto accepte qu'elle garde le cadenas, il lui interdit de quitter le palais.


DISCLAIMER: I DO NOT OWN SHUGO CHARA! NOR THE CHARACTERS!


Aux ordres du prince

-Hé ! Reviens ici, sale petite voleuse !

Elle regarda par-dessus son épaule et soupira tut en continuant de courir. Comme si le fait de lui dire de s'arrêter allait tout bonnement la faire obéir, ils y en a qui étaient un peu bête, franchement. Amu tourna un coin, ne perdant pas un seul instant, les gardes à ses trousses armés de lances, et pour certains d'épées. Elle n'était pas certaine de ce qu'ils pourraient bien lui faire, mais dans tous les cas, elle ne pouvait pas se permettre de se faire chopper.

-Reviens ici, voleuse !

Elle du se retenir pour ne pas s'arrêter, faire demi-tour et crier qu'elle n'était pas une voleuse. Voler, ça signifiait prendre quelque chose sans l'autorisation du propriétaire. Hors, ce qu'elle venait de prendre était SON bien, alors elle n'avait rien fait de mal. Mais allez expliquer ça à des gardes furieux qu'une gamine de 15 ans soit passé sous leur nez et ait prit un trésor qu'ils étaient supposé garder.

Elle voulut tourner à autre coin mais se retrouva rapidement nez à nez avec une autre série de garde, alors elle s'enfuit encore plus loin. Pas de bol, elle ne connaissait pas bien la ville, alors elle fut assez désagréablement surprise de voir qu'elle revenait au palais, son point de départ. Elle se frappa mentalement d'y être allé sans plus de préparation. Elle était certaine maintenant que si elle ne trouvait pas une solution dans les 5 minutes, le roi lui ferait tout simplement couper la tête pour vol. Alors que ce bijou était à ELLE.

Amu repassa son regard derrière son épaule et vit une vingtaine de gardes la poursuivant. Elle était vraiment mal barrée. Elle se retourna, juste à temps pour voir une paire de lunettes briller au soleil, puis elle sentit un coup violent dans son estomac, qui la mit presque immédiatement KO. Elle releva les yeux et vit le jeune homme réajuster ses lunettes alors qu'il voyait la garde arriver. Il sortit son katana de son fourreau et le pointa en direction du visage de la jeune fille avant de se tourner vers les gardes.

-Vous êtes vingt à lui avoir couru après sans penser monter une embuscade ?

-N-nous n'avons pas eu le temps de réfléchir à cela, Sanjou-san ! Pardonnez-nous.

Il soupira puis ordonna à deux gardes de relever la jeune fille, qui le regarda avec un œil noir, qui ne sembla pas du tout l'impressionner. Il tendit sa main devant elle, son katana toujours dehors.

-Si vous nous rendait maintenant l'Humpty Lock, je vous laisserais partir après seulement 3 jours d'emprisonnement.

-Non.

-La peine pour vol est de couper la main du voleur, sauf s'il s'agit d'un bijou du trésor royal. Dans ce cas, c'est votre tête qui tombera. Alors, je vous prierais de juger judicieusement de votre avenir en cet instant.

-Inutile de parler comme un seigneur ! Ma réponse est NON ! Ce bijou est à moi, ce n'est pas du vol !

-Vas-tu te taire, gamine ? fit un garde en lui contorsionnant le bras.

-Je n'ai pas ordonné !

-Lâchez-la, fit une voix ferme.

Le jeune garçon du nom de Sanjou, ainsi que les gardes et Amu se tournèrent vers la voix. Un jeune homme d'une vingtaine d'années s'avança vers eux, une jeune fille blonde de quelques années sa cadette le suivant. Il porta son regard sur la rosette puis se tourna vers Sanjou.

-Qu'est-ce qui se passe, Kairi-kun ?

L'interpelé baissa la tête et se mit à genoux.

-Pardonnez-nous, mais cette jeune fille a été surprise en train de voler l'Humpty Lock.

-Je ne l'ai pas VOLER ! dit-elle entre ses dents. Je ne le redirais pas. Ce bijou est à ma famille ! Il m'a été légué par ma mère à sa mort. S'il y a un voleur ici, c'est le roi.

Elle sentit alors son bras être si compressé et tourné qu'elle manqua de tomber à genoux, poussant plusieurs gémissements de douleur.

-Silence voleuse ! Ne parle pas de notre roi aussi impoliment !

-IL SUFFIT ! cria le bleuté.

Il s'approcha, fit un signe de la main et les gardes lâchèrent Amu, qui tomba bien à genoux cette fois. Son bras gauche, malmenait par le garde qui lui avait hurlé dessus, lui faisait très mal à présent. Le bleuté se pencha alors vers elle et sortit le bijou responsable du désaccord de sous sa tunique. Il regarda fermement dans les yeux de la rosette, qui tint son regard, le mettant au défi.

-Tu jures être la propriétaire légitime de ce bijou ?

-Oui. Je le jure sur mon honneur !

Il sourit, regarda la blonde qui pencha la tête sur le côté, des yeux interrogateurs dévisageant le jeune homme. Il empoigna alors le bijou et Amu cru un instant qu'il allait lui arracher avant de la mettre à mort.

-Très bien, dans ce cas tu peux le garder s'il t'appartient.

Elle écarquilla les yeux, n'en revenant pas. Kairi s'avança alors.

-P-prince, sauf votre respect, n'est-ce pas…

Il leva la main et le jeune homme se tut, les yeux améthystes du bleuté ne quittant pas ceux de la rosette. Il lui sourit mielleusement avant de baisser sa main.

-Mais…

-Mais ? fit-elle en levant un sourcil.

Elle craignait le pire. Et elle n'allait pas être déçue. Car un instant plus tard, elle sentit la chaine dans sa nuque la forcer à se pencher en avant, rencontrant les lèvres du prince, qui échangea un rapide baiser avec elle, la faisant rougir, autant de gêne que d'incompréhension.

-Mais ça veut dire que tu es à moi désormais.

Kairi rougit à son tour tout en tournant blanc comme un linge, la blonde rougit aussi et ses longues couettes semblèrent un instant dressées sur sa tête de telle sorte qu'on aurait dit qu'elles étaient en position horizontale puis la ville tout entière entendue la dernière parole de la jeune fille aux cheveux roses.

-QUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ?


Amu était assez étonnée. En entendant le prince dire qu'elle était « à lui », elle s'attendait à le trouver se glissant dans son lit pour la faire sienne dès le premier soir, mais ce ne fut pas le cas. A vrai dire, mis à part quelques moments où il s'amusait à la taquiner comme une enfant, il s'était comporté d'une façon tout à fait correcte envers elle. Elle l'en remerciait intérieurement. Si elle avait été l'esclave sexuelle du fils de l'homme qui avait volé le bijou sacré de sa famille, elle se serait pendue ou jeter du haut d'une tour.

Elle s'allongea sur son lit, repensant encore une fois à sa famille et le malheur qui s'était abattu sur eux. L'année de ses 6 ans, alors que sa famille préparé un voyage dans le pays où elle se trouvait actuellement, une guerre avait éclaté entre eux et le territoire voisin. Avant même d'être grande sœur, sa jeune cadette mourra à la naissance, le cordon ombilical autour de son cou l'ayant asphyxié avant même qu'elle ne sorte de sa mère. Et le destin s'acharna bien rapidement contre elle. L'année après le début de la guerre, sa mère la réveilla en pleine nuit et lui fit emprunter un passage secret les menant hors du château. Ce n'est que trois jours plus tard, alors que ça mère continuait de promettre le retour prochain de son père qu'elle comprit que s'il ne les avait pas accompagné cette nuit là, c'était parce qu'il était mort. Sa mère et elle survécurent comme elles le pouvaient, fuyant toujours plus loin les gardes les recherchant pour les tuer. A 12 ans, sa mère paya un passeur pour qu'elle puisse rejoindre le royaume voisin, où elle était sensée demander asile en tant que princesse. Ce fut la dernière fois qu'elle vit sa mère. Et quand elle alla au palais pour demander asile, les gardes la repoussèrent, affirmant que la princesse était morte.

Amu rouvrit les yeux et fixa le plafond. C'est alors qu'elle avait décidé de reprendre le cadenas doré, le trésor volé à sa famille par le roi Aruto durant la guerre, la menant à sa situation actuelle. Elle soupira lourdement puis entendit de petits coups à la porte.

-Entrez !

Un visage passa la porte, puis un autre, identique au premier. Les jumeaux Nadeshiko et Nagihiko entrèrent, le jeune homme portant un plateau avec trois tasses de thé et une théière fumante alors que la jeune fille portait un plateau avec quelques pâtisseries et biscuits. Amu se redressa et alla s'asseoir dans le canapé en face des jumeaux.

-Vous êtes aux petits soins avec moi on dirait.

-Ce n'est pas de notre initiative, c'est le prince Ikuto qui a demandé à ce qu'on t'apporte ceci, dit Nagihiko en remplissant les tasses.

-Mais j'ai proposé de te tenir compagnie, tu dois te sentir seule.

Elle rougit légèrement et baissa les yeux avant de hocher quelques fois la tête. C'était en effet vrai, elle se sentait vraiment seule, sans aucune compagnie dans cette grande chambre pour elle toute seule. Non qu'elle regrette la présence du prince et ses serviteurs, mais les jours étaient longues sans rien à faire à part se remémorer le passé. Nagihiko lui tendit une tasse, qu'elle prit volontiers, puis il s'assit avec sa jumelle et, d'un même geste, ils burent une gorgée. Amu laissa un léger sourire s'étaler sur ses lèvres. Ces deux là l'amusaient beaucoup par moment. Par la suite, leurs mouvements différèrent, Nadeshiko se contentant de son thé alors que Nagihiko attrapait un biscuit qu'il fourra dans sa bouche. Amu regarda à nouveau autour d'elle avant de soupirer, attirant l'attention de Nagihiko.

-Quelque chose ne va pas ?

-Je me disais juste que je suis belle et bien prisonnière de ce palais.

Nadeshiko reposa sa tasse et la fixa très sérieusement.

-Amu-chan. Je pensais pourtant que la situation était très claire. A l'heure qu'il est, si le prince Ikuto n'avait pas interagit en ta faveur, tu n'aurais plus de tête.

La rosette tourna son regard las en regard noir qu'elle leur lança.

-Vous pensez toujours que je suis une voleuse ?

La jumelle maintint son regard un instant puis ferma les yeux en baissant la tête. Son frère prit la parole.

-Amu-chan, il est difficile pour nous de croire que ce bijou t'appartient. Il est à la famille royale depuis plusieurs années déjà. Le roi l'a exprès commandé pour le prince lorsque celui-ci n'avait que 10 ans.

-Je me disais… peut-être confonds-tu avec un bijou similaire ? tenta Nadeshiko d'une voix faible.

Nagihiko garda son sourire mais se demanda si sa jumelle avait réfléchi avant de parler. Un bijou en forme de cadenas, en or, avec quatre diamants purs en forme de cœur –formant à eux quatre un trèfle- était quelque chose qu'on ne devait pas trouver tous les jours. Amu se redressa, prit le bijou en main et le fixa.

-C'est impossible. Je l'ai vu avant qu'il soit volé. Son image est encore parfaitement gravé dans mon esprit, et dès que je l'ai vu, j'ai su que c'était bien celui-ci. De plus, combien de bijoux peuvent prétendre ressembler à une telle œuvre d'art ?

-Nee-chan. Elle marque un point là, soupira le jeune homme.

-Je sais, j'ai dis une bêtise, dit-elle en baissant lourdement la tête.

-Nadeshiko. Je comprends que tu veuilles protéger le roi, mais…

Elle ne termina pas sa phrase et regarda au dehors. Les deux autres échangèrent un regard lorsqu'un bruit de porcelaine brisée retentit. Ils sortirent tous et constatèrent que, encore une fois, la domestique Yaya venait de casser un vase supplémentaire. Contrairement aux fois précédentes où elle avait été patiente et compréhensive, Nadeshiko se mit cette fois dans une rage folle et son frère eut bien du mal à la retenir pour qu'elle ne commette pas un meurtre.

Amu soupira en voyant la furie qu'était devenue la jeune femme. C'était assez rare de la voir atteindre ce niveau de barbarie, elle était toujours si souriante, distinguée, polie et douce. La transformation tenait du changement total de personnalité. Elle détourna les yeux et vit que la salle d'étude du prince était ouverte. Etrange, car cette pièce était toujours fermée en temps normal. Elle leva les yeux au ciel, encore une fainéantise de sa part visiblement. Elle s'approcha pour fermer la porte quand elle vit un flash de rose et de bleu sur le bureau. Elle pencha la tête et s'approcha, avant de voir avec étonnement une photo. Sur celle-ci se trouvait le roi Aruto, sa femme Souko, tenant une petite fille blonde aux doubles couettes par la main alors qu'un garçon qu'elle identifia comme le prince se tenait devant le roi, la main du souverain sur son épaule. De l'autre côté de la photo, deux personnes qu'elle reconnue immédiatement. Son père, Tsumugu, tenant par la taille sa mère, Midori, qui tenait dans ses bras une petite fille. Elle. Ils avaient tous le sourire, sauf les enfants qui étaient trop petits pour comprendre ce qui se passait.

-Comment est-ce que… ?

Amu redressa la tête et ferma les yeux. A cette heure-ci, le prince était probablement dans sa chambre et fixer les nuages depuis la méridienne sur son balcon. Elle se rendit donc jusqu'à ses appartements et, comme prévu, il était là, les bras croisaient derrière la tête, à fixer le ciel bleu et ses nuages cotonneux. Elle toqua, bien qu'elle sache qu'il devait avoir senti sa présence. Il était très doué pour ça. Il se redressa et lui fit signe de s'approcher.

-Viens Amu. Je t'attendais.

Oui, encore une chose à laquelle elle s'était habituée. Venir le voir parce qu'elle s'ennuyait, surtout quand les domestiques étaient tous trop occupés. Il lui tendit la main et elle approcha.

-Ikuto. J'ai quelque chose à… aaah !

Il lui attrapa le poignet, la fit tomber sur lui et passa ses bras autour de sa taille et de ses épaules, la maintenant allongée sur le côté, sa tête au niveau de son torse. Elle le sentit renifler ses cheveux et rougit.

-Pervers ! souffla-t-elle.

-Désolé, mais ton odeur est si enivrante. C'est dur de résister.

Elle gonfla les joues en signe d'exaspération puis tourna légèrement la tête dans sa direction.

-Ikuto… Ikuto, pourquoi y'a-t-il une photo de nos parents ensemble dans ton bureau ?

Il baissa les yeux vers elle, se redressa et la fit asseoir sur ses genoux. Elle était assez mal à l'aise d'être ainsi installée, surtout sur lui, mais seule la rougeur de ses joues trahit son malaise.

-S'ils sont ensemble sur cette photo, c'est parce que tes parents sont venus dans ce pays il y a de nombreuses années. Et comme tu dois t'en douter, les enfants sur cette photo sont…

-Utau, toi et moi, finit-elle.

Il acquiesça et caressa sa joue de son index, la faisant rougir et détourner le regard.

-Tu sais, depuis 10 ans maintenant, je te croyais morte. Et je croyais ne plus jamais te revoir.

-A ce sujet… tu ne m'as pas fait arrêter parce que tu savais qui j'étais, n'est-ce pas ?

-Oui. J'ai vu que tu étais sérieuse quand tu affirmais être la légitime propriétaire de ce bijou. Et je me suis alors parfaitement souvenu de ses yeux qui m'avaient regardé comme un grand-frère à l'époque.

Elle écarquilla les yeux et sentit un désir fort de curiosité gronder en elle. Elle se pencha légèrement vers lui, le fixant intensément.

-Je n'ai pas de souvenir de cet évènement. S'il te plait, raconte-moi.

Il acquiesça et releva ses yeux vers le ciel.


Ikuto avait 10 ans à l'époque. Ses parents l'avaient informé qu'ils recevraient une famille royale d'un autre pays, de part delà la mer, et qu'il devrait se comporter correctement avec leur fille, qui n'avait que la moitié de son âge. Si Utau était surexcitée à l'idée de rencontrer cette petite fille, lui n'en avait rien à faire. Si elle se collait à lui comme Utau, il allait jouer à cache-cache TRES sérieusement, comme il le faisait pour éviter sa jeune sœur trop collante.

Pourtant, en voyant la petite Amu, timide et craintive, l'inverse se produisit. Utau préféra rapidement jouer avec d'autres enfants alors que lui ne put détacher ses yeux de cette petite puce aux cheveux roses qui semblait trop craintive pour aller vers les autres. Il était allé lui parlé, lui avait prit la main et lui avait montré les endroits les plus beaux qu'il connaissait dans le château.

Les jours suivants, ils s'étaient amusés comme jamais, regardant les feux d'artifices, jouant dans le jardin royal, se racontant les histoires de leurs pays respectifs, jusqu'à ce que le jour vienne où Amu devait repartir. Loin d'être enchanté à cette idée, Ikuto fit pour la première fois de sa vie un caprice, refusant de lâcher la petite fille, même sous les demandes tendres des deux mamans, prisent au dépourvu. Finalement, il releva la tête lorsque Midori prit la main d'Amu.

-Amu reviendra n'est-ce pas ? L'an prochain, elle reviendra ?

La petite fille regarda naturellement sa mère, cherchant son approbation, qu'elle eut immédiatement.

-Si papa et maman reviennent, moi aussi ! Comme ça, je m'amuserai encore avec Ikuto !


-Mais en fin de compte, cette promesse n'a pas été respectée, dit-il sombrement.

-P-pourquoi ? demanda-t-elle, légèrement honteuse.

-Parce que l'année suivante, tes parents n'ont pas pu se déplacer. Il y avait la guerre chez toi, ça aurait été suicidaire de partir dans un moment aussi crucial que celui-ci.

Elle ferma les yeux et repensa aux visages peinés de ses parents lorsqu'ils avaient été prévenu de la déclaration de guerre. Elle était là, elle était trop jeune pour comprendre l'ampleur de la situation, mais elle savait que quelque chose de grave était arrivé. Elle sentit la main du bleuté sur sa joue et reprit ses esprits. Il descendit alors son index vers le cadenas et le caressa du doigt.

-La vérité sur ce cadenas, elle ne risque pas de te plaire, dit-il en faisant son éternel sourire moqueur.

-Q-quoi ?

Il glissa sa main sous sa tunique et en sortit une chaine, au bout de laquelle Amu vit une clé. Sa vision lui coupa le souffle un instant. C'était une clé tout à fait normale, hormis le fait qu'elle soit en or et qu'un quatuor de diamants taillés en cœur formant un trèfle se trouvait sur la tête. C'était exactement les mêmes motifs que l'Humpty Lock.

-La vérité, la voilà. Cette clé, la Dumpty Key, a été faite en même temps que ton cadenas. C'est moi qui aie demandé à ce qu'ils soient faits, afin de te l'envoyer en guise de cadeau de mariage.

-P-PARDON ? fit-elle en se redressant. Ca-cadeau de m-ma-mariage ?

Il étira son sourire sournois et resserra sa prise sur sa taille. Amu sentit ses joues la brûler. Il n'insinuait tout de même que…

-Oui, cadeau de mariage. J'ai envoyé l'Humpty Lock pour demander ta main.

Quelque chose dans la tête de la jeune fille ne se connecta pas à son cerveau. Elle avait beau l'avoir entendu, elle n'arrivait pas à assimiler que, à seulement 10 ans, il avait ordonné de créer deux bijoux aussi beaux et grandioses, pour la demander en mariage alors qu'elle était de 5 ans sa cadette. A 10 ans, A SEULEMENT 10 ANS.

-E-et alors ?

Il baissa les yeux et elle sentit son bras la tenir plus fermement.

-Ikuto ?

Il releva ses yeux améthyste vers elle, la rosette sentant à travers son regard une profonde douleur.

-Mon messager est revenu quelques semaines plus tard, pour dire que le château était en cendre et que tu étais morte.

Elle fut alors surprise quand il la serra contre lui, sa tête sur son épaule.

-Tu n'imagines pas à quel point j'ai été triste. Je n'avais même plus envie de me lever, je pensais constamment à toi et ces quelques semaines que nous avions passés ensemble. Tu m'obsédais au point que j'ai longtemps cru que j'allais en mourir…

-Ikuto ! hurla-t-elle en le repoussant. Tu n'es pas sérieux !

-Si. Et je ne serai plus là si Utau ne m'avait pas aidé à remonter la pente. Non… plutôt la montagne de chagrin que j'avais dévalé.

Malgré elle, Amu commença à pleurer. Cette guerre n'avait vraiment apporté que des souffrances. Dans sa vie, sa famille, son pays, mais aussi dans le cœur d'Ikuto. Lorsqu'il la fit se reposer sur lui, elle se laissa aller et pleurer tout son saoul. Elle en avait besoin, elle n'avait que peu pleurer durant tout ce temps. Elle sentit sa main lui caresser les cheveux alors qu'il se rallongeait, leur permettant de partager cet instant calme. Ses mains sur son torse agrippèrent fermement sa tunique alors qu'elle fermait les yeux en essayant de ne plus penser à tout ça.


Quand elle se réveilla, elle se trouvait dans le lit du prince, couverte jusqu'aux épaules, allongée sur le côté. Elle vit en bougeant légèrement la tête qu'il se trouvait non loin, à lire un livre dans un canapé. Elle se redressa et il détourna son regard pour le poser sur elle. Amu passa ses doigts dans ses cheveux, se recoiffant autant qu'elle le pouvait. Elle vit clairement le sourire du bleuté lorsqu'elle se releva pour aller à sa rencontre. Dehors, il faisait déjà sombre, même si on distinguait encore quelques couleurs rouge et orange au loin.

-J'ai dormis si longtemps ?

-Il faut croire, répondit-il en posant l'ouvrage entre ses mains sur la table basse devant lui. Comment te sens-tu ?

Elle posa un instant sa main sur son cœur et prit une profonde inspiration avant d'expirer. Un fin sourire se posa sur ses lèvres alors qu'elle le fixait.

-Beaucoup mieux. Connaitre un peu plus de mon passé a été bénéfique.

-Bien.

Il lui désigna la place à côté de lui, à laquelle elle s'installa en réponse à son invitation, puis il se rapprocha. Contrairement aux fois précédentes où elle l'évitait, elle le laissa venir, sentant à son air sérieux que la discussion qu'ils avaient dans l'après-midi allait revenir. Ikuto lui prit la main et y déposa un baiser respectueusement.

-Maintenant que tu sais la vérité, je te laisse le choix.

-Le choix ? fit-elle sans relever ses yeux de leurs mains jointes.

-Garder mon cadeau et rester à mes côtés. Ou me le redonner et vivre ta vie comme tu l'entends.

Elle ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Elle ne savait pas trop quoi dire. D'un côté, elle voulait rester avec lui, qui avait été tendre et plein de compassion envers elle, mais elle était d'un naturel curieux et s'était toujours dis qu'une fois en route, elle visiterait tous les endroits qui lui faisaient envie. Ikuto se pencha vers elle et caressa sa joue, leurs visages à quelques centimètres l'un de l'autre.

-Tu n'as pas à me répondre tout de suite. Tout ce que je veux, c'est que tu me donnes ta réponse face à face.

Elle hocha la tête. Il sourit, même si elle voyait de la tristesse dans ses yeux. Il se pencha lentement et déposa un baiser au coin de ses lèvres, la faisant rougir. Elle détourna le regard, trop gênée pour lui faire face. Malgré tout, elle se sentit le besoin de le serrer contre elle et y céda, le jeune homme répondant volontiers à son étreinte.


Quelques jours passèrent sans qu'Amu ne lui donne une quelconque réponse. Il la savait tirailler entre son envie d'explorer le pays et l'affection qu'elle avait inévitablement développé en sa présence. Il commençait à se dire qu'il avait été bien cruel de lui faire subir une telle épreuve, mais lorsqu'il avait demandé, il s'attendait à ce qu'elle lui rende l'Humpty Lock immédiatement, sans réfléchir. Il savait qu'elle avait l'âme d'une aventurière, et lui aussi aurait aimé vagabonder à son bon gré comme elle avait prévu de le faire. Mais il avait des devoirs et quitter le palais lui était impossible.

C'est en songeant qu'il devrait probablement rendre sa liberté à la jeune femme qu'il passa devant son bureau et la vit assise dans son canapé, un cadre entre les mains. Cadre en argent qu'il reconnu immédiatement. Il toqua, attirant son attention.

-Si tu le veux, je t'en fais cadeau.

-Tu n'as pas le droit de me donner deux cadeaux sans raisons, fit-elle.

Son regard se durcit alors qu'il s'approchait d'elle. Amu frissonna en voyant ses yeux. Jamais ne l'avait-elle vu aussi sérieux, c'était effrayant. Il se baissa vers elle et, avant qu'elle comprenne, un léger poids sur sa poitrine avait disparu.

-Dans ce cas, garde le cadre et je reprends ça, dit-il en tenant l'Humpty Lock dans sa main.

-Quoi, fit-elle dans un murmure.

Il tourna les talons et fit deux pas. Il n'eut pas le temps d'en faire un troisième qu'il sentit deux mains sur celle tenant le bijou et se retourna vivement. Il vit les larmes de la rosette avant le reste de son visage.

-Rends-le-moi ! hurla-t-elle. C'est un cadeau, tu n'as pas le droit de le reprendre !

Elle tira sur ses doigts, essayant de le faire lâcher prise. Mais il resserra son étreinte autour du cadenas en or et se tourna vers elle.

-Je te rends ta liberté, tu devrais te réjouir !

-Non je ne peux pas ! fit-elle en griffant sa main.

-Pourquoi ? demanda-t-il, impatient, en posant son autre main sur sa joue inondée de larmes.

-Parce que je veux rester avec toi !

Ils restèrent figés un instant, Amu laissant ses larmes couler et Ikuto la fixant avec des yeux plus qu'écarquiller. Après un instant, son regard passa de la surprise à la tendresse, alors qu'il caressait du pouce la joue humide.

-S'il te plait… c'est ma réponse.

Il hocha la tête, lâcha sa joue puis attrapa la chaine du cadenas et la fit passer par-dessus sa tête, caressant sa nuque et ses cheveux roses alors qu'elle le fixait droit dans les yeux. Il attrapa ses mains sans détourner le regard et porta l'une d'elle à ses lèvres, déposant une multitude de baisers sur sa paume. Finalement, il se pencha vers elle, leurs nez se rencontrant. Ils les frottèrent l'un contre l'autre quelques instants, puis il se pencha et combla les quelques centimètres les séparant l'un de l'autre, échangeant un baiser tendre et sincère.


Quand Utau retrouva le matin suivant une lettre sur l'oreiller de son frère, elle leva les yeux au ciel en lisant. Son frère venait tout bonnement de s'enfuir en secret avec la rosette, pour explorer leur pays avant leur mariage. Bien entendu, elle montra le mot à ses parents, qui ne manquèrent pas de rire de l'audace de leur aîné, avant de se dire qu'il n'y avait peut-être pas que de mauvais points à cette fuite nocturne. Aruto avait lui-même voyagé longtemps avant de monter sur le trône, et il avait aujourd'hui encore en mémoire les merveilleux moments qu'il avait passé à parcourir les routes sans savoir de quoi demain serait fait, à rencontrer de bonnes comme de mauvaises personnes, à comprendre les problèmes du peuple et aider ceux qui avaient besoin de lui.

En conclusion, il trouvait l'idée de son fils plus qu'intéressante. Et puis, Amu avec lui, il serait plus facile pour eux de se comprendre une fois qu'ils monteraient à leur tour sur le trône.


Sur une route poussiéreuse et calme, les deux jeunes s'apprêtaient à passer leur première nuit à la belle étoile. Du moins, la première du jeune homme, vu qu'Amu en avait déjà vécu plusieurs. Le soleil était encore visible, ses rayons dorés rougeâtres donnant un ton irréel au ciel bientôt sombre.

Amu le regardait depuis le sommet d'une petite colline, jouant avec l'Humpty Lock et les rayons qui s'y reflétaient. Le trèfle en son centre avait à tour de rôle prit des couleurs jaune, rouge, rose ou orange, ce qui la fit rire. Elle vit alors la Dumpty Key sous son nez et releva son regard vers le bleuté qui s'installa à côté d'elle.

-Regarde. Tu ne trouves pas ça merveilleux ? demanda-t-elle en lui montrant les dégradés de couleurs dans les diamants.

-Si. Surtout qu'il n'avait jamais brillé comme ça auparavant.

Elle le regarda et rougit en voyant son regard. Il exprimant tant d'émotions, l'amour et l'admiration entre autre, qu'elle ne put retenir un léger rougissement. Il leva sa main et passa une mèche de ses cheveux roses derrière son oreille, caressant sa joue au passage.

-Amu.

Elle releva ses yeux vers lui et rencontra son regard amoureux, des yeux tendres brillant de toute l'affection qu'il avait pour lui. Il avait déjà dit qu'il mourrait pour elle, et elle savait en voyant ses yeux qu'il n'hésiterait pas si une occasion de la sauver venait à se présenter. Elle prit à ce moment qu'un tel moment n'arrive jamais.

-Oui ?

-S'il te plait…

Il reporta son regard vers le bijou entre ses mains et posa la sienne sur celle plus petite de la rosette.

-Ce bijou. Faut en sorte qu'il ne brille de la sorte que pour moi.

Elle releva ses yeux et posa son autre main sur la clé à son cou.

-Seulement si celui-ci ne brille que pour moi, dit-elle en le regardant dans les yeux.

Il sourit, ravie de cette réponse, et se pencha avant de sceller leurs lèvres en un nouveau baiser chaste et plein de tendresse.


Evidemment, j'ai un peu remanié l'histoire à ma sauce, parce que même si l'idée d'origine venait du doujinshi, les idées se sont vite pressées dans ma tête pour tourner ça d'une façon plus "amutoienne"^^

Je ne peux pas garantir qu'il y aura un jour un autre oneshot de Shugo Chara! et j'ai peine à croire que je pourrais donner une fin correcte à ma fanfic "Les Royaumes" vu que j'ai perdu ma motivation pour écrire sur ce shoujo. Achever la série avec Party a vraiment été la goutte d'eau... et même si l'idée me terrorise d'un certain côté, de l'autre je pense qu'il faudrait une saison 4 de Shugo Chara! ou au moins des OAVs pour finir la série correctement et ne pas rester sur cet échec cuisant qu'a été Party...

J'espère retrouver de l'inspiration rapidement. Si ça vous tente, suivez mes prochains oneshots sur Naruto, je vais commencer en douceur avec du très soft shonen-ai^^