Chapitre 15.
Neal fit semblant de ne pas avoir entendu les derniers mots d'Elisabeth. Il ne voulait pas que Peter puisse voir la tristesse et la peur dans son regard. Serait-il, lui aussi, capable de se battre pour garder Peter à ses côtés comme l'avait affirmé la jeune femme? Il n'était même pas certain d'en avoir la volonté. Sa vie ressemblait à un enchaînement d'épreuves, d'erreurs. Qu'avait-il à offrir à un homme comme Peter? Élisabeth lui avait donné une vie stable, son soutien et un amour sans faille durant toutes ces années. Qui était-il pour remettre tout ça en question? Avait-il le droit de laisser Peter faire cette erreur?
Pour être honnête, il ne se voyait pas faire face aux prochains jours sans son ami à ses côtés. Il serait même probablement incapable de s'endormir s'il ne pouvait sentir sa présence près de lui. Il se promit cependant de parler de cette situation avec Peter dès qu'il se sentirait un peu mieux. Quand il reprit ses esprits, le regard inquiet de Peter était posé sur lui.
-Tu as entendu ce qu'Elisabeth a dit?
Neal réalisa que, dans son état, il était probablement incapable de masquer ses émotions comme il avait autrefois l'habitude de le faire. Il hocha la tête, respira profondément avant d'essayer de parler.
-Elle a raison.
-Non, Neal. J'ai passé les derniers mois à essayer d'ignorer mes sentiments à ton égard et, à cause de ça, j'ai failli te perdre.
-Peter... Tu...
Neal ne souhaitait réellement entendre la suite. Peter n'était pas du genre à étaler ses sentiments et cette conversation le mettait visiblement mal à l'aise.
-Laisse-moi finir, Neal. Je pense qu'il y a des choses que tu dois entendre...
-Pas sûr que...ce soit...bon moment.
Peter s'assit sur le bord du lit. Son cœur se serrait à chaque fois que Neal essayait de parler et que les mots se bousculaient. S'il avait pu faire revenir ce sale type, il l'aurait bien tué une deuxième fois. Neal n'était plus l'insouciant jeune homme qu'il avait sorti de prison quatre ans plus tôt. Il ne pouvait plus voir briller cet éclat de malice et d'impertinence dans son regard et il eut, à cet instant, peur que son ami ait perdu définitivement cette part de lui.
-Pas le bon moment pour quoi, Neal? Pour te dire que je t'aime...pour te demander pardon...?
-Tu n'as pas besoin...pardon...
Le jeune homme terminait chaque phrase le souffle court, les yeux remplis de larmes.
-Au contraire, Neal. En niant mes sentiments, je t'ai rejeté, blessé et nous avons perdu un temps précieux. Tout aurait pu être si différent...
L'émotion saisit Peter et il baissa les yeux cherchant à reprendre le contrôle. La main de Neal, sur sa joue, finit de rompre ses dernières résistances.
-Neal, j'ai eu tellement peur de te perdre. Quand j'ai vu cet homme s'approcher de toi...je ne peux même pas expliquer avec des mots ce que j'ai ressenti. Quand j'ai entendu ce coup de feu... Neal, je ne pense pas que j'aurais pu continuer s'il t'était arrivé quelque chose.
-Ne dis...pas ça... Tu es...plus fort...que ça...
-Tu te trompes. Je suis fort quand tu es prêt de moi. Je pense que tu ne te rends pas bien compte à quel point tu as changé ma vie. Tu m'as changé. Je l'ai dit à Élisabeth, je ne veux plus faire semblant, je ne veux plus perdre de temps.
Neal aurait aimé lui dire tout ce qu'il avait sur le cœur, lui expliquer qu'il ne devait pas renoncer à son mariage, que son amitié lui réchauffait le cœur mais qu'ils ne pouvaient pas être plus que des amis... Mais, pour le moment, il avait juste envie de se laisser aller à la douceur des bras de Peter. Il avait seulement besoin de son réconfort. Il posa sa tête contre la poitrine de Peter et se détendît petit à petit, sentant la main de son ami lui caresser la nuque.
Le reste de la journée se passa tranquillement. Neal dormit beaucoup, mangea peu et Peter se contenta de l'observer, d'anticiper le moindre de ses besoins. À la tombée de la nuit, les deux hommes étaient assis sur le canapé. Peter lisait alors que Neal commençait à somnoler. Le téléphone de Peter les sortit tous les deux de leur douce léthargie. Peter se leva et s'éloigna pour répondre quand il vit s'afficher le numéro de Jones.
-Bonsoir, Peter.
-Bonsoir. Que se passe-t-il?
-Toujours droit au but, patron.
-Si tu m'appelles aussi tard, c'est que tu as une information importante à me donner.
-deux, en fait... Le bureau a lancé une enquête concernant les circonstances de l'enlèvement de Neal.
-C'est plutôt logique...
Peter sentait, dans la voix de son collègue et ami qu'il y avait autre chose derrière tout ça.
-Oui, c'est aussi ce que j'ai cru mais le sentiment que j'ai c'est qu'ils cherchent à impliquer Neal la-dedans... Ce n'est que mon sentiment mais ils ont choisi Gomez pour mener l'enquête préliminaire et ce type n'a jamais apprécié la présence de Neal parmi nous.
Peter ne savait que trop bien l'opposition hargneuse que lui avait imposé son collègue quand il avait essayé de défendre la position de Neal dans son équipe.
-Et la deuxième bonne nouvelle?
Jones marqua une longue pause et, cette fois, Peter s'inquiétait vraiment. L'enquête de Gomez ne lui faisait pas vraiment peur, il ne pourrait rien trouver qui puisse compromettre Neal dans cette affaire mais l'hésitation de Jones lui faisait craindre le pire.
-Faran s'est évadé... Ce matin...
-Ce matin...? Et on ne l'apprend que maintenant...?
Peter réalisa qu'il avait crié quand il vit le regard inquiet de Neal se poser sur lui. Il essaya de se calmer, il ne servait à rien de s'affoler et d'inquiéter Neal. Il lui tourna le dos sachant très bien qu'il devrait tout lui expliquer plus tard.
-Ils n'ont pas cru utile de nous contacter. Ils pensaient le reprendre rapidement. Ce n'est que lorsqu'ils ont vu qu'ils n'avaient aucune piste pour le retrouver qu'ils ont pensé que Neal était peut être sa nouvelle cible et ils nous ont appelé.
"Pour qu'il leur serve d'appâts..." Les mots se formèrent immédiatement dans l'esprit de Peter mais ils ne franchirent pas la barrière de ses lèvres.
-J'ai envoyé deux agents se poster en bas de chez Neal au cas où...
Peter raccrocha et après avoir fait un peu de rangement à la cuisine, il se décida enfin à rejoindre Neal toujours sur le canapé.
Le jeune homme l'attendait patiemment. Il savait que Peter viendrait tôt ou tard lui annoncer la mauvaise nouvelle. Son ami prit place à ses côtés fuyant son regard.
-Alors...?
Neal avait fini par s'impatienter et devancer l'intervention de Peter.
-C'était Jones, ils ont lancé une enquête pour éclaircir les circonstances de ton enlèvement.
-Qui?
-Gomez...
Neal fit une grimace qui n'échappa pas à Peter. L'agent ne pouvait pas lui en vouloir, il connaissait bien leur rivalité et il avait assisté à quelques passes d'armes entre les deux hommes.
-Je suis certain que ce n'est qu'une enquête de routine... Rien à craindre de ce côté là...
-De quoi...alors...?
Peter fronça les sourcils, ne comprenant pas le sens des mots de Neal. Celui-ci prit une profonde inspiration essayant de préciser sa pensée.
-Que doit-on...craindre?
Évidemment, Neal avait deviné que ce n'était pas la seule chose que Jones venait de lui annoncer.
-Faran s'est évadé...
Neal se tendit à l'annonce de cette nouvelle. Il pensait en avoir terminé avec cette histoire mais cette peur revenait lui étreindre le cœur. Il doutait que Faran vienne s'en prendre à lui mais il avait cru comprendre qu'un lien spécial existait entre lui et Karl. L'homme qui l'avait enlevé, malgré le fait qu'il soit déséquilibre, avait paru proche de son chef. Peut-être ces sentiments étaient-ils réciproques?
-Neal, tu ne dois pas t'inquiéter. Jones a envoyé deux agents pour surveiller l'appartement. Si ce type essaie de te retrouver, ce dont je doute, il tombera sur un de nos hommes.
Neal hocha la tête. Il aurait été incapable de prononcer un mot. Peter passa un bras autour de ses épaules et l'attira à lui. Les deux hommes restèrent un long moment élancés, la main gauche de Peter posée sur la jambe de Neal. Le jeune homme leva les yeux vers Peter. Rassuré par sa présence, Neal se sentait en sécurité.
C'est tout naturellement que leurs lèvres entrèrent en contact. Le baiser se prolongea alors que les deux hommes se laissaient totalement aller à ce moment d'intimité partagée. Ils avaient tous les deux vécu des moments difficiles ces derniers jours et ils avaient besoin de se retrouver. Peter aida Neal à s'allonger sur le canapé sans rompez le contact. Sa main droite se glissa sous la chemise de Neal. Peter hésita, s'éloigna un moment et essaya de croiser le regard de son ami.
Il avait besoin d'être certain que Neal était parfaitement à l'aise avant de continuer.
Neal avait fermé les yeux et Peter dût attendre un long moment avant qu'il ne les ouvre à nouveau.
-Tout va bien?
-Hum...
-Tu es conscient que ce n'est pas une vraie réponse...?
-Hum...
Peter sourit en voyant l'état d'égarement dans lequel ce baiser l'avait plongé. Il embrassa Neal à nouveau et ses mains retrouvèrent le chemin qu'elles avaient quitté caressant doucement son dos. Peter dégagea ensuite sa main et commença à détacher les minuscules boutons de chemise. Pourquoi Neal s'obstinait-il à porter ces chemises impossibles à déboutonner d'une seule main? Il finit par parvenir à ses fins et ce n'est qu'à cet instant qu'il prit conscience de l'immobilité de son ami.
Peter s'assit et aida Neal à se redresser. Le jeune homme se laissa faire sans prendre la peine d'ouvrir les yeux.
-Neal, qu'est-ce qui ne va pas?
Peter commença à s'inquiéter quand il ne reçut aucune réponse.
-Neal, s'il te plait. Regarde-moi.
Après ce qui lui parut une éternité, Neal le laissa voir le bleu azur de ses yeux.
-Neal, qu'est-ce qui ne va pas?
-Rien... Je... Désolé...
-Pourquoi es-tu désolé?
-Fatigué...
Peter inspira profondément essayant de trouver les mots justes pour rassurer Neal et pour le mettre en confiance. Il savait que la réaction de Neal n'était pas celle de quelqu'un appréciant ce qu'il est en train de vivre. Quelque chose l'avait perturbé et, s'il voulait que leur relation commence sur de bonnes bases, Peter devait comprendre ce qui s'était passé dans la tête de son ami au moment où leur étreinte était devenue plus passionnée.
-Neal, il faut que tu sois honnête avec moi. Je ne veux pas faire quelque chose qui puisse te faire du mal ou te blesser. Mais je ne suis pas dans ta tête alors il va falloir que tu m'aides.
Neal baissa les yeux et concentra son attention sur ses mains, les serrant fortement l'une contre l'autre pour éviter que Peter puisse voir les tremblements qui les agitaient. Peter posa sa main droite sur celle de Neal.
-S'il te plait... Dis moi ce qui ne va pas.
-Peter... Rien...ne va... Tu devrais pas...être là...avec moi...mais...je...peux pas...
Peter souffrait de voir son ami bafouiller et dépenser autant d'énergie pour aligner trois mots. Il pouvait voir la tension qui parcourait son corps et il essaya de l'apaiser en déposant un baiser dans la paume de sa main. Neal s'écarta brusquement et se leva. Il semblait vouloir mettre de la distance entre eux, il avait besoin d'air et d'espace.
Neal ouvrit les portes vitrées menant sur la terrasse et l'air froid pénétra dans la pièce. Peter lui emboîta le pas et le rejoignit alors que Neal se tenait debout, les mains dans les poches visiblement très nerveux. Peter s'avança tout en gardant ses distances.
-Neal... Quoi que tu ressentes, je peux l'entendre. Je veux comprendre... Pour pouvoir t'aider, pour qu'on avance ensemble...
-Il faut...tu partes...
Cette fois Peter ne pût rester à distance. Il se planta devant son ami et le saisit par les épaules.
-Tu veux que je partes?
Neal semblait perdu et épuisé. Peter le sentait trembler et il eut peur, un moment, qu'il ne s'évanouisse. Les yeux fermes, le jeune homme vacillait sur ses jambes.
-Neal, on devrait rentrer. Il fait froid et tu tiens à peine debout.
Neal secoua la tête et Peter n'insista pas. Le jeune homme avait apparemment quelque chose à lui dire et il était particulièrement inquiet. Il savait que Neal avait des sentiments confus concernant leur relation naissante et que la culpabilité partageait la place dans son cœur avec la peur.
-D'accord, mais assieds-toi au moins sur une chaise. Je ne tiens pas à ce que tu te blesses en tombant.
Neal se laissa guider jusqu'à une chaise et il fut content que Peter le soutienne car ses jambes semblaient s'être changées en guimauve. Une fois assis, il regarda Peter.
-Ton mariage...plus important...je devrais te dire...te partir...
-Tu n'es pas le seul concerné, Neal. J'ai aussi mon mot à dire et je n'ai pas l'intention de te laisser seul...
-Ma tête...me dit que ta place...est près d'elle...
Cette courte discussion était en train d'épuiser ses réserves d'énergie et Peter n'aimait pas les frissons qui parcouraient ses membres. Neal n'était pas habillé pour rester dehors par ce froid. Les pensées de Peter se concentrèrent à nouveau sur Neal, sa proximité quand celui-ci lui prit la main et la posa sur sa poitrine.
-Mon cœur...ne peux pas...
-Quoi?
-Te laisser...partir...
Peter ne pût s'empêcher de sourire. Il avait eu peur que Neal aille au bout de son idée et finisse par lui demander de quitter l'appartement. Il n'avait aucune intention de s'éloigner de cet endroit mais il savait aussi que, s'il avait du essayer de convaincre Neal, le combat aurait sans doute été difficile.
-Alors, écoute ton cœur...
-Mais...je n'ai rien... Je...
Le froid rendait ses lèvres bleues et sa mâchoire tremblait tellement que, parler devint encore plus difficile pour lui. Peter l'aida à se lever et le conduisit à l'intérieur. Il passa une couverture autour de ses épaules mais les tremblements ne se calmèrent pas. Neal était allongé sur le canapé incapable de contrôler ses tremblements.
-Quelle idée d'aller faire une ballade dehors, dans cette tenue...et dans ton état...
Peter se dirigea vers la salle de bains et Neal entendit l'eau couler. Peter revint et le soutint jusqu'à la petite pièce où un bain d'eau chaude commençait à se remplir. Peter lui ôta sa chemise. Il hésita avant de poursuivre sa séance d'effeuillage. Après la réaction que Neal avait eu plus tôt, Peter ne voulait pas le mettre à nouveau mal à l'aise. Mais Neal semblait à peine conscient de son environnement. Il n'avait fait aucun mouvement depuis que Peter l'avait assis sur le rebord de la baignoire.
-Neal, un bon bain chaud va te faire du bien mais tu ne peux pas entrer tout habille dans la baignoire...
Face au manque de réaction de son ami et à la persistance des tremblements, Peter entreprit de défaire la ceinture de son pantalon. La réaction de Neal fut si violente que Peter se retrouva assis sur le sol de la salle de bains sans réellement savoir comment il avait atterri là. Il était u. Peu étourdi, sa tête avait dû heurter le lavabo derrière lui. La scène qui s'offrait à lui le ramena vite à la réalité.
Neal était recroquevillé sur le sol de l'autre côté de la pièce. Les genoux repliés contre sa poitrine, la tête cachée au creux de ses ras, il sanglotait. Peter l'entendait marmonner quelques mots qu'il ne pouvait comprendre. Il s'avança doucement, à quatre pattes sur le sol de la salle de bains.
-Neal, mon grand, je suis désolé. Je n'aurais pas dû mais tu es mort de froid... Tu seras mieux après un bon bain.
-Je...veux pas...
-D'accord, pas de problème. Je te ramène dans ton lit...avec une bouillotte et une grosse couverture ça fera l'affaire.
Peter n'était pas certain que Neal s'adresse vraiment à lui et il en eut la confirmation en entendant son ami le supplier de ne pas lui faire de mal.
Une fois de plus l'envie de faire souffrir le salaud qui avait traumatisé l'homme qu'il aimait, le reprit. La colère et un besoin de vengeance qu'il ne pourrait jamais assouvir lui tiraillaient les entrailles. Voir Neal, terrorisé et à ce point vulnérable lui était insupportable.
-Personne ne te fera de mal. Je te promets... Il faut que tu me fasses confiance.
Neal n'avait pas quitté le refuge de ses bras mais Peter réalisa qu'il n'avait pas arrêté l'eau. Il essaya de se lever mais ses lombaires protestèrent et il ne parvint pas à retenir un cri de douleur.
Ce n'était pas le but mais Neal sembla revenir à la réalité.
-Peter...
L'agent du FBI s'était rassis, le dos calé contre la baignoire en attendant que le poignard qui semblait s'amuser à lui labourer le bas du dos se calme un peu.
-Tout va bien. Je crois que j'ai voulu me lever trop vite et mes vieux os ont protesté.
Neal regardait autour sans bien comprendre ce qu'il faisait assis sur le sol de sa salle de bains.
-Tu as voulu faire une ballade sur la terrasse et j'ai pensé qu'un bain pourrait te réchauffer. C'était peut être une mauvaise idée.
Peter réussit finalement à se lever et éteignit le robinet. La baignoire était pleine et quand il se leva à son tour, Neal y plongea une main.
-Tentant...
Peter sourit, ravi de voir son ami retrouver un peu ses esprits. Neal leva les yeux vers Peter et l'agent du FBI ne fut un instant pas bien certain de ce qu'il y lisait. Ce n'est que lorsque Neal s'avança vers lui et l'embrassa qu'il comprit qu'il ne s'était pas trompé.
-Ça te...ferait du bien...aussi...
-Ce n'est pas faux...alors essaie de ne pas t'endormir que je puisse en profiter aussi..
Peter tourna les talons. Il avait encore en mémoire la terreur de Neal quand il avait essayé de lui enlever son pantalon. À deux reprises, en quelques heures, il avait senti que son ami supportait mal une trop grande proximité. Il voulait lui laisser un peu d'espace mais Neal lui prit la main pour le retenir.
-Reste... S'il te plait...
-Neal, tu es sûr...? Tout à l'heure...
-J'étais...un peu...perdu...
-Et maintenant...?
Neal se colla à lui, passa une main sur sa nuque et lui murmura à l'oreille.
-Maintenant, j'ai besoin de toi...
