Bêta ou Bêta?

Chapitre 2

Gregory Lestrade fouilla ses poches à la recherche de ses clés. Piouf! Elles tombèrent de sa poches. Il se baissa tant bien que mal pour les ramasser. Après deux essais vains, il s'accroupit et balaya la main sur le sol tentant de reconnaître quelque chose de métallique et sonnant, avant que la porte ne s'ouvrit brusquement.

— Hé, Myc! dit-il en levant les yeux sur l'homme debout devant lui.

Mycroft Holmes lui prit le bras et le porta à moitié dans le salon. Gregory le dévisagea.

— Tu n'es pas content Myc? rit-il en s'affalant dans le canapé.

— Tu sais quelle heure il est? Tu aurais pu te faire agresser, te faire voler ton portefeuille à nouveau ou te perdre! Franchement, rentrer à pieds dans cet état et cette... tenue déglinguée est vraiment indigne de toi, s'exclama l'aîné Holmes en lui tendant un verre d'eau et un cachet d'aspirine.

Greg maugréa quelques insultes dans sa barbe mais prit quand même le verre et l'avala d'un coup avec le cachet. Il se passa la main dans les cheveux et se frotta les yeux. Levant le regard, il vit Mycroft l'observer de ses yeux d'un bleu océan.

— Hmm... désolé. Mais au moins j'ai gagné la partie! J'ai réussi à séduire des alphas et quelques bêtas à mon âge! C'est du jamais vu hein? Et puis, je n'ai rien fait, ils sont venus à moi, comme ça! Greg claqua des doigts, les mains levés au ciel, ravi de son exploit de la soirée.

Mycroft continuait de le dévisager et inspira un grand coup. Il grogna.

*xXx*

Il avait grogné, grogné! C'était impossible pourtant! Jamais il n'avait eu de problème avec ses instincts alphas. Et voilà que depuis quelques temps, rien que la présence ou l'absence de Gregory le rendait insupportable.

Et si, et si, et si? Impossible! Il ne pouvait pas tomber dans les sentiments. C'était la chose la plus inutile au monde. Avoir des sentiments pour un être autre que son frère et son bientôt beau-frère était normal. Il était l'aîné, bon sang! Mais avoir des sentiments pour un autre individu, non membre de sa famille, un ami?

Mycroft Holmes observa de nouveau l'homme qui s'était endormi dans le canapé, les bras et jambes écartés, complètement à nu devant le politicien. Il dormait la bouche ouverte, avec une trainée de salive coulant de sa bouche.

Et quelle bouche!

Mycroft se retint de l'embrasser sur le champ.

Ce ne sont que des phéromones déplacés! Et puis, je prends des traitements diminuant mon taux de testostérone pour cacher cette foutue dynamique. Peut-être que je devrais faire fermer la maudite entreprise qui les produit. Ces traitements sont inutiles!

Et puis Greg ronfla et se retourna. Il pencha dangereusement vers le sol.

Plus vite que son ombre, Mycroft tomba à terre et le rattrapa avant que l'inspecteur ne se cogna la tête contre le rebord de la table basse.

Il sent bon. De la vanille et du caramel, et puis... Oh! De la fleur d'oranger.

Mycroft plaqua une main sur le nez. Il ne devait pas respirer ou il risquerait de perdre tout son contrôle! Tant bien que mal, il enlaça la taille de son ami et entreprit de le monter à l'étage.

Il ouvrit doucement la porte, toujours enlaçant Gregory. Il avança quelques pas et découvrit le lit de la couette confortable et douillette. Il plaça son ami dans un coin avant de récupérer tous les oreillers et créer un environnement idyllique pour le bel bêta.

Et puis Gregory se retourna. Mycroft vit l'homme chuter du bord du lit au ralenti. Vite! Il se dépêcha et le récupéra encore une fois, à quelques centimètres du sol.

Son jean l'empêche de respirer.

Alors il délaça les chaussures, puis enleva les chaussettes, la ceinture, la veste, le pantalon, et enfin le t-shirt de l'homme désormais en boxer très moulant devant lui.

Il sent vraiment trop le caramel.

Mycroft se retint une nouvelle fois de le caresser. Il s'approcha néanmoins de la nuque de l'inspecteur et inspira un grand coup.

Non, non, impossible! Il ne doit pas sentir John, encore moins les autres alphas et bêtas de Londres. Et pourquoi Sherlock a-t-il laissé son odeur sur lui?

Mycroft grogna une nouvelle fois, découvrant ses dents. Gregory ne devait pas porter d'autres odeurs que la sienne ou... celle de Mycroft. Ce dernier se pencha davantage.

Et si? Non, non, tu n'as pas le droit!

Mais Gregory était si appétissant en caramel géant à la vanille! Et il dormait, oublieux du reste du monde.

Et puis, il détesterait porter d'autres odeurs que la sienne.

Mycroft le savait bien. Vivant quotidiennement avec le bêta, il connaissait les habitudes de Lestrade par coeur, ce qui le surprit encore plus. L'homme aimait manger simple et s'obligeait à respecter une dose décente de légumes et fruits lorsque la carence se faisait trop sentir. Il buvait du café en grande quantité et presque jamais du thé. Il fumait parfois, mais préférait les patchs. Il avait la fâcheuse habitude de laisser trainer ses affaires dans le salon, le bureau, la cuisine, la bibliothèque, la salle de loisirs... Mais il marquait ainsi son territoire et son parfum prenait davantage de jours en jours possession de l'appartement. Et il aimait le naturel. Mycroft ne sentait que rarement son odeur naturelle, mais lorsqu'elle atteignait ses narines, c'était un festin de caramel, de vanille et d'oranger qui s'offrait à ses narines. Sinon, c'était l'odeur de la ville de Londres, du café du MET, de la morgue, de l'encre, des cigarettes, des pots d'échappement... Mais jamais, au grand jamais, Gregory ne portait l'odeur d'un autre homme!

Néanmoins, jamais Mycroft n'avait autant savouré le caramel émanant de Gregory. Etrange pour un bêta. Ces derniers ne possèdent peu ou pas d'odeur gourmande. C'est le lot des omégas, et surtout des omégas célibataires non liés. Non, impossible. Tout chez Gregory porte à croire qu'il est réellement un bêta!

Mycroft resta perplexe, inspirant, respirant, s'enivrant d'une senteur qui se faisait de plus en plus puissante chaque seconde.

Gregory, toujours dans les bras de morphée, roula, roula et se découvrit entièrement à Mycroft, le pénis emprisonné dans son boxer noir bien trop moulant et petit. Le regard de l'alpha traina sur le torse musclé et recouvert d'un discret duvet grisonnant.

Il est en excellente forme physique, se surprit à penser le politicien.

Les jambes nues étaient puissantes et longues, s'écartant légèrement, s'offrant à Mycroft.

Ce dernier grogna et gémit de peine avant de se retourner, d'un coup. Il sortit en trombe de la chambre, refermant la porte sur lui. Il couru vers la sienne, se déshabilla à la hâte et s'engouffra dans la couette.

Il avait une terrible érection et le souvenir de Greg, sa proximité, son odeur toujours présente aux alentours n'aidaient en rien Mycroft.

*xXx*

— Putain de merde de sale pute de chiotte de merde! Putain, fait chier! gémit Gregory Lestrade se réveillant.

Il mâcha dans le vide, goûtant à sa bouche pâteuse et inconfortable. Il ouvrit peu à peu les yeux, les refermant aussitôt avant de les recouvrir d'un bras.

— Fait chier! Y a trop de soleil! gueula l'inspecteur en se jetant tête baissée sous l'oreiller.

Il avait froid au derrière. Il se releva soudain, à quatre pattes et sentit une brise de froid l'envahir. Et pourtant, il crevait de chaud. Sans doute en raison du chauffage hivernal.

N'empêche, il était presque nu! Relevant la couverture sur lui, il palpa des mains autour de lui. Personne d'autre sous la couette, il était donc seul. Ouf!

Il rejeta la couverture. Il avait chaud, vraiment chaud! Et dire qu'un instant plus tôt, il avait froid... Vraiment, il devait arrêter de boire, vraiment! Et de fumer aussi, car il n'avait pas le moins du monde envie de posséder un poumon, voire les deux, noirs charbonneux.

Il se massa les tempes puis la mâchoire, constata les dégâts de l'alcool sur lui. Maugréant des insultes à tout va, il jeta les oreillers un à un hors du lit, se releva de nouveau et s'habilla à la hâte. Il descendit rapidement les marches de l'escalier à demi suspendu dans le triplex et manqua de s'y prendre les pieds.

— Putain de merde! Pourquoi faut-il que Mycroft ait choisi des escaliers en métaux modernes sans fonds?

— Parce que c'était le choix de la décoratrice. Je n'ai pas vraiment eu de mots à dire là-dessus, ayant été envoyé à Bali durant cette période, cria une voix à l'autre bout du salon.

Oups, il avait râlé et crié des insultes devant son ami et colocataire!

Greg entra rapidement dans la cuisine et se versa un verre d'eau avant de s'en resservir encore et encore. Il lui fallait se réhydrater, urgentissime! Il reposa le verre et découvrit une plaquette de médicaments contre le mal de tête sur le comptoir. Soupirant d'aise, il s'en engouffra deux à la suite et se jeta ensuite sur un jus d'orange qu'il but directement dans le carton. Mycroft ne buvait que du pressé, alors ce carton n'était qu'à lui. Autant en profiter.

— Mieux? demanda une voix derrière lui.

Greg sursauta et parvint à avaler sans encombres son jus d'orange.

— Tu m'as fait peur! Je suis désolé pour hier, j'ai dû paraître bien indigne devant toi, répondit gêné Lestrade se passant une main dans ses cheveux.

— Au moins ton inconscient te dicte la vérité. Je t'avais dit que c'était indigne d'aller te parader au dehors dans un accoutrement ridicule. Mycroft plissa des yeux.

— Et si mon inconscient ne me joue pas des tours, je me rappelle avoir entendu que j'étais parfait, n'est-ce pas? sourit Gregory, moqueur.

Mycroft resta impassible devant la remarque et s'en alla allumer le four.

— Que fais-tu? demanda perplexe Greg devant la domesticité de l'aîné Holmes.

— Te nourrir comme j'ai pu nourrir Sherlock et même parfois John. Il est deux heures de l'après-midi et tu dois sans doute avoir très faim. J'ai fait cuir des escalopes de poulet. Il te faudra quelque chose de sec et nourrissant, donc du poulet.

— Tu parles par expérience, hein? Greg le taquina en se frottant les yeux.

Mycroft lui jeta un regard noir avant de retourner au fourneau.

Le bleu lui va terriblement bien. Je ne le savais pas si bien bâti. Et puis à quoi je pense! Greg se frotta les yeux. Il détourna le regard, pour observer ses propres pieds. Mais la tentation fut trop grande. Il releva les yeux.

Néanmoins, Mycroft Holmes était vraiment très séduisant dans un pantalon en flanelle bleu marine et un pan de sa chemise en soie blanche en dépassait légèrement. Son veston marine également mettait en valeur sa carrure élancée et pas du tout épaisse, loin de là. Il fallait être fou ou s'appeler Sherlock pour penser le politicien gros.

— Merci, dit-il finalement. Et... mes vêtements... Gregory rougit.

— Tu étais vraiment trop comprimé dans une tenue aussi serrée. Je ne voulais pas me réveiller avec un cadavre chez moi, alors je t'en ai... débarrassés. J'espère que tu ne m'en veuilles pas, continua de plus en plus distant Mycroft, de dos face à Greg.

— Nous sommes tous les deux bêtas, pas de problèmes à se faire.

— Mais tu es déjà sorti avec des bêtas, ajouta à la hâte Holmes.

Greg toussa à la révélation et devint davantage cramoisi. Mycroft leva un sourcil et l'observa de la tête aux pieds. Il haussa des épaules avant de le regarder à nouveau, cette fois-ci les deux sourcils levés. Gregory rougit encore et encore. Et puis Mycroft éclata de rire devant la mine perplexe et rouge sang de l'inspecteur.

— Mycroft! maugréa ce dernier.

L'homme en question rit de plus belle avant de lui servir son repas.

— Maintenant, mange!

Gregory, toujours maugréant, s'exécuta.

*xXx*

Les deux jours suivant se déroulèrent dans le calme. En vacances, tous les deux, ce qui était étrange mais compréhensible en raison du dernier succès en matière policière du gouvernement, Greg et Mycroft ne s'étaient jamais autant croisés. Ce qui conduisait les deux à se trouver de nouvelles occasions pour faire de plus amples connaissances. Et aussi à Greg de se rendre compte de son état de santé.

Il avait toujours chaud, de plus en plus même. C'était donc avec un sourire moqueur que Mycroft vit Greg se promener dans l'appartement chauffée à bonne température en t-shirt, polo, voire même en short.

Et lorsque Mycroft descendit un matin pour découvrir Gregory boire son jus d'orange fétiche directement dans sa bouteille, torse nu et jean noir, c'en était trop. Cela ne faisait aucun bien pour sa santé morale. Alors il se cloîtra dans la bibliothèque, prétextant des dossiers à traiter en retard.

Le troisième jour après cet épisode, Gregory retourna au travail et fut accueilli par des collègues très enthousiastes, surtout les alphas. Etonné mais non moins flatté, il passa la journée entre coups de fils, dossiers à terminer, et courir après Sherlock.

— J'espère que nous l'aurons cette fois-ci. Je ne souhaite à aucune autre personne de croiser ce taré, mais sans appât, nous n'aurons aucune chance de l'attraper. Je suis désolé pour John, dit-il à Sherlock. Il était nerveux car John avait décidé de se mettre en avant et d'attirer le meurtrier afin que le MET et Sherlock puissent l'attraper. Ce qui n'était visiblement pas du goût de Sherlock qui courait ça et là, indomptable et surtout très nerveux. Il avait déjà effrayé deux jeunes recrues bêtas et même Molly, habituellement si gentille et oméga, se tenait à distance. Il fallait dire que savoir sa moitié liée, son oméga et être aimé être à découvert n'était pas du tout du goût de Sherlock. Mais il leur fallait absolument attraper l'homme: trois victimes avaient déjà péri par sa main.

Gregory tenta de calmer Sherlock en lui donnant une tape amicale sur le dos.

— Nous l'aurons, nous l'aurons, répéta-t-il. Sans doute essayait-il également de s'en convaincre, mais le résultat fut plutôt satisfaisant. Sherlock se détendit les épaules et soupira longuement.

— Tu sens vraiment bizarre. Je pense que tu devrais changer de shampoing et de traitement anti-chaleur, lui asséna Sherlock à la figure, soudain de nouveau animé.

— Par... pardon?

— Tu sens l'oméga à plein nez. Change ton traitement ou tu risques d'y perdre ton statut d'oméga célibataire dans les prochaines quarante-huit heures, ajouta Sherlock plissant des yeux. Il le renifla plusieurs fois avant de se frotter le nez.

— Sherlock, je pense que...

— Non, tu es véritablement un oméga. Tu risques d'entrer en chaleur bientôt. A ta place, je me barricaderais dans un bunker loin de la population. A ton âge en plus, tu risques d'attirer une horde d'alphas. Quand es-tu entré en chaleur la dernière fois? demanda Sherlock sérieusement.

— C'était mon unique et seule fois. Je n'ai jamais voulu être un oméga. Je ne sais pas comment tu as su pour ma dynamique, mais je n'avais pas le choix. Entrer dans la police et y faire carrière pour un oméga était très peu courant voire impossible à l'époque. C'était mon rêve. Je n'ai pas vraiment eu le choix, concéda l'oméga en baissant les épaules. Il se rendait à l'évidence: inutile de contredire Sherlock lorsque ce dernier était assuré de la véracité de ses propos.

— Tu utilises exactement le même savon que John avant sa révélation. Lui également était persuadé du bien fondé de se fondre parmi les bêtas. Grossière erreur. Les omégas sont aussi bien employés que n'importe quels alphas et bêtas. Nous ne sommes plus au Moyen-Âge!

Lestrade soupira et passa nerveusement la main dans ses cheveux denses. Dieu comme il avait envie d'une cigarette à cet instant précis!

— La cigarette n'y ferait rien. Va acheter de quoi tenir les une à deux semaines de ta période de chaleur et barricades-toi. Pas la peine de te mettre en danger au dehors. Je me charge de l'enquête. John viendra t'aider si tu veux. Je doute que tu es au courant des dernières innovations en matière de sextoys.

— Heu... Greg devint cramoisi.

— Vas-y.

Greg cligna plusieurs fois des yeux devant le soutien et la compréhension inespérée de Sherlock.

— Tu es un ami, bien sûr que je veillerais à ce que tu sois en sécurité. Et puis, je n'ai pas envie de te voir en cloque avec dix enfants à charge. John me tuerais de ne pas t'en avoir parlé...

— John est au courant? s'exclama violemment Greg, les bras au ciel.

— Oui, lui-même me l'a attesté à maintes reprise. Sinon pourquoi te laisserais-je aller au pub avec lui? grogna Sherlock visiblement énervé par l'ignorance de Greg.

— Bon...

Et il tourna les talons. Il devait se préparer, Sherlock avait raison.

*xXx*

— Je ne pourrais jamais utiliser ce truc! Ça enfle à la base et c'est... rose! s'écria l'inspecteur devant John.

Le médecin était joyeux. Leur plan avait marché à merveille et il avait réussi à sortir indemne. Lui du moins l'était. Sherlock par contre... Sherlock était de repos forcé avec un bras plâtré et une humeur de chien. Heureusement que la bonne mine et santé de John le calmaient. Le cas contraire aurait été cauchemardesque. C'était ainsi que John et Greg se retrouvèrent à faire des emplettes de dernière minute, dans l'espoir de rendre le retour à la vie oméga de Greg moins difficile.

— Greg, c'est le dernier modèle en date! Dieu sait comme c'est dur de passer le cap seul, sans un alpha pour t'aider à te calmer.

— Non, trop de détails, ne m'en parles pas plus! Je ne veux pas penser ni à toi ni à Sherlock. Gardes tes prouesses pour toi. Mais vraiment, que dois-je faire de cela?

Sans issue, l'inspecteur de Scotland Yard, célibataire, oméga déclaré bêta et très prochainement indisposé, devait rassembler des vivres, de l'eau, des protections anti-alphas et des jouets pour rendre cette période moins intolérable et peut-être même inoubliable. Il se demandait encore parfois comment il avait pu tomber dans ce pétrin. Selon John et Sherlock, qui avait fait une étude minutieuse de ses dernières pilules achetées, la nouvelle formule comportait un dosage différent. C'était ce dosage qui en était la cause, pour le plus grand malheur de Greg. Il était trop tard pour changer de traitement, alors l'inspecteur avait eu les mains liées: il lui fallait passer sa période de chaleur. Ensuite il pourrait recommencer un autre traitement.

— Le mieux serait de te trouver un alpha, dit John observant un modèle gélatineux d'un énorme pénis alpha.

— Je ne vais pas me mettre en cloque pour quelques jours de plaisirs intenses!

— Mouais. Mais il existe des prescriptions pour des pilules contraceptives.

— Je suis déjà sous contraceptif, chuchota énervé Greg, cramoisi. Encore heureux que sa contraception marchait! Il utilisait la même que John de toute manière.

John lui offrit un sourire désolé et l'emmena à la caisse.

Et maintenant? Il devait se cacher de Mycroft. Heureusement que ce dernier avait été appelé au dernier moment pour une urgence aux Etats-Unis. Et d'après son assistante, A, il ne devrait pas être de retour avant deux à trois bonnes semaines. Ce qui laissait l'appartement entièrement à disposition de Greg. Les bêtas n'étaient pas attirés à proprement parlé par les omégas, mais en chaleur, même le plus réticent des bêtas pouvait devenir excité. Alors autant ne pas prendre de risque.

Gregory soupira et paya ses achats érotiques avant de sortir de la boutique accompagné d'un John moqueur.

— Arrête de me fixer comme ça! rougit Greg de nouveau.

John éclata de rire et se plia en deux.


Pas de bêta pour cette histoire, donc toutes les fautes sont de moi!

J'espère que vous la trouveriez drôle et plaisante à lire. Je n'ai pas vraiment de plan et j'aime parfois écrire des idioties. Vous voilà servis!

N'hésitez pas à commenter! Je suis friande de reviews, miam miam! XD