Bêta ou Bêta?

Chapitre 8

— C'est magnifique, Myc... souffla Gregory, debout sur le balcon.

Sa robe de chambre découverte laissait entrevoir un torse dénudé et le ventre arrondi par la gestation. Il était lui-même magnifique. Mais il l'ignorait.

Cela faisait deux semaines qu'ils avaient quitté le climat stressant et morose de Londres pour celui plus paisible et calme de la Thaïlande. Enfin, l'oméga s'était arrêté de pleurer. Gregory avait repris des couleurs, se promenait chaque matinée le long de leur plage privée. Il dessinait des symboles d'amour et de paix sur le sable chaud. On pouvait tout voir du haut de leur maison.

Mycroft s'approcha lentement de l'oméga, ouvrant grand les bras. Il l'enlaça par derrière, inhalant sa senteur gourmande vanillée, caressant de son souffle sa peau hâlée. Greg se retourna et lui attrapa les lèvres avec tendresse. Ils s'embrassèrent ainsi, se savourant mutuellement, mêlant leur contentement à leur bonheur retrouvé.

Plus de larmes, plus de plaintes, plus de souffles coupés.

Gregory avait retrouvé une certaine forme de sérénité malgré sa santé plus que fragile. Il ne pouvait rester debout et marcher au plus qu'une à deux heures par jour. Le reste du temps, il s'endormait sur leur lit donnant sur la mer ou à la plage, son corps dénudé enlacé par des mètres et des mètres de draps immaculés. Mycroft demeurait le plus clair de son temps à ses côtés, la conscience emplie d'amour et d'inquiétude dissimulée.

— Viens, tu dois sûrement avoir faim, murmura l'alpha en tirant son oméga vers l'intérieur.

Il n'avait toujours pas osé faire sa demande. Ces dernières semaines avaient été réparatrices certes, mais Greg était encore trop épuisé et affaibli. Mycroft lui servit un bouillon. Malheureusement, c'était tout ce qu'il pouvait manger à présent.

L'alpha se tourna vers la cuisine et attendit le retour de son oméga habillé. Il en profita pour s'agripper au comptoir, empêchant quelques larmes de tomber. Il était terrorisé par ce qui les attendait. Et si Greg ne s'en remettait pas? Et si, si, si? Encore et encore des inquiétudes qui l'empêchaient de dormir.

Alors il passait ses nuits à veiller sur son oméga. Ce dernier ne connaissait pas de problème de sommeil. Il était trop fatigué pour cela. Dormir, marcher un peu, se laver, boire un bouillon, s'écrouler à nouveau de fatigue.

Mycroft tremblait de peur.

Il se décida à faire sa demande dans les prochains jours.

*xXx*

Gregory Lestrade se caressait doucement le ventre, humant une berceuse venue d'il ne savait où. Ses hormones ne l'attaquaient plus. Une quiétude étrange remplaçait ses crises de larmes et sa fatigue persistante.

Malgré cette douceur retrouvée, son état de santé demeurait bancal. Il lui suffisait de fixer les yeux mélancoliques de son alpha pour le voir.

La bague de fiançailles brillait sur son annulaire.

Gregory inspira profondément. La nuit tombait une nouvelle fois sur eux, laissant partir le ciel bleu pour un voile orangé.

— Appelons-la Lys... murmura-t-il lorsque son futur époux vint le rejoindre.

Mycroft lui prit la main gauche et entrelaça leurs doigts. Deux bagues de fiançailles pour alpha et oméga mâle scintillaient dans la pénombre qui s'abattait progressivement sur eux. Il tourna plusieurs fois leurs mains liées, gravant dans sa mémoire la tiédeur de leur peau, les mains de Greg, ses propres doigts plus fins. Lentement, il déposa un baiser sur celle de Greg, s'éternisant sur le goût et la senteur vanillée.

— Et si c'était un garçon? murmura-t-il en retour, yeux fermés.

Gregory sourit.

— Lysander Azura Anabelle Holmes. On prendra le prénom de ta mère pour lui faire honneur, se contenta de répondre l'oméga.

Mycroft rouvrit les yeux et tira son fiancé vers lui, lui déposant un baiser sur le sommet du crâne.

— Merci.

— Et Gabriel Sherlock Edmund Holmes, ajouta Greg en plongeant ses yeux dans les siens.

— Holmes-Lestrade s'il te plaît...

Mycroft l'embrassait à présent, déversant torrents de tendresse et d'amour inavoués au travers d'un geste devenu quotidien mais jamais banal.

*xXx*

— Il ou elle n'arrête pas de jouer au foot avec mes entrailles, grogna Greg en se massant le dos.

Il était au dernier stade de sa gestation, arrondi de partout sauf de l'esprit. Il souriait beaucoup plus, se prenait plaisir à baigner dans la mer turquoise et taquiner son alpha effrayé par le moindre rayon de soleil.

Mycroft admirait avec soulagement et un bonheur retrouvé son fiancé et amour de sa vie. L'oméga avait pris des couleurs adorablement gourmandes, accentuant son sourire blanc et ses cheveux grisonnants. Il s'amusait à admirer son ventre enfin calmé apparaître à la surface de l'eau.

— Avoues que je suis une baleine, Myc! cria le DI en barbotant avec impatience vers le sable.

Mycroft rajusta ses lunettes de soleil et refusa une nouvelle fois de quitter l'ombre protectrice de leur parasol et leur serviette de plage impeccable. Un livre gisait à ses côtés.

Ils ignoraient encore le sexe de leur enfant mais cela ne les préoccupait plus. Rien ne les préoccupait plus que la bonne santé du fœtus. La gestation de Greg avait été terrible. Et ce n'était qu'un euphémisme assumé.

Jamais il n'avait eu aussi peur de sa vie.

— Attention! cria Greg en se jetant aux côtés de son alpha. Aussitôt, il commença à lui jeter sable chaud et eau de mer salée. Mycroft grimaça.

— Gregory! Je t'ai dis de rester civilisé, lui reprocha-t-il dans un ton faussement punitif.

Greg l'embrassait à pleine bouche, prenant soin de ne pas trop coller son ventre proéminent contre la peau rouge de son fiancé. Il riait entre deux mordillements et câlinait tranquillement ses bras parsemés de tâches de rousseur. Mycroft retournait bientôt le baiser, la flamme longtemps contrôlée ravivée.

Il empoigna la chevelure trempée de l'oméga, le tirant vers lui, déversant des flots et des flots de sentiments inavoués. L'amour, l'amour et toujours cet amour qu'il avait tant pris soin d'éloigner et d'exiler revenait prendre tout son être par revanche. Assoiffé de sentiments, de tendresse, de passion, l'alpha léchait, agrippait, griffait délicatement et enfin entra dans la bouche entrouverte de son oméga. Il lui mordit la langue, caressa le palet, provoquant des murmures interdits et un gémissement érotique. Greg imprégnait sa peau laiteuse de ses doigts, les gravant dans sa chair pour l'éternité. Mycroft se sentait enfin revivre et respirer après tant de mois passés dans le doute et la peur. Il pouvait enfin aimer comme il le fallait l'admirable homme de sa vie.

— Myc, Myc, Myc...

Gregory continuait de lui murmurer son nom entre deux "je t'aime" et quelques grognements affectueux.

— Je t'aime, je t'aime...

Mycroft répondait par ces trois mots qu'il avait cru bannir de son existence à jamais.

— Idiot.

— Je t'aime... Je vous aime.

Gregory se détacha de son étreinte et l'observa longuement avant d'éclater de rire tout en criant la même chose. L'alpha enlaça leurs doigts et l'imita.

*xXx*

— Gabe, Lys! Arrêtez de vous tirer les cheveux. Je veux vous voir terminer de tout ranger avant. Sinon, privés de sortie!

Gregory percuta un coin de leur nouvelle table basse et jura de tous les noms possibles et imaginables. Celle qui lui avait servi de table à manger des années durant lors des absences prolongées de Myc était dans une benne à ordures avec une grande partie de leur mobilier.

Gabriel se précipitait vers lui, yeux bruns chocolats se désintégrant dans une mare de coulis gourmande pour le plus grand malheur de Greg qui ne pouvait jamais résister un tel regard. Il trembla devant la perspective de voir son aîné devenir le futur Mycroft Holmes dans le gouvernement. Ses yeux seuls pouvaient faire plier n'importe quel politicien.

— C'est de la faute de Lys. Elle refuse de me laisser lire son journal intime, se plaignit l'adolescent en désignant sa jeune sœur.

Lysander avait deux ans de moins que son frère mais était aussi mature que lui. Jolie brune aux reflets roux, elle avait hérité du charme naturel de Greg et des manières sociales de Mycroft. C'était une redoutable séductrice qui s'ignorait encore, mais deviendrait sans doute alpha. Elle était à l'origine de leur changement de meubles. Sa cadette aimait imiter son oncle Sherlock et produire des expériences plus ou moins douteuses.

— Elle a un petit-ami et je refuse de le voir l'approcher. C'est un bêta sans cervelle qui ne pense qu'à une chose, continuait de se plaindre l'aîné en suivant Greg.

L'oméga avait abandonné la partie. Il connaissait bien les habitudes de ses enfants. Mieux valait les ignorer et les laisser se chamailler. Mycroft viendrait rapidement remettre de l'ordre. Greg adorait le voir devenir furieux. John et lui possédaient une collection d'enregistrements vidéo mettant en scène un Mycroft en colère contre ses enfants. Les deux amis aimaient à les visionner lorsque les deux frères Holmes se chamaillaient en silence pendant leurs visites hebdomadaires.

— Je pensais bien que ce journal intime n'avait rien de bon, remarqua l'alpha de famille en sortant de la bibliothèque.

Il avait retiré ses lunettes de vue et analysait avec amusement sa famille.

Gabriel ou Gabe pour les proches campait sur ses deux jambes écartées, bras croisés. Il était le portrait craché de Greg à l'exception de sa curiosité maladive qui n'était pas pour rappeler celle de Mycroft. Lysander ou Lys levait les yeux aux cieux dans une attitude Sherlockienne. Elle adorait son oncle et John et prenait plaisir à parler parfois comme lui au grand désespoir de... tout le monde.

— Je dois retourner au bureau, fit Greg en réprimant un bâillement.

— NOOONNN! crièrent à l'unisson les deux adolescents.

— Sshh. Vous allez réveiller Ben. Pour une fois qu'il dort et arrête de nous crier dans les oreilles... Allez, réglez vos affaires dans le calme. Lys, je ne veux plus te voir avec ce bêta. J'ai son casier judiciaire dans un tiroir au Met et je suis sûr que tu n'aimerais pas lire le contenu. Pour une fan de Sherlock, tu as encore beaucoup à apprendre. Gabe, même si j'aime ton père à la folie, je n'accepte pas certaines de ses habitudes comme sa manie de nous suivre avec ses caméras. Laisse un peu de vie privée à ta sœur et tout ira pour le mieux. Elle se confiera à toi en temps voulu. Et toi Myc, arrêtes de travailler autant. Je détesterai te voir t'écrouler sur moi de fatigue alors que je rêve de sable chaud et de mojito... A ce soir les gars et soyez sages, hein? Sherlock et John devraient venir dîner!

Greg embrassa chacun de ses adolescents avec affection avant de se faire enlacer par son époux.

— Tu vas me manquer... Mais va capturer des criminels, murmura Mycroft en l'embrassant sur les lèvres.

— Hmm... Pas le temps. Je dois encore finir une pile de rapports bâclés. Faudrait que ton frère arrête de nous créer des soucis. Et John ne nous aide pas... Bon, je t'aime... Je t'appellerai pour avoir des nouvelles de Ben, ok?

Mycroft acquiesça avant de l'embrasser une nouvelle fois.

— Beurk! crièrent à l'unisson leurs deux aînés.

— Oi! Pas de ça devant nous. Et vous faites pareils tous les deux avec vos petits-amis. Ne le niez pas. Je ne suis peut-être pas un génie comme votre père et Sherlock mais j'ai quand même quelques capacités d'observation. Et n'oubliez pas de donner le biberon à Ben lorsqu'il se réveilla. Votre père à tendance à l'oublier lorsqu'il travaille.

Mycroft leva les yeux aux cieux dans la même gestuelle que leur fille avant de sourire avec tendresse.

— Je ne m'y fais pas encore à ma nouvelle vie de père au foyer, avoua-t-il.

— Tu travailles au domicile pour veiller sur Ben, nuance. Je suis au courant des visites d'ambassadeurs et de la Reine ici, rétorqua Greg avec un clin d'œil.

— Et Sa Majesté nous apporte toujours des scones faits par Kate! cria Lys enthousiaste à l'idée de pouvoir déguster les fameux scones de la duchesse de Cambridge.

Les deux adultes éclatèrent de rire avant de se séparer.

Gregory attrapa son manteau et sortit dans l'air frais de ce dimanche.

Enfin, il était heureux et comblé. Trois enfants dont un nourrisson aux boucles rousses et yeux bleus, une promotion au Met, un Sherlock et John mariés, un époux travaillant au domicile et une bonne santé retrouvée.

Cette journée ensoleillée était parfaite.

*xXx*

— Père... je m'ennuie, cria Lysander.

— Père, Ben vient de se réveiller. Il faut changer sa couche, cria Gabriel.

— Ouuuuiiinn!

Mycroft soupira pendant une éternité avant de reposer son portable et se lever. Il ouvrit la porte donnant sur leur salon réaménagé à la suite d'une expérience à l'acide mal dosée par Lysander et tomba sur ses trois enfants en pleine guerre de volonté.

Lysander brandissait un de ses parapluies. Elle avait abandonné ses jupes dès l'école primaire pour une tenue très... rock. Mycroft n'approuvait pas tellement ses choix vestimentaires mais Greg adorait flâner dans le Londres des punks avec elle. C'était d'ailleurs l'un des seuls points communs qu'ils partageaient. Lys était une Mycroft Holmes miniature doublée de l'enthousiasme et des capacités sociales dignes d'un Sherlock adolescent.

— Laisses ce parapluie tranquille, je te prie, demanda Mycroft avant de se tourner vers son fils aîné.

Ce dernier, tout juste révélé comme Oméga, était vraiment le portrait craché de Greg. Mycroft pouvait imaginer son époux à l'adolescence, yeux chocolats expressifs, carrure musclée, beauté virile magnifique. Les deux hommes ne partageaient pas que le physique. Ils avaient les mêmes goûts, les mêmes manies, les mêmes passions. Sauf qu'il était aussi curieux que les Holmes et n'avait pas son pareil pour se faire adorer de tous sans mots. Il lui suffisait de faire des yeux de chien battu, comme Greg.

Mycroft tendit les bras et Gabe lui donna avec soin le petit dernier de la fratrie.

Benedict William Holmes-Lestrade et non pas Holmes comme l'avait voulu Greg au départ pour tous leurs enfants, était un adorable nourrisson qui avait eu le malheur de naître avec les mêmes traits que Mycroft... Même si Greg soutenait qu'il serait le plus sexy de tous à l'âge adulte.

Pensée profondément biaisée. Gregory est le seul être sur terre à trouver les tâches de rousseur, boucles rousses et grande taille déglinguée sexy.

Mycroft ne comprenait toujours pas comment son époux oméga pouvait autant l'aimer après tant d'années.

— Ouinnn!

— Ouch! ajouta Mycroft.

Ben venait de lui agripper quelques cheveux. L'alpha s'empressa de l'emmener dans la nurserie pour le changer. Ils avaient tous deux refusé d'engager une nourrice pour leur troisième et dernier enfant. En effet, Mrs. Hudson n'était plus capable de s'occuper à plein temps d'un bébé et les deux jumeaux copies conformes de Sherlock et John prenaient tout son temps libre.

Alors contre toute attente, Mycroft avait pris la décision de travailler à domicile. Désormais, les politiciens, ambassadeurs... devaient venir chez eux pour parler affaires d'état. Bien entendu, Anthea n'avait jamais été aussi paniquée de sa vie à l'idée de devoir augmenter tous les dispositifs de sécurité, mais ils avaient effectué le bon choix.

Gregory était à présent Superintendant, après une courte carrière en tant que DCI. Il était bien parti pour briguer le poste d'Assistant Commissionner mais faisait comprendre à qui voulait l'entendre qu'il préférait rester sur le terrain et surveiller Sherlock Holmes. Mycroft savait que cela ne durerait. Gregory ne pourrait pas s'arrêter à Superintendant. Son nom brillait déjà trop dans le métier et dieu savait combien le Met avait besoin de leaders charismatiques et omégas.

Lysander était scolarisée dans un établissement pour enfants et adolescents précoces. Gabriel, du haut de ses quinze ans, était déjà en deuxième année de géopolitique à Imperial College. Il avait exprimé sa volonté de demeurer à Londres pour aider ses parents à veiller sur le dernier né. Cambridge venait de lui faire une offre pour rejoindre la prestigieuse université lorsqu'il entamera un master.

Ben avait été une surprise. Gregory avait longtemps passé l'âge limite pour porter un autre enfant, mais les circonstances et les progrès de la sciences avaient fait qu'ils étaient de nouveau parents à bientôt soixante ans. Ce qui n'était pas idéal au vue de leurs métiers respectifs. Mais Ben était apparut et pour rien au monde ils regrettaient de l'avoir gardé.

Mycroft termina de changer son petit dernier et l'emmena dans le salon retrouver ses frères et sœur. Lys s'empressa de le prendre contre elle pour lui raconter ses dernières expériences et la programmation de leur sortie hebdomadaire à Baker Street. Gabriel rangeait quelques parapluies dispersés, souriant discrètement à son père.

Ils étaient si heureux. Parfait, tout était enfin parfait.

*xXx*

— Sherlock! Franchement, tu aurais pu nous attendre au lieu de finir dans la Tamise, râlait John en suivant Greg.

Ce dernier fouillait dans ses poches pour retrouver la première partie de ses clés. Entrer dans la demeure de famille Holmes-Lestrade était devenue une véritable opération commando depuis que Mycroft avait eu l'idée de travailler de chez lui.

— Je m'ennuie... Sherlock boudait.

Finalement, après trois scans d'iris, d'empreinte digitale et de voix, deux serrures et un code secret, ils purent enfin entrer.

— Sherlock, enlèves tes chaussures! cria John dans un murmure tel qu'il le faisait toujours.

Le cadet Holmes n'osa pas refuser les ordres de son oméga en gestation de leur troisième progéniture. Il enleva ses souliers trempés et les trois hommes se dirigèrent vers le salon.

— C'est étrangement calme, murmura Sherlock.

Greg palpa instinctivement son insigne tandis que John avait déjà porté la main à son arme illégalement autorisée.

Mais comme presque toujours, ce fut une nouvelle fausse présomption.

Lestrade put découvrir avec émerveillement et tendresse sa petite famille endormie, comme presque chaque dimanche soir.

Mycroft s'était endormi dans leur canapé tenant Ben sur son ventre qui suçait son pouce dodu. Lysander et Gabriel étaient affalés l'un contre l'autre dans le canapé d'en face.

Le sol était jonché de parapluies, livres de géopolitique et drôles d'objets indescriptibles mais tous couverts soit de bave, soit de morsures miniatures.

Sherlock, John et Gregory restèrent ainsi à les admirer avant de tout prendre en photo et réveiller la joyeuse bande entre cris tonitruants, baisers volés et l'hymne national du Royaume-Uni.

Vraiment, tout était parfait. Il n'y avait rien à dire là-dessus.

Sauf que...

— Oh non, Lys-an-der! crièrent tout le monde en cœur.

Elle avait peint le visage jusqu'alors dissimulé de Ben en rose bonbon.

— Ma chemise! cria Mycroft à la vue de la quantité de baves et de peintres roses généreusement étalées sur son ventre.

On éclata de rire.

— Fin —


Je vous remercie tous chaleureusement pour avoir suivi et encouragé cette petite histoire pleine de douceur, d'humour et de délire purs.

Il est disponible sur AO3 en lecture en ligne et téléchargement. Voir mon Tumblr pour tous les liens de mes fics :)

Je vous retrouve donc pour la nouvelle petite pétite actuellement en cours d'écriture. Elle mettra en scène notre couple préféré (je m'auto proclame fanficteuse pro-mystrade!) dans la jeunesse, avec les premiers pas amoureux oméga/alphas, une Anthea punkette, Sherlock/John/Molly/Moriarty à l'école primaire et les débuts de Mycroft lycéen dans le milieu de l'espionnage MI-6.

Aastel