Titre : Naufrage raté

Rating : T

Pairing : Zoro x Sanji - Sanji x Zoro

Disclaimer : Tout est à Eiichiro Oda... mais plus pour longtemps... niark niark !

P'tit blabla : Hey ! Comment ça va ? Voici le premier chapitre qui est bien plus long que le prologue et où Sanji s'en prend plein la tête (avant le tour de Zoro) :p ! En espérant que ce nouveau chapitre vous plaira,
Bonne lecture !

Chapitre 1

Momoiro Island.
C'était le nom de l'île loufoque sur laquelle ils étaient arrivés, et aussi sur laquelle Sanji avait été envoyé par Kuma durant les deux ans de séparation, apprit Zoro après les touchantes retrouvailles (selon les okamas) du cuisinier et de ses amis (encore selon les okamas) travestis.
C'était le royaume de la reine Emporio Ivankov, ce type étrange aux cheveux bleus-violets qui avait rencontré Luffy à la bataille de Marineford.
De nombreux travestis venaient en quelques sortes « se cacher » sur cette île pour fuir le regard des autres, et pour être dans un endroit où personne ne les jugerait.

Zoro n'avait pas été très rassuré après toutes ces explications, surtout vu la tête que faisait le cuisinier qui répétait constamment qu'ils étaient retournés en Enfer.

Mais bon, ils n'avaient pas vraiment le choix et avaient suivis les okamas.
Ils étaient à présent en train de monter la montagne principale en haut de laquelle se trouvait le palais de la Reine, tandis que cette dernière parlait à Sanji de combien il leur avait manqué lorsqu'il les avait quitté. Derrière, tous les autres travestis hochaient la tête d'un air grave, et devant ce tableau comique, Zoro ne put s'empêcher de lancer un sourire moqueur à son rival.
La seule réponse qu'il reçut fut un regard noir qui lui fit clairement comprendre que si il avait la bonne idée de dire quoi que ce soit, le cuisinier le cuirait à coup de CollierShoot et le donnerait ensuite à manger à ces charmants okamas.
Le sabreur préféra donc se taire, d'autant qu'ils arrivaient bientôt au palais.

- Et nous t'avons gardé ta chambre et ta robe ! annonça joyeusement la Reine à Sanji.

Zoro se tourna lentement, l'oeil rond comme une soucoupe, tandis que le visage du blond passait par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.

- Ta robe ? répéta-t-il alors que son sourire réapparaissait.
- Je... Non... Enfin c'est que... balbutia Sanji avant de se reprendre. Je... Je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler Ivankov !

Si le marimo découvrait comment il était la première fois qu'il était venu ici... C'était la fin des haricots !

- Tu ne te souviens pas ? Oh tu me déçois Sanji-kun !

Derrière, les autres okamas semblaient à deux doigts de pleurer.
Il ne se rappelait donc pas de tous ces bons moments qu'ils avaient passé ensemble, à courir dans le sable, la robe et les cheveux au vent, en tenant leurs chaussures à talons à la main ?

- Mais ne t'inquiète pas, s'empressa de le rassurer Ivankov. Je te montrerai des photos et je suis sûr que tous tes merveilleux souvenirs te reviendront ! On les regardera avec ton ami tiens !


Le coeur de Sanji n'allait pas le supporter, c'était sûr et certain.
Il allait lâcher d'un moment à l'autre, le cuisinier le sentait.
A moins qu'il n'explose à cause de la honte.
Ou que son visage crame en même temps que son cerveau.
Ce qu'il savait, c'était qu'il avait peu de chance de repartir de cette île vivant.

Peut être que, dans un élan de générosité, le marimo accepterait de reprendre son corps pour l'enterrer avec les autres membres de l'équipage plutôt que sur cette île de tarés.
Mais bon, il fallait pas rêver quand même, c'était la tête de cactus.


La dite « tête de cactus » concentrait d'ailleurs tous ses efforts pour ne pas exploser de rire et se rouler par terre.
Il se mordait la lèvre jusqu'au sang, l'oeil brillant de moquerie.
Il ne tenait pas à attirer toute l'attention des okamas qui étaient pour l'instant fixer sur Sanji et se dit qu'il aurait tout le temps et l'occasion de se ficher de la tête de l'autre sourcil en vrille plus tard, surtout lorsque cette Reine (qu'il commençait à bien apprécier finalement) lui montrerait les photos d'il y a deux ans.

Mais alors qu'il prenait une grande inspiration pour garder son calme, Ivankov s'exclama :

- Nous sommes arrivés !

Les deux membres de l'équipage au chapeau de paille levèrent l'oeil en même temps et regardèrent l'immense portail qui se dressait devant eux.


Le coeur de Sanji battait au ralenti, attendant calmement sa fin.
C'était reparti pour une nouvelle épopée dans les Enfers, en pire : il ne fallait pas oublier qu'il était accompagné par le marimo !
Et il adressait une prière silencieuse au Seigneur, en lui demandant ce qu'il avait bien pu faire pour être ainsi puni, et aussi de lui garder une place au Paradis, au milieu de jolies jeunes filles : il arrivait bientôt...


Le sourire de Zoro s'agrandit.
Bon sang, il sentait qu'il allait bien se marrer !
Il fallait qu'il en profite : voir le baka-cook en robe, ça n'arrivait pas tous les quatre matins !
Et ensuite, il pourrait se moquer de lui jusqu'à sa mort...
Ah, ce qu'il appréciait ces okamas !

Ivankov les devança et ouvrit le portail en grand avant de se retourner et d'annoncer :

- Bienvenue au palais de Momoiro Island ! Yeeeha !

Les okamas se mirent à courir en hurlant et en s'extasiant devant la beauté de leur Reine.
Sanji fut emporté par la vague de travestis et franchit le portail en cherchant le marimo à travers toute cette cohue.
Il finit par apercevoir des cheveux verts qui, comme il le craignait, partaient complètement à droite et allaient contourner le portail.

- Oï marimo ! Le portail est juste devant toi imbécile !
- « Marimo » ! Oh, vous vous donnez des surnoms en plus ! Comme c'est mignon !


« Boum »
Ah, le coeur de Sanji ralentit encore un peu plus.
« Boum »
A ce rythme, il allait lâcher avant la nuit.
« Boum »
Il n'aura même pas tenu une journée.
« Boum »
Dommage.


Mais l'inconscient qui avait parlé s'était déjà éloigné lorsque Sanji voulut lui expliquer, à coups de pieds et d'engueulades, que ce surnom n'était pas du tout affectif, et encore moins mignon !
Et puis d'abord, depuis quand Zoro et lui étaient mignons ?
Argh ! Non mais franchement ! N'importe quoi !

- Qu'est-ce qui t'arrive baka-cook ? demanda Zoro qui, à l'entente de son surnom, s'était approché.

Sanji se retourna vers lui, abandonnant son idée de retrouver l'imbécile d'okama qui avait dit une énormité pareille, et, décidant de se passer les nerfs sur quelqu'un d'autre, lui hurla :

- Tu partais dans la direction opposé crétin ! Tu crois pas que c'est plus facile d'entrer par le portail plutôt que d'escalader le mur ?

Zoro haussa les épaules.
Pourquoi il s'énervait comme ça ?
Y'a des fois, ce cook, il était pas net quand même !
… Peut-être qu'il avait plus de clopes.
Oui ça devait être ça, Zoro ne l'avait pas vu s'en griller une depuis qu'ils s'étaient réveillés, et déjà quand ils étaient à bord du Sunny ça faisait deux jours qu'il ne prenait plus sa pause fumette après manger.

- J'voulais pas passer par dessus le mur imbécile, répondit le sabreur en levant l'oeil au ciel. Je visitais un peu, c'est tout.

Et sur cet admirable exemple de mauvaise foi, il passa devant le blond et se mélangea à la foule d'okamas.

Et un shoot de plus dans le coeur de Sanji, un !
Il était à peine arrivé que déjà il avait envie de mourir.
Qu'on l'assassine, qu'on lui plante un couteau dans le dos, quoi que ce soit, mais par tous les dieux, que quelqu'un abrège ses souffrances !

- Sanji-kun ! lui cria Ivankov à l'autre bout de la cour qui succédait le portail. Dépêche-toi !

Fichue tempête.
Fichu naufrage.


L'intérieur du palais était immense et digne des châteaux de contes de fées : avec des pièces de toutes les couleurs, des escaliers brillants, des chandeliers et des candélabres partout ainsi que des tableaux représentant les différentes reines qui avaient dominer le royaume.
Ivankov les emmena dans un long corridor à l'étage supérieur, jusqu'à une porte à la vue de laquelle Sanji perdit le peu de couleur qu'il avait retrouvé.
La Reine les regarda avec un grand sourire, et d'un geste théâtral, elle ouvrit la fameuse porte en grand.
Zoro avança et entra dans la pièce, son oeil manquant de tomber de son orbite.

- Bon sang... C'est la chambre de Barbie ou quoi ?


« … »
Apparemment, le coeur de Sanji a lâché.
«… Boum »
Ah non, il a juste manqué un battement.


Le sabreur regardait la chambre dans tous ses angles.
C'était une blague c'est ça ?
Le love-cook n'avait pas pu vivre dans une chambre aussi... aussi rose, avec des plumes et des froufrous partout, un lustre accroché au plafond, une armoire et des draps roses bonbons, sans parler des rideaux qui pendaient aux fenêtres qui étaient d'un rose tellement fluo que Zoro en eut mal à son oeil.
Il se retourna lentement vers Ivankov qui le regardait avec un sourire et vers Sanji qui restait immobile.

- Tu te souviens de ta chambre au moins Sanji-kun ? demanda la Reine.

C'était trop : Zoro éclata de rire et se plia en deux, les larmes à l'oeil.
Sanji sursauta, énervé par la réaction du marimo.

- Ferme-la marimo ! Et arrête de rire !

Son pied partit tout seul et fusa vers le visage du sabreur, qui sortit un de ses sabres pour bloquer le coup.
Et à côté, la Reine observait leur petit jeu sans faire disparaître son sourire amusé.


Deux heures plus tard, le nuit était tombée, ils s'étaient douchés et s'étaient changés (ils avaient trouvé dans la penderie, entre des dizaines de robes, deux pantalons et deux chemises qui étaient à leur taille) puis ils avaient mangé un grand festin autour d'une table géante avec tous les travestis de l'île.
Ivankov n'avait pas trouvé les photos-souvenirs de Sanji mais promit à Zoro qu'il chercherait de nouveau avant de s'endormir et qu'il pourrait les regarder demain.
Il s'était aussi excusé auprès du sabreur car il devrait partagé la chambre de Sanji, n'en ayant pas d'autre qui soit innocupée.
Le coeur de Sanji réussissait à tenir le coup, difficilement mais courageusement.
Zoro profitait allègrement de la honte du cuisinier, et essayer de graver chaque détail dans sa mémoire, pour pouvoir plus tard, lorsqu'ils seraient de retour sur le Sunny, se ficher de lui en lui reparlant de cette « partie de lui cachée », comme aimer l'appeler ironiquement Zoro.
Et dire qu'après il faisait le beau devant chaque bonne femme qu'il croisait...
Il était vraiment pas net !
M'enfin peu importe... de toute manière, ce n'était pas la peine de se poser des questions : il ne le comprendrait sans doute jamais !
Il bailla en posant ses couverts, ne rêvant plus que d'un lit ou d'un endroit sombre pour dormir.

- Tu es fatigué ? lui demanda la reine remplaçante, Caroline.
- C'est normal, ils ont eu une dure journée ! s'exclama Ivankov avant que Zoro n'ait pu répondre. Vous pouvez aller vous coucher si vous voulez : nous allons débarrasser, et Zoro-kun, tu pourras passer le test demain !

Le test ? Quel test ?
Zoro voulut demander des explications, mais il se fit interrompre par la Reine qui lança des ordres pour le rangement de la table.
Il se tourna vers Sanji, se disant qu'il pourrait peut-être lui en dire quelques mots.
Mais celui-ci se contenta de lui adresser un sourire moqueur pour la première fois depuis leur arrivée, ce qui ne rassura en rien le sabreur, puis il se leva de la table et partit vers les escaliers pour se rendre à l'étage.
Zoro décida de le suivre : après tout il verrait bien ce qui l'attendait demain.
Il sortit de la pièce à son tour, en saluant d'un bref mouvement de tête les okamas.


- Je te préviens tout de suite, commença Sanji dès que Zoro entra dans la chambre, tu dors par terre.
- Et pourquoi ce serait à moi de dormir par terre ?
- Parce que c'est MA chambre !
- Ah excuse-moi je croyais que c'était le royaume de Barbie...

Sanji le fusilla des yeux et lui lança un coussin dans la figure, ainsi qu'une couverture.

- Tu dors par terre et tu fais pas chier, c'est tout.

Zoro continua de grommeler un peu pour la forme, mais, trop fatigué pour déclencher une bagarre, il finit par se déshabiller, par poser le coussin sur le plancher et par s'allonger à même le sol en rabattant la couverture sur lui.
Sanji se coucha à son tour dans le lit rose et éteignit la lumière.

- C'est pas très confortable le plancher...
- Ta gueule.

Zoro se tourna sur le ventre, se retourna sur le dos, essaya sur le flanc droit, puis sur le flanc gauche.
Il soupira.

Sanji entendit un remuement à côté de lui, puis les jointures du lit grincèrent et il ralluma la lumière pour découvrir un marimo qui était en train de s'enfiler sous les draps.

- Mais qu'est-ce tu fous ?
- Oh c'est bon, dans ton lit de princesse tu vas pas me dire que y'a pas assez de place pour deux personnes quand même ! Le plancher, ça fait mal au dos, ajouta-t-il pour se justifier.
- Non mais je rêve ! Tu t'endors toujours n'importe où et là tu vas te plaindre ?!
- C'est toi qui t'énerve pour rien là.

Argh ! Ce qu'il pouvait le faire chier ce marimo !
Exaspéré, Sanji ne chercha même pas à répondre, ni à le pousser hors du lit : il se contenta de ré-éteindre la lumière et de se re-coucher le plus loin possible de ce sabreur du dimanche.

- Tu peux te rapprocher tu sais, je vais pas te bouffer, lui dit Zoro. Tu vas tomber du lit pendant la nuit sinon.
- C'est toi qui prend toute la place !
- T'as fini de raconter n'importe quoi ? Regarde, t'as toute la place de te mettre au centre du matelas, ce lit est géant !

Pas de réponse.
Zoro se dit que le cuisinier allait rester comme là où il était, imbécile et borné comme il est.
Mais après quelques minutes, il entendit un soupir et le blond se retourna et se rapprocha de lui.
Il sourit.

- Bonne nuit, lança-t-il dans le noir.
- Mmmhh.


Le coeur de Sanji avait tenu pour la première journée.
C'est ce à quoi pensait le cuisinier quand il s'endormit.


Je ne me souvenais plus trop de ce à quoi ressemblait le palais alors je l'ai un peu arrangé à ma sauce (j'espère que Eiichiro Oda ne m'en voudra pas... ;) ) : j'ai bien pensé regarder de nouveau les épisodes se passant sur l'île, mais faute de temps (et de flemmardise... mais chuut, il ne faut pas le dire :) ) je ne l'ai pas fait...
Enfin bref... une p'tite review, un p'tit coucou ?
(Et bonnes vacances à tous ceux et celles qui sont en vacances ! )